Système électoral.
La politologie, c'est l'étude des différentes constitutions. Même si je manque evidemment de connaissances dans ce domaine, avant de proposer quelque chose de clair, j'ai déjà quelques idées fixes (ouais, quand jme fais chier en cours jdessine des constitutions sur mes intercalaires) que jpeux présenter sans complexe ici. Parce qu'en tant que futur président dla terre, vaut mieux que j'aie un projet à proposer hein.
Je le répète assez souvent, en tant que fervent misantrope, je pars du principe de base que les gens sont stupides. Ah les enculés. Jles hais. Attention, voici le rebut qui vient affirmer qu'il est contre le suffrage universel. Ca va chier.
Mais un peu d'Histoire pour commencer, pour comprendre un peu que le suffrage universel n'est pas un acquis, même en France. La révolution de 1789 menée par les bourgeois, avant d'apporter les multiples phases de dictature qui mènent au césarisme de Napo Ier, affirme, après avoir renversé le Roi, le principe de souveraineté nationale : le peuple légifère et est légiféré, il est maître de lui-même, tout le monde vote, tout ça, saybo, même si très peu de gens à l'époque savent lire et écrire. Enfin, remarque, pas grand monde sait faire autre chose que labourer la terre et se traîner dans la boue en fait, en est la preuve le taux d'abstention sympathique de 90% lors des élections. Après que Napo se fasse casser la gueule en essayant de faire une Europe française (1 million dmorts français), Louis XVIII revient sur le trône en 1815 en proposant un compromis entre l'héritage de 1789 et la monarchie absolue : la Charte. La Charte, qui ne rétablit pas la noblesse, instaure un régime à deux chambres ; l'une est élue à un suffrage censitaire très élevé (les plus riches, bref les anciens nobles et quelques bourgeois votent), l'autre est composée de gens nommés à vie par Louis XVIII lui-même. Du coup on se retrouve avec une monarchie libérale (Louis XVIII est plus libéral que la première chambre). Charles X, absolutiste, prend la relève en 1824, et finit par se
faire défoncer la gueule par les chambres en 1830, evidemment plus libérales que lui. On fout alors un autre roi sur le trône, Louis-Philippe de la branche libérale des Orléans (le rigolo Henri V, le prétendant au trône aujourd'hui (!), est son descendant). Le régime reste le même, à part que LP est un pote des bourgeois et que le cens est un peu abaissé (jsais plus combien de gens peuvent voter, jcrois que c'est autour de 5% des plus riches). Mais vu qu'il découvre qu'être roi c'est sympa, il devient autoritaire et se fait virer en 1848, cette fois-ci par des républicains. La république est proclamée, et on réinstaure le suffrage universel. La décision reste presque aussi foireuse qu'en 1789, vu que quand le neveu de Napo Ier, Louis-Napo III arrive, les gens pensent "ouais le nom "Napoléon" c'est cool", et du coup ils le laissent restaurer un Empire en 1851 qui maintient un faux suffrage universel (élections truquées, censure, répression, etc). De 1860 à 1870 pourtant, Napo, qui devient impopulaire (perte du
soutien de la bourgeoisie et de l'Eglise), pour ne pas être renversé, amorce des réformes progressives qui diminuent son pouvoir et fait même rentrer des républicains au gouvernement. En 1870, le régime est tellement libéral pour l'époque qu'on peut prédire l'avènement une monarchie parlementaire durable en France. Mais si en 1914 c'est une république et pas un Napoléon qui fait la guerre à l'Allemagne qu'on connaît bien, c'est à cause d'une bourde militaire en 1870 qui fait que Napo est capturé. Gambetta proclame alors une troisième république avec suffrage universel. Les élections, cette fois (les gens sont un peu plus éduqués qu'en 1848 quand même), donnent une grande majorité de voix aux monarchistes. Rigolo non ? Sont intelligents les gens. Mais vu qu'il y a un souci qui divise les deux prétendants au trône, on garde une république avec des monarchistes et conservateurs au pouvoir (répression de la Commune socialiste en 1871, 30 000 morts). Les français deviennent ensuite progressivement républicains car endoctrinés par l'école publique qui leur dit que la démocratie c'est super chouette, et que du coup faut voter républicain. L'essor de la petite bourgeoisie permis par la reprise économique finit de consolider le principe démocratique en France aujourd'hui.
Et maintenant ? Même si Henri V y croit, les gens pensent pas vraiment à restaurer une monarchie (non je ne suis pas monarchiste), surtout qu'on dit toujours aux gens à l'école que la démocratie c'est cool. Et c'est vrai : la démocratie c'est effectivement très cool. La preuve : en 2002, on a eu 17% de vote FN, et y'a toujours pas mal de gens qui votent communiste. Et puis, depuis quelques années, il est impossible aux gouvernements de prendre des décisions essentielles et urgentes à prendre vu que quoi qu'on fasse y'a toujours 1% dla population qui fait avorter tout projet en descendant dans la rue gueuler pendant qules jeunes de banlieue en profitent pour montrer qu'ils sont pas contents.
Les gens aiment tellement la démocratie qu'ils considèrent qu'ils sont à égalité avec leurs hommes politiques. Ils veulent leur accorder le moins de pouvoir possible, et après se plaignent qu'il y ait peu de résultats. Voilà, même si maintenant on sait à peu près tous lire et écrire, jconsidère qu'on est toujours pas assez éduqués pour faire des bons choix. On pourrait dire "osef" : le principe démocratique, c'est de considérer qu'il est préférable qu'un peuple entier se gouverne et fasse des mauvais choix qui vont à l'encontre de sa volonté, plutôt qu'un régime gouverne en faisant des bons choix. Ben justement, jpréfère la deuxième alternative : salut, je suis anti-démocrate.
Une bonne proportion des gens votent sans avoir aucune conscience politique. Ils ne s'en rendent même pas compte, moi-même je ne m'en rendais pas compte il y a encore quelques années ; aujourd'hui encore evidemment ma conscience politique n'est qu'à ses balbutiements. Les gens (AH QUE JE LES HAIS) n'ont aucune notion d'économie, se souviennent juste des limons feritilisateurs des Egyptiens au niveau de l'histoire, et se foutent totalement des débats actuels, préférant accorder aveuglément leur confiance à
celui ou celle qui parle le mieux et qui a la meilleure gueule. Le tout défini par le gigantesque pouvoir des médias, controllé par une minuscule poignée de gens, une caste médiocratique de journalistes et d'hommes puissants qui sont pratiquement les seuls à déterminer quel sera notre vote. Oui, on est plus éduqués qu'au XIXème, on sait lire et écrire, mais jpense qu'on est carrément encore loin du compte. Pour parler, il faut savoir de quoi on parle. Et puis, ce que les gens pensent avoir de conscience politique, ce n'est que la conscience de savoir globalement qui défend le mieux leurs interêts. Un ouvrier vote Arlette pour avoir un meilleur salaire, un patron vote Sarko pour mieux exploiter les gens, et un gros beauf xénophobe français vote Le Pen parce qu'il est un gros beauf xénophobe français. Le but serait de faire un vote d'idées et non un vote d'interêt. C'est plus que très idéaliste forcément, mais accorder le pouvoir aux plus inconscients qui ne pensent qu'à leur cul, c'est pas le meilleure façon de l'atteindre.
Comment faire alors ? Accorder la souveraineté à un président quasi-monarchique comme sous la Vème république ? C'est encore pire, l'homme seul dans ses idées est isolé du débat. Le seul mérite de la Vème république est de faciliter la prise et l'application de décisions, m'enfin, après, si elles sont bonnes, c'est une autre question... Jvous laisse imaginer cque ça donnerait si Le Pen était élu.
En fait, jpense qu'il faut refiler le pouvoir à ceux qui sont le plus aptes à prendre les meilleures décisions, les plus réflechies et rationnellement mesurées. On remarque que je n'ai pas dit prendre "les bonnes décisions", tout simplement parce que les bonnes décisions n'existent pas, vu que la vérité n'existe pas. Je ne veux pas proposer un régime politique parfait, je veux tenter d'améliorer la démocratie en sacrifiant les idéaux tout
jolis que les gens tiennent pour acquis.
Bon, maintenant, faut savoir désigner ceux qui seraient les plus aptes à savoir décider. Raël (je sais, je sais), propose un système qui fait très science fiction, mais qui part d'une idée juste : il veut accorder le droit de vote à ceux dont les transmissions nerveuses sont de meilleure qualité que la moyenne, grâce à un genre de tests de QI (la "géniocratie"). C'est évidemment une connerie, l'"intelligence" (qui ne correspondrait en rien à ce type de mesure) n'ayant rien à voir avec la conscience politique.
D'une certaine manière, ce système qui accorde le pouvoir aux plus "compétents" est déjà présent : les parlementaires que nous élisons sont souvent très cultivés et très intelligents, bien conscients de ce qui se passe autour d'eux. Mais le truc c'est que ces parlementaires sont choisis, donc, par une majorité d'incompétents que sont la population, qui, comme dit précédemment, votent à la gueule, en fonction de leurs interêts, le tout en étant conditionnés par les médias.
Le problème est donc bien posé ; je peux proposer mon système électoral rebutien, qui n'aurait pour but que de rendre la démocratie -qui est le meilleur régime existant- un tout petit peu moins mauvaise. Si au XIXème on considère que ce sont les riches les plus aptes à voter avec le suffrage censitaire, j'aurais tendance à considérer que ce sont pas les plus compétents, mais les compétents qui doivent voter. Car, je le répète, si je suis anti-démocrate, je suis aussi anti-aristocrate. Bien que ce soit encore bien flou dans ma tête, j'imagine un régime de deux pouvoirs liés, l'un découlant des compétents, et l'autre découlant de la société dans sa globalité (car on ne doit pas exclure de la vie politique les mal-informés hein, juste leur accorder moins de pouvoir qu'aux compétents). Pour pouvoir voter, j'imagine un examen gratuit mais facultatif (je le répète, on peut choisir de s'en foutre) qui permette d'obtenir le droit de vote. Parce qu'auraient le droit de vote uniquement ceux qui ont le minimum vital à connaître pour avoir un semblant de conscience politique. Au programme : histoire contemporaine mais aussi récente (XXème quoi), économie, philosophie politique, étude des partis et de leurs programmes, étude des problématiques des débats actuels. Petit détail, l'examen pourrait exister en deux ou trois niveaux de "difficulté", qui permetteraient d'avoir un vote qui pèse plus que les autres et/ou de se présenter aux élections d'échelons plus ou moins hauts. A terme, ce fonctionnement pousserait les gens à réflechir un peu pour comprendre cqui les entoure, et ça, jtrouve ça bien. Ce régime ne serait pas une artistocratie dans le sens étymologique du terme (pouvoir aux meilleurs), mais une démocratie de "meilleurs", de compétents, vu qu'à terme, la quasi-totalité des habitants auront le droit de vote, ne supportant pas de ne pas l'avoir.
On arriverait à un suffrage universel compétent.
Evidemment, ce système n'est pas appliquable dans les circonstances actuelles. Les plus cultivés aujourd'hui sont ceux qui ont des sous, qui peuvent aller dans des bons bahuts, faire de grandes études supérieures et même se payer des cours supplémentaires. Ca serait recréer le suffrage censitaire. Pour que ce système ne soit pas inégalitaire, il faudrait une société la plus méritocratique possible, où la famille dont on est issu ne détermine pas notre parcours. C'est pour ça entre autres que je suis pour la suppression totale de l'école privée (à la condition d'une rénovation et de larges budgets du côté de l'éducation), et que je veux "démolir" la famille. La famille qui aura, elle aussi, droit à son article.
Je termine cet article, encore une fois très long, désolé, en évoquant une autre idée pour améliorer la démocratie. Aujourd'hui, dans une démocratie où la plupart des citoyens ne se reconnaissent pas dans les hommes politiques qu'on leur propose, les gens votent plus "contre" que "pour". Si jvote Bayrou, c'est "contre" Sarko, par exemple. Je pense qu'il faudrait instaurer un vote par classement, c'est à dire que l'on établit l'ordre entre le parti ou la personne que l'on estime le moins mauvais à celui que l'on considère comme étant le plus intolérable. De cette manière, en tenant compte de ce genre de coefficient, le vote serait plus représentatif de la volonté du votant ; le vote ne serait pas "contre", mais "pour ceux pour qui on est le moins contre".





























