11 octobre 2016
Boah allez une tite version quoi.
Parfois tu te sens tellement loin de tout
Détaché de la pièce de théâtre
Incapable de ressentir quoi que ce soit qui ait du sens
Appréhendant la trame avec un désarroi en lequel tu ne crois même pas
Coincé au centre de la scène
A chercher à tâtons dans ton journal une page perdue
incertain du rêve.
A donner des coups de pied dans une pierre sur la plage,
A souffrir en quête d'un amour et d'un confort hors de portée :
Devant, la voie a l'air tellement sombre,
Il n'y a personne à qui parler avec la quelconque amitié
Ou pour te montrer les liens
Entre tes situations présentes et futures...
Perdu dans le rêve...
Loin, loin, loin, cherche dans l'avenir
L'amour, une forme de paix
Au milieu de la tempête qui gronde.
J'escalade à travers le soir,
Bien vivant et ayant la conviction
Qu'en temps voulu nous
Connaîtrons tous nos missions
Et alors, enfin, on se saura chez nous ;
Pour l'instant, tout est secret -
Quand bien même je ne sais pas comment te le dire
Permets-moi le rêve dans mon regard !
J'ai attendu tellement longtemps
Juste pour le voir enfin, toutes ces mains les unes dans les autres,
Nos mains à nous tous, pèlerins.
Marchant en silence le long de la côte,
Juste pour voyager péniblement - ici l'espoir est ce qui a le plus de valeur,
Juste pour savoir qu'il y a une fin;
Chacun de nous - amants, frères, sœurs, amis
Main dans la main.
A laisser derrière nous des traces de pas sur le sable mouillé
Qui mènent vers le rêve.
Le temps est venu, la vague a presque tout pris et aspiré
Le temps est venu, la vague a presque tout pris et aspiré
tout ce qu'il y avait dans les profondeurs : je me réveille d'un sommeil qui a duré toute ma vie.
Ça semble avoir duré une éternité
J'ai rêvé mais maintenant, éveillé, je peux voir
Ça semble avoir duré une éternité
J'ai rêvé mais maintenant, éveillé, je peux voir
Que nous sommes tous des pèlerins et
que l'on se devait forcément de marcher le long de cette route,
Ne sachant pas quelle était notre raison d'être,
Seuls, mais ne valant pas rien pour autant,
Et notre véritable chez nous qui continue encore et encore de nous appeler.
Nous sommes restés à attendre ici si longtemps,
Toutes nos mains jointes dans l'espoir,
Tenant le poids au bout de la corde
Chacun de nous, pèlerins.