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2 mai 2014

Son mai 2014.

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01 [C'est trop bien] Scotty - The Black Pearl Remix

02 [Space Rock] Zombi - Digitalis

03 [Rock Psyché] Black Market Karma - Running on Dry

04 [Abstract Hiphop] SNKA - Nion

05 [Rock] Del Shannon - Thinkin' It Over

06 [Musique concrète] Michel Chion - Requiem Aeternam

07 [Techno Indus] Winterkälte - Pops

08 [Techno indus] British Murder Boys - Part 2

09 [Electro] Holden - Seven Stars

10 [Electro] Valentin Stip - Angst

11 [Stoner] Ethereal Riffian - March of Spiritu (Rise of Sheol)

12 [Metal] Zolle - Trynchatowak

13 [Metal/Graar] Uboa - Become Meat 

14 [Atmosphérique] Damian Valles - Monuments and Ruins

15 [Post Hardcore] Year of No Light - Alamüt

16 [Easy listening] The Percy Faith Orchestra - Theme from A Summer Place

 

 

 

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15 octobre 2012

Son septembre 2012.

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(start timer)

01 [Grind] Antigama - Stop the Chaos

antigama

02 [Hardcore moderne] All Pigs Must Die - Sacrosanct

03 [Hardcore moderne] Converge - No Light Escapes

04 [Normandie] Boby Lapointe - Le papa du papa

05 [Post Rock BG] Totorro - Isang Tao

06 [Folk] Wovenhand - Winter Shaker

07 [Folk] Devendra Banhart - This beard is for siobhan

08 [Shoegaze] Ringo Deathstarr - Other Things

09 [Electro] Pale Sketcher - Drag your feet

10 [Electro] Shlohmo - Been thinking

11 [IDM] Aphex Twin - 4

Raelian Happiness Academy

12 [Hardcore moderne] Tempest - Solace I

13 [Raël] Raël - Fier d'être raëlien

14 [Metal Indus] Lard - Forkboy

15 [Metal indus] Knorkator - Pft

16 [Post Rock Expérimental] Kayo Dot - Gamma Knife

17 [Atmosphérique] Final - A slight return

18 [Post Rock] Tarentel - For Carl Sagan

19 [Atmosphérique/post hardcore] Syndrome - Now and Forever

20 [Atmosphérique/Electro] Andrew Pekler - Moon Velvet

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21 [Blues] Ella Fitzgerald + Louis Armstrong - Let's Call the Whole Thing Off.

22 [Classique] Tchaikovsky - La valse des fleurs

23 [Electro posé] RAJA - That Girl

24 [Classique] Wieniawski - II.Preghiera (Larghetto)

25 [Brésil] Caetano Velloso - Onde eu nasci passa um rio

 

30 octobre 2008

La vie de couple.

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De retour pour un bon moment au statut de happy célibataire endurci, évoluant dans un pays où les mamouaselles peuvent se balader en combinaison cache-téton/ralafoune par -15°c sans sfaire traiter de pute (= le progrès), et où les rares blacks qu'on croise dans la rue sont quasi-obligatoirement avec une madame au bras (omg faf), force est de constater que tous ces changements brutaux poussent un minimum à la réflexion, et à écouter le dernier Gronib aussi. Non oui vraiment là toudsuite j'ai besoin d'une mise à jour après les tumultueux évènements de ces quelques derniers mois dans ma vie sentimentale éjac faciale, comme par exemple le fait que jme tape une lettonne mariée qui écoute basshunter.

I_am_french_fukk_youRappellons d'abord à quel point la mode du romantisme est de nos jours hollywoodement hégémonique, éliminant tout espoir de revenir à l'âge d'or qu'était le moyen-age où on se violait dans la boue en perdant des dents. Bon, le romantisme c'est vraiment pas mon truc, mais jvais pas mettre les romanteux au foufour simplement parce que c'est le seul moyen qu'ils ont trouvé pour provoquer l'érection ou mettre en marche la machine à fluides gluants. Chacun son trip.

Bah oui quoi, c'est à peu près admis un peu partout que l'amour c'est trop important t'as vu, aussi vrai qu'on utilise des feuilles de papier pour essuyer son caca dans le monde occidental. On se fait tellement chier qu'on kiffe donner une complexité et une profondeur artificielles aux sentiments liés aux personnes qu'on est sensées apprécier dans un stade arbitraire lequel irait plus loin que l'amitié. Bizarre que des sujets bien plus intéressants comme la politique ou l'extinction du thon rouge en méditerranée à cause de ces putains d'enculés de japonais -qui ont généralement d'affreux goûts musicaux- ne soient pas autant à la mode.

basshunterDans la Grèce antique, contrairement à ce qu'a voulu nous montrer le navet mutant qu'est 300, être psychologiquement épris d'un vagin était considéré comme une maladie qu'on souhaiterait pas à son pire ennemi, et avoir une grosse bite était l'équivalent d'avoir en même temps de l'acné, un bide à bière, et des seins qui pendouillent. Dans le monde moderne, la plupart des gens aiment passer beaucoup de temps à répéter à quel point la fête aux organes génitaux ou de simples bisoucalinous sans aucun sentiment inclus dedans est un univers totalement à part, quelque chose de bizarre, répugnant, pas cool, ou plus simplement un truc de pute. C'est comme ça, les temps changent.

La très populaire formule une bite/une chatte l'est très car très simple à comprendre et à retenir. Rien que visuellement parlant. Et les gens, baah ils aiment quand c'est simple, ils aiment se borner l'esprit avec des statuts facebook comme célibataire/en couple. Démonstration : En couple = on baise et on s'embrasse pas sur la joue pour dire bonjour, et on stient la main quand on marche si on est encore au collège. Bite rentre dans trou. Trou accueille bite. Trou = sThon_rougeurtout pas trou à caca. Trou à caca = youporn. Youporn = pas amour, = pas bien du tout.

Ces quelques équations élémentaires reflètent à peu près l'opinion de cette putain de rousse dans SEX AND THE CITY, qui, pendant 2h15 de flim, se demande si elle va revenir avec son mari qui l'a trompé une fois et qui en chiale en l'avouant. J'ai choisi cet exemple affligeant juste pour rappeler que la majorité des gens se plaisent à perdre leur temps en regardant ce genre d'amourette, über propagande quotidienne qui dit que le couple et l'amour, encore une fois, c'est cool, surtout exhibé par tous les supports internet imaginables. Plus que ça, il paraît que l'amour en couple, c'est indispensable pour être heureux. Alors que l'unique argument rationnel en faveur du mariage, c'est les avantages fiscaux proposés par nos bienveillants gouvernements qui se plaisent à favoriser la stabilité des individus, laquelle a tendance à produire des gosses. Le mariage, c'est la croissance économique. Le LSD, c'est la créativité.

Heureusement, on vit dans un des rares coins du monde où on est un tout ptit peu libre dans le choix de nos mœurs, super, et du coup, la tradition du couple -ou du moins plus certainement du mariage- est sérieusement menacée. Toujours plus de monde se libère progressivement de la contrainte de l'image du couple en tant qu'icône sacrée/indispensable, et du même coup la courbe de l'offre et donc la tentation potentielle augmente sur le marché du cul et des bisoucalinous.

VoyagerFormulé d'une manière moins théorique, il suffit d'observer la facebook generation qui détruit son temps libre à se contempler les uns les autres. C'est absolument dingue toutes ces bites et trous suspendus aux statuts des gens, en particulier le statut relationnel. Dès qu'une personne met un statut autre qu' « en couple », c'est la ruée des jeunes qui viennent -à peine discrètement- PARLER, voire pire, TENTER DE FAIRE RIRE l'objet qu'ils ont envie de fourrer/godemicher. ET ILS ONT RAISON. C'est presque seulement fait pour ça, la sociabilisation entre jeunes ; parler, faire rire, tout ça... Au final ça sert qu'à s'entraîner à faire des bébés. Reste ensuite à exhiber son coach comme trophée, souvent pour montrer qu'on est vachement heureux quand on est amoureux.

Moi_toujours_verifier_si_pas_abeillesMais trêve de glaviots sur cque jcommence moi-même à faire depuis très peu de temps. Philosophons du cul. Quand on est amoureux apprécie particulièrement quelqu'un, on apprécie pas la personne elle-même (sinon ça veut dire qu'on est un énième lobotomisé de l'hollywood chrétien), mais ses qualités, ou du moins ce qui semble être des qualités à nos yeux (par exemple, j'aime les filles qui rotent). Mais voilà, les gens, du moins la plupart, ont une tendance à être faits de pâte à modeler rouge et à changer leurs « qualités » particulièrement vite, surtout quand on est jeune, jpense. Comment envisager de construire un couple quand la compatibilité est constamment menacée t'as vu ? Le kifftonboule c'est complètement circonstanciel, et jvois pas comment dans ce large bordel on pourrait trouver l'ombre d'une âme sœur... Ou alors en s'auto-hypnotisant en sdisant que le couple ça déchire.

Tout cqu'on peut faire, grâce aux soirées de jeunes qui boivent de la bière + meetic myspace et surtout facebook, c'est se rapprocher plus ou moins pour une durée elle aussi plus ou moins aléatoire de quelqu'un qui, par ses qualités, devient particulièrement précieux à nos yeux. Après, si l'autre est d'accord, on nique. Et pis on s'attache, on se fait tromper par la concurrence & surtout par l'idyllique image du couple, et on devient emo. Et on sfait très vite oublier aussi vu qu'ya à peu près 12 milliards de testicules et d'ovaires dans le coin et quc'est plus facile pour tout le monde de sfaire la gueule une fois qu'on ne baise plus.

l_amour_c_est_bienBon, ok, entre le moment où on partage ses mst à travers des capotes trop peu solides et le moment où on smet une frange noire et rose devant un des deux yeux pour voir la vie encore plus noire (et rose) qu'elle l'est déjà, y'a une période plus où moins longue et plus ou moins instable de sensation grisante même qça aide pas mal à spasser de viagra et/ou de lubrifiant : WAHOU il/elle m'aime, WAHOU c'est pareil pour ouam. Une drogue naturelle particulièrement efficace pour avoir l'impression d'exister tiens, mais voilà, problème, la redescente fait nettement plus mal à la gueule qu'un lendemain de champis.

un_vrai_copainDans cette même période que tant de gens cherchent à atteindre, et c'est là sans aucun doute l'une des uniques véritables raisons rationnelles de rester en couple sur une longue durée quand on est djeunz, c'est l'épanouissement et l'approfondissement du cul dans une plutôt agréable relation de confiance. Et c'est tout. Enfin, autre raison possible, être désespéré et s'accrocher à la perle rare qui veut bien dsoi.

Pourtant, j'aimerais bien, dans une grosse bonne dizaine d'années, vivre en couple, et pas seulement pour les avantages fiscaux. Mais vala, jprécise : en vrai couple. Pas en amourette de lycéen. Le couple, c'est la base de l'aveunir car la formule la plus pratique pour produire et élever des gosses. Même quc'est pour ça que pas mal de religions ont fait rentrer dans le crâne des gens, et même dans celui des athées, que le couple c'était au moins aussi cool qu'un yoyo musical. Bien sûr que jsuis pyayas sensibilisé à ce genre de religions puantes. Mais jmattache à cet idéal de vrai couple, j'ai très très envie de répandre mon patrimoine génétique velu et ma sombre influence un peu partout. Bref, si jsuis pas séropositif, jtiens à faire pondre à ma future compagne des mini rebuts qui courront dans tous les sens en gueulant n'importe quoi vu qu'Henri Dès sera mort. Quitte à en surprendre certains, construire un couple, construire des enfants, jtrouve quça tue et qc'est même un des rares trucs importants dans la vie. En comparaison, la promesse de rester fidèle et amoureux quand on est djeunz -si ce n'est pas du sincère et donc ignoble hollywoodisme destructeur de jeunesse-, c'est qu'un moyen d'avoir un accès rapide à la sodomie. Les hormones et les très mouvantes courbes d'offre et de demande sur le marché du cul rendent quasi-caduques toutes les promesses de fidélité et de namourage. Seuls une ménoposée et le propriétaire de deux testicules situés au niveau des genoux sont presque en mesure de pouvoir tenir cette très importante promesse sans trop d'efforts. C'est seulement quand les hormones commencent à déserter et dans le même temps qu'on slasse des expériences qu'on srend compte à quel point le Henricul en fait c'est vraiment pas important par rapport au sens de la vie et aux tournois électroniques sud-coréens. Ou au vrai couple, donc.

D'ailleurs sbien pour ça que j'oserais jamais détruire un couple. Je hais de plus en plus les gens qui détruisent, je hais détruire quand spas la peine, je hais le gâchis, donc je respecte ceux qui essayent de construire un couple [la lettonne stape en moyenne 23,4 mecs différents par jour, jeune mariée quoi y].dutroux

Pour être capable de savoir si on a trouvé la bonne personne pour fonder un trve couple au bout du chemin, il faut multiplier les expériences, c'est clair putain. La sagesse appartient aux plus instruits, ou encore l'alternance c'est la meilleure voie vers l'emploi. Et du même coup, même ces douloureuses et surtout destructrices jeunes tentatives de relations sont nécessaires pour être au courant d'à quel point say souvent chiant de cohabiter avec quelqu'un qu'a pas les mêmes goûts musicaux et/ou télévisés.Le_dernier_proph_te

C'est quand même super chiant dconstater qu'il reste toujours une fausse impression, une troublante et douloureuse nostalgie par les cinq sens d'une affection bien spécifique qu'est pu là. Fausse impression car sans doute uniquement résultant d'un attachement prolongé mêlé à cette foutue possessivité qles humains appliquent à à peu près tout cqui les entoure. Les gens sont chiants, ouais.

Bref jretourne me branler.absent_friend

5 juin 2007

La Religion.

Allez, ça fait longtemps qujai pas écrit un truc un minimum interessant (mi avril en fait), alors jmy remets. Thème qui m'est cher et que jdevais évoquer, la religion. Ouais, Jesus_lol, tout ça.

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La religion, c'est un lien spirituel qui unit les hommes dans une même croyance. Donc ça peut aller de catholicisme à l'islam, en passant par le judaïsme et le bouddhisme, etc. On va pas jouer sur les mots comme certains pour dire des trucs du style "wi mais la science c'est une religion aussi !" hein. Ce dont je veux parler, c'est de ces machins moyen-ageux qui font que, par exemple, certains sur terre ne connaitront jamais le plaisir de manger un bon jambon fromage (le jambon c'est bon) , et certaines se font mutiler le clitoris dès leur naissance, notamment en Afrique (heureusement il y a Raël). Je ne veux pas parler non plus du déisme, qui consiste à dire que Dieu existe mais que les religions c'est des conneries inventées par l'homme. Je parle donc de religions en tant que dogmes de valeurs et idées, transmises de génération en génération.

1168442181261Petit historique, qui n'est en fait qu'un rappel de pourquoi Benoît a une audience internationale encore de nos jours. Nous sommes à l'âge de pierre -ce qui veut dire qu'il n'y a pas encore la wii-, où nos ancêtres baisent librement et ont un cerveau de plus en plus gros, qui leur permet de réfléchir sur certaines choses qui se passent autour d'eux. Faut être clair : les premières traces de religion, c'est les tombes. Parce que la religion naît de la peur de la mort.
La maman de
petit pied est comme nos ancêtres velus, elle comprend pas trop comment ça se fait qu'il y a un "cercle de lumière" dans le ciel tooça, d'ailleurs elle s'en fout. Ce qui les préoccupe tous, c'est de pouvoir bouffer pour pas crever tout de suite, parce que la mort dépasse complètement l'homme, il ne peut pas imaginer que ce qu'il considère comme son "âme" se volatilise. Bref, toutes les religions se rejoignent là dessus, si on meurt, c'est que le/les dieux l'ont voulu et si on était cool on va dans un endroit cool, et si on était pas cool on va dans un endroit pas cool.

1168887111014Parce qu'à partir du moment où on peut expliquer de manière magique la mort, on a la réponse à toutes les questions qui vont avec. Et dieu créa la terre, les hommes, les homards, etc. Et là on a la conscience tranquille, on a plus à se poser de questions, suffit de faire cque dit le curé. Parce que lui il sait même comment se comporter pour plaire au machin au dessus de nous. Parce que Jésus et ses potes, dans leur infinie bonté, ont schtroumpf_a_lunettespas oublié de nous faire une liste de cqu'on doit ou pas faire -style manger du jambon- : ça s'appelle la morale. Et la morale, ça peut paraître chiant aux premiers abords, mais en fait c'est super pratique. Aujourd'hui, dans le monde occidental, on a gardé un certain héritage de la morale religieuse judéo-chrétienne. Exemple tout con, y'a des lois qui disent qu'il faut pas tuer quelqu'un -même s'il mange du jambon-, y'a des lois qui disent qu'il faut tolérer son prochain, ou encore y'a des lois qui instituent la charité par la répartition des ressources. Bah oui, la morale religieuse, c'est créer des règles qui nous aident à vivre et que personne va transgresser tellement qu'il a peur de se retrouver dans l'endroit pas cool quand il sera mort : même pas la peine de payer des flics, le croyant entretient soi-même sa peur de la colère du divin.

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Même en tant qu'athée, je ne crache donc pas totalement sur la religion. C'est le moyen qui nous a permis de nous pacifier la gueule pour grandir et progresser un peu plus vite. Sans morale, si je sors dans la rue, je peux décider de me taper Monica Belluci, et même de lui défoncer le crâne si elle veut pas de mon pénis. Bon ok ça a des aspects attrayants, n'empêche que si c'est comme ça pour tout le monde jpréfère rester chez moi, tout connement parce que j'aime pas mfaire taper/sodomiser sans préavis.
Comment expliquer alors que les athées ont plus ou moins hérité de cette morale ? Tout simplement parce que les athées ont une morale eux aussi. D'ailleurs, on remarque vite que c'est quasiment les mêmes règles que chez les cathos ou les musulmans (pas tuer etc). Tout simplement parce que la morale religieuse et la morale athée ont été toutes les deux inventées par des hommes (non
Jesus n'était pas le fils de dieu, c'était un homme, jvous ljure) qui savaient réflechir, raisonner. Et si on réfléchit deux minutes, on est d'accord qu'il ne faut pas tuer, parce que si tout le monde faisait pareil, ça serait pas cool.

L'avantage de la morale athée, c'est qu'elle permet de se débarasser d'archaïsmes qui sont inutiles et qui en plus font chier. Parce que si la morale religieuse disait un truc à une époque, ce truc n'est plus valable aujourd'hui. Si beaucoup de gens se font mutiler le prépuce, c'est parce qu'à l'époque ça évitait que la crasse s'accumule dedans (ah ça devait être chouette le sexe). Idem pour le jambon, on avait pas l'hygiène nécessaire pour éviter de se retrouver avec un
ténia dans le rectum.
1170263493671Il y a pourtant un inconvénient. Le respect de la morale athée est moins évident, vu qu'elle repose sur la vertu : pourquoi se casser le cul à faire des trucs biens si y'a pas d'enfer ? Pourquoi filer ma monnaie à ce type qui pue sur le trottoir, vu qu'il va même pas réagir et que je ne serai pas récompensé ? Quand on est athée, on évite de faire le mal parce qu'on sait que si on le fait on se retrouve en taule, voilà tout.

Ceux qui savent comment je pense sont au courant que ce qui est important pour moi, c'est ce qui est efficace, et que jme fais une joie d'être amoral. En plus, la religion est un fabuleux canalyseur d'énergie à travers cet étrange machin que j'apprécie beaucoup et qui s'appelle l'espoir. Du coup, on pourrait penser que jdise "ok la religion c'est de la connerie et ça empêche de manger du jambon, m'enfin ça nous évite de déprimer et dnous entretuer. Alors ok pour la religion, du moins pour ceux qui en ont besoin". Ben non justement, la religion est une exception dmon point de vue. Pas seulement parce qu'elle peut aussi faire du caca (guerres de religion hein, tout lmonde est au courant jcrois) ; mais simplement parce que jpeux pas supporter l'idée de se foutre des conneries dans les yeux pour que ça spasse mieux, alors qu'on peut, avec un peu de courage, apprendre à affronter la vérité et à se passer de mensonges pour arriver au même résultat, voire mieux. Je m'explique.

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La religion, à mes yeux, c'est comme le nazisme ou le communisme. Faut dire que quand on naît, on a le droit à un unique monde infiniement compliqué, qui n'a pas de sens, surtout que maintenant on sait grâce à la science que ce qu'on appelle l'"âme" c'est des réactions chimiques et électriques, bref mécaniques et prévisibles, et que donc que le paradis n'est qu'un bout de terre entre quatre planches rongées par des petits asticots. Face à ce constat très déstabilisant que les gens ont peu à peu fait au début du XXème, on se tourne vers une religion. Tout comme le nazisme ou le communisme, véritables religions pseudo-rationnelles, une religion, c'est ça : "face à un monde absurde de taille infinie, où je ne suis rien qu'un amas d'atomes qui fonctionnent mécaniquement, je me précipite vers un autre monde qu'on a inventé, plus simple -on sait comment il marche : la lutte des classes/la guerre entre les races-, et avec un sens -la société sans classe toute joulie/l'ordre nouveau où on vit dans la richesse en exploitant les sous-hommes.-

1148926713620Manque de pot, l'histoire a montré que les deux n'étaient que des religions supplémentaires (non rationnelles) qui se sont encore plus cassé la gueule que les autres. Du coup, surtout depuis le coup de grâce que fut la chute du mur de Berlin en 89, on se retrouve à nouveau paumé et on va faire toc toc chez des gens comme Raël (il aura son article), qui apportent des nouvelles rassurantes. Le problème, c'est que autant les potes de Raël sont dans l'ensemble plutôt sympas car athées, individualistes, et gros baiseurs, autant les écervelés qui veulent absolument trouver la vérité se crispent violemment sur leur religion magique. Sisi, c'est eux qui ont fait tomber deux tours à New York, et c'est eux qu'on voit dans Jesus Camp. Ces gens, qui sont encore plus stupides que les autres, sont dangereux, parce qu'ils sont prêts à tout (mourir/tuer) pour ne pas avoir à affronter la vérité (qui consiste à dire qu'il n'y en a pas). Totalement inutiles, ces fanatiques religieux foutent le bordel un peu partout juste parce qu'ils préfèrent se fixer des mensonges hérités par tradition devant la gueule et d'y obéir aveuglément plutôt que de ne croire en rien. C'est évidemment un exemple extrême pour montrer à quel point c'est difficile de ne croire en rien. Mais à mes yeux, tout croyant basique est un mini-fanatique, un gamin qui n'arrive toujours pas à franchir le pas pour vivre sans papa. En gros, si jsuis élu aux élections terriennes, Benoît sera pendu par les couilles, les religieux extrêmes mis au four (au moins pour avoir fait croire aux gens qu'on ne peut pas rire de tout, cf carricatures danoises), et les fidèles auront tous le droit à une claque... juste pour les réveiller.

1149715595223Parce que Dieu, s'il existe, ne fait pas de miracles, n'intervient pas dans les affaires des hommes. Bon, peut-être qu'il a crée l'univers (on a pas énormément d'explication à la création spontanée de matière), qu'il nous observe, ou autre connerie, mais ce que les croyants ne comprennent pas, c'est que c'est les hommes eux-mêmes qui doivent régler leurs problèmes tous seuls comme des grands. C'est pas à une croix en bois, à Nicolas_Sarkozy ou à un autre totem de s'en occuper. La vie se fait sur la terre et non dans le ciel, et c'est pour ça que l'homme doit se passer du réconfort de la religion pour être libre de faire ce qu'il veut de ses mains tout en apprenant à devenir responsable et autonome. C'est ça, l'individualisme, bordel.

1164994202273Bon, alors les plus critiques me diront qu'il y a un bug : je me dis athée alors que je ne nie pas catégoriquement l'existence de Dieu. Logiquement, je devrais donc me proclamer agnostique (= qui ne sait pas si Dieu existe ou non). Bah non, je continue dme considérer comme violemment athée. Parce que j'affirme que Dieu n'interfère pas dans le monde des hommes, ce qui équivaut à dire qu'il n'existe pas. L'agnostique dit qu'il pourrait y a un dieu qui pourrait éventuellement veiller sur nous. Moi je dis que s'il y a un Dieu ou non, il ne veille pas sur nous. Mes pagous, si on oublie le fait que jleur change leur eau et leur met de la bouffe, vivraient aussi bien en sachant que j'existe que s'ils ne le savaient pas. Là c'est pareil, et jvous renvoie au paradoxe de Fermi (merci khan-seb) pour les athées qui sont persuadés d'être observés.

jsuscoachpw7Me concernant, j'ai ma vision bien précise de ce qui s'apparenterait à un "dieu". Pour moi, quels que soient les âges, on qualifie de "divin", tout ce qui nous dépasse. Si on remplace en effet les mots "divinité", "divin" ou "dieu" -qui ne veulent rien dire sinon exprimer une certaine "magie"- par "ce qui nous dépasse", ok ça a moins de gueule je le concède, mais c'est plus explicite.
Quand on s'est retrouvé face à la mort, on a appellé ça "dieu". A l'époque où on ne savait pas expliquer les mécanismes du monde, "dieu", c'était cette magie qui avait tout crée, même que c'est très joli. Maintenant, "dieu", pour les athées, c'est... "ce qui nous dépasse pour le moment". Des exemples ? J'en ai qu'un seul : l'infini. C'est une chose terrible qu'on est totalement incapables d'imaginer, l'infini. On pense à "beaucoup beaucoup", mais l'infini, ça ressemble plus à "rien". En s'immergeant quelques secondes dans la notion d'infini, on est pris d'un vertige impossible à parer -sauf avec le mensonge la religion-. J'ai du mal à mettre des mots dessus, zavez qu'à essayer par vous même d'explorer l'infini en terme de distance, de grandeur ou au contraire de petitesse, mais aussi en terme d'écoulement du temps.1169672784729

Ceux qui ont lu le résumé de mon "sens de la vie" connaissent déjà ce "culte de l'infini" que je "pratique". Il est surtout présent grâce à la méchante logique mathématique des lois de la physique : si tout est mécanique, alors tout est prévisible à l'avance. Donc, d'une certaine manière, il était prévu qu'atomes et électrons bougent de manière à ce que mon cerveau prenne conscience -en observant le monde composé d'atomes de manière logique- de ce phénomène, et le décrive cette nuit sur un blog. Prédiction possible donc... Mais qu'est-ce qu'une prédiction que l'on ne pourra jamais établir que dans l'instant ? Et surtout, comment tolérer l'idée que l'on ne se maîtrise pas ?
Sauf pour ceux qui considèrent qu'il y a du divin dans le cerveau (jconsidère que le cerveau n'est qu'un système nerveux ultra sophistiqué, qui vaut celui d'un insecte) comme certains scientifiques très sérieux qui pensent que le cerveau est un "récepteur à dieu", la question s'arrête là ; l'infini nous dépasse, et certains ont choisi d'appeller ce truc "dieu", faute de mieux. D'une certaine manière, je les rejoins ; je pense que dieu n'existe pas, mais qu'il existe un genre de transcendance que personne n'est capable de dire si elle sera un jour élucidée. Et évidemment, cette "transcendance" n'apparaît pas dans notre monde à nous, matérialiste et carré. Donc, autant s'en foutre et continuer à vivre dans les règles de notre monde à nous, qu'on maîtrise chaque jour un peu plus.

Jsais pas si je me suis bien fait comprendre sur ce dernier point, mais jmen branle, jvoulais le fixer à l'écrit, stoo. Après jme comprends. Je rappelle que je parle uniquement de mon sentiment personnel, sentiment que j'éprouve par exemple en me mattant 2001 l'odyssée de l'espace. Donc n'envoyezpasdavionsurmamaison.1138419561799cheesus

30 juillet 2008

Génération metalcore.

cl_ment_le_no_life_is_backLes jeunes qui ont la double malchance de me fréquenter et d'écouter du metalcore à la chaîne savent que j'ai tendance à vaguement bouder, sinon mépriser ce genre de musique et surtout le mode de vie de djeunz qui tourne autour. Enfin, faut nuancer hein : paraît que pour certains, Hatebreed (parce qu'il y a une large touche métal) ou même Converge, c'est du metalcore. Et en plus il paraît même qujai pas que ça à foutre de pseudo-débattre sur des pseudo sous-catagories-de-sous-sous-sous-genre-de-cette catégorie-de-musique-aussi-pauvre-qu'est-le-métal. Bref, comme j'ai fait récemment pour l'émo, j'utilise ma définition personnalisée du métalcore juste pour cerner un "esprit", ou plutôt -pour utiliser un vocabulaire conventionnellement anticapitaliste-, cerner encore une mode ecervellément pauvre (malgré le fric qui tourne autour), et qu'il me faut à tout prix descendre vu quc'est tellement facile et qu'en plus ça me donne la grisante sensation d'exister.

BREF, ici jveux pas tant que ça parler de son. Jveux décrire une "génération", au moins parce que c'est encore un mot coule. Et pour ceux qui veulent quand même savoir ce que j'entends musicalement par metalcore... Ca fait une heure que je cherche à retrouver les millions de stéréotypes sur pattes que j'ai pu croiser le long de mes explorations musicales, sans vrai succès.
clement_le_no_life_est_carrement_backPar métalcore, je veux parler de la bouillie en "core" (metalcore, deathcore, etc) très apparentée à l'émoplastique que j'ai décrite ici, car mélangeant mécaniquement tous les éléments de métal qui font le plus cool possible. Si si, tous ces groupes plus ou moins calqués sur le modèle genre As I Lay Dying, introduisant dtemps en temps des gruigruis malheureusement rigolos casés entre des chants emomoncoeursaigne, ou, avec encore plus de plaisir, des petits sons colorés qui font méga guitarrrrocknroll à la métal scandinave pour geek.
Encore une fois, j'ai beau chercher un groupe-type, je ne trouve que quelques exemples ridicules qu'en demi-teinte. Maiiiimaimai jme rends compte quy en a un très bon nombre de ces groupes très à la mode qui sont composés de musiciens chrétiens engagés ; en témoigne l'apparition d'un nouveau nom de catégorie musicale inutile : le "christian core" -ils le disent même dans le fameux reportage sur Clément-. Et du coup mon pauvre esprit fasciste anti-clérical a tendance à faire un rapprochement plutôt facile. M'enfin. Bon.

in_da_pitLa "génération metalcore" est un sujet pas intéressant du tout et touchant pratiquement personne, mais c'est un thème suffisamment pauvre pour que j'aie la motivation dressortir dix minutes mon clavier et fixer les 2-3 maigres lignes que j'ai à sortir à cpropos. Ce ne sont pas les jeunes que jdéteste le plus, mais ils m'énervent quand même un peu.
Ca existe depuis la nuit des temps, les moisis du métal qui vont gentillement acheter leur pull marilyn manson pour strouver une identité spectrale le temps d'une bière adolescente. Mais là c'est beaucoup moins innocent, il y a un genre d'élitisme sectaire, de snobisme bon-bourgeois, mêlé à un amour du métal à sous copieusement distribué par myspace ; même que c'est pour ça que leur musique c'est "underground". Myspace oui, trois fois oui, évidemment, puisque surtout pas facebook. Même que c'est pas du tout symétriquement la même chose, ils disent ça. Bref, être un bon myspacien, kiffer les groupes étrangement semblables qui y tournent, accorder beaucoup d'intérêt à des fringues de true rebel style paye ta veste 500€ ; voici les conditions minimales pour appartenir à la génération métalcore, vitrine ambulante de promotion pour le capitalisme, magnifique système économique orchestré par la loi de l'offre et de la demande, qui donne de la merde à ceux qui en veulent. Hooray.

jaimelamusiqueetjelemontreBref, ça me fait chier de voir le peu de choses bien dans le métal se faire zapper pour donner un nouveau mode de vie fashion à des jeunes conformistes qui ne se distinguent des pouffes et bégés uniquement parce qu'ils font gruigrui et non lala. Car il s'agit bien d'un comportement d'inexistant qui ne vit que pour se montrer aux concerts (ou plutôt montrer sa mèche et son t-shirt), invoquant un pseudo-purisme undergraounde, en embrassant la pop du métal, une pop rebelle car violente, le métalcore.
Il n'y a encore pas si longtemps que ça j'avais le sentiment d'être un peu seul à voir à quel point de par le son et l'univers qui l'accompagne, cet état d'esprit était puant. Mais jsuis content de voir que je ne suis pas le seul mélomane s'habillant en noir à regretter ce genre de comportement.

Je cherche pas tant que ça à faire le pseudo-puriste éliteux, le vieux métalleux à moitié vivant qui dit que le rock est mort et tous des pourris, toossa, et que les jeunes sont stupides. C'est juste qu'il y a quelque chose (au niveau "idéologique" je veux dire) dans le métal qujaime plutôt pas mal, et ça me fait chier de voir de plus en plus de gens penser que le métal, c'est clément le no life, c'est être cool, c'est trouver un moyen d'exister au lycée.

Ces milliers de jeunes comme Clément tombent musicalement au stade du rnb-pop-etc, c'est à dire le stade où la musique n'est plus un plaisir, quelque chose qui sert à s'évader toossa, mais un truc qui sert socialement. Un truc qui sert à donner de l'ambiance au vide, pour, au final, se trémousser et tirer un coup. Ca vaut tout à fait la "musique" de soirée, la "musique" de boîte, sauf que là BULLYc'est sur le portable multicolore underground ou dans des salles de concert. C'est comme quand je mets inlassablement en marche le répertoire "disney" ou "les musclés" de mon mp3 relié à la chaîne quand je suis en soirée, bien conscient que trop peu de gens peuvent prendre du plaisir à partager du son étrange comme j'écoute, du moins en soirée. Ils veulent juste ingérer des substances avec un fond musical quelconque, du moment que c'est entraînant, et avoir du sexe. C'est compréhensible, c'est important d'avoir du sexe. Mais voilà, jpense pouvoir affirmer quc'est pas ça la musique. Même si y'a encore quelques jours on m'a rappellé que j'écoutais de la merde, avant de remettre dans le lecteur l'inusable cd de dub incorporation \o/.

Bon, autant donner un premier exemple pour illustrer l'état d'esprit de ces jeunes ; leur rapport au KDS et au pit (la fameuse manière de s'ébattre sur de la musique initiée dans les années 80-90 par les hardcoreux, [qui l'ont eux-même repris à des blacks]).
A l'origine, le pit, c'est cette zone géographique un peu vide située en face de la scène, à quelques mètres, où ceux qui le désirent peuvent laisser exploser leur rage révélée par la musique en tabassant l'air en rythme. A la condition de respecter les règles de cette pratique, ce qui suppose de savoir canaliser sa violence de sorte à n'obtenir que du défoulement bestialement positif. Bref, les premières apparences évidentes écartées, on comprend très vite en quoi pit et KDS se veulent des synonymes de convivialité, de camaraderie, de respect, toosa.
cl_ment_le_no_life_aime_la_violence
Il suffit de jeter un super rapide coup d'oeil à la photo de profil myspace de Clément le no life ci-contre que j'ai gardée pour ce paragraphe pour comprendre assez vite que ce n'est pas vraiment la même logique qui est à l'oeuvre ici. C'est le retour de la violence c'est cool, c'est "putain comment jlui ai défoncé la gueule l'autre con dans le pit LOL". C'est, oui absolument, la même conception du pit que le wech qui va profiter de la fête de la musique comme une nouvelle occasion de montrer à quel point il est nuisible en débarquant dans la fosse pour tenter de défoncer sa mère à tout cqui est pas comme lui.

Deuxième exemple, moins sociologique et plus musiqueux, révélateur de la volonté de produire un truc cool plus que de la musique : le choix du chant metalcore. Je fais partie de la catégorie de gens qui arrive à considérer que ce n'est pas parce que quelqu'un crie dans un micro que c'est du bruit. Et je n'aime vraiment pas du tout le chant metalcore/deathcore, le trait le plus caractéristique -je pense- de ce genre de musique. Heureusement, Clément est là pour nous donner une parfaite démonstration de ce chant. Il ne s'agit plus des hurlements sauvages genre jsuis pas content et jle montre avec ma musique. C'est en fait un mélange pêle mêle des chants métal les plus anti-naturels, qui font cool parce qu'on crie et parce que c'est violent il paraît. On retrouve évidemment le chant gutural style évier bouché au yaourt, typique du death, car utilisé pour donner quelque chose de monstrueusement bestial, voire d'inhumain. Dans le chant metalcore, il est en partie employé parce que bah c'est rigolo MDR et que ça fait métal, violence, cool, etc. Totalement tout pareil, on reconnaît le chant black métal, excessivement distordu et aigu, à l'origine pratiqué pour simuler le trip "possession", "démon", bref encore une fois inhumain.
Je respecte ces trips même si perso j'ai beaucoup de mal à apprécier. Mais on comprend
sans_mentonclairement en écoutant de quelle manière et sous quelle logique les deux sont combinés au chant emo qu'on a pas à faire à de la musique, mais à quelque chose de cool.

Encore une fois, jsuis pas un con de puriste, jsuis pour le mélange des genres et tout, mais voilà, dans une démarche créative, ou -ça me tue d'utiliser ce mot-, "artistique". Le musicien se dit "je veux faire de la musique". Le jeune metalcoreux, consciemment ou non, se dit plutôt "je veux faire quelque chose de cool". Un peu comme les gens qui vont postuler à la starac pour devenir célèbres même que c'est valorisant, et même que surtout, ça permet d'avoir du sexe. Autant y aller franchement en montant une connerie à la ultra vomit, gronibard, ou anal chaos. Au moins c'est de la non-musique assumée.

J'affirme qu'on peut comparer cette musique au punkrock djeunzy, genre chaipamoi, sum 41, tout ça... Parce que c'est une musique vraiment super pauvre car djeunzie (comment trouver de la richesse dans du skate ou des gobelets rouges remplis de bière ?). Ces deux genres de musique ont en commun leur efficacité, le jeune metalcoreux trouvant dans ces produits à la fois la violence qui est cool et la mélodie/chant  qui passe bien. J'irai pas jusqu'à mettre ces jeunes au four, mais quand je les entends dire "c'est ultra violent" car grui il y a, ou "c'est magnifique" paske y'a un passage avec des choeurs emo, moi jleur répondrai que j'entends que de la pop formatée. Qu'ils utilisent leur son pour avoir une vie sociale underground, pour brûler desimo calories dans le pit, bref, pour avoir du sexe quoi, tant mieux si ça leur suffit. Perso ça me suffit pas, parce que jsuis un mélomane qui apprécie le métal, et dans leurs trucs, je ne retrouve pas la rage qui fait hurler le porteur de micro de toutes ses tripes ou la sobre noirceur qui prend à la gorge, même que c'est presque agréable.

Ils diront, comme pour le précédent et le suivant groupe rendu à la mode par myspace, que suicide silence "ça démonte". Mais voilà, c'est ça le problème justement : ça démonte, et c'est tout, y'a rien d'autre. Et ça les empêchera pas de se prendre pour des über artistes qui font mouiller, tout en dénigrant les goûts des autres, dont ceux des emoplastiques, auxquels ils s'apparentent pourtant vachement beaucoup. Faut bien ça pour sdonner le sentiment qu'on est supérieur à quelqu'un d'autre sur terre.

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3 avril 2008

Être gentil.

hihi

Je suis quelqu'un de très gentil. Oui oui, absolument, je suis gentil, même si de fait les adjectifs que j'entends quand je sonde ma cote de popularité sont plutôt "gay", "facho", "déchet", "violeur", "pédant", "bourge", "égoïste", et aussi bien entendu "méchant".

Si j'affirme ma gentillesse, bizarrement, ça veut dire que je m'identifie vraiment pas à cette tendance super très rock n roll qui consiste à penser qu'être méchant, ça fait cool, et qu'être gentil, ça fait victime. Il suffit de cotoyer des êtres humains pendant environ pas longtemps du tout pour s'apperçevoir à quel point défoncer gratuitement quelqu'un, de préférence de dos, ça crée une solidarité entre moquateurs qui fait qu'on a l'air cool et galakqu'on peut donc être potes et boire du panaché.

Mais si je suis si gentil, c'est pas seulement en opposition à ces gens que j'aime pas. On pourrait croire que je le suis par ce calcul souvent inconscient que font la plupart des gens qui sont gentils, à savoir considérer qu'il y a un mécanisme naturel ma foi plutôt bien foutu qui fait que les gens méchants se retrouvent vite tout seuls, et quc'est bien fait pour eux. Exception à ce mécanisme, la fille à gros nibards (tiens au fait ils vont sortir un nouvel album après 7 ans d'absence) qui est réputée pour sa gorge profonde et qui peut, elle, se permettre d'être méchante sans être exclue du cercle des gens qui rigolent bien ensemble.
Autre défaut : ce mécanisme n'est vraiment pas forcément réciproque. Si en général un gens méchant se retrouve vite seul, un gens gentil n'est lui pas obligatoirement apprécié et intégré par les autres gens. Pour donner un exemple, j'ai pas à chercher bien loin, vu que je suis dans ce cas.

Vu que j'ai fait ma profession de foi et que donc j'ai bouffé du paincarton, on pourrait alors croire que si je suis si gentil, c'est parce que j'ai trouvé Jésus et que je kiffe être un martyr flagellé. Ben bof aussi hein, autant dire que je suis plutôt très pas sMangerensible du tout à la morale catho.

En fait, c'est un calcul plutôt "économique", vu que c'est un calcul coût/avantage. Être gentil, très souvent, ça coûte rien, ou alors très peu. Et pourtant ça change la vie putain. Jme suis rendu compte à quel point en vivant d'abord à Beauvais, ville picarde rythmée par une lutte des classes assez marquée, puis à Paris, où le bilan sur le taux d'agréabléité des gens est plutôt connu, et enfin à Lille. C'est vraiment pas faux ce cliché évoqué dans le blockbuster français qu'est Bienvenue chez les ch'tis, comme quoi dans le Nord les gens sont chaleureux, agréables, accueillants bref, gentils. C'est vraiment pas grand chose, c'est une attitude générale qui crée un contexte super agréable à vivre, comme par exemple à l'inverse quelques wechsàbrûler suffisent pour instaurer un contexte d'insécurité et de méfiance vraiment ultra chiant.

Concrètement, ces petits trucs qui au final amènent à ce supercontexte ne coûtent donc vraiment pas beaucoup. Pour illustrer : quand quelqu'un demande qu'on lui passe le sel, on va pas exiger qu'il le fasse pour une pièce de 2 centimes.
Bon, du coup, c'est clair, pour moi être gentil c'est pas faire tout plein de khados à tout le monde. C'est simplement adopter ces petits gestes de bonne volonté qui ne coûtent rien et au final ont un impact globalement positif. En tant qu'individualiste assumé, jpense que dans cette logique coût/avantage, la gentillesse qui est la plus efficace pour vivre mieux, c'est celle qui coûte rien, et pas la générosité-charité qui consiste à shiningenvoyer un texto pour les mourus & les sans-chaussures de la wave au Sri Lanka. Être trop gentil, au point de devenir généreux, oui, là c'est être une victime. Parce que par définition, le monde est méchant, et il sera sans pitié avec le gentil. Être gentil est un luxe dans le monde moisi où on évolue. Autant le faire seulement quand on prend pas le risque de se faire enculer, c'est à dire être gentil uniquement dans le sens "agréable" (et non forcément "poli").

Petit truc à préciser : être gentil, c'est pas être  faux cul (ou un légume sans esprit critique) pour pas froisser. Jsuis personnellement très attaché à l'idée qu'être franc c'est cool. Tout le monde est il me semble à peu près d'accord avec ça. La franchise est même une valeur-phare pour certains groupes de gens, comme les hardcoreux. Il suffit d'être un minimum ouvert à la critique quoi, merde, c'est aussi ça être gentil.

Y'a un problème aussi, c'est que beaucoup de gens pas gentils confondent souvent franchise et méchanceté gratuite. Du coup à cause de ces enculés de merde, y'a plein de gens trop gentils qui sont blessés pour rien. J'insiste vraiment sur le pour rien. Parce qu'être régulièrement blessé, dans la vie, c'est vital : ça sert à tirer des leçons, en particulier la principale qui dit qu'il faut être fort dans la vie, et non un gotho-emo-romantique dont l'âme souffre tellement dans les ténèbres du coeur qu'il faudrait s'attarder dessus tellement c'est beau.
Blessé pour rien, vraiment, parce que c'est tout plein de sentiments négatifs et improductifs qui débarquent alors quc'est pas la peine. Bref, du gâchis. Et en tant qu'apprenti écolo, jtrouve particulièrement que le gâchis saymal.

Xavier_Bertrand

Je prône donc la gentillesse. Mais seulement à l'échelle de la vie de tous les jours, du quotidien, du rapport direct et concret entre les gens. Parce qu'au niveau des idées, par exemple à propos de la politique, là on peut, on doit même, être "méchant". Avoir des idées, une opinion, c'est aussi savoir se défendre vigoureusement de la critique, ça doit s'affirmer et s'assumer. C'est pas balbutier un yaourt avec des vrais morceaux de François Bayrou dedans.
Alors oui, du coup, quand jpropose de mettre les "jeunes de banlieue" -qui, rappel, ne sont pas gentils- dans des fours très chauds, on me dit "Rhooooo t'es pas très gentil". Je sais bien qu'avec Xavier Bertrand, on assiste à l'avènement de la politique gentille, mais n'empêche, j'y tiens moi, à la liberté de dire de la merde. Il suffit ensuite simplement d'avoir la gentillesse -et non la politesse- d'être ouvert et d'écouter, et donc ne pas bouder rageusement l'ennemi politique.

3 décembre 2007

Les jeunes qui se font chier.

diehippiedie'Tention, revoilà le rebut mode facho. Et même s'il a pas mal de taff en ce moment, il peut pas s'empêcher d'écrire un ptit truc gratuitement hargneux entre deux cours pour soulager temporairement son envie de brûler des gens.

Aujourd'hui, vu qule titre est plutôt parlant, jvais m'en prendre aux jeunes qui se font chier (parce qu'il y en a pas mal). Bon, on peut deviner que l'actu me pousse un peu plus à écrire cet article aujourd'hui plutôt qu'un autre jour, mais ça reste une constante : jpeux pas supporter de voir des gens -et surtout des jeunes- rien foutre, et en plus en être fier. Il suffit que jregarde vite fait ma liste de contacts MSN pour repérer une bonne demi-douzaine de gens qui mettent "jme fais chier" et autres variantes en pseudo. Y'en a même pas mal de ces jeunes qui en font des articles pour leur blog kikoolol (quand c'est pas le titre même du blog) où ils expliquent, comment, avec qui, où, et quand -mais surtout pas pourquoi- ils se font chier.

Pourquoi ce culte du "jme fais chier" chez les jeunes ? Comme pour toutes les pratiques qu'on retrouve généralement chez eux, l'explication est simple : un jeune aime ce qui est cool. Parce que quand les jeunes trouvent qu'un truc est cool, c'est qu'il l'est forcément. Or, ne rien foutre, justement, ça fait cool. Donc le jeune se complait dans la jmefaischier attitude, sans se remettre une seule seconde en cause ; ça serait pas cool :/. Dans le mêmeleve_tot genre, y'a le pseudo-marxisme de lycéen qui est bien cool aussi, enfin, j'en avais parlé y'a longtemps  (à un moment où j'avais particulièrement la gerbe en fait) ici. D'ailleurs, ça me fait toujours autant sourire de voir que les principaux adeptes du mode de vie "cool" sont souvent ces gauchistes-alternatifs qui vivent sur les autres ("autres" = indirectement des gens sans chaussures qui bouffent du sable quand ils ont 5 minutes pour s'arrêter de bosser) tout en dénoncant à la fois le méchant capitalisme qui écrase la gueule au tiers monde.

Attention , perso jsuis pas trop de "la france qui se lève tôt" non plus hein (d'ailleurs j'aime beaucoup faire dodo et j'aime faire la fête). Jsuis plutôt dans l'optique "pas une minute à perdre". Et jcrois bien qu'une année de prépa ça fait du bien à la gueule pour se rendre compte d'à quel point le temps libre peut être précieux.

C'est toujours possible de trouver une activité. Bordel, y'a trop de choses à faire, à voir, à écouter, à essayer, trop de gens à rencontrer aussi, pour se faire chier. Exemple avec la musique, je peine à y passer le temps que je voudrais, et du coup, comme beaucoup, jfais juste mumuse avec deux-trois groupestroisieme_tome à la mode sans rien connaître de l'immensité à explorer. Rien qu'avec internet, c'est impossible de se faire chier (go wikipedia youtube google etc). Et paradoxalement, c'est sur internet et en particulier sur MSN qu'on voit tous ces pseudos "jme fais chier"... dingue non ? C'est souvent aussi ces mêmes gens pseudo goth/dépressifs qui ont justement le temps de s'inventer de faux problèmes... Mais ça c'est un autre sujet.

Parce que oui, sans s'en rendre compte, on a la chance de vivre dans des pays bourges où on a accès à beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Mais voilà, par habitude -ou pour faire cool-, trop de gens ne font même pas l'effort de choisir ce qu'ils pourraient faire de leur vie. Ils restent passifs et se foutent derrière leur télé. Et qu'est-ce que c'est à chier la télé putain. Avant jconnaissais pas du tout, jregardais jamais. Mais vu que now jfais partie des millions d'abonnés-enculés à qui on refile le package Internet+TV+Téléphone qui fait croire quça revient moins cher d'avoir illimité, bah jdécouvre. Et comme les trucs comme Arte il paraît quc'est chiant, ben on trompe l'ennui, on regarde Pernault et M6 boutique, et on achète la boule magique + les deux boules adoucissantes. Ma question est simple : est-ce que c'est du temps libre dregarder le peu de choix qu'offre la télé ? Ouais, nan. Quel gâchis.

pouetChais pas pour vous, mais jpense quc'est surtout quand on est jeune qu'il faut profiter dsa jeunesse (énergie tooça) pour faire des choses. Alors voir autant de djeunz se complaire dans le rienfoutisme, ça me tue. Ou pire, ça me donne envie de foutre des coups de batte de criquet. Après, faut pas s'étonner que quelques milliers d'étudiants qui sfont chier en fac avec leurs 20h de cours par semaine (dont la moitié séchée) profitent de la situation actuelle pour s'inventer une carrière de militant bloqueur histoire d'en foutre encore moins, pis dfumer des joints en buvant du jus de houblon dans les amphis (jcrois quya pas plus cool). Attention, ça a vraiment rien à voir avec ma position concernant la superloi (pour tout dire, j'en ai pas), et jcritique absolument pas les vrais militants qui savent de quoi ils parlent, quelle que soit leur position. J'ai simplement envie de chier dans le cou de tous ces abrutis qui suivent le mouvement pro-blocage simplement pour prolonger leur toussaint (même si y'en a qui croient avoir compris de quoi ils parlent, et croient donc mêler l'"utile" à l'agréable...).

Fin bref, comme disait ce cher abbé Pierre dans un contexte un poil différent : "ne rien faire est un crime contre l'humanité"...

1 août 2007

Les parents, à quoi ça sert ?

Hé oui, question toute conne que beaucoup de trve rebels de mon genre se sont souvent posée un beau jour où ils se sont retrouvés privés de sortie parce qu'ils avaient eu une mauvaise note en arts plastiques. Ou parce qu'ils ne font pas les études qu'ils souhaitent faire. Bouh les vilains.

paye_ta_chatte

Bon, les parents, ça baise et après la maman elle pond un machin gluant qui va pas tarder à se déverser dessus des hectolitres de purin pendant encore quelques années. Ce machin, c'est vous, eeet c'est moi aussi. Mais ça, la fonction première qu'est la procréation, à la rigueur osef. Ce dont jveux parler ici c'est de la fonction de parent, c'est-à-dire de tuteur (souvent génétiquement) lié à l'enfant. Le ou la personne qui a fait l'erreur de penser qu'avoir un gosse ça serait mieux qu'avoir un bernard l'hermite et qui a le devoir d'éduquer et d'accompagner le gamin dans les étapes vers l'autonomie, l'autosuffisance, la maturité.

Evidemment, on zappe direct les conneries du style "les parents servent à donner leur amour à leurs enfants", hein. Ce n'est pas de l'"amour", c'est de la possessivité animale. Et jcomprends très bien ce sentiment tout à fait normal, moi-même plus tard jveux que ma laitance féconde un voire plusieurs ovules, pour avoir mon gosse à moi qui va avoir la malchance d'hériter de mes gènes pileux et de ma néfaste influence.

tamagotchiJe ne parle donc évidemment pas de la phase biberon/sac à merde, qui n'est pas de l'éducation, mais de l'élevage style tamagotchi. Passons plutôt à la phase où le gosse a assez de neurones pour faire quelque chose de sa langue et de ses mimines dans l'optique d'une domination partielle ou totale du monde. Ou faire des action ou vérité. L'adolescence, la puberté quoi, le moment où le parent va vraiment commencer à se casser le cul pour bien faire fonctionner son gosse qui, malheureusement pour lui, découvre ce qu'est réflechir. En général, les parents préparent -consciemment ou non- leur stratégie d'éducation avant de s'attaquer aux questions de manière empirique. On observe trois types-caricatures de mode d'éducation, du moins classifiés sous forme de degrés d'intervention :

Il y a le parent-poule, le parent à qui on a dit depuis tout petit qu'il fallait aimer son enfant comme son truc le plus précieux, qu'il fallait s'impliquer quotidiennement à fond dans la vie de son gosse, quc'était sacré tooça. Être toujours présent, l'accompagner dans toutes ses activités, le pousser (ou le forcer ?) à faire certains choix qui paraissent bons aux yeux du parent, etc etc. C'est le modèle traditionnaliste catho, le "je kiffe mon gosse même s'il a une gueule ratée et qu'il devient militant nazi en écoutant Diam's. Parce que c'est mon gosse alors il roxe".
Je méprise ce modèle. Oui, il vient d'une très bonne et très saine intention qu'est la volonté dfaire triompher la vie et le bien tatasam, et surtout représente souvent d'énormes efforts répartis sur le long d'un certain nombre d'années. Par son existence, ce modèle rappelhihile que faire un gosse, c'est une énorme responsabilité. Au moins, ce genre de parent se donne à fond pour son gosse, et c'est carrément louable. Mais saymal quand même. Parce que l'éducation sert à devenir autonome, et l'apprentissage de l'autonomie doit passer par la libre expérimentation, et donc forcément par des erreurs. Je n'aime pas l'effet "sur les rails vers la bonne destination". Ce n'est pas parce qu'on a pas encore quitté le foyer familial que l'on doit être inconditionnellement protégé de tous les obstacles naturels. Sans parler de l'influence sur les goûts, idées, et valeurs imposées directement ou non par des parents trop présents.

Il y a à cet opposé le parent ultralibéral. Un peu plus rare tout de même, ce type de parent considère que son gosse doit être totalement libre et attend qu'il vienne de lui-même demander conseils et aides. Et en attendant, on le loge et on lui paye la bouffe.
Encore une fois, ce type d'éducation, ça part d'un bon sentiment, c'est louable, mais c'est encore caca. En vérité, je dirais même que ça provient d'un excès de paresse. "Pourquoi faire compliqué, laissons le gosse se démerder, il pourra jamais rien me reprocher comme ça". Ben si, il pourra justement reprocher au parent de ne pas avoir rempli son devoir, sa fonction d'éducateur, de tuteur. Parce que le parent fait semblant de ne pas savoir qu'un jeune c'est con et que ça fait beaucoup de merde. Il n'est alors qu'un logeur remplaçable, pas un parent.

Au "milieu", il y a les parents libéraux. Eux aussi considèrent que le gosse doit être libre, y compris de faire des bêtises. Mais si les petites bêtises sont tolérées, les grosses conneries, style sombrer dans la drogue ou échouer scolairement, niet. Le rôle du parent dans ce cas-là, c'est de "recadrer" wiile gosse uniquement lorsqu'il sort du cadre du "tolérable". Une autorité-signal-d'alarme quoi.
En toute logique, jdevrais dire "ah, voilà, le compromis-solution qu'il faudrait adopter". Oui mais non, pas tout à fait. En fait il faut se recadrer pour changer de point de vue.

La vraie question que jme pose, c'est "comment savoir si un parent a bien joué son rôle ?". Parce qu'à la question "à quoi ça sert ?", trouver la réponse est plutôt simple. Nos sociétés primitives se basent sur la famille parce qu'il y a toujours cette possessivité animale qui fait qu'on aime faire/avoir des gosses. Eh ouais, on ne naît pas encore en laboratoire dans des tubes : Schwarzy, après avoir rappellé que seul Dieu était maître de toute vie, nous apprend entre deux explosions dans à l'aube du sixième jour que c'est plutôt cher de naître dans un tube -ONE MILLION DOLLARS de mémoire-. Par conséquent, la route vers l'autonomie n'est toujours pas gérée par un Etat neutre et impartial, et c'est bien dommage (spour ça qu'il faut voter Raël). Du coup, avoir des parents, ça sert à avoir des gênes plus ou moins cool, et, principalement de fait, à être financé. Le parent ouvre son porte-monnaie pour que son gosse mange et fasse de brillantes études de fleuriste pour pouvoir subvenir à ses propres besoins. Sauf si vous avez quelques tubes sous la main, vous ne pourrez pas refaire le monde ; faut constater que le parent sert à vous faire décoller pour prendre votre envol.

wowVoilà pour la fonction générale de parent. Ensuite, allons plus loin ; comment savoir si un parent a vraiment été un bon parent ? Fastoche. Le bon parent, le gosse revient le voir régulièrement par unique plaisir et sans arrières-pensées héritageuses une fois qu'il a quitté le foyer familial. Ha.

Premier scénario possible : le parent est un gens inutile, un genre d'ivrogne raté qui viole quotidiennement son gosse et qui prend un malin plaisir à se défouler dessus, lorsqu'il ne s'en fout pas -en gros hein-. Là, le malheureux gamin apprend à ses dépens qu'on ne choisit pas ses parents, que c'est une joyeuse lotterie qui distribue des bons et des mauvais éléments. Et là, il se dit que le tube spas si mal, et va faire toc toc Raël. Bref, dans ce cas-ci, pour avoir une bonne relation parent-enfant, c'est foiré dès le départ, y'en a un des deux qui est déjà moisi. Reste au gosse à se contenter de bénéficier de la fonction essentielle de parent ; gratter son fric. Et pour ça, peu importe la gueule du parent qu'on a en face de soi, si ça spasse mal, au moins on apprend un peu plus vite que d'autres que le mensonge, l'hypocrisie et la manipulation sont les clés de la réussite. L'enjeu consiste à ignorer, sinon à se foutre de la gueule du parent pour avoir une chance de s'en sortir. Plus que toute autre expérience, avoir des parents qu'on aime pas est sans doute un des meilleurs moyens de se faire à l'idée qu'on ne refait pas le monde, et que, par voie de conséquence, on se doit de le baiser.

Deuxième scénario possible : le parent est un gens utile. Là, l'objectif que j'ai annoncé un poil plus haut, à savoir que le gosse revienne chez ses darons par unique plaisir à la fin de ses études, est envisageable. Du moins à deux conditions.
La première, c'est que le parent ne se détache pas de sa possessivité animale qui fait gnaqu'il regardera toujours son gosse d'un oeil plus interessé qu'il ne le faudrait, et qu'il serait même prêt à sortir son portefeuille sans trop de réticences lorsqu'il le faut. Mais attention : il doit rester conscient qu'il faut rester libéral et laisser son gosse se forger seul ses idées, goûts et valeurs. C'est ce parent qui va demander d'un air curieux à sa progéniture cqu'il pense de certains débats d'actualités et qui va regarder s'il écoute plutôt les Wildecker Herzbuben (j'ai leur dernier album !) ou bien Clara Morgane (je l'ai aussi).
La deuxième, c'est que le jeune humain respecte sincèrement son parent. Bon, évidemment, ça prend pas en compte le gosse crétin qui va haïr son parent parce qu'il lui a acheté une 360 pour noël alors qu'il voulait la wii. A part le respect que l'on se doit de ressentir face à quelqu'un d'expérimenté comme un parent, jvoudrais plutôt qu'on sremette en tête l'idée qu'un parent ne doit espérer gagner le respect de son gosse uniquement s'il le mérite. Je ne parle pas forcément d'exacerber un modèle de neo-jesus; je parle plutôt de se comporter en gens utile qui prend sincèrement soin de son gosse et qui fait des choses bien dans sa vie en tant que majeur responsable. Comme envoyer de temps en temps un rouleau de scotch à l'association Raoul Follereaud, ou, à la place, renflouer régulièrement le compte bancaire de Junior.inventeur_du_steak_hach_

29 juin 2007

Musique et stéréotypes.

yayJ'ai deux mots phares pour cracher sur des artistes que jméprise : kitsch et stéréotypique. C'est souvent lié, mais là jvoudrais m'attarder en particulier sur le "stéréotype", parce que c'est assez large dans le monde de la musique. Enfin, en particulier dans la musique pour jeunes. Et jme sens concerné vu que j'en écoute une certaine quantité.

J'étais tombé un jour par hasard sur un numéro spécial du Figaro magazine que j'ai dévoré. C'était le guide parfait de la bourgeoise paumée qui ne comprend pas pourquoi son gosse se met à s'habiller bizarrement et à écouter des trucs étranges. D'après le magazine, les jeuuniquenes se regroupent en "clans" bien distincts ; les gothiques (qui écoutent Rammstein et Marilyn Manson \o/), les "hip hop" (qui font des grafitis sur les murs), les rockeurs (fans des White Stripes et Franz Ferdinand), les skateurs, etc, etc. Avec bien entendu le guide de "où et comment l'habiller, et à quel prix". Même si ce super dossier était évidemment ridicule, faut admettre qu'il était largement dans le vrai. Faut avoir de la bouse dans les yeux pour pas remarquer qu'un très grand nombre de jeunes ont un genre de révélation en sortant du collège, et se sentent appartenir à un de ces "clans". Exemple fréquent, pas mal d'ahuris se rendent compte le jour de leur rentrée en seconde qu'ils ont toujours été gothique et se mettent à écouter du black métal en s'ouvrant les veines à coup de cuillère. C'est un package, ça va ensemble : idées-musique-fringues. C'est l'étape que certains appellent "la crise d'ado". J'aime pas cette nomination. Jtrouve ça très sain moi, de profiter de ce court passage pour découvrir la liberté d'expression capillaire et pour sprendre temporairement pour un trve rebel anarchiste. Du moment que c'est temporaire, et qu'on en a un minimum honte après coup quoi.

touletParce que ce que ne comprend pas un jeune qui veut se rebeller contre le monde, c'est qu'il ne se rebelle contre rien. Faire son rebel en s'habillant pas catho et en slaissant pousser des cheveux gras tout en écoutant de la violence qui nous donne des idées anarchistes, c'est se conformer au modèle du "stéréotype" que cherche à cerner le Figaro magazine. Ils diront qu'ils s'habillent, qu'ils écoutent de la musique ou qu'ils pensent "comme ils aiment". C'est plutôt la mode façonnant les "modèles" qui les conditionne. Le jeune en manque de personnalité, pour quelque raison que ce soit, choisit un clan et devient souvent un intégriste du conformisme de la rebellitude pour une durée plus ou moins longue.
La vérité, c'est que le vrai true rebel dans l'histoire, c'est
Gerald Wilkens (c'est un fake hein) ou le genre de type qu'il y a juste à côté de ces lignes ; c'est le malheureux jeune qui ne fait pas sa "crise", qui ne se conforme pas à "l'esprit rebel" qui se fait sentir dans son lycée, et qui se fait par conséquent dégager par ses petits camarades rebels. Pensez-y deux secondes : c'est vraiment pas évident de s'habiller sans s'apparenter à un "modèle". Si on choisit dsen foutre, on fait geek ou beauf.

mardukEn cqui mconcerne, j'y ai pas totalement échappé hein, j'ai plus ou moins adhéré au vague clan "métalleux". Mais au moins jlassume et jmets en permanence (car cette "époque" n'est toujours pas révolue) à côté de mon pseudo MSN l'appellation label rouge rebel conformiste. Ayant eu un grand frère "pogotant" seul dans sa chambre sur du Sum41 et qui changeait de personnalité tous les 6 mois, j'ai quand même été implicitement mis en garde contre les dangers et dérives du trverebellisme. Autant je n'ai jamais été un djeunz se proclamant "métalleux", "skateur" ou jsais pas quoi, autant la lente mutation vers les cheveux cirés et les pentalons larges est toujours valable.

L'essentiel pour avoir un minimum d'utilité, c'est de rester ouvert, eclectique, touche-à-tout. On reconnaît les inutiles au temps et à l'importance qu'ils attachent à un unique "clan" ou "stéréotype". Traditionnellement (parce qu'il y a évidemment beaucoup d'exceptions, ce sont les gens utiles), il y a des clans plus "fermés" que d'autres : les "jeunes de banlieue" évidemment, qui peuvent pas s'empêcher d'ouvrir leur grande gueule quand ils sont au moins trois fois plus nombreux que les jeunes passant devant eux avec des cheveux autre que coupe SS. Les BCBG, moins courants, qui kiffent pas les gens qui n'ont pas la thune pour s'habiller smart. Ou le must, sans doute le cas à la fois le plus marrant et le plus grave, les trve black metalleux qui n'adressent la parole qu'aux bipèdes qui ont au moins un sweat Mayhem dans leur placard. C'est avec cet exemple peut-être un peu extrême que j'arrive enfin au but de cet article : expliquer et illustrer ma critique "stéréotypique".

clement_le_no_lifeIl y a des centaines de millions de musiciens et pratiquement autant de genres de musiques qui ont été plus ou moins répertoriés depuis que l'homme a découvert qu'il pouvait faire du bruit avec une bouteille de volvic vide (private joke). Dans la musique, surtout depuis que notre président bien aimé a été élu, tout est possible. Chaque genre de musique se décline en sous-genres et sous-sous genres qui véhiculent tous une âme propre, un imaginaire, une idée, voire carrément une idéologie. Du coup, pour caricaturer (j'aime ça), les HxC ne boivent pas, ne fument pas, tirent toujours la gueule, croient en la famille, l'amitié, l'athéisme et fuckent le système, ou bien, les gothiques sont des abrutis de littéraires romantiques qui se créent des faux problèmes parce que cay soit disant jouli, etc.
Les courants musicaux sont tous plus ou moins riches en idées, en concepts. Par exemple, le métalcore/emo basique qui
pullule en ce moment sur myspace, très pauvre, n'a d'autre message que de faire un patchwork de musique à la mode (rock, emo, death, hardcore) pour plaire aux jeunes rebels qui refusent d'écouter du rock parce que say pas assez violent, et pour leur faire comprendre que sfaire pousser une mèche rose et montrer qu'on est beau, c'est être la violence.

the_linkDans tous les cas, aucun genre n'est suffisamment riche pour justifier que l'on s'enferme dedans, il y a des bonnes choses dans tous les genres. Faut pas slaisser encercler par des barrières strictes et absurdes. Exemple, certains vieux métalleux fossilisants considèrent que c'est une hérésie de faire un album de death qui n'aie pas une jaquette ultra kitsch style steppenwolf-mutant-avec-du-sang-mais-en-plus-80's. C'est au contraire en transgressant les "interdits" qu'on innove, qu'on montre son ouverture d'esprit et donc sa qualité à faire autre chose que de la merde. Ce genre de signes trompent pas ; Gojira font des albums de death, leurs jaquettes peuvent être orange avec un joli narbre de vie dessus. Tiens, bah ça alors, il se trouve que Gojira est un groupe de qualité.
Tout ça pour dire que l'eclectisme et la tolérance en matière de musique est la preuve le plus évidente qu'on dispose d'un minimum de lucidité. L'univers de la musique, c'est plutôt vachement très gigantesque. Heureusement pour les mélomanes, on commence à savoir soigner le cancer du cul, alors on a un peu plus de temps pour en profiter. On est libre de se promener dans le catalogue en sélectionnant les genres et artistes qui nous parlent le plus, à un moment donné. Sur le moment oui, parce que -pas difficile d'en faire l'expérience- on écoute de la musique joyeuse quand on est joyeux, de la musique triste quand on est triste, de la musique rageuse quand on a un minimum de rage... Pourquoi ces
putains d'emos à la con se forceraient H24 à écouter constamment leur musique soit-disant "triste", sinon pour se conformer au modèle qu'ils cherchent à s'approprier ? J'ai une idée : pourquoi pas choisir sa musique, et non s'accomoder passivement à un son ?

Cannibal_corpseDonc voilà, à partir de là on peut comprendre ma critique "stéréotypique". On pourrait trouver comme synonymes : "fermé", "dogmatique", "non-original", etc. Je n'aime pas le rock teenage, je n'aime pas le BM qui se prend tellement au sérieux qu'il en est drôlement amusant, je n'aime pas le rap qui parle de fumer des joints pour niquer les flics et l'Etat parce que c'est la misère dans la téci... Exceptions logiques : lorsque l'artiste est un des fondateurs du stéréotype, et qu'il a donc le pouvoir du "old school originel", ou lorsqu'un artiste nostalgique d'un des fondateurs tente de l'imiter dogmatiquement.lalala

Si seulement ces cons de gens pouvaient comprendre tout ça putain, ça paraîtrait plus normal qu'un mec à sciences po lille puisse écouter gronib'.

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Bonus inutile : test pour déterminer vos proportions de stéréotype djeunz (sans surprise, je suis gothique à 45%)

27 novembre 2012

Son octobre 2012.

jaquette

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(start timer)

 

funka

01 [Musique militaire] Chant de l'Oignon

02 [Funk Rock] Funkadelic - Good Old Music

03 [Post Rock Constellation] Land of Kush - Against the Day

04 [Hardcore moderne] Plebeian Grandstand - Easy to hate, Hard to define

trollfest

05 [Post Metal] Neurosis - Sovereign

06 [Indus] Coil - Remote Viewing 1

07 [Folk Metal] Trollfest - Die Kirche undt der Mache

08 [Max Raabe] Max Raabe - Let's talk about Sex

09 [Bossa Nova] Ike Quebec - Blue Samba

10 [Electronique posé] Shlohmo - Rained the Whole Time

converge

11 [Electronique posé] Funki Porcini - Spaced

 12 [Rap Versailles] Le Klub des Loosers - Jeu de massacre

13 [Post hardcore] Julie Christmas - Scalps

14 [Hardcore moderne] Converge - Sparrow's Fall

15 [Moderne] Meredith Monk - Lullaby

16 [Atmosphérique] Stars of the Lid - A meaningful moment through a meaningless process

17 [Post rock] The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble - Symmetry of 6's

18 [Romantique] Wagner - Elegy for piano in A flat major

  

 

1 janvier 2014

Son janvier 2014.

jaquette

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Vierne01 [Hardcore moderne black] Alkerdeel - Winterteens

02 [Post Rock black] Kayo Dot - Floodgate

03 [Atmosphérique] Stray Ghost - Saudade (Part two)

04 [Folk] John Fahey - The Red Pony

05 [Post Rock] Maudlin of the Well - Excerpt from 6,000,000,000,000 Miles Before the First, or, the Revisitation of the Blue Ghost

06 [Orgue] Louis Vierne - Symphonie n°1 - prélude

07 [Moderne] Alfred Schnittke - Requiem & Concerto for Piano and Strings - Sanctus

08 [Mike Patton] Fantômas - Book 1:Page 19

09 [Doom/Sludge] Eibon - The Void Settlers

10 [Rock] Apse - All Mine

11 [Atmosphérique] Celer - A1

 

 

 

 

 

 

 

1 septembre 2013

Son août 2013.

jaquette

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DBRRB2012_by_Niels_Vinck

01 [Hardcore] Zeke - The River

02 [Sludge] Royal Talons - Western Path

03 [Sludge/Doom] Dark Buddha Rising - Enneathan

04 [House] Mr Oizo - Datsun

techno_animal_01

05 [Ambient] Techno Animal - Needle Park

06 [Hip Hop] Dalek - Back to Burn

07 [Poprock] Porcelain Raft - Shapeless & Gone

08 [Electronique] Repeat Pattern - FPCM

09 [Abstract Hip Hop] SNKA - Whiston

Gustav_Mahler10 [Rock folk] I am Kloot - Mouth on Me

11 [30's] The Comedian Harmonists - Holzhackerlied

12 [Classique] Mahler - Symphonie n°8 - Alles Vergängliche

  

18 mai 2011

Son avril 2011.

Manfred_Horvat


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Electric_Six01 [Folk] Geoff & Maria Muldaur - Lazy Bones

02 [Discorock] Electric Six - Dance Pattern

03 [Hip Hop/Indus] Dälek - Atypical Stereotype

Earth04 barn_owl[Atmosphérique] Portal OST - Self esteen fund

05 [Post Rock] Harvestman - Centre of the world

06 [Post Rock] Earth - Father Midnight

07 [Post Rock] Barn Owl - Teonanacatl

08 [Post Hardcore] Year of No Light - Abbesse

drunkdriver09 [Post Rock] Pan American - In a letter to G.H.Wells, 1932

10 (Hardcore moderne] The Chariot - Andy Sunwall

11 [Grind] Warscars - Loser666

12 [Métal Pattonien suisse] Alboth! - Evan Gluck

brother_ghost13 [Hardcore moderne] Drunkdriver - The Accident (cherche similaires, merci)

konntinent14 [Chansons catholiques] Alain Delorme - Qu'il est formidable d'aimer

15 [MSI poo] The Left Rights - Super Suburb Chix

16 [Post Rock BG Electrisé] From Monument to Masses - The Quiet Before

17 [Post Rock/Hardcore moderne] Brother/Ghost - Waal

mount_fuji_doomjazz_corporation18 [Atmosphérique] Konntinent - Frost Air

19 [Electronique cotonneux] Bonobo - 1009

20 [Trip Hop] Troublemakers - Black City

21 [Atmosphérique] The Mount Fuji Doomjazz Corporation - Erotic Love Queen

22 [Métal indus] Ministry - Breathe

23 [Blues] Tom Waits - Goodnight Irene

24 [Blues] Leadbelly - Leavin'Blues

20 mars 2011

Son février 2011.

gaston

 -DL-

 

georgetown01 [Drone] Earth - Lullaby (take 2 : how dry i am)

02 [Hardcore moderne] Converge - On my Shield

03 [Hardcore moderne] Norma Jean - The Anthem of the Angry Brides

04 [Hardcore moderne] Architect - I am become Death

05 [Post Rock] Thisquietarmy - Mercenary Flags

06 [Dub] Kanka - Echo Dub

07 [Electro] Gonjasufi - Duet

08 [Trip Hop] Funki Porcini - Purrfect

09 [Hippie Beach Boys] Megafaun - Bonnie's Song

thisquietarmy_by_Eric_Quach10 [Rock folk] Wovenhand - White knuckle grip

11 [Post Rock] Apse - The Crowned

12 [Post Rock] Yellow6 - Tahoe (blue)

13 [Indus martial] Wappenbund - Ostpreussen

14 [Electro] Vex'd - Venus

15 [Hardcore] Reign Supreme - Slipping Away

16 [Rock fluo] Electric Six - American Cheese

1a4d2e208264be23251e1465ff9fdf7917 [Petit fils d'Henri Dès] Explosion de Caca - Barbapapa

18 [59] Didier Super - Vois sur ton chemin

19 [Grind] Brutal Truth - Homesick

20 [It goes with everything] Street Fighter - Guile stage theme

21 [Chanson française] Berthe Sylva - Les roses blanches

22 [Coldwave] Another Sunny Day - You should all be murdered (rescued !)

23 [Pop Manchester] I am Kloot - Same shoes

24 [Hip Hop] Socalled - Slaughter Freestyle

25 [Classique] Russes - The Linden Tree

chetbaker26 [Aborted] Passe Partout - Les Légumes

27 [Jazz] Chet Baker - Exitus

28 [Chanson Française] Tino Rossi - O Corse Île d'Amour

 

1 juillet 2012

Son mai 2012.

jaquette

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pis première depuis reboot, donc elle est chouette


drunkdriver

01 [Noise pas très sain] Drunkdriver - Knife day

02 [Grind] Mumakil - Doomed

03 [Rock] The Black Angels - The Prodigal Sun

04 [Rock] BRNS - Here dead he lies

05 [Cyclone] Madeleine Pascal - J'aime les oignons

06 [Indus] Rammstein - Mein Land

51i94ZhJpmL

07 [Screamo] Sed Non Satiata - Osögö orö

08 [Post Rock BG/Hardcore moderne] Totorro - The yellow one

09 [Mec sans moustache] Henri Dès - Mon Hippopotame

10 [Moshstep] Eetr - Transit Affliction

11 [Dubstep] 16 bit - Swine Flu

big boss man

12 [Rock] Big Boss Man - C'est moi

13 [HipHop] Dope DOD - Psychosis

14 [Chanson] Gordon Jenkins - Don't cry Joe

15 [Electro/Trip Hop] Shlohmo - Same time

16 [IDM] Clark - The Pining Pt1

17 [Beachboysdufutur] Akron/Family - Light Emerges

18 [Dreampop] Beach House - Walk in the Park

19 [Post Rock Constellation] ASMZ - What we loved was not enough

Shlohmo

20 [Classique] Franz Lehar - Das Ist Mein Ganzes Herz

21 [Orthodoxie des neiges] Heureux ceux qui souffrent

22 [Post Rock Teonanacatl] Barn Owl - Infinite Reach


28 octobre 2011

Son novembre 2011.

leopold_2_l (2)

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Rosetta+Hungary101 [Post Hardcore] Rosetta - So Warm a Solitude

02 [IDM] Autechre - 444

03 [Electronique] Silence - Trouble

04 [Hip Hop] Sole - Cheap Entertainment

05 [Trip Hop] Massive Attack - Spying Glass

06 [Electronique] 13&God - Sure as Dept

07 [Coldwave] Ringo Deathstarr - Starrsha

08 [Rock] Electric Six - Cold Future

09 [Ska] 7 Seconds of Love - Submarine

konntinent10 [Dub] Groundation - The Seventh Dub

11 [Electro] Gonjasufi - Candylane (Bibio Remix)

12 [Post Rock BG] Explosions in the Sky - The sky above, the field below

13 [Post Rock/Atmosphérique] Konntinent - The singular device/striking distance

14 [Post Rock Constellation] Evangelista - Artificial Lamb

15 [Post Rock] Tulsa Drone - The devil changes color

16 [Classique] Goetz - Piano Concerto in B flat major, Op 18 - Movement 2: Mässig langsam

17 [Classique] Zemlinsky - Symphonie n°2 - Mvmt 2

evangelista18 [Hardcore] All out war - Ennemies of Creation

19 [Metal indus] Punish Yourself - This is my body, this is my gasoline

20 [Hardcore moderne] Trap Them - Evictionaries

21 [Indus] Godflesh - Tiny Tears

22 [Marche militaire] Liberty Bell March

29 mai 2011

Son mai 2011.

liberia

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magrudergrind01 [Hardcore moderne] Converge - Blind

02 [Grind] Magrudergrind - Pulverizing Hate Mongers

03 [Baroquecore] Igorrr - Excessive Funeral

04 [Atmosphérique cathédralant] Scanner - Durufle

05 [Post Rock] Barn Owl - Ancestral Star

06 [Post Rock BG couille] Tides from Nebula - Apricot

07 [A ressortir pertinemment] Gene Kelly - Good Morning

us
christmas08 [Punk Rock] Dropkick Murphys - Sunday Hardcore Matinee

09 [Rock instru] Al lover - I'm Glad

10 [Post Rock americana] Earth - Omens and Portrents 1: The Driver

11 [Psychérock burné] US Christmas - Say Sister

12 [Japonais sous acides] Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso UFO - The Kiss That Took A Trip/Magic Aum Rock Again/Love Is Overborne/Fly High

13 [Rock] Genesis - The Fountain of Salmacis

14 [Romantique] Verdi - La Forza Del Destino: La Vergine Degli Angel

15 [Flamenco] Talegуn de Cуrdoba & Jorge Rodriguez Padilla - El que se tenga por grande

16 [Leitmotiv] Piero Umiliani - Mah Nah Mah Nah

crowpath17 [Brutal Death] Nile - Permitting The Noble Dead To Descend To The Underworld

18 [Metal chaotique] Crowpath - Cleased in Chlorine

19 [Domenical de pointe] Les Infidèles - Des larmes et des maux

20 [Digital Hardcore] Atari Teenage Riot - Death of a President D.I.Y

21 [Radiohead] Radiohead - Separator

22 [Folk] Vic Chesnutt - Vernon

30 novembre 2011

La drogue.

« Alors je plaçai ma pine brûlante dans son con, comme un couteau dans une motte de beurre. »

Guillaume Apollinaire

 


Texte PDF un peu plus user friendly dispo ICI


 

 tumblr_l16k6q11vm1qbd05oo1_500Bonjour ! 

Je l’avais déjà fait il y a longtemps, mais j’ai très envie d’écrire à nouveau quelques paragraphes bien fat sur la drogue, principalement parce que je suis une personne qui fait usage de drogues depuis plusieurs années et que les drogués aiment beaucoup dialoguer tout seul sur ce sujet (puisqu’ils sont drogués). Mon historique ; par pur et unique non-conformisme juvénile, hargneusement antimonde, j’ai mis relativement pas mal de temps à plonger mes lèvres dans une 1664 en prenant toutefois bien soin de grimacer d’avance. J’ai mis plus de temps encore à daigner inhaler une boule de cirage effritée, et carrément beaucoup plus de temps à téter tata nicotine pour la première fois. En dehors du rejet précoce et excessivement dogmatique des pratiques sociales à succès, il m’a fallu attendre le monacat industriel de bac+0 pour commencer à découvrir à quel point ça fait du bien de s’exploser légalement la gueule à coups de grosses caisses d’éthanol quand on sait que le lendemain on retournera se plonger dans des fiches-stabylo. L’habitude et la régularité s’installent (parce que c’était et que c’est bien, la drogue), et de nombreuses accointances autour de moi comprennent de moins en moins pourquoi je ronfle la tête contre le frigo après avoir une énième fois tenté sans succès de rouler à peu près correctement. S’ensuit un dialogue de sourds avec le monde, parce que pendant que certains se sentent héros de faire culpabiliser l’usager de substances, certaines  d’entre elles s’avèrent plutôt géniales une fois qu’on apprend à en faire un usage autre que fbmécaniquement social. Vous savez, ce cadre de conventions coutumières qui fait que depuis des siècles, le lendemain du souper, on brime en chœur ce bon Jean-Pierre pour avoir bu un petit peu trop, preuve en est qu’il a montré sa pine à table (la désinhibition du mauvais goût ou la dramatisation du prépuce, à vous de juger).

Sans tendance excessive pour la pratique du nihilisme ou pour la liquéfaction des valeurs judéo-chrétiennes pouvant y être associée, il faut admettre que quand on se veut un minimum aculturel et qu’on apprend que l’alcool est de loin une des drogues les plus nocives pour nos petits neurones, c’est pas trop ardu de cheminer dans la théorie pour conclure en disant que les drogues ça fait partie des très bonnes choses de l’existence.  Sauf que chuchoter un peu trop fort ce genre de refrain, ça rend socialement inadapté, ça rend un peu dangereux à côtoyer. Ne pas lutter publiquement contre la spirale de la drogue, appréhender ces produits comme des choses pas mal, ça mène à l’isolement typique du carton Moulinex sur le trottoir, ou, dans mon cas, au statut de polyglotte joggeur à cravate qui a non seulement arraché son master en conneries européennes des griffes d’un affreux trentenaire professeur en métrosexualité, mais qui a aussi trouvé Dieu et même atteint la stabilité et l’apaisement vodka_netmentaux durables. Bilan ; je ne vois aucune raison qui me pousserait ou vous pousserait à arrêter de vous droguer. Quelques regrets quand même, ne nous voilons pas la face, genre une promenade dans l’agonie blanche en ambulance au diesel, et sans doute un peu trop d’axones moulus par dame vodka. Mais du reste, oui, je pense pouvoir dire que bien naturellement, j’aime les alcaloïdes. Pour arriver à cette conclusion et aussi au statut de chaman en intérim, j’ai passé pas mal de temps à me renseigner et à réfléchir sur la pratique, alternant surenthousiasme et culpabilisation aberrante. Chacun ses spécialisations plus ou moins poussées ; après avoir beaucoup douté, je pense aujourd’hui pouvoir commencer à causer solide non seulement de Raël mais aussi de l’univers féérique de la drogue. J’ai même fait mon mémoire sur la « politique européenne de réduction des dommages liés au phénomène de la drogue » t'as vu, et songe assez sérieusement à orienter une carrière professionnelle dans le sujet, parce que je suis un jeune homme passionné qui commence à regretter de ne pas avoir plutôt reçu la formation du parfait petit neurologiste. En fait ça me fait limite chier de passer excessivement de 04 :00am à m’informer sur la nature des molécules actives des crapauds psychotropes, ou à plus généralement tenter de démêler ce sujet enlaidi par les croyances et autres tenaces désinformations. Il me faudrait FONTENAYdésinvestir un peu d’intérêt pour ce secteur, comme le mélomane a lui aussi intérêt à se désintéresser des sons insuffisamment reconnus, parce que faut bien dire que c’est pas ce qui paye le plus. Autour de ce non-mot erronant qu’est « drogue », y’a des constellations de gros thèmes à aspects politico-sociaux, philosophico-idéologiques, voire carrément scientifico-pharmaceutiques sur lesquels beaucoup de gens ne se bougent pas suffisamment le cul pour s’informer convenablement, alors même qu’on est un peu au milieu d’un tournant dans la façon de percevoir ces objets. J’oublie sans tact que ces mêmes gens ont peur du sujet parce qu'ils ont peur des consommations pas comme avant. Alors souvent demeure l’impression que tout a déjà été dit et qu’il est inutile d’en écrire davantage, mais j’ai aussi besoin de me faire la synthèse personnelle de mon opinion pour passer à autre chose, et puis si ça peut être sympa à lire, autant que ça soit un peu utile pour les quelques petits curieux endoctrinables perdus ici. Aussi, ça peut aider un peu à propager l’idée que foutre des innocents en taule c’est pas très gentil, c'est toujours bon de le rappeler. Ca serait tellement simple de résoudre le problème en disant tant pis vous êtres trop cons et mal informés et les drogués ont raison, mais le dossier n’est toujours pas disposé à se faire aborder dans une perspective scientifique par le citoyen, il demeure du ressort de la morale, et c’est bien tant pis parce que du coup on avance pas. Je suis incapable de me prononcer avec un minimum de conviction dans une conversation sur le yuan sous-évalué, mais la drogue est devenue un des quelques points où je peux sans effort apparaître hawkingen putain de militant de merde sans humour, aux limites du supportable (comme la plupart des représentants de cette espèce), ou du moins, c’est  un peu ce que je m’applique à prouver ici en proposant le produit de décennies de palpitantes expériences plus ou moins hasardement documentées. Je rassure, il s’agit ici de parler de drogue, pas de faire une tribune alakon pour rappeler que c’est évident  qu’il faut déprohibitionner au plus vite notamment parce que le dépoussiérant pour ordinateur sauvera l’humanité de l’auto-combustion. Pour ça, il suffit de s’informer, et moi jsuis pas un journaliste, alors ouvrez des millions d'onglets et appelez google à la rescousse lorsque vous croisez un mot obscur (du moins, lorsqu'il ne s'avère pas être un néologisme douteux) ; la question est résolue, y’a plus à négocier avec le Vatican pour tenter de parvenir à un compromis à ce sujet. Le décalage entre la vérité et la traduction juridique des mœurs actuelles est tellement immense qu’il n’y a plus à tolérer les drugsrefrains des ignares à autorité. Face au contraste, c’est pas étonnant de voir que nombre de drogués de merde pensent que la raison à tout ceci est du fait d’illuminatis souhaitant garder la main sur un monde matérialiste où l’unique direction à promouvoir pour patauger dans le nirvana serait l’élégant design de son téléphone ou le prix du nouveau canapé. Parler drogue en conjuguant pédagogie et scientificité c’est pas évident, parce que les drogues sont beaucoup plus différentes que les marques de sous-pulls. Alors j’avertis ; je resterai dans le registre allusif, là où chaque molécule mériterait pourtant une stricte étude individuelle.

Le principal bug dans la vision générale des aspects liés à la consommation de drogue, c’est que les mœurs, comme souvent, sont en retard. Le fait est qu’aujourd’hui, on conspue toujours autant les usagers de drogue comme on fait toujours autant chier les tarlouzes qui veulent se marier, alors que pour les mères abjectes qui font le choix d’expulser leur fœtus dans le vide-ordures, ça va mieux, la pilule est passée. C’est le même type de combat mené par l’inflexibilité des esprits, contrecarrer passivement l’eudémonisme par des règles erronées hyhéritées de corpus qui ont pourtant très souvent raison sur des points un peu plus essentiels de l’existence. Au moment où l’Hexagone découvre avec stupéfaction que la plupart –pas Julien Lepers- de ses animateurs télé sont de méprisables cocaïnomanes gauchers en cours de repenti, l’ONU écrit noir sur blanc que la politique de prohibition des drogues est un échec complet, et des revues d’experts à fond neutres hésitent pas à titrer « pourquoi 98% des français ont tort ». C’est pas l’opinion qui a démontré qu’être gay rendait pas sourd, c’est les gens sérieux. Nous autres déviants inoffensifs sommes au milieu d’un combat qui mettra encore plus de temps à s’achever que celui des fiottes, on te gâchera ta soirée encore longtemps en te demandant « mais pourquoi tu prends de la drogue ? »  plutôt qu’en te demandant « mais pourquoi t’es gay ? », parce que l’argument falsifié qu’est la cause sanitaire 1203_kenny_very_cheesedest bel et bien solide, incontestable même : se beurrer donne la gueule de bois. Mais en dehors des strictes conséquences pharmacologiques que provoque l’usage abusif de certains stupéfiants, comme pour la branlette, vous verrez bien en tentant la drogue que vous ne faites rien de mal. Un consommateur occasionnel, régulier, ou intensif de drogue n’est pas forcément un junkie. Quelqu’un qui préfère le shit à la vinasse ne se laissera pas forcément tenter par la perspective de prendre de l’héroïne jusqu’à plus besoin, et quand on précise que le frère de Rachida Dati est un usager de drogue, on pourrait aussi préciser qu’il est arabe, tant qu’on y est. C’est dégueulasse que des gentils pandas se voient ouvrir un casier parce qu’ils cherchent à partager les plaisirs et expériences qu’ils ont eu la chance de trouver sur leur cheminement. Ces doux plantigrades cherchent généralement encore moins le profit ou votre mort que votre très charmant épicier de quartier. Les mafieux qui se tuent à la kalach et roulent en grosse voiture rouge évoluent à des strates de pouvoir nettement plus élevées que celle de la modeste débrouille de votre petit dealer.

Le jour où on comprend que le débat actuel sur les drogues est essentiellement une querelle de mœurs, et qu’on a la saine idée en tête que les mœurs sont vouées àcannabisdroguemerdedangam8 être libérées, alors on progresse et désobscurantise. La loi interdit de dresser publiquement une image apéjorative de la drogue. Pour reprendre la comparaison de tout à l’heure, ça serait pas normal non plus de mettre à l’index des gays qui écrivent dans sodomite magazine que ça fait du bien de se taper dans le cul. Aujourd’hui, le luxe, le concours Miss France, et même la Marie Brizard sont légaux ; le lancer de nain, l’adoption de petits libyens par des couples homosexuels ou encore l’usage de certaines drogues sont illégaux. Ca peut et devrait changer. Avant de creuser le sujet en vue de la rédaction de mon mémoire au ton pratique, j’ai toujours pensé que toute décision politique accouchée de gouvernements pas extrémistes était obligatoirement empreintes de réalisme technocrate, que malgré la pression de concitoyens parfois un peu veaux, on pouvait pas impunément légiférer dans l’illogisme. C’est pourtant l’étude scolaire des conséquences de la politique de prohibition qui m’a fait réaliser que le spécialiste pouvait, au moins dans certaines thématiques, être dégagé du processus de décision trafficcen faveur des craintes et fantasmes simplets d’une majorité de vieux porteurs de charentaises à carreaux. Il faut dire qu’historiquement, l’une des vertus de la mondialisation avec le développement du trafic d’organes a été de propager les drogues dans les chaumières à un rythme tel que les ricardomanes Pernautphiles se sont naturellement sentis surpris et décontenancés par l’expansion effrénée de la polytoxicomanie dans leur fiasque d’armagnac. Sauf que, et c’est assez taré, on amalgamise encore pas mal trafic d’armes, trafic de putes, et trafic de stupéfiants. D’une, littéralement, l’illégalité produit le trafic, de deux, un bazooka ne peut être que métaphoriquement associé à une tablette de shit, les deux ne disposant par ailleurs pas du même niveau de conscience qu’une infortunée vietnamienne qui fume cigarette par le minou pour nourrir son village en paille. Cette très courante analogie est le fruit des reportages à sensations dans la nuit qui confondent investigation etarrest chasse au nègre. Comment, dans un tel cadre informatif, expliquer aux circonspects vieillissants que grommeler « aujourd’hui les jeunes ils ont besoin de se droguer pour s’amuser » n’est pas pertinent du tout ? Parce qu’hormis les cas où on se doit de sautiller sur du reggae sans discontinuité pendant des heures, on a jamais « besoin » de drogue, cette formule est aussi éronée qu'incongrue. On a pas besoin de prendre de petit déjeuner pour faire un Tennis à dix heures du matin, mais c'est plus judicieux et donc mieux. Est-ce tellement étrange que pour les sauteries du XXIème siècle, certains préfèrent l’aléatoirité neuronale et l’accélération des connexions plutôt que la pratique d’activités et rites ancestraux excessivement encadrants, style l’apéro, ou les douze coups de minuits qui sonnent l’heure d’invoquer les esprits en bramant quelques sempiternels couplets paillards ? J’aime bien la paillardise, mais j’aime aussi d’autres trucs, surtout les améliorations. Les moins vieux ont internet, ils aiment eux aussi beaucoup faire leurs céphalopodes devant six chaînes, mais ils aiment aussi bousiller l’industrie de l’entertainment en ignorant superbement ricardles crachins d’Hadopi. Mieux, ils ont accès à de solides alternatives aux lamentables spots de propagande gouvernementale unidirectionnelles et comptent bien les inclure dans la soupe primordiale de leur sens critique à ce sujet. Il faut se dire qu’historiquement, nos ainés ont évolué dans un environnement assez muet sur le sujet des drogues, ne pouvant s’éduquer que par la prévention officielle, par les croyances de hippies outrageusement bouddhistes, par les formules de morale et autres proverbes traînant dans l’atmosphère sous-entendant que la drogue c’est échapper à la réalité et que c'est donc mal voyez, ou plus directement et plus simplement, par la pratique. Une nouvelle génération se forme à l’information plutôt qu’à la coutume, et réinvente les pratiques et règles à partir du catalogue de molécules mis à disposition. Si la consommation de tabac diminue chez les jeunes, et qu’ils boivent moins souvent mais plus brutalement, c’est parce qu’ils détraditionnalisent et rationnalisent un poil leur absorption de psychoactifs. Ils ont compris qu’il était plus productif de gober une pilule ou de fumer un gros joint, plutôt que de juste combler les trous des conversations par de petites opérations nocives perçues habituellement comme naturelles, voire classieuses. Mais beaucoup d’entre eux, parfois parce dean martinque ça fait anticonformémement identitaire, restent quand même difficilement délogeables de l’acquis de deux générations formées par une propagande anti drogue ignare. Même auprès de beaucoup de ces jeunes, on passe pour un troll extrémiste dès qu’on aborde le sujet en s’étant au préalablement affranchi du cadre théologico-passéiste actuel, dès qu’on annonce timidement que la drogue c’est pas si mauvais pour la santé, et surtout pas si mauvais dans le principe. Et c’est gavant, parce que du coup toute discussion sur la drogue se retrouve polluée par des formules-clés et autres adages pastoraux pris pour des arguments officiels quand bien même ils relèvent du dogme, de la croyance, et donc de l’ascientifique. Ca fait qu’en prélude, il faut systématiquement s’affairer à légitimer qu’on a le droit de se droguer comme de tuner sa bagnole si on le souhaite, avant de pouvoir commencer à obtenir une chouette conférence intéressante et productive sur le sujet.troll Des fois, j’oublie que les plates banalités que j’écrirai ici ne sont pas aussi monstrueusement basiques qu’elles n’y paraissent ; pour beaucoup, ça sera franchement pittoresque. Faute de bonne formation, le mépris des obtus persiste. Reste à avoir foi dans le bon sens, ce truc qui s’adopte toujours en retard mais qui s’adopte, surtout si les gentils drogués continuent à baptiser au rythme actuel des adeptes de plus en plus nombreux (je participe à l’opération avec enthousiasme !).

On pourrait presque dire que « c’est pareil pour tout », mais faut considérer que l’univers mental que se représentent les disciples de la sobriété est particulièrement gavé d’archétypes bien trompeurs. L’information peine à percer à travers l’arsenal de la prévention, et les occasions de romancer en fonction de l’aspect tantôt rigolo, tantôt cool, tantôt sale que peuvent offrir les projections de l’imaginaire de la drogue l’emportent sur lmexican-drug-gange documentaire, lequel se souciera plutôt de présenter une substance pour ce qu’elle est. En méchants de film crédibles, les nazis sont obsolètes, à peu de choses près il n’y a plus que les terroristes, les drogués et les terroristes drogués qui font l’affaire pour combattre l’idéologie officielle du bonheur au fluor. Même l’ « information » joue à ce petit jeu périmé ; depuis que je me suis abonné au flux RSS google news avec comme mot clé « drogue », j’ai été forcé de redécouvrir à quel point le ton est paresseusement manichéen. De nos jours, si quelqu’un roule sur un humain en étant en excès de vitesse, c’est parce que le test salivaire a montré que le conducteur avait fumé des joints la veille. Les drogués, comme on les appelle, sont des êtres rampants et nuisibles aux comportements indéchiffrables (ils lèchent des crapauds) ; cet état de fait factice fait bel et bien office de visage médian du confortable angle que s’offre la bonne normalité en vue de se rassurer quant à la gueule de son karma. A coup de battage de long terme établi sur le maintien d’une peur, on a réussi à se convaincre que derrière le mot drogue ne se cache pas un répertoire afghanheroin-53de molécules et pratiques différentes, non, on n’y trouve qu’un piège à gens malheureux, et la salvation se trouve tout simplement dans à peu près tout sauf par là-bas. Face au rejet en bloc des drogues illégales qui arrange pas mal de monde, il s’avère au meilleur des cas très compliqué de chercher à démêler dans l’honnêteté le vrai du faux, encore plus à essayer de formuler des points de vue jouissant de la rigueur nécessaire à aider une réalité bien plus complexe qu’il n'y paraît à s’incruster dans les conceptions des néophytes. Vous n’avez jamais remarqué que les seuls usagers de drogue à être officiellement autorisés à donner leur mise en garde (devant les petits écoliers notamment) sont ceux qui font partie de la très petite minorité ayant connu des situations extrêmes de fond du trou avec carence en vitamines, au point de ressentir le besoin d’en parler autour d’eux ? Les autres usagers n’ont rien de spécial à dire, ils consomment et sont contents, et vivent leur vie. C’est le même mécanisme qui est à l’œuvre pour l’image des sarrasins dans l’esprit des occidentaux ; les paumés qui jettent des molotovs sur les caricaturistes de prophète sont à l’origine d’une mauvaise pub, comme les junkies en rédemption publique font office de confirmations vivantes que la drogue a été et est toujours le mal. La pertinence, c’est de se dire que la plupart des consommateurs de drogues illégales sont pas en train de pleurer sous un pont à se mordiller les doigts, mais dans leur salon à cannabisprofiter de la vie ; je n’invente rien, l'imparfaite dame statistique indique que les « usagers à problèmes » (pratique de l’injection, problèmes de santé, manifestation auprès des services d’aide) représentent, en fonction de la substance concernée, à peu près 5 à 20% des usagers de drogue. Les autres ne bénéficient pas de la même publicité, on ne les interviewe pas, ils se sont juste lassés de ne pas avoir l’occasion de respecter un système pénal obscurantiste capable de pourrir à vie le cv du type qui a oublié que fumer un joint dans un parc c’était complètement anormal. Ca va faire tout bizarre à certains des plus fervents défenseurs de la civilisation occidentale habitués à clasher easy les hippies et leur vénération dithyrambique pour leur substance préférée, mais le technocratisme européen est norml_remember_prohibition_2voué à corriger d’une manière ou d’une autre (sauf si sursaut totalitarien) les écarts juridiques les plus irréalistes encore en vigueur ; quand on regroupe les experts et données de vingt-sept pays de l’Union Européenne, ça donne des rapports et commentaires d’un tout autre ton que celui d’hommes politiques mathématiquement compétents que lorsqu’il s’agit d’aller dans le sens de l’opinion. C’est d’une évidence atterrante, mais il est bon de le rappeler : beaucoup plus que les effets secondaires des drogues sur la santé, c’est les conséquences de leur illégalité elle-même qui font mal au cul, que ce soit le cul de l’Etat, du contribuable, du consommateur, ou encore du flic chargé de faire le sale boulot. Parce que –spoiler pour ceux qui ne sont pas mexicains-, la prohibition est un bon gros fail ultradestructeur qui ne connaîtra aucune alternative tant qu’on sortira pas du filtre du jugement moral où on se dit que taper sur les doigts des curieux empêche probablement la tentation.

En attendant que le vent tourne jusque dans la pratique, on peut s’amuser à faire le tour des idées reçues que le cadre de mésinformation encore en vigueur a pu produire et maintenir. C’est après tout à cause de ces bien agressives erreurs de jugement que j’ai passé autant de temps à essayer de comprendre avant de m’endormir si ce que je faisais régulièrement était mal ou non. marijuana-not-for-hippies-anymoreMoi j’avais peur d’aller violer une octogénaire sur un coup de tête ou de me couper la teub avant d’égorger un agneau parce que j’avais envie de voir du sang couler. Et puis, à force d’entendre parler de schizophrénie, je commençais à me douter qu’à force de fumer de l’herbe je me transformerais inéluctablement en smeagol façon reggaeboy, du moins, avant de constater qu’en fait aucune étude scientifique n’avait réussi à prouver de corrélation beuh-schizo. Aucune étude n’a montré non plus qu’on avait besoin d’être hippie pour fumer des joints, on peut très bien avoir des idées fascistoïdes et apprécier un bon boudinet de bouddha cheese sur un très tempétueux morceau de Napalm Death. Sauf qu’il aura toujours l’air d’une larve, vous me direz. Les amateurs de vins et spiritueux doivent garder à l’idée qu’ils sont accoutumés à une drogue dansante ayant des effets tournés majoritairement vers l’externe, moins vers l’interne. D’ailleurs j’ai jamais compris comment le Capitaine Haddock pouvait rentrer dans des trips pareils avec juste du Loch Lomond. Que les soiffards comprennent qu’il se passe plus de choses dans la tête du fumeur que dans ses genoux. Il vit peut- être un orgasme auditif là devant vous, alors même qu’il a bulle___tchipl’air de contempler un mur en se disant qu’il va bientôt se coucher. Il ne rigole pas pour tout est n’importe quoi, il est juste plus sensible au comique de situation. D’ailleurs il peut s’adonner au plaisir de se décrocher quelques larmes pour lui-même en se faisant des séances introspectives sur du son remuant. Les préjugés qui accompagnent la méconnaissance des drogues inconnues peuvent prêter à l’amusante caricature, mais quand on commence à se dire que boire c’est normal et que les pubs Heineken sont sympas, que fumer un joint y paraît que c’est pas trop grave et qu’il faut essayer, mais que le reste, c’est pour les drogués, ben c’est moins amical. Parce que dans ce cas, on rate une occasion de passer de joyeux instants de camaraderie avec ces drogués (qui font généralement de bons compagnons tout à fait fréquentables) à cause d’une crainte et d’une perception négative, du fait du biaisement via association mentale de ces voisins à certaines de leurs pratiques. On peut théoriquement pas, même indirectement, reprocher à quelqu’un d’être un drogué, du moins, tant qu’il ne vous vomit pas dessus sans consentement. Exactement comme on ne peut pas reprocher à une jolie mamoiselle d’être gouine en lui expliquant comment se sortir de ce fardeau. N’ayez pas peur, il n’y a pas plus de trafiquants cwesaynoannibales dans votre salon que de bouilleurs de cru qui égorgent les gens dans les campagnes. La répréhension morale et la mauvaise image rabaissant les usagers à des drogués étiquetés par les conséquences supposées de leur consommation, couramment appliquée on l’a vu par la presse et dans le vocable courant, a pour effet de pousser les drogués à s’enfermer dans un cercle social plus ou moins clos de toxicomanes et autres individus un brin tolérants et surtout peu enclins à la délation. Y’a rien de plus chiant que de se faire casser son trip ou sa charmante soirée par un type en polo qui chie dans la colle en t’interrogeant sur les raisons qui te poussent à faire l’erreur de prendre telle ou telle substance, alors, t’es gentil, mais je vais causer à quelqu’un d’autre, on te demande pas pourquoi tu bois une bière. L’une des quelques véritables raisons qui pourrait éventuellement faire culpabiliser les fumeurs de joints serait de se dire qu’ils mangent vraiment trop de gâteaux et que ça fait grossir et donne des caries. Tant que les consommateurs ont un minimum de valeurs, comme pour toute autre type de convive, il n’y a aucune raison d’être inquiété par la perspective de se faire un trivial pursuit en leur compagnie.

REMPLACERCet article se veut aussi utile pour contrebalancer la surdose d’informations quant aux strictes conséquences de la prise de drogue sur la santé du consommateur, qui fait que beaucoup se dit et peu se sait à ce sujet. Bon, on sait tous que fumer du pneu encrasse méchamment les bronches, mais encore plus classiquement, beaucoup de braves tontons wallons pensent que c’est bien évidemment leur foie qui prend le plus cher lorsqu’ils picolent un peu. Pourtant ça semble évident Denis, c’est ton foie, tes cuisses, ou ton cerveau qu’est bourré quand tu t’enivres et te mets à voir double en allant compter fleurette à cette bonne Simone ? Même si c’est en train de changer, la plupart des buveurs s’inquiètent encore tout de même plus pour leur foie ou pour la carrosserie de leur caisse que pour leurs neurones, et pendant ce temps là, je regrette d’avoir pu engloutir autant par le passé sans avoir eu conscience du degré de nocivité type éther qui sommeille au fond d’une 20101106_WOC504_0bouteille de Vieux Papes. Quand on boit toute sa vie on se rend pas compte qu’on devient con. Mais comme on vit dans une société alcooliques de joviaux handicapés, ça passe plutôt inaperçu, en dépit du fait que la gueule de bois du dimanche soit souvent plus vénère qu’une descente d’excitants. Ok c’est chiant les kevins qui disent fièrement fumer quinze joints par jour parce qu’ils ont entendu sur un skyblog que c’était bien pour les malades de la sclérose en plaque, surtout quand on sait que ce qu’ils vont chopper au quartier congolais est au mieux bourré d’engrais chimiques, au pire honteusement frelaté au henné, la faute à l’absence de garantie de qualité que pourrait prodiguer une politique de légalisation. Si Claude guéant peut se permettre de déclarer sans intervention d’experts dans la salle qu’il y a 250 substances toxiques dans la résine de cannabis, c’est qu’il omet de préciser que c’est à cause de la coupe à la merde. Faute de recherches extensives, il faut avouer qu’on ne sait pas tout des effets secondaires et des potentialités de nombreuses molécules psychoactives. En crabe7dehors de la question des dégâts sociétaux, on sait au moins que la drogue liquide légale la plus répandue sur terre figure parmi l’éventail de celles qui carbonisent le plus la choucroute, neuronalement parlant (avec notamment la cocaïne, l’éther et le ricard). En fait, le plus nuisible pour l’aération mentale et le QI demeure tout de même avant toute molécule l’inaction comportementale des synapses, aka l’effet Bigdil, bien entendu ; à Noël, je suis entouré de quinquagénaires aussi alcooliques que vifs d’esprit du fait de la gymnastique régulière de leur cortex, alors ça me fait relativiser quant à la nocivité finale des drogues à l’intérieur de notre boîte crânienne. On est également conscient que les substances psychédéliques, que l’on retrouve par bf10ailleurs dans la nature, sont moins toxiques qu’un cachet d’aspirine et ne provoquent aucune dépendance, mais qu’ils peuvent induire de la casse psychologique en cas de mauvais usage sur des jeunots instables. Et on se doute bien que des opiacés, on ne peut abuser raisonnablement que de Lopéramide parce que l’aponie, c'est beaucoup trop tentant. Tous les autres dérivés de l'opium, même si ça reste possible sans se mettre à World of Warcraft, sont bien trop addictifs. Perso, j’attends mes 80 ans pour risquer de gâcher ma vie en me piquant, parce que ces trucs là, c’est pas désagréable, même fumés dans des bouteilles en plastique de cinquante centilitres. Mais pour la plupart des autres drogues, il n’y a aucun risque que vous ne déclariez des signes de dépendance avant d’avoir au préalablement procédé à un usage massif et prolongé. L’accoutumance, cette éducation qui est à la base de l’appréciation des qualités gustatives d’un vin ou d’une beuh, n’est pas un problème en soi. La dépendance, l’aspect négatif le plus systématiquement associé à l’idée de drogue, c’est pas non plus la fin en spirale d’un monde bf12désinvesti par l’Etat-providence, du calme, c’est juste un effet secondaire qui fait partie de la pléthore des comportements atypiques ultra mal perçus par la population qui pense qu’être accoutumé au cannabis, c’est baver tous les soirs en se tortillant sur sa moquette dans l’expectative de la livraison d’une dose. Cette dépendance peut plus sobrement faire office de signal signifiant que oui peut-être, on va un peu trop loin dans sa consommation. Faut savoir gérer sa vie, on peut survivre sans souci en étant dépendant, même si dans un sens c’est dommage, et puis ça coûte cher ces conneries. Ce sont avant tout les gens à problèmes qui sombrent, soit une minorité de drogués, certains se trouvant plus exposés à l’addiction du fait de facteurs génétiques, psychologiques, ou situationnels. La volonté, même si c’est important, ça ne fait pas tout, surtout en ce qui concerne la dépendance physique.

La curiosité menant à l’expérimentation et la consommation de drogue n’est quant à elle pas uniquement le fruit d’une pression sociale, bien que l’établissement d’un lien soit souvent prérequis pour mener à bien son shopping en vue d’agrémenter le weekend. Je l’ai évoqué, perso 11223344je me suis longtemps méfié de la drogue parce que j’y voyais une activité sociale pas assez misanthrope et trop hype dont le nombre d’adhérents de par les peuples et les cultures légitimait pourtant son droit à être pratiquée. Mais l’anticonformiste outrancier qui s’identifie ostensiblement à sa privation de stupéfiants a tendance à m’agacer, merde, c’est juste pas pertinent et même hors de propos quoi, tu vas pas nous faire une vegan pride tant qu’on y est ? Être un nazi fier de trinquer et de pas toucher à l’herbe parce boire dla bièrrasse c’est viril (et fait sécréter des hormones féminines dans les cordes vocales au fait) c’est antiproductif. C’est tout autant un piège d’exclure de son champ de vision les modificateurs comportementaux pour des raisons d’indépendance intellectuelle que de devenir un junkie parce que ça aiderait à se sentir synthétiquement artiste et que c’est très valorisant au lit alors que se droguer c’est aussi cool qu’extrêmement commun. Parce qu’à côté ouais, un matin bizarre j’ai vu la hype totalement ravagée qui m’a dit à renforts de fourrure artificielle « tiens c’est ce que les artistes ils prennent à San Francisco ». Mis à part ces cas de bien pénibles aubes, il faut admettre qu’une fois qu’o37308_411648798535_665063535_4398934_3522766_nn sort de la logique machinale de la consommation sociale qu’est presque moutonnièrement adécisionnelle, quand on arrive à voir la substance avec des yeux clairs et un jugement à peu près rationnel, alors on peut sortir des limites de la rigide modération et même de l’usage collectif, et ça peut devenir emmerdant car moins simple de se lancer dans le hors compétition. Le cannabis, lorsque l’on sait véritablement l’apprécier avec le temps et l’utiliser à peu près avec sagesse, en dehors de ses vertus sociales se traduisant par des conversations constructives et posées enrichies de connexions inhabituelles, peut également s’avérer très intéressant consommé seul avec soi-même, avec des images et du bon son, et pourquoi pas avec un canapé et un cocktail, vraiment. Il y a à dépasser la fonction exclusivement désinhibitrice des drogues, ce truc qui aide à inaugurer la perspective de niquer ce soir. Une expérience d’ingurgitation de champignons ou d’inhalation de poudre suspecte est souvent plus intéressante et productive lorsqu’elle est partagée, soit, mais ces inoffensifs passe-temps sont tout à fait praticables en solitaire, tout particulièrement l’allumage de joints. Tant qu’on est dans l’aspect social du sujet, woodstockprenez bien en note que c’est normal et pas underground de se droguer : c’est aussi sale, malsain, dérangé et rebel que de prendre le bus sans valider son titre de transport. J’ai d’ailleurs un profond mépris pour la rebellitude des hippies de merde et de leur pseudo contre culture à fleurs qui a contribué à populariser le rejet des drogues auprès de la société « normale ». Va m’expliquer le rapport entre mâchouiller un buvard pour voir fluo et manifester son opposition à l’engagement des troupes américaines au Vietnam. Affranchissons-nous de ces cadres mentaux qui font qu’on taxe telle molécule d’un décorum seventies ou telle substance d’un imaginaire rave party. Il faut comprendre que les opportunités permises par la drogue ne représentent pas une alternative homogène, surmythifions pas trop la chose, c’est un juste un pan de la réalité qu’il peut être agréable d’explorer, ça fait partie de notre culture, et même, dans un sens, de la tradition occidentale de rationalité, puisque celle-ci consiste à utiliser certains moyens pour atteindre certains objectifs, dont la félicité. Légalement ou non, y’a rien de trop ouf à se droguer, c’est normal, l’office européen des drogues et toxicomanies estime même qu’entre un tiers et la moitié de la population aura essayé les champis dans sa vie. Finissons-en avec l’usage irrationnel et avec la mythologie de la valeur sociale de l’acte de fumer des cigares cubains, de boire des grands crus, et de mâcher des grains de café fraîchement moulus par le paysan du fin fond de la jungle guatémaltèque. Arrêtons d'assimiler telle substance avec telle tel groupe social ou telle période de la vie, il n'y a pas de style vestimentaire ou d'âge spécialement requis pour se permettre de décemment fumer des joints ou de boire des trucs autrement plus forts que le vin et la bière (bien que la jeune constitution physique se prête davantage à l'exploration de l'abus). De la même façon, il est possible de grignotter des Special K juste parce que c'est bon, et non parce qu'on est une femme qui souhaite aplanir ses courbes. Eduquons-nous autre chose que le palais, et hoffmandroguons-nous rationnellement, dans l'approche la plus acivilisationnelle possible. Est-ce trop demander que d’espérer une normalisation de la perception du sujet ?

Ca permettrait entre autres de répondre à l’interrogation de fond : la drogue, est-ce que c’est bien ou est-ce que c’est mal d’en prendre ? Visiblement, si les gens qui essayent et y trouvent leur compte ont tendance à y retourner, c’est peut-être parce que c’est bien, non ? Peut-être avez-vous par hasard comme moi découvert l’alcool sur le tard, et que vous vous êtes dits que vous étiez passé à côté de quelque chose d’assez formidable ; ben dites vous que c’est la même pour toutes les autres substances que l’on ignore tant qu’elles ne se sont pas invitées dans votre salon, et qui s’apprécient souvent davantage avec l’expérience que dans le cas de la rapide initiation à l’univers de la piquette. Statistiquement, les gens qui découvrent enfin le cannabis connaissent une plus forte propension à se hasarder dans l’absorption de nouvelles substances, dont certaines plus fortes, on fait remarquer. Normal, parce qu’après avoir jeté un coup d’œil aux autres possibilités au préalablement  dédramatisées, il paraît clairement ennuyeux et même assommant de ne pas varier de plaisir chimique d’un weekend à l’autre, de stationner sur une seule substance au point qu’elle n’en devienne assimilable à une part d’identité et à un anoblissement douteux (du muscat au whisky en passant par la bière, il s’agit juste d’éthanol). C'est pas de la bravoure ou de la maturité que de refuser de tenter une drogue autre que l'héroïne, c'est principalement de l'étroitesse d'esprit, le refus de connaître ce qui est inconnu pour rester cloîtré dans un plus rassurant bastion. Les addicts au pinard sont à la base d’une respectable et même charmante culture d’œnologie qui ne se trouve pourtant être rien d’autre qu’une forme de gastronomie pervertie par la satisfaction d’une devilsaccoutumance. Être polytoxicomane, c’est sain, parce que c’est être ouvert d’esprit et curieux de voir ce qu’il y a d’autre dans l’index des trucs injustement interdits. C’est comme pour le cul, pourquoi se priver de la multitude d’orifices tubulaires que présente gracieusement une madame consentante ? Pourquoi, sur des considérations légales, se priver d’aller câliner un mickey pelucheux à Disneyland quand on peut test des casques en plastique au Parc Astérix ? J’apprécie l’abondance d’options qui prolifèrent dans le catalogue d’activités proposé aux jeunes qui se font chier dans la société de consommation, genre la puissance qui veille entre les touches de nos claviers lorsqu’il y a un réseau wifi disponible. De nos jours, y’a que les vieux cons moisis et puants qui pensent que la cyberdépendance existe, alors que c’est juste qu’enraciner son cul derrière son écran d’ordi est notablement plus judicieux pour choisir son programme que dans le cas de la télé ou du bouquin. De même, on peut être amené à tout à fait sainement souhaiter répéter l’usage de drogue, et ce, indépendamment de l’obscure influence d’un quelconque syndrome convulsif de dépendance névrotique. Le consommateur est satisfait et se ressert un godet, les chats retournent vibrer auprès de la cataire, mes potes considèrent après baptême qu’il faut crab55b2absolument prendre des psychédéliques au moins une fois dans sa vie, et les bonobos baisent dans la jungle, bref, tout le monde est content. J’ai trop bien vécu la convivialité picarde aux doux arômes de calva, j’ai pas mal touché au bonheur obligatoire à toute vie qui vaut le coup, alors je sais pas exactement si la drogue c’est bien ou c’est mal, mais je pense pouvoir dire sans me tromper, et sans vouloir excessivement faire mon eudémoniste, que la drogue c’est pas mal. Il suffit d’essayer pour se rendre compte qu’on peut certes et hélas incommoder des réfractaires environnant, mais qu’on n’enquiquine cependant personne directement.  Je comprends l’enthousiasme des drogués qui s’attardent un peu trop sur le dépliage du sujet et qui espèrent pouvoir un jour respirer dans le vide intersidéral en gobant un acide, surtout quand on prend conscience de l’énormité du décalage entre la pratique du code pénal et les insignifiantes conséquences de l’usage omaurice astrucccasionnel de drogue. Pourtant il est crucial de se méfier de ce que j’appelle « l’effet temple », le truc type rastafari qui fait que quand on aime le joint (que c’est dur !) et qu’on ne se lasse pas d’écouter du reggae (beaucoup plus dur), il y a des chances qu’on ressente le besoin de parachever l’absurde désir d’identification capillaire en se faisant pousser des dreads sur le crâne. Bon sang, tu vas pas te mettre à porter le béret et la moustache abondante parce que tu kiffes le Roquefort. C’est inutile de chercher à abusivement valoriser la drogue et tout ce qui peut justifier son usage, de gâcher son temps quotidien de disponibilité mentale à créer une surcomplexité artificielle à ces choses qui sont chouettes et marrantes, voire importantes, mais rien de plus. Même les enthéogènes, qui font littéralement redécouvrir la vie, ne sont qu’un moyen. Ne croyez pas détenir une élévation folle de conscience du fait d’avoir acquis un certain savoir-faire dans des disciplines un peu exotiques comme la mycologie ou la psychonautique. Devenir chaman tour operator n’est qu’une option parmi d’autres, comme le leadership de la pétanque, la maîtrise du hongrois, ou encore l’assimilation de connaissances monstres dans l’art de poncer des semelles orthopédiques.

non a la drogueOn peut aussi faire le choix idéologique de ne jamais essayer les drogues, mais ça sous-entend se baser sur un dogme quelconque, parce que c’est la privation arbitraire de certaines molécules qui relève du dogme, pas leur acceptation parmi leurs innombrables amies de l’univers foufoufou des atomes. La méfiance judéo-chrétienne pour les plaisirs physiques se veut être un garde-fou pour pas saloper le corps façonné par le très grand démiurge, alors que les manipulateurs de pipettes ont bien vu dans leur labo que presque aucune molécule n’était totalement mauvaise ou bénéfique sur l’organisme. Comme pour le beurre où y’a quand même de la vitamine A, tout dépend du nombre de louches et de la tronche de votre patrimoine génétique. Pour les athées satisfaits de leur pratique de l’hygiénisme, ça peut dépendre plus sobrement de la conception qu’on se fait du bipède au télencéphale hautement développé et au pouce préhenseur. Si on estime que l’optimisation de la productivité d’une vie terrestre réside essentiellement dans la culture maximale des traits de raison pure qui nous distinguent du cela dit très débrouillard poulpe tacheté, alors on peut se permettre de refuser poliment de tirer sur le pétard de peur de se désengager ne serait-ce qu’un petit peu de la fonction d’homme. On peut très bien choisir d’être un cerveau productiviste au regard des critères chinois, un génie du monde matériel qui refuse de tenter d’être un cerveau alternativement intéressant. beurreMoi aussi j’aime bien construire des ponts, mais j’aime aussi regarder sous space yaourt des japonais multicolores nous jouer quelques bons morceaux de musique bruitiste, parce qu’on a toute sa vie pour faire des activités à PIB. J’ai des conceptions traditionnalisantes et des valeurs fortes incluant gentillesse stable et responsabilité active en ce qui concerne le thème des interactions humaines, et dans le même temps je trouve qu’il n’existe aucun fondement moral réel à l’interdiction de se laisser tenter par la drogue. D’ailleurs, c’est un peu comme pour les flingues, les répercussions de leur mise sur le marché dépendent de ce qui se passe dans la tête de l’utilisateur, sauf que les flingues sont explicitement conçus pour trouer les rotules des gens qu’on aime pas alors que les drogues ne sont pas en soi des objets de destruction. C’est important de se droguer entre gens biens, de pas biberonner abusivement d’alcools forts quand on a une tendance au viol ou au démontage gratuit de gencives. Mais dans l’ensemble, rappelons que les usagers à problèmes sont nettement mpoulpeinoritaires, du moins autre part qu’en Russie. Même si on demeure constitutionnellement libre  de vivre son propre projet de vie, l’affaiblissement des passions idéologiques et des institutions collectives qui auparavant servaient de régulateurs sociaux tend plutôt à l’individualisation et à l’objectivation du rapport à la drogue. L’abstention totale ne peut relever que du dogme ou du désir de cure.

Mais d’ailleurs, c’est quoi exactement la drogue ? Parce que du point de vue de Mendeleïev, le banania, le café, les vitamines, l’aspirine, le sirop pour la toux, le chloroforme de tintin, la cocaïne et la colle sont à inclure dans la liste des coupables. C’est pas pour rien qu’en anglais, les drogues comme les médicaments sont en réalité des drugs. Rien que pour désigner les substances illégales, le mot « drogue » en lui-même est forcément trop réducteur, il cache d’innombrables noms de catégories de trucs qu’ont strictement rien à voir, dont, pour les spécialistes, les excitants, les cannabinoïdes, les opiacés, la cocaïne, l’alcool et ses cousins (ghb), lsd_3dla 3,4-méthylène-dioxy-N-méthylamphétamine à elle toute seule, ou encore les psychédéliques. C’est dès lors vachement inadéquat de vociférer que tout ça c’est la même merde, ou de sous-entendre que ces produits puissent être soumis à une comparaison. Et pourtant il s’agit bien du sens courant, on croit que ces drogues ne sont que des trucs tout chimiques et tout toxiques synthétisés par des vilains trafiquants qui veulent se faire de la tune en empoisonnant la jeunesse, alors que la plupart dont le fameux lsd se trouve dans la gentille nature naturelle, merde, la nature est chimie. La diméthyltryptamine est illégale, et pourtant y’en a un peu dans tous les êtres vivants de la création, plutôt ironique non ? On pourrait élargir le concept de drogue à l’idée du dopage, de l’amélioration de la machine organique dans tel sens et tel sens, et alors il ne restera plus qu’à y inclure le sucre, les trois œufs du matin, les compléments nutritionnels, les plantes calmantes genre tisane, et surtout les comprimés de vitamines au magnésium qui font pisser fluo, cocktail devenu indispensable si l’on souhaite trouver la motivation de bosser ses concours au mois de décembre. Essayez de vous faire une idée de la drogue indépendamment de son aspect, de son emballage, de sa voie d’administration, ou de ses connotations ; pensez molécule, faites vous une image à bdibujoase de bonnes grosses boules de couleur vive, imaginez une dose de couleur qui fait pschit quelque part dans votre organisme. Après tout, le thc en gélule au fond de votre estomac c’est le même que celui que vous fumez par les alvéoles (bien que l’effet final ne soit pas exactement le même mais ça on s'en fout).

De par l’objectivation de la perception des psychoactifs et de par la simple inclusion potentielle ou déjà en vigueur de ces produits dans notre liste de courses, on peut dire que c’est pas du relativisme que de constater que les drogues font partie de notre riche existence de sapiens sapiens, comme l’invention du prozac constitue bel et bien une forme d’adaptation de l’homme moderne à l’environnement qu’il s’est imposé. On se gave déjà de chimie, de caféine, de monoxyde et de pesticides depuis maintenant des décennies, et à l’échelle du millénaire, j’ai l’impression qu’il n’y a aucun coin au monde où on ne fasse usage d’au moins un psychoactif pour rendre de temps en temps la vie plus supportable, pratique, ou spirituelle, sauf peut-être les plus tibétains des terriens qui préfèrent se biturer à la Persephone_and_Demeterprière alpine. Les grecs des temples prenaient de l’ergot de seigle, Baudelaire et Lord Byron prenaient un peu de tout, les drogues font partie de notre culture depuis des siècles et des siècles et fera toujours partie du patrimoine culturel du genre humain, parce que le génie n’existe pas, c’est qu’une question de formation et de verres d’absinthe. Prenez le café. Maintenant que j’ai été initié à la vie de bureau, je comprends la détresse de mes convives lorsqu’ils prenaient conscience que je ne possédais pas de machine à café dans mon petit logis, et je saisis véritablement l’envergure de l’handicap face à la concurrence que représentait la privation de caféine pour survivre aux cours magistraux dispensés à sept heures de matins froids et brumeux. A présent, je fais partie du gang des toxs caféinomanes et je dois dire que c’est littéralement normal d’être tenté de s’épauler du pouvoir qui réside dans cette tasse dès lors qu’on dispose d’un estomac solide et d’un goût certain pour la productivité. L’expresso est un minirail, un boostant dont il faut en théorie se servir avec parcimonie, pas tous les jours pour aller promener le chien quoi. L’energy drink, quant à elle, est une belle invention indigeste au bon goût de bonbon, faut le reconnaître, mais beaucoup ne comprennent pas qu’elle n’est vraiment pas conçue pour être sirotée en réaction à une fausse soif survenant en fin d’après-midi. J’ai évoqué la productivité, paAbsinthe_Robette-1896rce que ouais, l’idée c’est que ces molécules qui agissent sur nos synapses peuvent nous aider parallèlement au progrès technique pour agrémenter nos esprits las et fatigués de quelques améliorations mentales ponctuelles. Loin de rêvasser aux promesses de cyborgs chimique du futur, je pense pas que l’homme manufacturé par Darwin soit complètement obsolète, mais que notre nature est tout de même améliorable autrement que par des poutres en acier ou des toupitis circuits électroniques. Question excitants, sans aller jusqu’à ostensiblement évoquer les miracles de la pervitine dans le domaine militaire, disons qu’ils sont à vivre comme des accélérations passagères du temps effectuées au prix d’une petite surchauffe de la machine. Le corps est conçu pour subir des stress temporaires, pas pour vieillir jusqu’à 120 ans. Sinon, y’a le cannabis thérapeutique multitâches et stimulateur de créativité pas toujours oisive, y’a l’alcool qui aide à niquer, y’a la psilocybine contre l’algie vasculaire de la face et pour les malades en soins palliatifs, y’a la morphine quand on s’est pris une balle de calibre 12 dans la fesse droite sur une plage de Normandie, et y’a même les psychédéliques qui, via de très ancestrales traditions de psychanalyse de la jungle, sont susceptibles de s’avérer très prometteurs en matière d’apaisement de névroses et de facteurs d’ouverture d’esprit. Je ne me sens toujours pas en mesure de déclarer que dans un monde parfait ça devrait être obligatoire de prendre des enthéogènes sur une jolie colline quand on passe son bac, mais y’a vraiment des trucs à propos dsmoke-dmtes tryptamines qui laissent songeur. Qui sait, un jour on comprendra peut-être que la dmt est à la fois une technologie transdimensionnelle plus cruciale que la maîtrise de l’électricité et tout juste à portée de main en plus, voire carrément aussi l’origine moléculaire de l’âme, ou pas. Il faut légaliser les recherches, parce qu’en décryptant les encéphalogrammes sous influence, on peut mieux comprendre comment la plomberie tourne et apprendre à savoir véritablement pourquoi la mélatonine c’est tellement bénéfique. On pourrait aussi chiffrer comment on peut accroître nos capacités et notre perception sans se détraquer les boyaux ou finir en camisole à chanter du Aznavour en éructant. Beaucoup reste à découvrir et à bidouiller, c’est toujours bon de tirer profit de la connaissance alliée au progrès technique pour régler des problèmes, et je vais être tautologique, mais c’est tout juste passionnant bordel, jusque dans le mystique et dans l’étude des cas de séances télépathiques avec extra terrestres immatériels. Y’a pas autant alien_icond’experts qu’il le faudrait pour partir à la conquête de la terra nullius que demeure le royaume enchanteur des drogues. Pourtant, une véritable « révolution psychoactive » sous-entendant le décloisonnement des usages traditionnels des drogues et la mondialisation des flux de marchandises a traversé le XXème siècle et continue à prospérer au XXIème, tout comme une révolution mélomane a récemment bouleversé nos tympans avec l’avènement du mp3 et du peer to peer. Il s’agit une évolution de long cours.

Calmons nous un peu ; pendant que l’avenir s’annonce radieux, multicolore à en être éblouissant même, la plupart des gens reprochent aux fumeurs de tousser et se bornent à l’idée que les usagers de drogue sont motivés par un unique désir de fuite de la réalité. Avouez que c’est plutôt triste. Bien entendu qu’on peut aussi consommer ces produit dans l’effacement provisoire du monde pour un exutoire plus abstrait, que ce soit au bar du prétexte ou dans une cave underground, pour se ressasser dans la contemplation du grand rien, mais merde quoi, c’est agréable. Et puis la drogue c’est marrant, n’oubliez jamais cet argument de poids. En dehors du bel égarement, vous aurez compris qu’il y a plein d’autres raisons qui poussent le drogué à en être un, que sa consommation ne relève pas uniquement de la pathologie individuelle ou sociale, surtout s’il se drogue dans une démarche lucide et informée. Il peut apprécier être productif du matin au soir aux dépens de la vélocité de son myocarde lorsqu’il se mettra une mine à l’occasion de son quarantième jubilé, c’est une option comportant des désavantages. J’avoue avoir un peu peur de cette tentation pour l’ultraproductivité. Mais perso, mon dada préféré niveau orientation de l’objectif drogue, c’est pas la colle, c’est les recherches de reconstruction neuronale, les quêtes d’augmentation de sensibilité et des plaisirs en découlant, et les expériences d’une autre dimension aussi. Vous savez, le truc qui fait que c’est bon de s’immerger dans un bon album de Grails en contemplant le bal des particules qu’exulte le foyer de son pétard. NDE-Charbonier-Vie-apres-la-VieC’est bien connu, le thc est très apprécié des mélomanes qui préfèrent repérer dans l’instant tout ce que cache un morceau de son, et ce, dès sa première écoute, en vue d’agréablement augmenter la productivité de leur mange-disque au lieu de rester un peu trop longtemps bloqué sur ses goûts sociaux du lycée. S’il vaut néanmoins mieux disposer de certaines prédispositions en termes de sensibilité artistique  pour éviter de se voir privé de voyage auditif augmenté et tomber dans l’incompréhension voire le mépris des fumeurs sous casque, n’importe qui peut à peu près s’essayer à profiter de la redécouverte des petits plaisirs de la vie via la sublimation que peut permettre la consommation de chanvre de bonne qualité. Je sais que sans le gentil coup de pouce de la drogue, je n’aurais pas vécu ces millions d’invraisemblables moments où la mémoire embuée s’inscrit dans l’émotion, ni ces putains d’expériences de fou dépassant de loin l’entendement et le malingre vocable du bipède, alors oui, j’ai pas peur de constater que j’ai tendance à dépenser mon argent dans la drogue plutôt que dans des nouvelles chaussures, parce que je trouve qu’il y a davantage d’intérêt à vivre une expérience de mort imminente plutôt qu’à porter un calebute en soie. Ignorer de son gré ces ludiques possibilités au profit de l’achat d’inconfortables fauteuils design relève presque de l’erreur morale. La stratégie de l’esprit sain par le corps sain est clairement tree_and_kid_thumb8824204valable en ce qui concerne l’exploration du vocable de la dimension « rationnelle » ou « civilisationnelle » des pouvoirs mentaux de l’homme, mais j’aurais tendance à penser qu’il s’agit là d’une stratégie incomplète. Le monde que nous voyons, c’est la vision des sapiens version 2.4 qui ont survécu à Darwin, alors croisons la avec d’autres types de visions. Au-delà de la pensée académique qui n’est au fond qu’un amas de textes délirants ruminés et revomis par d’habiles sophistes de la maxime et autres vétérans du scrabble, la perception complète de l’éventail de nuances et traits insoupçonnés de tout ce qui nous entoure est très importante niveau sens de la vie. Dans la même logique, on dira par exemple qu’il serait passionnant d’élargir notre champ de perception en le confrontant à celui de dauphins ou de petits gris afin d’en tirer un sacré point de vue probablement inapplicable mais assurément amusant. Cependant, cette dernière vision alternative à la version sobre ne doit en aucun cas empiéter sur la stricte raison du corps sain, laquelle gouvernera par nature notre identité de sapiens sapiens jusqu’à la nuit des temps. L’homme est pas fait pour caresser des feuilles d’arbre d’un air béat jusqu’au fin fond de l’éternité, il est fait pour bâtir des réacteurs EPR (et ITER) et coloniser l’espace pour poutrer de l’arachnide.

effet_raie_manta_1L’enrichissement de la perception, voilà donc le truc qui régit principalement ma consommation de drogues, peu importe la convention que le mot en vigueur pour nommer l’augmentation sensorielle soit « hallucinogène » et sous-entende donc l’illusion et non son contraire. Je ne suis pas fan du mot « psychédélique » non plus pour faire référence aux tryptamines, trop culturellement et historiquement connoté là où il ne se voulait évoquer que la stricte projection de la psyché. D’autres mots amusants existent, enthéogène, onirogène, mysticomimétique, perso j’appelle ça l’effet raie manta, parce qu’une nuit j’ai pas rêvé de la structure de la molécule d’ADN mais de ces très gracieux rajiformes. Bon, une raie manta, c’est grand et c’est beau quand ça nage dans l’océan, vous en conviendrez. Et quand soudain elle bondit hors de l’eau, c’est toujours la même raie manta, mais là on se rend compte à quel point c’est un animal qui déchire totalement, et on en ressort marqué à vie. C’est la même effet_raie_manta_2chose pour les augmenteurs à sensibilité, le temps d’une influence on est plus aware de tel ou tel secteur des millions de choses qui se passent en fanfare à chaque instant dans l’univers, bien que le compte-rendu relève le plus souvent de l’ineffable et de la leçon non-écrite, puisque s’articulant au-delà du langage construit pour s’exprimer sur une fréquence de pensée bien définie. J’aime pas être honteusement généraliste, mais on va dire qu’une certaine part de sensibilité s’obtient par le contraste généré par la déstabilisation de la perception, qu’elle aille dans un sens ou dans l’autre. Il paraît que le joint a la tendance homogène à faire vivre plus intensément l’instantanéité du moment, d’où le surkiff de son, la baisse de mémoire de court terme et l’affaiblissement du sens de l’orientation. Parallèlement, la schizophrénie, déshabillée de ses connotions négatives, peut en réalité davantage s’apparenter au sain détachement de soi et à la prise de recul qu’à l’archétype du gollum qui discute excessivement avec soi-même. La psilocybine, sans évoquer ses applications en psychothérapie de fond, ne fait pas voir des lutins en babouches. On peut certes apercevoir dans sa tête beaucoup de projections de notre désir qu’il se passe quelque chose là où il ne passe rien, il y a derrière les conséquences de l’action de cette drogue sur notre esprit une certaine déculturation du regard qui permet de contempler les arbres avec un oeil de nouveau né disposant du cortex et des connaissances d’un adulte, et elle peut aussi accorder le privilège de vivre des expériences Descartes_mind_and_bodytélépathiques avec des chats. Se déconditionner le moment de voir les choses comme elles sont véritablement, et non par le biais de l’image et de l’idée à laquelle on a appris à les associer depuis la genèse de la mémoire instinctive, sortir du système de pensée construit de la civilisation pour reconfigurer et rééchafauder ses conceptions, idées et cadres mentaux trop restreints, c’est plutôt bon pour l’intellect et le progrès spirituel. Mais sous cet état, forcément, on aura quelques problèmes pour exercer sa profession, surtout si c’est comptable. Or, les encéphalogrammes montrent que l’ingestion de tryptamines permet de désactiver temporairement certains coins trop cadrants de notre cerveau. Vivre de manière permanente sans ces fonctions serait peut-être incompatible avec notre processus d’évolution basé sur la maîtrise de notre environnement et non sur son acceptation, notre bulbe aurait, au fil des mutations et de la sélection génétique, confirmé une tendance au filtrage des innombrables informations parcourant notre système nerveux. Il faut se dire qu’être sous psychédéliques c’est bien classe, mais c’est pas très bon pour la survie dans la brousse, suffit de voir que l’évolution a fait que l’intoxication à la bufoténine est le principal moyen de défense des malheureux crapauds dont la peau, intensément sujette au braconnage à la fin des années soixante, constitue l’unique recours pour se défendre de terrifiants hippies chasseurs des marais. Moi ça m’étonne pas ce genre de théorie grossière, tellement ça peut paraître évident. Les tryptamines constituent assurément la clé chimique d’une bonne grosse porte pour s’élargir la gueule à de nouveaux horizons, les mayas l’avaient compris il y a bien longtemps et ils ont fait de super chouettes calendriers. Alors oui c’est passionnant tous les bouquins les plus sérieux et scientifiques sur les psychédéliques, au point 26497_397879945571_504870571_5016645_1984719_nde faire naître la tentation de tout plaquer pour débuter des études de neurologie tibétaine. Et la synesthésie, la confusion des cinq sens tellement la perception devient évidente, faites moi confiance, si on sait apprécier les belles images, ouais ça vaut vraiment le détour de goûter à la grande convergence, du moins beaucoup plus que d’investir dans un gigantesque téléviseur écran plat (et rien que financièrement parlant). On comprendra que jeter un coup d’œil à cette dimension sans mots, ou plus modestement fumer des joints, marque et réduit la probabilité de courir après quelque vanité ou illusion socialement et même intellectuellement construite. A ceci s’ajoute pour certains produits l’effet secondaire dépressif qui concourt indirectement à faire voir certaines choses avec un enthousiasme aveugle minoré, ou donc avec un bénéfique recul. Bien entendu qu’il existe d’autres moyens que la drogue pour arpenter ces territoires, y’a la méditation assise dans les neiges éternelles en toge orangée, mais il a été prouvé que ça prenait plus de temps et que c’était pas spécialement avantageux pour le cv. Pareil, pour écouter un morceau de musique avec l’oreille exacerbée, au lieu de fumer des joints, on peut aussi décider de se priver d’écoute de son pendant des journées entières, mais y’a rien de pire pour rester bloqué sur une mélodie insupportable dans la tête, quand Universumj’y repense j’ai d’ailleurs écrit mon mémoire les idées empoisonnées par un tube de Lady Gaga, c’était juste horrible.

En faisant usage de ces raccourcis, l’illumination ponctuelle peut même mener à l’épiphanie durable, la glorieuse raie manta peut se muer en totem montrant de la nageoire droite la voie du meilleur pèlerinage introspectif qui soit. En contemplant les collines picardes baignées dans de doux rayons de belle chaleur du mois d’août en ayant l'air d'un chat qui phase sur n’importe quoi en paraissant autistement content, j’ai eu la chance de vivre cette légendaire hausse ponctuelle de l’entendement, alors même que je voulais juste passer un bon moment à baptiser dans le jeûne et la positive humeur deux potes enthousiastes à l’idée de passer un après-midi quelque peu atypique. Certains prennent des buvards et attendent Jésus et autres révélations forcées, mais je peux vous jurer que je ne m’apprêtais pas à édulcorer l’ensemble de mes conceptions par un prisme éducateur ce jour là, je voulais juste vivre photoshop de mes propres yeux, j’étais tout innocent. Je l’ai évoqué, les 277109_220513724652349_2238310_ntryptamines, ça permet de voir qu’il y a clairement différentes couches dans l’atmosphère terrestre, mais ça permet aussi d’apaiser les névroses. Merde, avant, au fond, j’étais une espèce de connard de cartésien individualiste bavant de colère dans une hasardeuse et surtout immature pratique du maximalisme, et maintenant ça va mieux, et la spiritualité, je trouve ça tellement important que par corollaire je pense qu’être tenté de sucer des psychédéliques l’est également. Pour avoir vécu ce formidable redressement moral, cette mutation en tranquille pantouflard qui aime cuisiner des soupes pour ses copains en écoutant du John Zorn, j’imagine que recevoir une dose de truffes à l’occasion de la remise du diplôme du baccalauréat peut constituer une ébauche à peu près rationnelle de piste pour sensiblement réduire les dégâts sociétaux liés au processus d’aliénation succédant à l’issue d’assez trop étranges études. Ca pourra paraître con voire vaguement extravagant pour certains, mais ces trucs m’ont permis de vivre des choses extraordinaires se révélant carrément productives, que par pur altruisme j’ai envie de IyCqR4s33mhegzcqYKOD6ckpo1_400partager avec tout plein de gens que j’estime être suffisamment chouettes, et je voudrais aussi que le monde entier soit au courant que le code pénal est réformable, histoire qu’on puisse enfin officialiser cet acquis et passer à autre chose. L’enthéogène réactive donc, comme on l'a vu, certaines fonctions de notre cerveau parmi les plus mystérieuses, et permet d’avoir accès à certaines ineffables vérités autrement plus surprenantes que genre hey putain y’a Bill Murray dans Space Jam. Pour rester dans le vocable typé Palestine des temps anciens, je tempèrerai en ajoutant que ce type d’expérience ne sert pas tant que ça dans le monde réel, qu’il n’y aura pas de breaking news pour annoncer que Dieu existe et qu’on peut causer aux aliens via diméthyltryptamine, parce que y’a au fond pas grand-chose de vraiment concret à ramener de ces connexions avec le monde des esprits et du temps. Concrétiser le retour d’un voyage immobile qui s'est révélé abouti, c’est comme se casser le crâne à expliquer des couleurs à un aveugle. Mais on comprend cependant mieux de quoi cherchent à parler les adeptes de trucs très new age, ce récent dogme assez hétéroclite et coloré qui est surement à new_ageraison assimilé dans l’imaginaire collectif comme étant plutôt un gros paquet de bien exotiques conneries manufacturé par des humains qui ne savent vraiment plus quoi faire pour se sauver. La drogue ne permet pas de construire de contre culture basée sur le concept de vérité, elle permet justement de démonter idéologies, cultures et opinions pour en faire foutoir plus souple et moins énervé mais clairement impraticable. En fait, il n’existe aucun mode d’emploi, procédure établie, ou autres chapelets de litanies incantatoires pour trouver Jésus en mangeant des champignons. Même essayer d’y comprendre quelque chose, au vu de nos connaissances actuelles sur ce type de sujet, relève encore de l’hors de propos. En déplaise aux trop édulcorés théoriciens des paliers de l’élévation de l’âme, le filtre d’observation de la science humaine se révèle ontologiquement impropre à l’étude de petits mécanismes électro-organiques qui ne peuvent s’observer qu’à l’échelle d’un incompréhensible réseau nerveux formant l’organe le plus complexe du corps humain après le pied. C’est pour ça qu’Enter the void fait plaisir en termes de bon goût esthétique mais déçoit les psychonautes les plus mystico-sceptiques, la faute à un manque de mystère que délivre un powerpoint très haute résolution exposant chapitre par chapitre ce qui se passe avec ton âme quand tu crèves dans des chiottes à Tokyo. Les leçons que l’on peut tirer d’expériences significatives enter_the_void_2d’ouverture de portes de la perception sont strictement subjectives et donc individuelles, le chaman n’en a rien à battre de ce que vous pensez avoir vécu dans sa hutte ; même si on peut avoir envie de la partager, la bonne nouvelle ne peut s’articuler que pour soi-même, et c’est d’ailleurs pour ça que les tentatives de généralisation d’une vision de prophète illuminé ne peuvent qu’accoucher d’impertinentes religions bancales. Dans une perspective d’hyperindividualisation du sens de la vie, chacun a à trouver sa propre part de vérité dans le psychotouillage en fouillant et remuant dans la base de données des pensées accumulées depuis la sortie de la chatte de ta mère, parce qu’à chaque instant, y’a au moins autant de connexions possibles dans l’encéphale que d’atomes dans les croûtes de fromage du monde entier. Les projections mentales causées par l’ingestion de psychédéliques se basent bel et bien sur notre histoire personnelle, il ne s’agit pas de symptômes uniformes comme pour la cocaïne ou l’alcool, on peut trouver le démiurge dans un bouleau comme dans John Cleese, alors dead_parrotva trouver l’œcuménisme dans ce foutoir. Il existe probablement beaucoup à découvrir et à apprendre à propos de ces états mentaux alternatifs, il y aura peut-être un jour autant de pages wikipedia relatives au psychédélisme avancé que de pages ayant trait au reste de nos acquis de l’an 2011. Reste à comprendre sous quel angle aborder efficacement le sujet, parce que non seulement il n’y a donc pas de mode d’emploi fourni dans la boîte, mais en plus il faut rester conscient qu’il ne s’agit pas de molécules à fonction définie comme si elles étaient spécialement assujetties à tel rôle précis d’enthéogène dans la biologie terrestre ; le concept de potion magique n’existe que dans l’imagination des gaulois. D’ailleurs, il y a toujours dans les augmenteurs à sensibilité une part d’éveil mais aussi une part de stricte altération ; ce n’est pas parce qu’un béluga vous apparaît dans un buisson ardent un aprem sous acides en Corrèze qu’il faut se mettre à mener une autoanalyse psychanalytique 06_beluga_461sp073108complète ou chercher à en délimiter le sens exact. Pire, peut survenir un effet soupe ; un joint de temps en temps éveille de fait les neurones, mais le surusage quotidien à la amstellodamoise produit des pensées lentes car confuses. La créativité, l’accélération et l’ouverture permettent de rajouter des briques toutes neuves à l’édifice de ses conceptions, mais si ça s’embrouille, ça stagne, voire des pans entiers s’écroulent et se liquéfient. Ce n’est pas une légende que certains individus impréparés restent perchés à vie pour avoir pensé à tort bien se marrer en prenant trois barquettes de champignons mexicains au camping d’Ulvenhout. Laper de l’ayahuasca n’est pas non plus ce qu’il y a de plus recommandable si l'on souhaite poursuivre une vie normale ou éviter de se pendre le lendemain. J’ai la sensation que plus on s’éblouit dans l’ascension ambitieuse de son troisième œil, plus on aura du mal à se trouver un job convenant, à se stabiliser avec une concubine ou à se préserver dans des rapports humains trop compliqués. Même si c’est bel et bien l’intérêt du pouvoir des psychédéliques, il faut faire en sorte qu’ils n’influencent jamais trop votre rapport au monde réel, il est possible de perdre la base vitale. D’ailleurs, on peut certes développer son monument intérieur jusqu’à des hauteurs vertigineuses, mais il faut auparavant s’appliquer à construire des fondations solides pour ne pas se gourer et se casser la gueule, on peut pas avoir de révélations positives psychoprojetées à partir de rien, faut s’en donner les moyensulvenhout intellectuels et mentaux pour traverser les dimensions sans oublier de rentrer à la maison. Dans la pratique de la vie de tous les jours, il faut s’efforcer de rester le plus possible dans le monde des humains, et éviter de trop se nidifier dans un recoin de sa boîte crânienne, parce que les autres gens dehors, ils ont jamais connu l’hypersensibilité, ils ont pas encore trouvé Dieu, et ils en ont strictement rien à foutre qu’un soir t’aies eu un trip sensoriel dingue avec une serviette de bain, alors ils continuent à couper des arbres et à mettre des hippies au chômage. Libre à ceux qui le souhaitent de ne pas transitionner vers l’ère du post-matérialisme, d’autres ont aussi le droit de refuser l’option chimique et de laisser libre cours au destin et à la magie pour attendre de voir la gueule de Dieu dans le cosmos, mais qu’ils sachent tous qu’une paisible -car lucide- conciliation est possible. De la même manière qu’on dispose aujourd’hui de la chance de bénéficier du progrès technique pour parvenir à certains buts de manière plus efficace, pourquoi se priver de ce pan là de la maîtrise et possession de la nature ? Si ta mère elle chie des navets, tu seras plus heureux qu’on lui fasse une coloscopie plutôt qu’une saignée et trois Notre Père monocordes. Comme pour les nanotechnologies, le nucléaire, la manipulation génétique et l’ethnobotanique, il faut poursuivre le passionnant déchiffrage des perspectives que la maîtrise de ces bouts de rouages annonce,univers et valoriser tout ce qui peut aider ad vitam à trouver des raisons d’être plutôt sympa et positif avec les gens. Encore des raisons de penser que l’avenir va être passionnant, alors ne vous pendez pas tout de suite, ça serait dommage de louper ça.

Je ne crois pas en l’abus de drogue, comme je ne crois pas en la modération. Reparlons des questions santé. Les deux piliers de mon sentiment à ce sujet restent les trop nombreux vieux alcooliques à l’esprit vif et autres génies drogués qui trainent dans mon environnement d’une part, et juste qu’il est avéré qu’il faille faire usage excessif de certaines substances (d’autres ça va) le plus tardivement possible pour éviter de faire évoluer son cerveau en pleine croissance et en cours d’échafaudage dans de mauvais équilibres et de le marquer plus facilement dans alcohol-brainla dépendance. Sur ce dernier point, je préciserai que c’est d’ailleurs pour ça que je suis favorable à un genre de permis de consommation limitée en fonction de l’âge, comme ça on pourra se foutre une mine le samedi d’avant aller voter la première fois. Franchement, c’est moche de voir des scans de cerveaux de gens qui ont commencé à picoler tôt, et autrement plus grave que des poumons engoudronnés. Avant de faire gouter à votre fille son premier picon, dites vous que l’usage problématique d’alcool touche légalement plus de cinq millions d’éponges en France, et que même Attila est mort des suites d’un syndrome de Mallory-Weiss. Au-delà, simple question de bon sens, tout approfondissement de l’usage d’une substance doit être de préférence être considéré comme transitoire, c’est suffisant pour ne pas sombrer. On ne peut tout de même pas sérieusement considérer l’option de vivre perpétuellement perché, c’est un peu trop nihiliste. Je propose aussi qu’aucune substance ne soit consommée quotidiennement pendant trop longtemps, picon-biereclope, café, somnifères, et praliné blanc côte d’or compris ; il faut savoir distinguer nettement tel jour de l’autre, telle partition du temps d’une autre période, en gros, varier les plaisirs, histoire que le corps et le comportement ne s’adaptent pas trop au contraste. Inutile de préciser non plus que c’est presque mieux de vivre une vie sans se salir le cortex, sans tirer de l’abstention un dénigrement affiché pour certaines activités à caractère neuronal. Franchement, il ne faut pas avoir un schéma de hitpoints qui descendraient lorsque vous consommez telle ou telle drogue, ou encore une doctrine des mœurs qui te ferait culpabiliser à chaque fois que t’allumes une clope juste parce que c’est mal. Ce que j’ai appris de mon processus de collecte d’informations quant aux implications médicales de l’usage de drogue, c’est qu’on maîtrise pas totalement les questions de santé. Saviez-vous par exemple qu’on ne sait toujours pas ce qui provoque la gueule de bois conséquente à la consommation massive d’alcool de riz ? Je pense que le peu que l’on sait doit faire l’objet d’une diffusion large et pédagogue, l’information doit être préférée à la prévention, une brochure explicative doit être fournie avec votre pipe de crack, sinon les générations de plus tard continueront de commettre des erreurs grossières et vont excessivement se moudre la matière grise à coup de redoutables antidépresseurs sans même en être conscient, et ça, ça serait regrettable parce que c’est un peu con, quoi. C’est la séculaire pratique sociale de l’alcool fondue dans le paysage de la conventionalité qui rend alcoolique sans même qu’on s’en rende compte. L’idéal serait que les gens s’y connaissent sans même essayer, et que chacun gère lui-même son agenda des effets secondaires en fonction de son patrimoine génétique et de ses objectifs. Si vous avez du mal à comprendre les nuances, contentez-vous de suivre le précepte de la modération, sinon, prenez autant de drogues que vous le désirez tant que vous disposez du d_somorphineconfort psychologique, matériel, physique, et situationnel requis pour permettre une autogestion des effets potentiellement néfastes. Les plus faibles du mental connaitront plus de risques de se laisser aller dans la dépendance incontrôlée et ou dans la plus infâme des psychoses, les pauvres finiront en léproserie à s’émietter les talons à cause de la désomorphine (genre d’héroïne discount), les cocaïnomanes au taux de cholestérol bien trop élevé trépasseront bien évidemment un peu plus vite que les autres, et le psychonaute trop passionné risque de se désintéresser de la date de ses prochains examens. Il arrive qu’on expérimente sous une forme ou une autre l’abus avéré d’une substance, et c’est seulement là que l’on peut apprendre par soi-même les règles à adopter pour rester dans ce que l’on pourrait appeler une modération personnalisée. Ce ne sont pas vos collègues de bureau ou votre lointain tonton qui sont en mesure de vous fixer un certain seuil de modération ; ce sont ceux qui ont eu l’occasion d’expérimenter l’abus qui savent s’ils peuvent ou non s’accorder un dernier coup de 66859_10150137132464358_644064357_7898927_3590463_npinard avant de conduire leur grue. L’abus doit être éducateur, il ne doit pas précéder à la solution aussi extrême que facile de la révolution personnelle via l’absurde et surtout inefficace sevrage intégral. Même si vous venez de côtoyer le lamentable gâchis du suicide involontaire, préférez la réduction à la rédemption, c’est un modèle plus souple et sans doute moins périlleux à suivre. Y’a certains désagréments contre lesquels on peut pas grand-chose et avec lesquels il faut savoir composer. Un cerveau, c’est de notoriété publique que ça cherche l’équilibre, alors tout ce qui monte redescend. Personne n’aime souffrir d’une malheureuse prédisposition génétique qui rend docile à l’accoutumance, mais j’aime pas dire que les drogués sont des malades comme les autres, il faut faire de son mieux pour se gérer son cul tout de même, bon sang. A l’inverse, pourquoi brimer et criminaliser des drogués que les suites destructrices de leur abus sanctionnent d’ores et déjà ? La réalité fait qu’un junkie se voit professionnellement privé de piscine, et se voit même physiquement ôter la capacité de devenir astronaute ou champion 1256_001Mde boxe.

C’est cette pression ergonomique du réel qu’exerce l’économie de marché qui sert de véritable et légitime garde-fou aux dérives les plus noires de la consommation de drogue et de la mutation en larve ésotériste assistée. Parce que même les drogués les plus ermites sont conscients que pendant qu’ils font la ronde en lévitation avec des personnages de dessin animé dans une pourtant très paisible prairie, des milliards de chinois s’agitent dans tous les sens pour renforcer leur compétitivité. On grandit face à un monde en dur, pas dans un univers spirituel et onirique, alors quand on se détourne un poil du monde réel, on s’en prend bien évidemment plein la gueule. Dans ce sens-la, rappelons que les situations d’enlisement économique dans la droguasse anesthésiante, typiques des collebourgades de sans-chaussures du monde pauvre qui chie du sable, sont tristes et justifient un peu certaines restrictions d’accès. En dehors de cette considération somme toute très triviale, je pense qu’il faut garder à l’esprit une constante estimation de son rôle économique réel, histoire d’éviter de trop trainer dans le club des impassibles loques altermondialistes. Les drogues sont des améliorateurs, pas les produits d’un effort en soi (plier son coude pour absorber un mojito). Le junkie chronique bon à faire des économies sur les mannequins de crash tests doit garder à l’esprit qu’il devrait se limiter ses usages improductifs de drogue (style compulsif) de sorte à à peu près demeurer un bon travailleur qui agit dans l’économie globale et qui paye son loyer. Cette conscience économique ne relève pas uniquement du choix moral du non-parasitage, mais aussi plus simplement de considérations très réalistes mises à plat sur notre époque pleine de flux concurrentiels. Les effets indésirables ou non qui sont liés à la consommation prononcée de drogues vont bel et bien à rebours de la logique de production optimale de biens et services, que ce soit la gueule de bois imprévue au bureau ou la liquidation de son mobilier puis de ses stocks de pommes de terre en vue du financement des junkieprochaines doses hebdomadaires. Pendant que nombre d’universités organisent des weekends entiers sur facebook pour tester leur résistance à l’alcool, d’autres solitaires comptent le peu d'heures de bachotage qu’ils leur sont octroyées avant l’heure fatidique de la sélection pour l’à peu près confortable survie de classe moyenne. S’il souhaite se payer un nombre toujours croissant de paires de chaussures dans l’avenir, le bon vivant appréciant s’adonner suffisamment souvent aux plaisirs de la bacchanale a tout intérêt à remplir un peu plus judicieusement son agenda du weekend. Mais si, en revanche, on projette de vivoter agréablement le long de toute son existence avec une connexion internet, des pâtes aux lardons, et deux ou trois pieds de beuh, alors il n’y aura que la répréhension de la foule comme limite matérielle à l’appréciation de récurrents moments d’improductivité neuronale que sont ces sympathiques soirées où l’on décide de mettre un paquet de slims et ou quelques bouteilles sur la nappe. La main invisible du marché choisira les moins hédonistes d’entre nous et forcera les usagers réguliers à trouver l’équilibre entre survie dans la hiérarchie et exutoire pharmaceutique à un quotidien sans iadamsmith1ssue. Si on évoluait dans une société anarcho-libertarienne laxiste, laisser les gens fumer des joints serait beaucoup plus destructeur qu’actuellement, puisqu’il n’y aurait pas cette force contrebalançante du marché, aucune barrière naturelle ne subsisterait aux lourdes tendances à l’oisiveté économique qui caractérisent l’humain non-stimulé par son chef ou non-mué par la vacuité de son garde manger pour l’hiver. Dans cette optique d’autogestion de ses limites au cœur d’un environnement hostile, je ne crois pas en l’argument libéral dogmatique comme quoi l’Etat a moralement pas le droit de décider de ce qui est bon ou mauvais pour vous, mais par contre je crois que le type qui commence à trouver que sa dépendance met en péril pas mal de ses conquêtes du monde professionnel aura tendance à reprogrammer sa consommation au lieu de rester dans l’immobilisme en écoutant les râles de la foule lui dire qu’il n’est qu’un drogué et que les drogués seront toujours des assistés drogués. Peu importe que ceux qui font le choix de se défoncer la santé contribueront pourtant au renflouement de la sécu en évitant de se décomposer lentement en parallèle de coûteux soins palliatifs artificiels qui maintiennent le corps des décennies au-delà de là où il était pourtant conçu pour aller. Chinois sous méthamphétamine obligent, dans notre époque néolibérale où la concurrence en laisse mathématiquement de plus en plus sur le carreau, pour avoir une chance de s’en sortir accueil-carte-telephoneparmi les affres de la chaîne de subordinations, il faut se lever tôt pour travailler le dimanche, ne pas perdre de temps et d’énergie à dire bon ben salut à un partenaire de lit déniché la veille. Passer une heure à consommer une drogue autre que la cocaïne, c’est faire autre chose que de se préoccuper de l’état de son taux de productivité par tête, puisque c’est bien ce taux qui détermine principalement l’organisation du classement hiérarchique. Il suffit de voir à quel point la jeunesse s’est adaptée à ces contraintes contemporaines poussant à l’excavation de ce bon Stakhanov, elle a assimilé en bonne partie qu’energy drink et vitamines étaient aussi nécessaires que café et chants patriotiques virils pour s’en sortir un minimum dans la lutte des classes. C’est très important et même crucial de prendre des décisions collectives pour nous donner les moyens d’endiguer les vagues d’ogives déflationnistes en provenance de RPC, et parmi ces décisions potentielles, on peut être tenté blanche-neige-et-les-7-n-ii05-gde priver de pétard les adeptes de l’école buissonnière. C’est vrai qu’il vaut mieux préférer devenir un disciple de Pythagore plutôt que se murer dans les isolats artificiels que peuvent se révéler être l’étude de la musicologie ou de l’histoire romaine. Chercher à comprendre comment les choses fonctionnent, du moins, dans une autre perspective que pour savoir de quelle manière s’en rendre maître de sorte à décrocher une promotion, ce n’est pas très rémunérateur, et c’est logique et presque tant mieux. Mais si on considère que la productivité a pour but réel l’abondance de choses chouettes de sorte à ce que la plupart puisse régulièrement s’estimer satisfaits de leur vie, alors il faut laisser au chinois aliéné l’option de se perdre de temps en temps dans de douces mélopées au préalablement augmentées, ou encore d’aller danser comme un Fu au cours d'une espèce de messe sauvage très rythmée en aimant tout chinoisle monde le temps d’une nuit, tout comme il a de plus en plus le droit d’aller au bowling ou de test le saut à l’élastique.

Si l’on prend en considération que la prohibition du saut à l’élastique et l’absence de contrôle qui en découle peut déboucher sur des grosses conséquences létales pour les rebels qui se laisseront tenter par les propositions du marché noir de l’élastique dans l’expectative d’édulcorer leur quotidien, alors il faut s’organiser de sorte à rendre moins meurtrière (et donc moins improductive) la pratique du saut à l’élastique. Désidéologisation des questions publiques oblige, les hypothèses de dépénalisation, d’encadrement, ou de légalisation de l’usage des drogues doivent elles aussi être pensées d’un point de vue plutôt chinois, à savoir raisonnant en termes de productivité et d’improductivité. Quelques brèves : un type perd deux heures de son très précieux temps libre à poireauter parce que son dealer a pas rechargé la batterie de son portable, et du coup à la place il est allé acheter de l’herbe aux billes de verre parce qu’en tant que gentil type il avait promis à ce bon Barnabé qu’il y aurait quelque chose de chouette qui l’attendrait à son arrivée en vue d’un weekend haut en couleurs. Pendant ce temps, un flic qui coûte cheros au contribuable passera une journée entière de service pour tamponner un autre type qui était même pas satisfait de la gueule du 40 balles de shit frelaté qu’il venait de chopper, et qui risque aussi de se faire coffrer et nourrir aux frais de l’imposable du fait de ses choix de courses réputés amoraux. Quelques heures plus tard à cause du décalage horaire vers l’Est, encore un autre type -un russe cette fois- sera ravi de réussir à se procurer de la désomorphine, parce Maksimque c’est la crise et que la route de l’opium est en panne, mais il ne sait pas que dans quelques mois il va commencer à littéralement pourrir de l’intérieur des cuisses et que ce sera déjà moins sujet à réjouissance. La chimie moderne permet de contourner une à une les nouvelles interdictions de molécules, systématiquement votées en retard, et ainsi se succèdent les substituts de moins en moins goûtus. A cause de cette règle, les sex shops proposent des poppers avec des molécules de plus en plus cheloues (bon ça vous me direz c’est pas trop grave encore), et les lettons, croyant avoir trouvé du cannabinoïde agréablement légal bien que douloureusement onéreux, se sont achevés à coup de spice tout moisi le temps qu’il se fasse retirer des catalogues. Non seulement c’est financièrement et socialement coûteux de réprimander les quelques drogués étourdis au point d’en oublier d’être discret, mais c’est superflu en plus, parce que le marché noir et le marché de l’emploi les sanctionnent déjà. Moi non plus j’ai pas confiance en la bonne volonté de l’être humain, y’a vraiment aucune raison tangible d’être libéral quand on voit comment c’est le bordel place Tahrir. Par contre je peux être libéral dans le sens où j’aime beaucoup trop le joyeux fouillis consubstantiel à l’exploration de l’infinité d’activités que propose l’existence terrestre pour pouvoir envisager d’en bannir au prétexte qu’un dixième de ses utilisateurs risque d’avoir quelques soucis. Le phénomène de propagation de la polytoxicomanie dans tous les recoins de nos plutôt grises sociétés désillusionnées est réel et comporte de profondes implications qu’il serait peu judicieux d’ignorer, au moins par souci de bonne santé publique. Oui je pense qu’on doit payer des salles de shoot complètement glauques qui montrent aux néophytes que l’héro ça rend un peu pâlichon quand bien même on se cache pas au fond d’une cavetoad humide pour baiser avec son corps pendant les chaudes journées du beau mois de juin.

Le premier constat objectif à faire, c’est que la prohibition du joint est une bonne grosse injustice à la con qui constitue une puissante occasion d’apprendre à durablement déconsidérer les lois de son pays tant qu’il y a personne dans le coin pour surveiller. Enfin honnêtement, ça vous ferait plaisir de vous faire arrêter parce que vous êtes allé boire une bière avec TVA genre hors de chez vous, parce que chez vous y’a pas de terrasse ? Il est avéré que la création d’une liste artificielle de substances illégales, en indépendance totale de la mesure chiffrée de l’impact toxicologique et sociétal que leur usage induit découle d’un très arbitraire accident de l’histoire. Les hollandais étaient quant à eux davantage dans le vrai quand ils ont crée le gouda ou les sabots que quand ils ont inscrit dans leurs lois le concept de « drogues douces » s’opposant théoriquement aux « drogues dures ». En parlant de drogue dure, je précise que mes quelques lignes propagandistes visant ici et là à rappeler les méfaits de l’alcool sur la densité de votre matière grise s’inscrivent dans un contexte où l’on ne sait encore toujours pas assez à quel point la plupart des autres drogues sont moins vénères que l’éthanol. Les drogues douces n’existent pas, alors pourquoi essayer de légiférer lotussur ce type de pilier ? A la rigueur, la seule catégorie envisageable, mais c’est à prendre avec des bonnes grosses moufles quand même, c’est la catégorie des assez ingérables opiacés, encore plus plaisants que les endorphines post-boxe. Ingérables oui, du fait de la redoutable dépendance physique qu'ils entraînent, cette particularité qui fait que quand on est en manque, on a pas mal qu'aux cheveux. C’est pas la drogue qui doit être légalisée, c’est l’alcool qui doit être remis à sa place légitime, à savoir parmi le club des molécules psychoactives. Il s’agit de comprendre en priorité les arguments les plus objectifs qui rendent, sur le papier, la cohabitation du pinard légal et de l’herbe criminalisée juste pas compréhensible, même abstraction faite des simples conséquences indirectes de merde de la prohibition, et qui au final font miroiter la perspective de légalisation du cannabis plutôt comme une évidence à partir du moment où on observe la chose dans un certain souci d’honnêteté intellectuelle. Doit-on légaliser au moins la plupart des drogues ? Question comme pas mal d’autres ultra ardue et organiquement complexe, dans laquelle il faut s’immerger un moment la nuque pour pouvoir croire commencer à percevoir des éléments de réponse, et c’est sans compter d’irréconciliables divergences de conceptions ou l’infinité de paramétrages à débattre sur la forme d’encadrement à mettre en place. Mais si cette question se pose strictement dans le contexte actuel d’une ubiquité de l’alcool quasiment encensée, alors la réponse hurle clairement oui, il faut légaliser, ou alors au minimum en ce qui regarde le cannabis. L’unique barrage à l’expression juridique du bon sens est uniquement maintenu en place par l’arbitrage inertiel du conformisme moral. La clandestinité qui fait de l’usage de drogue une pratique obscure et mal connue de beaucoup comporte son lot d’effets pervers, principalement la survalorisation de la pratique. J’avais parlé d’un effet temple, mais il s’agit parallèlementhoffmann d’un strict regard matériel conditionné par le mécanisme économique qui détermine la valeur d’un objet : la rareté. Elles ont beau être bien fraîches, les cannettes que tu ramènes ce soir, je peux très bien aller en rechercher d’autres au paki d’en face, et en plus on a le temps parce qu’il ferme tard. Dans notre ère de belle abondance, quand on vit dans une ville de plus de deux mille habitants, on peut trouver approximativement tout ce qu’on veut quasi immédiatement. Dans ce contexte, la rareté matérielle rajoute de la magie, d’où l’engouement des porte-monnaie pour les éditions collector de trilogies, les tableaux d’art contemporain et autres encombrantes sculptures en mousse, les fragments de météorites et artefacts aliens, les plans beuh bio ou les barquettes de truffes. Ca fait que pas mal de drogués passent des heures à choper leur précieux matos, attendent leurs potes une heure parce que c’est des drogués désocialisés, et tout ça juste pour pouvoir discuter pendant deux heures avec eux de comment il s’est fait chier à trouver le produit et d’à quel point il est bon et que c’est cool d’en avoir trouvé. Il paraît pour les prohibitionnistes que c’est censé être un des freins à la consommation de drogue, mais bien souvent, la perception quasi magique de la rareté l’emporte sur la crainte de perdre du temps à effectuer un long aller retour pour faire du troc avec l’autre qu’habite à perpette. La trop importante place que peut prendre la drogue au sein des discussions et de l’agenda est classique de la phase de l’enthousiaste franchissement de la barrière de l’interdit, on apprend à ses dépens à devenir autodidacte d’une discipline rendue pertinente uniquement par l’aspect sous-terrain de l’affaire (puisque tout et n’importe quoi se dit dans les caves), mais il est crucial de se presser d’avancer et de ne pas se contenter du trop chronovore constat oral. C’est clair que cette survalorisation par la rareté pousse à la consommation sans réserve et immédiate tellement on est content d’avoir la substance entre les mains, véritable objet de fête en soi. Les non consommateurs désertent le salon parce qu’ils aimeraient bien causer d’autre chose, et les drogués s’isolent dans leur côté obscur, à perdre un temps et une énergie qui pourrait servir dans bien d’autres orientations, par exemple jouer au needhelptrivial poursuit en se droguant. Le jour où y’aura légalisation et banalisation d’une matière, nombre de consommateurs se rendront compte qu’ils auront passé bien trop de temps à ressasser leur science du sujet. Parce que ces connaissances, dans le cadre actuel, ne sont utiles que dans le cadre illégal préservé à ce jour ; en dehors de l’expertise en matière de contrôle qualité préachat, s’y connaître en drogue, ça veut principalement dire s’y connaître dans le monde de l’illégalité, ça signifie donc surtout s’associer avec la caste des bandits quoi ! On l’a presque oublié avec toutes ces conneries, mais la drogue demeure au centre de vastes flux d’argent orchestrés par de puissants mafieux qui corrompent des jeunes poussés par la zermi histoire qu’ils fassent du trafic de tulipes en échange de quelques tiges en guise de récompense. A l’ère du commerce équitable et de l’achat intelligent, ben moi j’ai pas envie de filer de la tune à putain de wech de merde qui se fait un devoir de t’enculer parce qu’il dédaigne tout ce qui est pas comme lui. J’y ai fait allusion plus tôt, mais la criminalisation de l’usager, même lorsque juste potentielle, tend à le faire s’identifier à l’image du tox dans le regard des autres, voie royale pour assumer une dépendance outrancière et un comportement perpétuellement larvaire. C’est déjà assez chaud de gérer des marginaux, n’en rajoutons pas de trop abstraites catégories supplémentaires, ne les enfermons pas chez eux.

65997418Je crois que j’en ai parlé, on vit aujourd’hui un véritable tournant dans la manière d’appréhender la question de la drogue par les décideurs politiques du monde. Cette année, ça s’est étendu à l’Amérique latine qui dépénalise en masse, pendant que la Hollande va restreindre l’accès aux coffee aux étrangers à cause du maintien abusif de la prohibition chez certains de ses voisins les plus maladroits. Politiquement, il s’avère extrêmement courageux pour un élu de se faire une voix en faveur d’un relâchement de l’effort de guerre mobilisé contre le fléau de la drogue, y’a que des coups à prendre, parce qu’on ne lui laissera pas le temps d’expliquer en quoi il faut sortir du sens commun et du conservatisme des croyances. Avant qu’on libère des flics pour des investigations plus importantes et qu’on rajoute des taxes pour l’Etat, il y a du militantisme à faire (même passif !), des mentalités à faire évoluer. Le pire, c’est qu’une politique de légalisation pourrait, à court ou moyen terme, amplifier l’explosion actuelle de la consommation, le temps que les nouveaux utilisateurs (et même les vétérans remarque) s’éduquent et fixent leur seuil. C’est un peu ce qui se passe en Californie, l’augmentation brutale due à la normalisation de la consommation sert d’argument pour vanter les bienfaits supposés d’un retour en arrière ; rappelons que pendant ce temps là, au Portugal, contre toute attente, la dépénalisation et l’encadrement a résulté d’une baisse conjuguée de la consommation et des dépenses publiques.

woaaMa principale intuition de proposition niveau encadrement de l’usage, c’est le permis (plutôt que l’ordonnance à la californienne, par exemple). Chacun le sait, conduire une voiture comporte des risques à prendre très au sérieux. Même si une fois le permis passé on se permet d’adopter une conduite plutôt souple, on aura entendu le discours scientifique de prévention et assimilé les réflexes qui évitent de traverser un platane. Idéalement, personne ne devrait pouvoir aller acheter une bouteille de rhum en libre accès comme personne ne devrait pouvoir conduire une voiture sans véritablement savoir comment c’est censé se gérer en société. Au niveau international existent des normes de compétence en ce qui concerne l’habilité à pratiquer la plongée sous-marine. La plupart des gens qui pensent que Cousteau est un personnage issu d’un roman de Jules Vernes vous diront que ça doit probablement être très dangereux, la plongée sous-marine. Sauf que non, faire l’amphibien c’est complètement safe dès lors qu’on suit les consignes de sécurité. C’est pour cette raison qu’on a établi un système de niveaux communs qu’on gravit par l’application pratique des règles les plus justifiées dans l’optique de laisser aux gens l’occasion de devenir guide indépendant et de pouvoir sans aucun risque promener leurs potes entre les algues. Moi j’aime bien l’idée du permis de psychonautique, genre la puce qui permet de débloquer des skills de coustoshopping, filtre imparfait mais filtre quand même. Les seuils mensuels de consommation autorisée des différentes substances seraient progressivement relevés par une conjugaison de l’âge (critères sanitaires pour prendre soin d’un cerveau qui grandit jusqu’à 27 ans), de passages d’examens médicaux et de connaissance théorique du sujet, voire d’expérience aussi. On pourrait même envisager de conditionner l’usage encadré d’opiacés (et même des autres drogues) à plein d’autres critères aussi rigolos que stricts, comme la situation professionnelle stable, le revenu (on va pas laisser quelqu'un se shooter H24 alors qu'il arrive déjà pas à payer le loyer) le diagnostic psychologique, le suivi médical, voire la déjà plus stigmatisante séropositivité. Evidemment c'est pas parfait, on pourra toujours revendre la petite dose qu'on choppe, et le marché noir hors charmante petite production de jardinet aura toujours une quantité quasi illimitée de plus sales marchandises à déverser dans nos placards. Mais les grandes chaînes homologuées bénéficiant des économies d'échelle typiques de la production de masse produiront toujours des produits moins chers et moins coupés, comme on préfère acheter son alcool fort au supermarché plutôt qu'au bouilleur de cru du coin qui propose de la mirabelle au méthanol. Ce type de système aurait l’avantage de former sur le temps les usagers à la gestion d’une ration raisonnablement limitée de produits récréatifs, et surtout serait adaptable à la réalité puisque permettant à François-Joseph de fêter ses 16 ans avec quelques bières et deux-trois pétards, mais pas parce qu’il en aurait moralement le droit pour l’occasion ce brave, mais bien parce que concrètement et sous tous les points de vue, ça ne déteindra en rien sur sa vie, ou du moins en rien de néfaste. Dans un autre registre d’action publique recommandable, il demeure toujours la minorité d’usagers dits « à problèmes » qui doivent de préférence être pris en charge histoire d’éviter qu’ils finissent dans un quelconque égout après avoir refilé dix hépatites à leurs derniers collègues d’un soir, là où ils auraient pu devenir de grands chirurgiens parce que quelqu’un qui y comprend quelque chose aurait été au courant que leur méchante déprime passait vraiment pas, et surtout pas à coups de palliatifs pharmaceutiques. L’encadrement permettrait des programmes souples dolphinsd’accompagnement de sortie de l’abus chez les personnes peu résistantes à la dépendance ou plus simplement fragiles. Là où elles ont été expérimentées, les « salles de shoot » ont prouvé leur efficacité ; plus besoin d’abandonner dans la forêt la dépouille humide du pote qui a fait une surdose dans un coin du squat, il devient caduque d’associer la drogue injectée au vih, et au final, y’a moins de loques déshumanisées dans les rues qui vivent de rapines et d’excavations d’aliments partiellement mâchés. Les idéologues qui s’opposent à ce type de mesure disent que ça légitime les utilisateurs et encourage à la consommation. Je ne pense pas que croiser des paumés tout maigres tremblant de manque dans des couloirs desquels émane une sale saveur d’hôpital et où il y a du lino blanc très moche par terre donne envie à Antony d’aller essayer de se piquer dans le bras gauche. Que ce soit à comparer avec le saut à l’élastique ou la plongée sous marine, je pense que l’encadrement public est nécessaire en matière de drogue, là où les avantages qu'elles représentent peuvent s’avérer moins coûteux que le déploiement d'inefficaces moyens répressifs, et qu'à ce niveau là, je déduis de mon travail académique sur le sujet qu’on doit appliquer les mécanismes qui marchent seulement en fonction des cas et résultats d’expériences, pas en fonction des goûts et des couleurs. salle de shootLa prohibition et le libre accès sont tous les deux des constructions mentales conçues par les mots et non par l’expérience ; au milieu se trouve l’encadrement empirique, le truc tout nouveau qu’on cherche encore et qu’on fait évoluer du mieux qu’on peut  pour que tout le monde soit le plus content possible, ou du moins que le bilan général de long terme soit le moins pire possible. Comme pour toute politique, on change progressivement, on fait pas tout en même temps, on laisse à l’économie de la drogue le temps de se reconvertir, et on voit seulement après ce que ça donne pour envisager la suite. Je suis le premier apprenti expert du sujet susceptible de se planter totalement sur ses intuitions en la matière, si ça se trouve la lutte maladive menée contre les stupéfiants relève peut-être des derniers efforts précédant la chute de la civilisation dans le foutre et le sang que la généralisation de la défonce provoquera inéluctablement, voire l’inverse, au fond j’en sais rien. A une époque, je voyais les drogués comme des genres d’appendices de sofa, du branlomane végétatif étalé devant M6 en attente précoce de la fin, et je dois dire que l’impression demeure derrière mes yeux au cours de trop improductifs dimanches de gueule de bois myopathique qu’il m’arrive encore malgré tout de m’accorder. La vie est courte et faut en profiter par la bonne humeur et les sens, mais surtout il faut en profiter pour réaliser des projets et œuvres qui ne sont et deviendront que cendres certes, mais dont la contemplation permet de se dire sur le lit de mort qu’on aura quand même eu une vie bien remplie, pas qu’elle s’est passée au comptoir du même bar avec les m70583972êmes tronches. Le thc et le téléchargement illégal rendent oisif, mais faute de Ministère de la Vérité rien ne peut empêcher leur usage jusque dans les foyers ; l’alcool n’est plus bannissable pour la démocratie, alors tant pis, consommons aussi le reste qu’est moins pire tant qu’on y est. Encourageons l’expérience occasionnelle et diffusons des fichettes éducatives pour accélérer la chute des aprioris puants, sans pour autant pousser à la consommation tendant vers le pesant. Après tout, y’a pas la masse d’arguments à la fois simples et mathématiques pour assurer que la conjugaison de l’information et de l’encadrement seront susceptibles de répandre les drogues dans les frigos tout en diminuant bel et bien la proportion d’ « usagers à problèmes » au sein des consommateurs. Y’a des zombies irrécupérables qui vivent d’avachissement et de mauvaise volonté, et ceux la on sait encore moins quoi en faire que les tétraplégiques peu littéraires. Certains diront que la fuite dans la drogue constitue le produit de la société dystopique et irradiée qu’on est en train d’ériger de plus en plus rapidement ; je préfère envisager l’usage de drogue procédé dans l’optique de fuir le réel comme une pratique dont principalement les usagers à problèmes peuvent en arriver à en ressentir de réelles conséquences importunes. Préférons accepter plus sobrement le fait que les humains ont une tendance persistante à aimer faire de la merde parce que c’est plus marrant qu’une étude du marché des chaussettes en laine au Vietnam.

33031_largeLes lois peuvent s’avérer être un puissant instrument pour orienter d’un poil le gouvernail de sept milliards de néanderthaliens, mais, en démocratie surtout, elles ne sont souvent en réalité capables  que de suivre la rumeur de la rue et les chuchotements des conseils d’administration. Face à l’impossible tolérance zéro, la défonce pseudo rationnalisée et la consommation individualisée car basée sur la répréhension concrète du monde extérieur, sont les dernières pistes susceptibles de civiliser l’usage des drogues et de les faire cohabiter avec la glorieuse civilisation terrestre. Au-delà de ces deux axes faisant office de base pour remplacer durablement le traditionnel cadre moral, duquel l’unique bienfait était à l’origine de limiter passivement l’usage de drogues à des occasions très codifiées et limitées dans le temps (comme la chouille du samedi soir ou le rite religieux oriental). Il n’existe aucun moyen non-totalitaire d’empêcher les gens aliénés de se droguer jusqu’à glisser dans le statut de sauvage créature marginale assoiffée de sang de contribuable. Eduquer les gens, ou plutôt banaliser les vues les plus lucides sur le sujet, est-ce que ça suffira pour les faire épouser un encadrement étatique qui, pour pouvoir fonctionner, devra être suffisamment light et sympa et donc attrayant pour le drogué habitué à choper via son pote Yves ? Pas sûr, mais y’a pas trop le choix, parce que tant qu’il y aura du pétrole, de l’électricité, et de la vie privée, les flux croissants apparaitront comme de plus en plus difficilement maîtrisables. La drogue bistrotpourrait faire partie de notre environnement culturel comme elle en a toujours fait partie en dépit de son relatif mutisme, la consommation d’augmenteurs à sensibilité remplacerait au moins partiellement la pub dans le rôle de sublimant du quotidien, les gens carbureraient toujours autant à l’antidépresseur pour accepter leur part de monde de merde, et Alphonse sera toujours derrière son comptoir, à demander un autre coup de rouge ou un gin au clou de girofle. Certains se réjouiront de pouvoir profiter des explorations infinies dans le développement de nouvelles molécules de plus en plus « propres » et en harmonie avec notre système nerveux, molécules qui remplaceront de loin celles récupérées par hasard et indépendamment de la constitution de notre cerveau dans le sein de la déjà bien généreuse Maman Gaïa. Le nombre de produits conçus pour stimuler son imaginaire, amplifier ses capacités physiques ou intellectuelles, accroître subtilement la perception de certains plaisirs, trouver Dieu ou permettre de discuter avec des entités extra terrestres s’accroît chaque jour, souvent dans l’illégalité d’ailleurs, alors imaginez ce que ça pourrait donner dans l’avenir dans un contexte de recherche ouverte. D’autres, presqu’évidemment prêts à cocainerenoncer à vivoter un siècle, verront dans la cocaïne un moyen d’approfondir jusqu’à plus soif le modèle de civilisation de combustion, en décrochant les jobs les plus juteux, et ça tombe bien, parce que ces taffs exigent souvent de pouvoir bucher quelques nuits d’affilée. La drogue de surchauffe sera alors le dernier stratagème déniché par l’immense machinerie de la très vivace économie productiviste, moyen d'aspirer les derniers pans d’efficacité vitale que l’employé pourra encore prodiguer avant de définitivement sombrer dans l’obsolescence. Après tout, le travail jusqu’à épuisement et décès, c’est monnaie courante, alors je ne vois pas pourquoi la logique ne se permettrait pas de franchir ce pas supplémentaire. Les drogues institutionnalisées combleraient les lacunes du gigantesque gavage d’une humanité encore plus embrumée qu’avant, exponentiellement désespérée de ne décidemment pas pouvoir échapper à sa bien insatisfaisante condition, même lorsque muré dans sa tête dans l’espoir d’échapper chimiquement à l’aliénation le temps de quelques maigres heures. Après tout, notre cerveau est avant tout conçu comme un système de survie qui nous ferait chercher tout et n’importe quoi pour essayer de pallier à l’éternel regret de ne pas être né dauphin plutôt qu’homme dans ce vaste bac à pus. Autant inclure les drogues dans cette très vaste perspective, et la boucle est bouclée : libre à l'humain de trouver ses propres moyens de conserver son envie de vivre plutôt que de plus simplement tout laisser tomber.

CrackBabiesJe ne sais pas si j’ai suffisamment fait le tour du sujet, puisque pour être honnête j’ai même l’impression d'avoir rien dit, mais on considèrera que le point a été fait et que ça suffit pour le moment, voilà, je sais ce que je pense sur la drogue. Il faudra attendre que le débat émerge vraiment pour s’interroger sur les modalités les plus pratiques d’une politique d’encadrement. En attendant, libre à chacun de perdre son temps à se fabriquer une opinion sur une question aussi peu tolérée, de s’interroger sur la viabilité et l’intérêt de sa consommation, ou de me laisser un commentaire pour qu’on se fasse une raclette bien death metal à l'occasion. Félicitations pour avoir tout lu et merci d’avoir à peu près compris la démarche qui animait cette petite rédaction moisie.

2 janvier 2011

Son décembre 2010.

jaquette

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01 [Angil en grand] Angil - Lipograms

teebs02 [Rock Mclusky v2.0] The Future of the Left - Small bones small Bodies

03 [Grind] Japanische Kampfhörspiele - Punkerpolente

04 [Electro easy mode] Le Peuple de l'herbe - L'esprit d'une époque

05 [Post Rock/Atmosphérique] Tarentel - Ghost Weight

06 [Electrobainchaud] Teebs - Long Distance

07 [Hip Hop/Expérimental] Dälek - (Subversive script)

08 [Drone] KTL - IV

dalek09 [Hardcore moderne] Tusk - The Lewdness and Frenzy of Surrender

10 [Grind] Blockheads - Follow the Bombs

11 [Post Hardcore] Mouth of the Architect - The Violence Within

12
[Drone/Doom] Khanate - Wings from Spine

13
["Acoustic doom"] Svarte Greiner - Final Sleep

14
[Atmosphérique] Lustmord - Part IV

tusk15 [Steve van Till] Harvestman - Dead Flowers

16 [Country] Johnny Cash - Ain't no grave

17 [Screamo] Aussitôt Mort - Memoria Grigia

18
[Rock] I am Kloot - The Red Dresses

19
[URSS] Eduard Hil - В любое время года

20 [Mike Patton parla Italiano] Mike Patton - Senza Fine

MikePatton21 [Chanson française] Lucienne Boyer - Parlez-moi d'amour

22
[Happy miousic] Jim Kweskin & The Jug Band - Ella Speed

23 [Jodel] Et un coup d'überjodel pour finir

2 décembre 2011

Son décembre 2011.

jaquette

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01 [Metal] Dead Existence - Swarm of Bastards

alboth02 [Expérimental/Indus] Alboth - Castro

03 [Chanson italienne] Nico Fidenco - Tornerai... Suzie

04 [Grind] Rotten Sound - Havoc

05 [Hardcore] Terror - Nothing to Me

06 [Hippies] The Mamas and the Papas - California Dreamin

07 [Grind chaotique] Crowpath - Like Flies to Flames

08 [Metal] Benediction - Wrath and Regret

RussianCircles09 [Minimale] Audion - Kisses

10 [Rap Moldave] Kazi Ploae si Specii - Robo-Sapiens

11 [Trip Hop] Clutchy Hopkins - Light as a Feather

12 [Folk metal] Trollfest - Die Beruechtiges Bande

13 [Hippies] Jefferson Airplane - My Best Friend

14 [Post Rock à burnes] Russian Circles - Batu

15 [Atmosphérique] Jacaszek - IV

16 [Darkjazz] Bohren & Der Club of Gore - Beileid

the drift17 [Atmosphérique/Post Rock] Konntinent - My shoulders are as wide as your hope is heavy

18 [Post Rock] The Drift - Nuomena

19 [Atmosphérique] Murcof - Cosmos I

29 février 2012

Son février 2012.

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revok01 [Moderne montageux] Bernd Alois Zimmermann - Lamento

02 [Hardcore moderne] Revok - Tunnel

03 [Hardcore moderne] Engineer - Heel toe

04 [Rock/Post Rock] Sons of Frida - Beedfealer

05 [Rock alt] Sonic Youth - Bone

06 [Rock alt] Slint - For dinner

07 [Rock] King Crimson - Epitaph

08 [Electro cuivré] The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble - Lobby

09 [Rock psyché] Pocahaunted - UFO

10 [Rock alt] White Noise - Firebird

11 [Forêt tropicale] Michel Magne - You belong

12 [Jazz] Billie Holiday - Don't worry 'bout me

stormtroopers of death13 [Stoner (Japonais tiens!)] House of the Unholy - Shotgun boogie

14 [Grind] Stormtroopers of Death - Freddie Krueger

15 [Reggae] Lee Scratch Perry - Nice time

16 [Atmosphérique] Jan Jelinek - Undercurrent

17 [Trip hop puzzle] Daedelus - Welcome home

18 [Classique] Wienawski - Piano Concerto in G minor, Op 20 - Movement 1: Allegro moderato

19 [Requiem des Roués] Eustache du Cauroy - Missa Pro Defunctis : Kyrie


 

6 octobre 2011

Son octobre 2011.

mcgranahan

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 Je sais, c'est un peu mou du gnou.

 

01 [Post Hardcore] Dirge - Sandstorm

Dirge+Marc+Alain++Stph+SB02 [Metal psyché] US Christmas - New War

03 [Rock psyché] The Black Angels - Vikings

04 [Post Metal] Earth - Miami Morning Coming Down II (Shine)

05 [Post Rock] Labradford - Everlast

06 [Electro indus] Schwarze Sonne - I Stand Alone

07 [Atmosphérique] Tim Hecker - Chimeras

08 [Post Rock atmosphérique] Yellow6 - Centraal

09 [Ost] Ludovic Bourse - Around the Pool

black angels10 [Japonais multicolores à Bruxelles le 15 octobre 2011] Acid Mothers Temple & The Melting Paraiso UFO - Pink Lady Lemonade Part 4

11 [Post Rock Constellation] Do Make Say Think - 1978

13 [Hardcore] Icepick - Born to Crush You

14 [Indus martial] Arditi - Standards of Triumph

do
make say think15 [Chants orthodoxes russes] Патриарший Хор - Ныне Отпущаеши (Н. Соколов) Солирует И. С. Козловский

16 [Atmosphérique] Celer - Isotope Shortage

17 [Post Rock BG] Hammock - We will say goodbye to everyone

8 août 2011

Son août 2011.

Jaquette

dOWNLOAD


dalek01 [Mats Söderlund] Gunther - Suntrip

02 [Hardcore] Agnostic Front - A mi Manera

03 [Hardcore] Born from Pain - Kill it tonight

04 [Hiphop indus] Dalek - In the Midst of a Struggle

05 [Post Rock Constellation] Efrim Menuck - Kaddish for Chestnutt

06 [Folk] Devendra Banhart - Bad Girl

effrim07 [Funk] Funkadelic - Maggot Brain

08 [Atmosphérique] Thisquietarmy - Negative Space

09 [Kim Jong Il] No Motherland Without you (90's version)

10 [Hardcore] Sick of it All - Bent Outta Shape

11 [Hardcore] Madball - Dark Horse

12 [Hardcore] All out War - The Murders Among Us

13 [Drone/Metal] Earth - Ouroboros is Broken

14 [Atmosphérique] SunnO))) - Blood Swamp

15 [Chanson] Colette Renard - Le vieux curé de Paris

sick
of it all16 [Grind] Napalm Death - Cleanse Impure

17 [Electro] Aphex Twin - Polynominal-C

18 [Atmosphérique] Level - Opale 3 (Braide)

19 [Samba] Ray Conniff - Aquarella de Brazil

7 septembre 2012

Son juillet-août 2012.

jaquette

 

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édition estivale

 

antigama

01 [40's] Allemands - Stern Von Rio

02 [Rock] Future of the Left - Polymers are forever

03 [Chanson] Jean Constantin - Où sont passées mes pantoufles

04 [Grind] Antigama - Radiation sickness

05 [Chanson] Les frères Jacques - Les fesses

dalek

06 [OST] Starcraft 2 Terran cover

07 [Barbu en toge] Sébastien Tellier - Cochonville

08 [Rock] The Black Angels - Surf City

09 [Folk] The Angels of Light - Sunset Park

10 [Hip Hop] Dälek - Forever close my eyes

11 [Electronique] Shlohmo - Ghosts

12 [Dreampop] Beach House - Gila

shlohmo-jan-12

13 [Ce bon] Henri Salvador - Chambre avec vue

14 [Ambient] Machinefabriek - Singel

15 [Rock/Post rock] Amute - Desert

16 [Atmosphérique] Nadja - Jaguar

17 [Post Rock] Crippled Black Phoenix - Faced with complete failure

18 [Chanson] Professeur Choron - Caca Chocolat

16 juillet 2012

Son juin 2012.

jaquette

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Kickback_K

01 [Hardcore Darwinien] Kickback - We Prowl, They Crawl

02 [Chiptune] Sabrepulse - Phantom

03 [Grind] Venomous Concept - Screwball

04 [Digital Hardcore] Atari Teenage Riot - Blood in my eyes

05 [Electronique] The Flashbulb - Island on an Endless Plane

mississippijohnhurt

06 [Electronique] Snka Beatz - Wind's Progression

 

07 [Dreampop] Beach House - Myth

08 [Dreampop] Beach Fossils - Daydream

09 [Radiohead en gros] Other Lives - Desert

10 [Folk saltimbanque] Dark Dark Dark - Make Time

11 [Ol' Dam' Blues] Mississipi John Hurt - Blessed Be The Name

12 [Death] Gojira - Explosia

asva

13 [Doom/Atmosphérique] Asva - Presences of Absences

14 [Post Rock] Earth - The Corascene Dog

15 [Rock psyché] US Christmas - The Moon in Flesh and Bone

16 [Monty Python] Monty Python - The Liberty Bell March

17 [Olive et Saxophone] Bobby Vinton - Blue Velvet

us_christmas18 [Atmosphérique] Martin Stig Andersen - Sister

19 [Moderne] Yves Klein - Monotone Symphony

20 [Rock] Electric Six - The Intergalactic Version

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