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Derniers commentaires
31 janvier 2007

Les gens qui sont riches.

les_bobosChacun a sa manière de considérer les gens qui ont de l'argent : par exemple, le très mal vieilli Renaud, un des artistes français les mieux payés (2 millions d'€uros par an environ), entre deux formidables textes ("arrêtez la clope caymal" et "ingrid on pense à toi"), case sa vision des "bobos". Les communistes eux, considèrent que toute personne ayant des sous est forcément "rapace et sans coeur", bonne à dépouiller. Outre Atlantique, la mentalité protestante de nos amis les américains les pousse à considérer que si on a de l'argent, c'est qu'on est intelligent et travailleur. Enfin, il faut noter que la majorité des français sont passionnés d'égalité, et que du coup, ils méprisent (souvent de manière injustifiée et dégueulasse) les gens friqués.

J'en profite pour casser un préjugé historique : au XIXème siècle, les bourgeois deviennent la classe dominante aux dépens de l'aristocratienoces_funebres pour nous donner aujourd'hui l'image du gros patron qui écrase les masses d'ouvriers misèrables en passant son temps dans l'opulence. En vérité, la bourgeoisie de l'époque s'oppose totalement à l'aristocratie par ses valeurs. Les aristocrates vivent la vie de cour, de la représentation, ne travaillent jamais. Les bourgeois prônent le travail à un point qu'on ose pas imaginer aujourd'hui. Austères, le but de leur vie est de gagner toujours plus pour toujours investir plus, et, evidemment, méprisent le luxe. Et puis il faut aussi rappeller que la bourgeoisie d'alors incarne dans sa majorité les valeurs libérales, individualistes. Ce sont eux qui ont fait les révolutions de 1789 et 1830 contre la monarchie absolutiste, au cas où vous l'ignoriez.

mec_a_brulerRien à voir donc avec la bourgeoisie de nos jours, qui est devenue largement aristocrate. Là où j'ai mon mot à dire, c'est que je n'ai ni la vision de Renaud, des communistes, des français, ou des américains à propos des gens qui ont des sous. Depuis un bon bout de temps, je fais la distinction entre riches et bourgeois.

Premier tour d'horizon, pour définir globalement :
Être riche, objectivement, c'est avoir des sous. Dans mon idéal, le riche, c'est le bourgeois du XIXème siècle. Il est riche parce qu'il a bossé, et reste simple, ne cherche pas à se considérer comme appartenant à une classe sociale hermétique de riches en étalant ses sous.
Être bourgeois, c'est avoir des sous aussi. Mais c'est vouloir vivre en tant que tel. Le bourgeois, c'est l'aristocrate du XIXème qui s'enferme dans l'élitisme, dénigre les "pauvres", oriente ses goûts, son comportement, ses attitudes en fonction de son étiquette "j'ai des sous".

messieurs__le_royDans la carricature que je fais du bourgeois, je vois une fortune héréditaire transmise de générations en générations, une reproduction sociale (le fils d'ouvrier deviendra ouvrier, le fils de bourge deviendra bourge) très prononcée. Le jeune bourgeois est coupé du monde réel, enfermé en internat d'un quelconque lycée privé élitiste. Il a les même valeurs que ses parents, conservatrices, et ne comprend pas pourquoi tant de gens seraient prêts à l'insulter simplement parce qu'il a de l'argent. Il se force à accumuler bêtement une culture immense pour se distinguer des autres bourgeois (il a déjà le fric, faut trouver autre chose quoi), et ira donc beaucoup au théâtre, à l'Opéra, dans des galleries d'art... Bref, il vit dans la perspective du regard des autres bourgeois et de son propre regard bourgeois qu'il porte sur lui-même.
Le nouveau riche qui veut devenir bourgeois, logiquement, souhaite lui aussi fréquenter les hautes sphères de la société uniquement, adopte les règles immobilistes de la linguistique, de l'attitude, de la politesse bourgeoises et fait de son argent le moyen de paraître bourgeois, le but non avoué de sa richesse. Il l'utilisera pour se payer les attributs les plus élémentaires de l'apparence bourgeoise : hop une porsche, là une énorme baraque/un château, ici des fringues de grande marque... Inutile de préciser que selon moi, c'est violemment ridicule. Plus précisemment, si j'obéis fidèlement à ma vision du monde (sens de la vie), je vois dans tout ce surluxe un inacceptable gâchis. Je refuse de voir  qu'il existe des gens qui gachent leur fric dans des choses dont ils n'ont rien à foutre simplement pour paraître bourgeois. Ca me fait gerber, quoi.

Don_rosa_rox

Après ma carricature du bourgeois, voici mon idéal du riche : le riche est le produit de la middle class, il s'est montré intelligent et/ou malin et/ou travailleur dans un but tout simple que beaucoup recherchent : ne pas ressentir l'angoisse des fins de mois, vivre sans peur du lendemain. Lui n'est pas devenu riche pour être considéré comme tel. Il a voulu être riche parce que ça lui permet de bouffer autre chose que du leader price, d'avoir des chiottes séparées de la salle de bain, d'avoir un lave-vaisselle, de pouvoir se payer la musique et les films qu'il aime, une bagnole potable... Bref, il ne cherche pas à vivre dans le luxe ostentatoire, mais à vivre confortablement. Et vivre confortablement, ça peut valoir très cher, mais, à la différence de la vie luxueuse, ça ne se voit pas du premier coup d'oeil, ce qui rend bien triste un bourgeois. Le problème après c'est que la majorité des riches sont facilement tentés, lorsqu'ils ont tout ce fric entre les mains, de l'utiliser. Et ça donne ce que j'ai décrit plus haut, la porsche, la grosse baraque, les fringues de bourge, bref, la panoplie du mec-qui-a-du-fric. Mais il y en a qui ne succombent pas à cette tentation, qui savent que c'est ridicule. Et ce fric, ils savent comment l'utiliser : il permet de réaliser ses rêves, ses passions. Le passionné de voitures se paye une porsche, le passionné de ciné se fait creuser un home cinema, le passionné de musique se paye le dernier ipod 300go, le fan de johnny va payer les 249€ nécessaires (véridique) pour aller voir son idole en live. Ca n'a rien de mégalo. Ca l'est lorsque le bourgeois multiplie, selon ma vision des choses, de fausses passions => d'où la différence entre se payer la porsche parce qu'on est passionné de bagnoles et devenir "étrangement passionné" de bagnoles à partir du moment où on se paye la porsche.

facho

Alors, forcément, c'est très idéaliste, inapplicable, mais je peux donc proposer le système qui sera sans doute appliqué lorsque je serai élu aux prochaines élections terriennes : suppression de toute notion d'impôt sur la fortune proportionnel à la richesse, mais en revanche la création d'un "plafond de décence". Parce qu'il y a un moment où on a tellement de fric qu'on ne sait vraiment plus quoi en faire une fois qu'on a raisonnablement réalisé ses passions. Après, ça devient de la mégalomanie, du gâchis douteux. Chais pas, mais moi, quand j'aurai mon accordéon, mon costume de tétris et mon otarie (surtout l'otarie en fait), jvois pas trop ce que je pourrai en faire, dmes sous. Dans mon idéal, il faudrait qu'il y ait un genre d'inspection, d'enquête qui limite la mégalomanie.
OtarieMa passion pour la méritocratie (ceux qui méritent, par le travail ou autres, d'avoir des sous, les auront) fait que j'irais même jusqu'à supprimer tous les facteurs qui peuvent provoquer une reproduction sociale, quitte à séparer les enfants de leurs parents pour leur jeunesse, voire de supprimmer l'héritage. Être, devenir riche, ok! mais que ce soit mérité, voulu. D'ailleurs, c
e qui m'a poussé à écrire cet article, c'est d'avoir réalisé que les ambitions de mon entourage familial dépassaient encore plus ce que je craignais, j'ai vu et je vois (je patauge, même !) un monde bourgeois affreusement laid dont je souhaite ne jamais faire partie. Je connais mes ambitions, j'ai la chance d'être lucide sur ce point là ; je ne me ferai pas avoir.

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30 janvier 2007

Microfilm - Margaret on the rocks.

Click

Les découvertes musicales passent, et quelques morceaux restent toujours, passent en boucle sans lasser. En voici encore un...
Pour ceux qui veulent les voir, ils sont actuellement en tournée en Chine.

Il_faut_nous_en_aller_maggie

29 janvier 2007

Dialectique.

Constat n°1 : j'ai toujours raison
Constat n°2 : je n'ai rien compris à la saveur de la pastèque
Donc : la vérité n'existe pas, et détournement peut-être il y aura.

25 janvier 2007

93 Hardcore.

Un tube maintenant classique.

Hé gros, leader price c'est la galère, tellement que jme bourre la gueule à la smirnoff ice. Et tant pis pour ceux qui trouvent que le jambon, bah c'est bon.

Jeu : trouver une femme.

22 janvier 2007

Concerts notés.

Le Klub des 7 au nouveau casino, 31 janvier, 17.60€
Djeuled'vak à Creil, 3 février
The ARRS à la boule noire, 9 février, 19.80€
Pas tout compris mais apparemment Heretik+troubles fete+manu le malin+Svinkels+Punish yourself au Zenith à Paris le 10 février, 16.60€
Kaolin + Scalde à Beauvais, 16 février, 14.70€
Crowpath + 7th nemesis au batofar, 23 février, 13€
Misery Index à Paris, 1er mars
Kobayes à l'espace B, 3 mars
Asmz au cabaret sauvage à Paris, le 17 avril, 19€80, mais la veille de Sciences Po Lille donc bon jcrois quc'est mort pour moi.
Converge au nouveau casino, 23 juin

efrim_mais_pas_3_fois

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18 janvier 2007

Mudvayne - Dig.

Souvent l'envie pesante de degueuler me fait envier ceux qui arrivent couramment à payer galette. Retour aux sources en mode coup de pied au cul.

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

I would love to beat the face,
Of any mother fucker that's thinkin' they can change me,
White knuckles grip pushing through for the gold,
If you're wantin' a piece of me I broke the mother fuckin'
mold,

I'm drowning in your lake
Shit rubbed in my face
Teething on concrete
Gums bleeding

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

I struggle in violated space,
Sell out motherfuckers in the biz that try to fuck me,
Hang from their T's rated P.G. insight,
I ain't sellin' my soul when there's nothing to buy
I'm livid in my space
Pissing in my face
Fuck you while you try
To fuck me

dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was you ain't fuckin' changing me

dig!

Let me help you tie the rope around your neck,
Let me help to talk you the wrong way off the ledge,
Let me help you hold the glock against your head
Let me help you tie the rope around your neck,
Let me help to talk you the wrong way off the ledge,
Let me help you hold the glock up to your head,
Let me help to chain the weights onto your legs
Get on the plank fuck

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

Wish you were committing
Suicide suckin' on a mother fuckin' tailpipe
Dead man walking on a tight rope
Limbless in the middle of a channel bombs away

17 janvier 2007

Le Suicide.

bonne_annee

Le suicide est un sujet très important pour moi que jme devais d'évoquer. Donc c'est pas parce que jdécouvre Synthetics de Commit Suicide ce mois-ci que jdécide d'en parler maintenant. La plupart du temps je ne change pas d'avis sur les thèmes qui me préoccupent depuis très jeune, mais sur le suicide, j'ai quand même pas mal évolué. Mais avant de lire cet article, si on veut bien comprendre comment ça a marché dans ma tête velue, il vaut mieux voir mon article sur le "sens de la vie".

Commit_SuicideA l'origine, j'ai une attirance naturelle pour le morbide, le méchant, la mort, etc. Par exemple, à Starcraft, en 6ème, avant de me mettre définitivement au random, jprenais les Zergs. Certains diront "ouuuh gothique". D'autres diront qu'ils ont gardé en tête l'image du psychopathe que j'étais en primaire. Perso jsais pas d'où ça vient, enfin jpense que la psychologie et la psychanalyse sont toutes deux des vastes conneries donc jme pose pas la question du pourquoi. Je ne suis pas allé jusqu'à faire du suicide un culte, mais jtrouvais ça sympa.

Et puis très vite j'ai adopté ma vision rationalisée de l'uHydralisknivers. En tant qu'ensemble de gros atomes qui s'assemblent et se séparent selon des lois mathématiques qui n'ont pas de sens (cf mon sens de la vie encore une fois), rien n'a de sens, et ainsi non seulement dans mon cas le suicide est un fantasme attirant, mais en plus il ne représente rien. Un tas d'atomes qui prend un bain d'atomes avec son grille pain d'atomes, ça n'a rien de dramatique : osef quoi. Alors en plus quand on a tendance à être plutôt triste de vivre... En 5ème, je pensais donc très clairement : 1)Le suicide jtrouve ça cool, 2)Univers absurde composés de molécules => osef si jcrève, 3)On sfout dma gueule, j'ai pas de potes, on me traite de bourgeois, et jvois pas trop l'interêt de vivre. Le suicide apparaît alors comme une possibilité plutôt très tentante.

Mois et années ont passé et ma vision a évolué pour s'élargir vers les deuxième et surtout troisième échelle que j'expose, encore une fois, dans mon article sur le sens de la vie. Nouvelle vision du suicide : oui, le suicide, je trouve toujours ça bandant (surtout la pendaison, qui provoque une érection Il_ne_marche_pluschez l'homme). Et oui toujours, osef complètement s'il y a suicide parce que atomes too ça. Mais les règles du jeu de l'humanité font que le suicide devient une énorme connerie, un affreux gachis. D'un point de vue économique comme social, le suicide est en effet totalement improductif. D'une, la nourriture, l'éducation, le temps consacrés pour que le suicidé arrive à maturité sont gachés, en même temps qu'il ne peut plus rien produire. Les richesses et efforts utilisés pour faire un homme de 30 ans bien éduqué sont énormes, on ne s'en rend pas compte. Bien plus que le fait que des gens se suicident alors qu'il y a plein de pauvres qui se cassent le cul à essayer de survivre, ce gachis me choque. Donc, à part pour les inutiles punks et hippies, le suicide est à exclure.
Et puis, comme si ce n'était pas suffisant, lorsqu'il se tue, ce connard plonge tous ses proches dans une déprime profonde, parfois même irréparable et souvent contagieuse, à l'image du suicide de Matteo dans l'excellent Nos Meilleures Années.
Et pourquoi on se suicide ? Pour de simples "sentiments" et "émotions", haïssables réactions chimiques et électriques, et surtout surmontables qui se produisent dans notre cerveau.

J'ai d'abord établi ce principe théoriquement, essayant de rouh_gothiquel'appliquer en répétant autour de moi ce qui est écrit juste au dessus : le suicide caymal et c'est tout sauf utile. Ils ont même pas compris que le monde était beau et drôle en plus, ces cons.
J'en venais même à mépriser violemment ceux qui avaient fait semblant de tenter d'en finir : à ce propos, on parle de tentatives passives (la grande majorité des tentatives de suicide): tenter l'acte sans vraiment y croire, sur un coup de tête, voire en savant très bien qu'on se louperait. Le but : s'attirer la pitié de son entourage, ou faire gothique. A quoi on reconnaît les tentatives passives ? Les suicidants s'ouvrent les veines à l'horizontale (pour faire comme dans les films, en fait pour se tuer en s'ouvrant les veines il faut faire ça le long du bras), ou avalent une grande quantité de somnifères. A ces ridicules et méprisables individus s'opposent ceux qui pratiquent à l'inverse la tentative active. Ceux là ont clairement la volonté de se supprimer : ils se pendent, prennent un bain avec leur grille-pain, se balancent du haut d'une falaise ou d'un immeuble, s'immolent -s'ils ont le goût du spectaculaire-, se tirent une balle... Bref, ils aiment l'efficacité. Je ne parlerai pas d'experiences personnelles.

Du théorique je suis passé à l'application rigoureuse de ces principes pendant un certain temps (en fait depuis l'été 2005), le suicide étant donc causé par d'inutiles, banales et surtout surmontables émotions, et étant particulièrement néfaste pour l'humanité. Quand mes sentiments et émotions fontcomment_se_pendre revenir mes fantasmes de suicide, jme fous un bon coup de pied au cul avec du hatebreed en fond musical, pour me rappeller que j'ai mon utilité, que certaines rares personnes tiennent à moi et que le défaitisme caymal, too ça.
Ce sont de bien jolies paroles et des raisonnements solides, mais en attendant, je doute de plus en plus. Mon bénéfique gain en misantropie depuis le début de cette année scolaire me rappelle que jsuis un des rares, ou même le seul à me discipliner pour obéir à ce mépris de l'improductivité. Pourquoi je continue de vivre ? Parce que, encore une fois (la dernière promis) je le dis dans mon sens de la vie, je crois en l'humanité, je me bats contre les handicaps qui la menacent (le communisme et la haine sociale qu'il engendre, ou encore le nationalisme par exemple), je suis pour son progrès, l'effort pour avancer, et, à long terme, sa survie. J'essaye de faire de mon mieux pour participer à cet effort collectif, de participer à l'oeuvre humaine.
Mais parfois, quand je vois à quel point mon action est limitée (en fait je doute que jserai un jour élu aux prochaines élections terriennes), et surtout à quel point les humains n'ont aucune conscience universaliste, sont complètement passifs, ingrats, stupides et méchantsUED, j'en viens à me demander combien de temps je croirai à cette lumière si faible. Pour faire encore mon geek et imager avec l'univers de Starcraft, je ne pense pas que les hommes seront un jour assez éduqués pour vivre en tant qu'humanité, sauf par le biais d'un génocide à échelle planétaire et de l'instauration d'une société totalitaire à la Orwell (1984).

La faiblesse de cet espoir pourrait sans doute un jour me faire, comme dit Kant, démissionner de ma fonction d'homme. Et là, les sentiments, les émotions, mes fantasmes de suicide -freinés par mon fantasme de vouloir être papa- reprendront le dessus. Traduction : si un jour ce blog est arrêté sans prévenir, c'est sans doute que j'aurais un peu trop bu, écouté trop de chansons tristes, été largué, ou les trois à la fois.

:)

suicidemap

16 janvier 2007

Le Blog de Frantico.

En le recommandant à certaines personnes, je me suis dit que certains aimeraient eux aussi découvrir le blog de Frantico. Il a été arrêté (le blog, pas Frantico) il y a un certain temps déjà, mais perso j'ai fait partie des chanceux à pouvoir lire une nouvelle planche chaque jour. François, un dessinateur gros, chauve, et frustré sexuellement met en BD sa vie quotidienne. Moi, j'aime bien. Peut-être aimerez-vous aussi.

frantico

15 janvier 2007

J'aime pas la philosophie et la littérature non plus.

sabotageurCet article est en quelque sorte une suite, un "part deux" à "J'aime pas l'art". Son titre est aussi volontairement provocateur que l'autre : non je ne m'appelle pas Joseph Goebbels, je ne dis pas à la radio de propagande nazie "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver". Encore une fois, j'aime l'"art" à ma façon, même si je manque de culture vu qu'en prépa on a pas le temps de tout faire et qu'il faut bien choisir dans quoi on décide de se spécialiser. Souvent, je méprise les gens qui ne jurent que par l'art et la culture. Je n'aime pas les littéraires quoi (et je fais prépa sciences po, je sais), ils me donnent souvent envie de pousser un coup de gueule que voici.

Pas mal de ces gens ont en effet une manie qui a tendance à m'irriter : tirer pretexte de chaque occasion pour utiliser leur fameux savoir, leur culture. Le genre d'ahuris qui font corriger la moindre faute d'orthographe comme pour prouver que eux, ils l'ont vue. Dès qu'ils en savent un peu, ils ne peuvent pas s'empêcher de se torturer l'esprit pour étaler et appliquer ce qu'ils ont appris. Au bac comme en prépa, beaucoup de ceux-la ne comprennent pas pourquoi leur note est descendue en langues parce qu'ils ont fait une disserte et non un essai tout con comme on leur demande de faire. Quel snobisme ! Perso ça me viendrait pas trop à l'idée de citer Kant dans un essai ayant pour intitulé "pensez-vous que les français sont anti-américains ?". Ces gens ont oublié le principe de concret, jvois pas ce que la philosophie a à voir dans des questions de société ou de politique.
Mais ils me retorqueront, et ils ont raison, que si : les moeurs, la politique, etc, la philosophie en parle beaucoup, et est parfois même à l'origine des évolutions qu'on a pu observer hier et aujourd'hui. Mais voilà, ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que si on le veut, on peut appliquer de la philo à tout, à chaque instant de la vie, en particulier si, contrairement à ces prétentieuses cultures naissantes, on est un Joseph_chie_sur_l_artérudit en la matière. Être prétentieux, c'est pas prétendre savoir penser, c'est prétendre tout savoir.

Ce qu'ils n'ont pas compris non plus, c'est que la philosophie est une discipline qui relève de l'exercice de la pensée. Cpa pour rien qu'on passe des épreuves de philo dans beaucoups d'exams et concours alors que ça ne sert strictement à rien par la suite dans la profession (cf les futurs ingénieurs qui passent leur bac). La plupart des idées développées par les philosophes sont des idéaux, des images, des concepts. Oui, la philosophie permet de comprendre les enjeux éthiques, l'évolution des courants d'idées, les subtilités des systèmes idéologiques. Mais c'est tout. L'art de philosopher, c'est pousser le prodigieux talent de l'intelligence humaine du mieux qu'on peut, créer des idéaux de la raison. On ne peut que s'emerveiller devant les travaux des grands philosophes, comme on s'emerveille devant les travaux des grands mathématiciens et physiciens, qui sortent eux aussi du domaine du concret.

Ma formule "j'aime pas la philosophie" se nuance déjà, donc. Tout connement parce que j'aime bien ça, comme on ne peut pas ne pas aimer les travaux de pensée des hommes en général. Je n'en suis pas passionné, mais j'aime bien ça, et puis, jdois en faire parce que jpasse un concours aussi, ça aide. Cependant, et ça jle pensais avant d'en faire et je le pense toujours, et là le "j'aime pas la philo" se transforme : "j'aime pas le fait qu'on doive apprendre de la philo en tant que cours." Personnellement je réflechis beaucoup seul depuis plutôt jeune, comme je l'ai déjà dit à propos de mon sens de la vie ; mes idées n'ont pas changé où se sont enrichies depuis, notamment avec des références culturelles.
Comme j'ai pu le voir en prépa d'été, je ne suis pas complètement con vu que j'ai pondu des bonnes dissertes en ne sachant pratiquement rien. C'est pas que j'en suis fier (juste content ^^), mais jvoudrais mettre en avant cette dimension que j'aime dans la philosophie : le travail personnel. Reflechir seul sur ce qui nous entoure et sans se faire bourrer le crâne par des systèmes d'idées énumérés en terminale et plus tard, jtrouve ça cool.Kant Reflechir seul, si on est motivé par une curiosité naturelle, c'est facile, si si. C'est juste vraiment très chiant. Penser par soi-même, se forger ses idées avant d'aller en cours de philo, jtrouve ça plus bandant que de gober des références académiques entières. Qui mieux que l'individu libre peut décider de sa liberté, de sa vision du monde, de sa philosophie ?
Même choisir de s'en foutre du monde et de pas se poser de questions, c'est dû à une reflexion solitaire : il faut en être conscient.
Etudier les pensées de grands philosophes et penseurs divers par la suite, selon moi, c'est pour confronter ses idées avec celles d'autres personnes qui ont passé leur vie comme des nolife à réflechir sur des sujets qui nous obsèdent. Autant je trouve certains philosophes chiants et accessoires, autant je retrouve des prolongements de certaines de mes idées chez certains autres, par exemple Kant. Là oui, jsuis carrément très beaucoup interessé par mes cours de philo parce que justement le sujet m'interesse, et je veux en savoir plus dessus.

Comme je prône une certaine indépendance en philosophie, jsuis aussi favorable pour une indépendance en littérature. Je le redis, j'aime pas les littéraires. Parce qu'être littéraire snobiste, c'est, encore une fois, étaler sa culture et gagner en prestige ce faisant, parce qu'on a décidé (à juste titre, y'a pas vraiment d'autres façons de faire) que certaines oeuvres et pas d'autres Grosse_daubeseraient académiques, qu'on devrait les étudier en cours, qu'on devrait les connaître et se mettre à genoux devant. Ok. Je trouve que le rouge et le noir de Stendhal est une grosse daube. Voilà. Mais je le dirai pas dans ma copie parce que jveux l'avoir, mon concours. Et en plus, j'ai décidé que mon temps libre ne servirait pas dans la lecture (ou sinon dans la lecture sur internet de résumés de bouquins que jdois lire pour mon concours), alors j'ai vraiment aucune culture à ce niveau là. Mais quand on lit seul, pour son plaisir et non pour joindre l'utile à l'agréable (parce que oui, j'aime lire), je considère comme puante cette obligation que ces littéraires snobs se font de ne lire que des trucs académiques. Je préfère Stephen King à Stendhal. Du moins, de ce que j'ai lu. Mais j'aime aussi l'étranger de Camus. Tout ça pour dire qu'on devrait choisir seul ses bouquins, bien qu'on puisse evidemment être conseillé, écouter des recommandations.

Et puis, je termine l'étalage de mon point de vue par un détail : je n'aime pas l'habitude snobisante des gens qui, cultivés ou non, se sentent obligés de s'exprimer de manière stylée et soutenue, et ce, de manière courante avec leurs proches, par exemple sur MSN ou par email. Ces gens confondent la communication et l'art littéraire. Je dis que c'est snobisant parce que ça équivaut directement les ridicules et inutiles codes de language du monde bourgeois : ils font ça uniquement pour tenter de se démarquer, de faire "mieux". Ecrire un livre, rédiger une copie demandent l'utilisation du style, de la touche personelle et laborieuse de l'auteur pour charmer le lecteur par ce processus obscur qui fait qu'on aime lire. Aujourd'hui encore j'ai pu constater que même après le bac, certains pensent toujours pouvoir/devoir se donner une identité, un style d'écrivain passionné, du même niveau que des gothiques de 13 ans qui écrivent des poèmes en s'ouvrant les veines avec une cuillère. Cette pratique rend tout dialogue ridiculement faux. Si vous avez du style, utilisez le quand vous écrivez un bouquin, sinon abstenez vous de déféquer des lignes pseudo-romantiques qui ne ressemblent à rien. Merci =).

6 janvier 2007

Compile décembre 2006

Jaquette

En retard à cause de l'esprit de fête et de ses conséquences.
Click ici.

ich_hasse_musik01 - [Indus] - Knorkator - Ma Baker

Groupe allemand laibachisant qui a fait une reprise très réussie de Ma Baker de Boney M. Merci Love Nietzsche.

02 - [Electroataripunkrock] - Mindless Self Indulgence - Frying Pan

Quelques nouveaux titres toujours plus electro (dommage) sur le nouvel EP de remixes d'MSI. Ils ont d'ailleurs sorti un nouveau clip bon à ignorer, aussi. Ahlala c'était mieux avant :/

03 - [Hardcore moderne experimental et ambiant] - Supermachiner - Treading in the wake of it all

Extraît d'un album avec des morceaux de Converge dedans, mais où on se fait quand même un peu chier.

04 - [Emocore dynamique] - Drop dead, gorgeous - Dressed for friend requests

Bon, ok, cpas trop mal pour un groupe à franges. Faut dire qu'ils se sont inspirés d'Open Water, hum.

normapentalon05 - [Hardcore moderne] - Norma Jean - Disconnecktie

En prévision du concert mardi.

06 - [Hardcore moderne/Screamo] - Celeste - Afin de tromper l'ennui

Première partie du concert underground dans les caves de LLorah, qui eux n'avaient pas d'EP.

07 - [Hardcore moderne/ambiant] - Old Man Gloom - Jaws of the Lion

Poursuite de l'écoute d'OMG.

08 - [Post Hardcore] - Year of no light - Qu'importe qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent

Ecoute de l'EP précédant l'album de Year of no light. RAS.

tool09 - [Hardcore grindisant] - Totalt Jävla Mörker - Den Nya Tidens Korståg

Album éponyme niquel du début à la fin, avec l'identité linguistique affirmée. A ne pas louper, très efficace.

10 - [Post Rock lourd jazzy] - Kayo Dot - The Manifold Curiosity

Ecoute de leur premier album, et vraiment pas déçu quoi. Vraiment unique, magnifique, prenant et plus dur que le premier. A écouter au moins une fois.

11 - [Post Rock] - L'Altra - Coldings Fields

Jconnaissais déjà deux LP d'eux. Découverte ce mois-ci d'un EP éponyme extrêmement rafraîchissant.

12 - [Rock touchant] - A Day in Black and White - All Plots

Merci Pylone pour la livraison. Déçu, comme prévu...

13 - [Grindcore] - Mumakil - Tavernik Growl

Compos travaillées pour ce groupe français très efficace.

14 - [Neo Hardcore] - Black Bomb A - She Drives me Crazy

Impamatt_elliotttient de retrouver Poun mais découragé par les échos de cet album, j'ai écouté ça d'une traite. Après une première impression bien sombre ("c'est quoi cet album de merde ?") on trouve un Black Bomb A moins puissant et un peu plus vicieux. A écouter tout de même pour les morceaux sans refrains emos de Poun mais pour le travail vocal d'Arno, bien supérieur à celui sur Speech of Freedom.

15 - [Classique] - Arvo Pärt - Tabula Rasa/Silentium

Poursuite de l'écoute du travail d'Arvo.

16 - [Classique] - Beethoven - Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60: Adagio

Ainsi que de Beethov.

17 - [Folk tourmentée] - Matt Elliott - Gone

Album très agréable qui passe très facilement. Emouvant.

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