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24 mai 2007

Jacques Bonsergent.

C_lui

Jacques Bonsergent est, à ma connaissance, le plus gros emo de l'histoire. Bah ouais, jpense hein, y'en a pas beaucoup des emos qui ont une station de métro et une place à leur nom à Paris. Parce qu'en général, pour avoir ce privilège, il faut avoir fait quelque chose d'important. Mais ce cher Jacques, en tant qu'emo complètement passif, n'a strictement rien fait. Comment expliquer alors qu'une proportion de parisiens qui prennent le métro tous les jours connaissent au moins son nom ?

Né en 1912 en France, le jeune Jacques est un français qui vit en France. Tout se passe bien pour lui jusqu'à ce qu'en regardant par la fenêtre un beau jour d'été 1940, il remarque qu'il y a plein de nazis qui se baladent dans les rues de sa capitale préférée. Merde alors, c'est pas banal ça. Le jour de l'annonce de l'armistice par Pétaincoup, Jacques va se foutre devant une caméra qui se balade sur les Champs Elysées, pour se mettre à chialer méchamment. Les journalistes qui s'occupent alors des infos trouvent cet inconnu particulièrement frappant, et décident d'en faire le symbole du désarroi des Français face à la défaite (faut dire que le slogan de l'époque roxait bien, "nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts"). Du coup, l'image fait le tour des salles de ciné où sont projetées les informations, et pas qu'en France, si si, dans le monde entier. Et c'est l'humanité toute entière qui est touchée par la vision de cet homme qui pleure. C'est vrai que c'est particulièrement émouvant, je vous laisse juger par vous-même :

OMG_EMO

Alors c'est ça, entrer dans l'histoire ? Faut se foutre devant une caméra et chialer un bon coup, et après on retrouve l'identité et hop un nom de station ? Eh non, Jacques a fait encore mieux.

En novembre 40, notre emo se fait arrêter par une patrouille allemande avec qui ses potes avaient connu une altercation (y'a embrouille quoi), parce qu'il est le seul d'entre eux à ne pas s'être barré. Les nazis reconnaissent son visage maintenant connu et décident alors de faire de son cas un "exemple" pour les parisiens : il sera fusillé à 28 ans le 23 décembre 40, et sera ainsi la première victime de l'occupation. On reconnaît son caractère emo dans sa dernière lettre : "
Surtout ne vous faites pas de bile, je ne m’en fais pas moi-même...".

Bref, Jacques Bonsergent, ou comment on devient un héros-martyr/station de métro en chialant devant une caméra et en se baladant le soir avec des amis qui aiment pas les flics. Bref, si vous tenez à la vie et que vous ne prenez pas le métro, évitez de pleurer devant une caméra de télé -même si vous êtes emo-. Lalala (8).

Sacr__Jacques

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15 janvier 2007

J'aime pas la philosophie et la littérature non plus.

sabotageurCet article est en quelque sorte une suite, un "part deux" à "J'aime pas l'art". Son titre est aussi volontairement provocateur que l'autre : non je ne m'appelle pas Joseph Goebbels, je ne dis pas à la radio de propagande nazie "quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver". Encore une fois, j'aime l'"art" à ma façon, même si je manque de culture vu qu'en prépa on a pas le temps de tout faire et qu'il faut bien choisir dans quoi on décide de se spécialiser. Souvent, je méprise les gens qui ne jurent que par l'art et la culture. Je n'aime pas les littéraires quoi (et je fais prépa sciences po, je sais), ils me donnent souvent envie de pousser un coup de gueule que voici.

Pas mal de ces gens ont en effet une manie qui a tendance à m'irriter : tirer pretexte de chaque occasion pour utiliser leur fameux savoir, leur culture. Le genre d'ahuris qui font corriger la moindre faute d'orthographe comme pour prouver que eux, ils l'ont vue. Dès qu'ils en savent un peu, ils ne peuvent pas s'empêcher de se torturer l'esprit pour étaler et appliquer ce qu'ils ont appris. Au bac comme en prépa, beaucoup de ceux-la ne comprennent pas pourquoi leur note est descendue en langues parce qu'ils ont fait une disserte et non un essai tout con comme on leur demande de faire. Quel snobisme ! Perso ça me viendrait pas trop à l'idée de citer Kant dans un essai ayant pour intitulé "pensez-vous que les français sont anti-américains ?". Ces gens ont oublié le principe de concret, jvois pas ce que la philosophie a à voir dans des questions de société ou de politique.
Mais ils me retorqueront, et ils ont raison, que si : les moeurs, la politique, etc, la philosophie en parle beaucoup, et est parfois même à l'origine des évolutions qu'on a pu observer hier et aujourd'hui. Mais voilà, ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que si on le veut, on peut appliquer de la philo à tout, à chaque instant de la vie, en particulier si, contrairement à ces prétentieuses cultures naissantes, on est un Joseph_chie_sur_l_artérudit en la matière. Être prétentieux, c'est pas prétendre savoir penser, c'est prétendre tout savoir.

Ce qu'ils n'ont pas compris non plus, c'est que la philosophie est une discipline qui relève de l'exercice de la pensée. Cpa pour rien qu'on passe des épreuves de philo dans beaucoups d'exams et concours alors que ça ne sert strictement à rien par la suite dans la profession (cf les futurs ingénieurs qui passent leur bac). La plupart des idées développées par les philosophes sont des idéaux, des images, des concepts. Oui, la philosophie permet de comprendre les enjeux éthiques, l'évolution des courants d'idées, les subtilités des systèmes idéologiques. Mais c'est tout. L'art de philosopher, c'est pousser le prodigieux talent de l'intelligence humaine du mieux qu'on peut, créer des idéaux de la raison. On ne peut que s'emerveiller devant les travaux des grands philosophes, comme on s'emerveille devant les travaux des grands mathématiciens et physiciens, qui sortent eux aussi du domaine du concret.

Ma formule "j'aime pas la philosophie" se nuance déjà, donc. Tout connement parce que j'aime bien ça, comme on ne peut pas ne pas aimer les travaux de pensée des hommes en général. Je n'en suis pas passionné, mais j'aime bien ça, et puis, jdois en faire parce que jpasse un concours aussi, ça aide. Cependant, et ça jle pensais avant d'en faire et je le pense toujours, et là le "j'aime pas la philo" se transforme : "j'aime pas le fait qu'on doive apprendre de la philo en tant que cours." Personnellement je réflechis beaucoup seul depuis plutôt jeune, comme je l'ai déjà dit à propos de mon sens de la vie ; mes idées n'ont pas changé où se sont enrichies depuis, notamment avec des références culturelles.
Comme j'ai pu le voir en prépa d'été, je ne suis pas complètement con vu que j'ai pondu des bonnes dissertes en ne sachant pratiquement rien. C'est pas que j'en suis fier (juste content ^^), mais jvoudrais mettre en avant cette dimension que j'aime dans la philosophie : le travail personnel. Reflechir seul sur ce qui nous entoure et sans se faire bourrer le crâne par des systèmes d'idées énumérés en terminale et plus tard, jtrouve ça cool.Kant Reflechir seul, si on est motivé par une curiosité naturelle, c'est facile, si si. C'est juste vraiment très chiant. Penser par soi-même, se forger ses idées avant d'aller en cours de philo, jtrouve ça plus bandant que de gober des références académiques entières. Qui mieux que l'individu libre peut décider de sa liberté, de sa vision du monde, de sa philosophie ?
Même choisir de s'en foutre du monde et de pas se poser de questions, c'est dû à une reflexion solitaire : il faut en être conscient.
Etudier les pensées de grands philosophes et penseurs divers par la suite, selon moi, c'est pour confronter ses idées avec celles d'autres personnes qui ont passé leur vie comme des nolife à réflechir sur des sujets qui nous obsèdent. Autant je trouve certains philosophes chiants et accessoires, autant je retrouve des prolongements de certaines de mes idées chez certains autres, par exemple Kant. Là oui, jsuis carrément très beaucoup interessé par mes cours de philo parce que justement le sujet m'interesse, et je veux en savoir plus dessus.

Comme je prône une certaine indépendance en philosophie, jsuis aussi favorable pour une indépendance en littérature. Je le redis, j'aime pas les littéraires. Parce qu'être littéraire snobiste, c'est, encore une fois, étaler sa culture et gagner en prestige ce faisant, parce qu'on a décidé (à juste titre, y'a pas vraiment d'autres façons de faire) que certaines oeuvres et pas d'autres Grosse_daubeseraient académiques, qu'on devrait les étudier en cours, qu'on devrait les connaître et se mettre à genoux devant. Ok. Je trouve que le rouge et le noir de Stendhal est une grosse daube. Voilà. Mais je le dirai pas dans ma copie parce que jveux l'avoir, mon concours. Et en plus, j'ai décidé que mon temps libre ne servirait pas dans la lecture (ou sinon dans la lecture sur internet de résumés de bouquins que jdois lire pour mon concours), alors j'ai vraiment aucune culture à ce niveau là. Mais quand on lit seul, pour son plaisir et non pour joindre l'utile à l'agréable (parce que oui, j'aime lire), je considère comme puante cette obligation que ces littéraires snobs se font de ne lire que des trucs académiques. Je préfère Stephen King à Stendhal. Du moins, de ce que j'ai lu. Mais j'aime aussi l'étranger de Camus. Tout ça pour dire qu'on devrait choisir seul ses bouquins, bien qu'on puisse evidemment être conseillé, écouter des recommandations.

Et puis, je termine l'étalage de mon point de vue par un détail : je n'aime pas l'habitude snobisante des gens qui, cultivés ou non, se sentent obligés de s'exprimer de manière stylée et soutenue, et ce, de manière courante avec leurs proches, par exemple sur MSN ou par email. Ces gens confondent la communication et l'art littéraire. Je dis que c'est snobisant parce que ça équivaut directement les ridicules et inutiles codes de language du monde bourgeois : ils font ça uniquement pour tenter de se démarquer, de faire "mieux". Ecrire un livre, rédiger une copie demandent l'utilisation du style, de la touche personelle et laborieuse de l'auteur pour charmer le lecteur par ce processus obscur qui fait qu'on aime lire. Aujourd'hui encore j'ai pu constater que même après le bac, certains pensent toujours pouvoir/devoir se donner une identité, un style d'écrivain passionné, du même niveau que des gothiques de 13 ans qui écrivent des poèmes en s'ouvrant les veines avec une cuillère. Cette pratique rend tout dialogue ridiculement faux. Si vous avez du style, utilisez le quand vous écrivez un bouquin, sinon abstenez vous de déféquer des lignes pseudo-romantiques qui ne ressemblent à rien. Merci =).

31 décembre 2006

Le nationalisme.

Un peu d'histoire pour comprendre le concept de nationalisme : Picardia_Independenza
le Nationalisme se distingue du patriotisme. Le patriotisme date depuis bien bien longtemps, c'est l'attachement naturel que l'on ressent vis à vis de sa bonne vieille terre natale. Quand on s'en éloigne, bah on trouve pas ça cool. Exemple : je suis patriote de Beauvais-Spontex. Ou nostalgique quoi. L'idée de nation ou d'Etat Nation est née au XVIIIeme siècle.
Deux concepts s'y affrontent : la nation romantique allemande et la nation des Lumières française.

  • La Nation française est une nation universelle, c'est à dire que ceux qui le souhaitent peuvent adhérer aux valeurs, à la langue de la nation. La nation, c'est un ensemble d'idées que l'on aime. Exemple : les USA.
  • La Nation allemande, c'est pas un choix. Les gens qui sont de même culture, de même sang, appartiennent à une même nation.

Au cours du XIXème puis XXème siècle, ces concepts se sont généralisés, provoquant entre autres, l'unification de l'Italie, de l'Allemagne, de la Yougoslavie (jusqu'à son éclatement), et donc la destruction des grands Empires autoritaires qui faisaient cohabiter plusieurs nations ensemble. Du nationalisme d'existance (volonté de créer une nation) on passe au nationalisme de puissance (volonté de créer une nation forte) : Allemagne de Guillaume II puis d'Adolf, domination Américaine sur le monde aujourd'hui, Front National de Jean-Marie Le Pen aujourd'hui aussi...

flagelle_moiNous y voilà. A l'heure où le beauf français vide des bouteilles de coca cola dans le trottoir en face de chez lui pour protester contre la guerre en Irak, qu'il se sent fier de s'opposer au géant américain qui, par le biais de la mondialisation libérale, propose aux consommateurs du monde entier l'american way of life (dont la musique), hé bien moi jme pose la question et jpropose mes réponses.

On est à la limite de l'indignation quand on est face au patriotisme américain : drapeaux partout, hymne passé en boucle, etc etc.
Ce nationalisme excessif que l'on appelle communément patriotisme nous semble puant, fascisant même. "God Bless America... God damn everyone else ?".
On a vu, on voit et on verra ce que ce genre de mentalité exclusive provoque : crainte, voire haine du reste du monde. C'est pas seulement à cause d'un Franz Ferdinand qui s'est fait baiser à Sarajevo le 28 juin 1914 que 8 millions de gens sont morts dans les tranchées. L'explosion de l'informatique, d'internet, des moyens de communication en général qui provoque la mondialisation tant haïe par les hippies et cocos permet d'ailleurs de détruire ces frontières absurdes. Connaître l'autre, le comprendre, c'est ça, bordel, ce qui est important. C'est bidon, je sais, mais "enrichissons-nous de nos différences", c'est pas que des conneries. Sauf que le bon neo conservateur républicain d'outre atlantique aura tendance à répondre "t'es pas assez riche". Ce monsieur doit-il pour autant être placé dans un four ?

Ben justement, cque jvous demande de faire, c'est d'essayer d'abord de comprendre ce nationaliste américain avant de lui foutre un coup de pied au cul. Un citoyen américain, c'est quelqu'un qui fait partie de l'Etat superpuissance du monde et ce dans tous les domaines : militaire, économique, culturel, scientifique... Ces 300 millions d'américains aiment leur pays, et y'a de quoi. Ce n'est pas qu'un patriotisme abstrait. A l'inverse, Borat qui chante "Kazakhstan, greatest country in the world" nous fait sourire, et c'est normal.
Et en plus, les US sont les premiers représentants -grâce à leur poids dans le monde-, sinon défenseurs -un peu trop- des valeurs occidentales modernes héritées des Lumières : rationalisme, sécularisation, individualisme, démocratie, émancipation. Ces valeurs ne sont bien sûr, contrairement à ce que beaucoup pensent (dont Georges W), pas universelles. Jvais pas me lancer dans un débat sur la démocratie, mais jrappelle qu'il y a eu et qu'il y a pas mal de dictatures heureuses.

Le_pen_est_dans_le_vent

Problème, maintenant que j'ai compris le point de vue de l'américain moyen, jvais le contester. La raison : un principe qui fait que je pense qu'on ne peut pas être fier d'avoir fait quelque chose que l'on a pas fait. Les habitants d'un pays héritent de son passé : la culture mais aussi la richesse. On ne peut pas être fier de vivre en amérique soit-disant que c'est la première puissance mondiale bâtie par les générations précédentes. On ne peut pas être fier de représenter les valeurs des Lumières soit disant qu'on va voter et qu'on se rase tous les matins. La fierté nationale est une belle connerie, voilà mon avis. On ne peut être fier que de ce qu'on a fait soi-même, ou ce à quoi on a concrètement participé. Adhérer à des valeurs, une langue, un mode de vie, restent quelque chose de passif. On ne parlera pas des gènes hein, c'est un critère encore plus passéiste que le nationalisme. Le racisme caymal.

J'aimerais appliquer ce raisonnement à la France, où le FN nationaliste -qui trouve ses électeurs dans les anciens communistes rappellons le- a fait 17% des suffrages récemment. Jvais essayer de les défendre, sans succès.
Déjà, d'un point de vue de l'identité, ou même des gênes : "Nos ancêtres les Gaulois" ; bof. La France a toujours été très ouverte. Tous les barbares velus venus d'Europe centrale nous sont tombés dessus pendant la chute de l'Empire romain. Et depuis, notre contrée est restée terre d'immigration. Pour voir les choses d'un point de vue "nation" comme définit plus haut, on peut remonter à la France du XIXème et du début du XXème siècle : proportionnellement au nombre d'habitants, la France acueillait plus d'Etrangers que les Etats-Unis pendant la Belle Epoque. Spa pour rien qu'on a inventé les papiers d'identité dans cette période. Nous vivions alors dans l'unique pays malthusien d'Europe (pas d'accroissement naturel), et on acueillait donc avec plaisir tous les étrangers qui appréciaient le pays de Molière. Après la première guerre, ça continuait, avec une immigration africaine naissante due à l'empire colonial. Après la seconde guerre mondiale, vous le savez déjà sans doute un peu plus, on a fait appel aux travailleurs ibériques, maghrebins... Bref, la théorie du "français de souche" est un mythe.

Maurice_et_Patapon__et_patapoon_

La France n'est donc pas historiquement une nation unie par le sang ou la culture. A l'inverse, outre Atlantique, la volonté d'adhérer à la culture de la nation américaine est très forte. C'est en France qu'on dit "nique la société", pas aux US. Et c'est vraiment pas seulement à cause des idées : le rôle de superpuissance est bien plus motivant. On se sent pas trop mal dans le costume d'american citizen quand on vit dans un pays qui domine le monde. Pour ceux qui ne sont toujours pas au courant : la France n'est qu'une puissance déchue, stagnante, sans aucune volonté ou objectif, et ce depuis la première guerre mondiale. Le FN et autres partis nationalistes disent "la France caycool", "Napoléon", "Louis XIV", "La révolution française", etc. Mais merde, aujourd'hui, la France, c'est plus rien, juste un pays quelconque du vieux continent qui n'interesse plus personne. Que dirait-on d'un parti d'extrême droite lituanien qui dirait "Lithuania ownZ the world" ? Sans doute qu'il est ridicule, ou qu'il ressemble à Borat, cité plus haut.

Un Etat européen ne compEurope_roxte aujourd'hui que lorsqu'il est compté justement comme un Etat d'Europe, et non un Etat seul. Vous l'avez deviné, jtrouve que l'Union Européenne caycool. Parce que dans notre siècle où les frontières s'effacent, culturelles comme économiques, chaque Etat d'Europe a interêt à sfondre dans une alliance. Et tant qu'à faire, autant trouver un semblant de raison culturelle pour une telle alliance géographique.
L'Europe a une histoire commune bourrée de fratricides, etant donné qu'elle est le continent de la création du monde occidental comme on le connaît aujourd'hui. Nos mentalités ont été profondément marquées sur trois siècles par les idées des Lumières, comme aux Etats-Unis. En plus, même si jme présente aux prochaines élections terriennes, mes tendances universalistes s'effacent un ptit peu devant mon égoïsme d'homme individualiste : le monde occidental j'aime bien. Outre l'environnement intellectuel héréditaire, jsuis conditionné par TF1 qui me montre des alternatives répugnantes : le fondamentalisme religieux, la dictature à moustache, le brillant communisme qui a tout de même trouvé le moyen de s'autodétruire... Bof quoi.

Facho
Bref, tout ça pour dire que je méprise les nationalistes, que j'aime les universalistes, et que je me place moi-même en européaniste. Parce que lorsque l'on souhaite créer une nation européenne, alors François Bayrou est effectivement, comme me l'a dit un coco hargneux au blues autour du zinc 2005 de Beauvais, un facho. La naissance et l'application du nationalisme s'inscrivent dans une étape du processus de développement de la pensée des Lumières, ou occidentale. Elle a été maladroite, douloureuse, mais peu évitable. Aujourd'hui, le nationalisme est une plaie qui ne sert à rien. Les frontières sont vouées à s'effondrer, et d'abord entre les peuples que tout rapproche.

Et pour finir, j'aimerais souligner l'intervention d'un président allemand dont j'ai oublié le nom qui a osé dire "je n'aime pas l'Allemagne ; j'aime ma femme".

21 mars 2007

Blog.

skydaubeJsais pas si vous êtes au courant mais jfais un blog. WOAW. Et j'en ai fait d'autres aussi, avant, 3 même. En fait j'ai commencé en 3ème sur skyblog, comme beaucoup de djeunz à l'époque et encore aujourd'hui. La question que jme pose ici est "pourquoi est-ce que je fais un blog ?" Parce que non, ce n'est pas uniquement dans une perspective narcissique et mondaine, mon blog ne sert pas à dire "Mais aimez-moi bordel".

A l'époque, j'ai cédé à la mode djeunz (on peut pas toujours être un trve rebel marginal) : j'en ai fait un paske caytay cool olol. Jpubliais, comme sur les blogs d'ados classiques, des images diverses, des présentations de groupes, des liens vers des trucs fadement djeunz. Je ne les ai pas supprimés, même si j'en ai honte. En fait, je milite contre la suppression de blogs, pratique très compréhensible mais que je déteste. Même si on a honte de son passé -personne n'aime montrer ses photos étant gamin jcrois- il faut éviter de le supprimer. Parce que le faire, c'est à la fois nier son passé, faire ce qu'on appelle un gâchis de temps, et effacer des souvenirs qui manqueront bien plus tard lorsque l'on cherchera à enquêter sur soi-même pour pouvoir se dire un jour : "voilà, c'était moi, j'étais con, mais c'était moi."

a_bruler_eh_oui_encoreMais en dehors de l'effet d'immitation, pourquoi avoir fait tous ces blogs moches et inutiles de stupides lycéens instables et contradictoires ? Est-ce que c'était uniquement pour se satisfaire le nombril en montrant à tout le monde qu'on était encore plus trop ouf que les autres, pour que le plus grand nombre de gens qui s'ennuient possible tombe sur le skydaube en question et poste des "commz" ?
Je ne pense pas. Avoir été "jeune et con" comme dirait notre ami Damien Saez le chanteur diarrhéique, jpense que c'est très sain. Je développerai peut-être un jour, mais pour résumer, faire un blog inutile typiquement collégien/lycéen, c'est une forme inconsciente d'affirmation de soi car de théorisation de sa personne : on met au clair des choses avec soi-même, on repère ses incohérences, on construit sa pensée. En se présentant de manière publique on découvre l'image que l'on donne de soi aux autres, on s'expose aux critiques et on se remet en question. Et puis, on laisse sa petite trace, laisser des écrits est une manière d'avoir une forme d'importance.
Ensuite, de manière plus pratique, le ouaibe permet la rencontre de deux personnes qui ont quelque chose en commun mais que le hasard n'aurait jamais permis de rencontrer. En tant qu'ancien geek victimisé par le reste de sa classe, jsuis le premier à témoigner des chouettes rencontres permises par internet, notament par les blogs. L'effet meetic, en gros.
Et puis, grâce aux blogs, les gens se mettent à lire et surtout, à écrire. La qualité est évidemment discutable (jrappelle que jsuis quand même anti-académique), surtout qu'en général les goths de 12 ans qui font des blogs ne sont pas très modestes, mais faut bien commencer quelque part ; ça introduit le reflexe du clavier. Et jtrouve ça bien.

Mais on va se concentrer sur les blogs. Après deux blogs de collégien/lycéen, j'ai abandonné la pratique de la publication classique pour faire un blog de musique à cause de critiques puantes de deux types de gens (qui vont en fait parfois ensemble) : celles des rageux qui, gratuitement, insultent les gens qui parlent d'eux sur leur blog, et celle des true rebels qui me connaissaient irl et me detestaient à cause de ma condition sociale. Evidemment, ces gens sont des négatifs à brûler, qui détruisent bêtement. L'argument "faire un blog où on parle de soi saymal", c'est un peu de la merde, parce que par définition, ce qui différencie un site d'un blog, c'est que le blog est une publication personnelle. C'est d'ailleurs ce détail essentiel qui fait tout son charme. En dehors de la prise de nouvelles, ça m'arrive de suivre des blogs jracontemylife de gens qui ne me passionnent pas plus que ça et que je n'ai jamais rencontré, pas par voyeurisme, mais plutôt par attrait pour des textes personnels qui véhiculent le charme de la personne.
Individualiste convaincu donc, j'aime les blogs. Enfin, quand même quand il y a quelque chose à apprendre ou quelque chose d'interessant dedans. Les blogs "salut j'ai mangé une pomme", ça passe quand on est au lycée, mais post bac, ce genre de bloggers qui racontent leur vie platement, sans style ni humour, ne sont pas individualistes mais des nombrilistes narcissiquement inutiles qui veulent qu'on s'interesse à eux : là, c'est le syndrome "mais tu vas m'aimer bordel ?!".

kurtadolfJ'ai pris conscience de tout ça en août 2006, alors que je commençais à appliquer sérieusement les principes misanthropes. Voilà, maintenant, j'ai décidé de pisser sur les true rebels qui m'ont fait croire trop longtemps que jdevais fermer ma gueule et garder mes pensées pour moi sous peine d'être mis au rebut. En d'autres mots, j'ai arrêté mon blog musical et ai crée un vrai blog dans lequel je ne m'empêcherais pas d'étaler narcissiquement et franchement à l'écrit les idées qui trottent depuis longtemps dans ma tête, peu importe qu'elles plaisent ou pas. Les gens sensés savent faire la distinction entre une personne et ses idées ; jfréquente des gauchistes comme des fachos, pour info.

J'ai evidemment toujours le droit à des critiques, la principale étant le fait qu'on me reproche d'être prétentieux et hautain. Hé bien pour les gens concernés qui lisent ces lignes, je réponds : le style dénigrant et prétentieux est évidemment volontaire, conséquence directe du syndrome rebut (voir définition plus haut). Jpense pas être hautain. Je semble juste l'être dans mon style d'écriture. Et jpense pas être prétentieux non plus, même si j'affirme sans complexe que jme considère pas comme étant dla merde. Quand les trve rebels faussement modestes car extrêmement prétentieux (se permettre de critiquer facilement les hommes politiques alors qu'ils n'ont même pas réussi à avoir leur bac par exemple) me reprochent de prétendre valoir/savoir plus qu'eux, je leur répondrai que jsuis réaliste. Je suis à la fois anti-démocrate et anti-aristocrate. je ne suis ni une merde, ni une élite. Enfin, ça... Jdévelopperai le sujet du syndrome rebut une autre fois.

En fait si jdis ça, c'est pour dire que jme considère comme n'importe quelle autre personne. C'est simplement que j'ai décidé d'oser écrire des trucs en faisant un minimum d'effort intellectuel, même si jsuis conscient que mes articles restent le plus souvent à chier, laids, haineux, superficiels, voire contradictoires (d'où le "moisies" pour qualifier mes réflexions). Bien plus que les idées développées dans mes articles, le message de ce blog et du concept même du blog est le suivant :
N'ayez pas honte d'affirmer ou même de publier vos idées, même (surtout, en fait) si vous êtes peu cultivés. Une fois écrites, les idées sont livrées à la fois à la critique du regard des autres -qui n'osent pas assez réagir à mon goût, ou alors de manière agressive et bourrée de préjugés- et à son propre regard. La remise en question est une excellente chose pour se pousser à réflechir un peu seul et donc se forger plus sérieusement ses propres idées. J'essaye, en faisant ce blog -pour moi et pour les autres-, de donner envie à mon entourage et aux visiteurs perdus ici de se mettre à utiliser un peu sa matière grise, ou de prendre conscience de certains problèmes. Trop de gens qui se mettent à réflechir et/ou à se cultiver deviennent des saloperies de snobs à brûler. Le genre de gens qui se mettent à dénigrer ceux qui ont fait le choix de s'en foutre, ou, pire, qui ne sont pas cultivés. Il n'y a absolument rien de mal à décider de s'en foutre (tant qu'on reste modeste), jsuis moi-même un irréductible bourrin antiphilosophe qui insiste sur la necessité de s'en tenir au concret. Il y a très très longtemps j'ai fait le choix d'être curieux et de vouloir comprendre. J'aimerais bien retourner en arrière et me transformer en gros porc en marcel tout transpirant, m'enfin maintenant que jsuis lancé dans la prise de conscience, autant y aller carrément.

6 décembre 2006

Le sens de la vie

RAH

Y'a pas mal de gens qui l'ont cherché et qui le cherchent... Les Monty Pythons par exemple, ou encore d'autres qui en ont carrément vomi dans leurs cornflakes. Parfois, on obtient une réponse : 42, etr heureux ac mes ami et ma famille olol, être pété de thune, dominer le monde, remercier une quelconque divinité d'exister (ou des extra-terrestres, ce qui me permet de mettre encore une photo de Raël -"interview" bête et méchante entière 1 & 2-)...

Perso j'ai ma réponse générale depuis très longtemps, à savoir depuis le début du collège, en gros. Ma vision des choses n'a pas changé depuis, elle n'a fait que s'enrichir, se justifier, se forger par elle-même et par mes expériences. Et puis, c'est d'ailleurs pour ça que j'aime pas la philo : pauvres gens heureux qui n'ont jamais vraiment pensé, ça les rend triste de prendre conscience de trucs déprimants. Et à quoi ça sert ? A rien. Et puis surtout, quel dommage de se forger ses idées sur les pensées d'auteurs. Enfin bon, perso jréflechis depuis longtemps, donc jsuis habitué à me rendre gothique, donc seul le deuxième point me gène. D'autant plus qu'après n'avoir rien foutu en terminale en philo, jme retrouve en prépa sciences po, et là, manque de pot, jsuis obligé d'en faire, de la philo. Cqui me fait d'ailleurs enrager, c'est que je croise mes idées chez plusieurs penseurs.
Bref, jvais taper ici un rapide résumé de ma vision des choses, qui se fait à plusieurs échelles.

  • Première échelle, vision générale essentielle : je vois l'univers de manière rationnelle, comme la science me le décrit. Je rejoins donc Epicure sur ce point là : l'univers est composé d'atomes, il n'y a pas de Dieu. Les atomes sont là, issus d'un big bang, et selon des lois physiques, s'assemblent ou se désassemblent au hasard. Ils n'y a pas de sens à ça : les atomes sont là, et on ne saura jamais pourquoi il y a quelque chose au lieu de rien, ça ne sert à rien de se poser la question. Ils obéissent à une logique mathématique qui n'a pas de sens, donc l'univers, la vie, sont absurdes (= étymologiquement, qui n'a pas de sens).

bande_de_moebius

En plus de ça, l'univers est infini. Bigre. Nous sommes donc chacun des tas d'atomes formés au hasard, qui, de plus, sont perdus dans un espace infini. Et en plus, l'infini, la plupart des gens n'arrivent pas à saisir ce que c'est. L'infini donc, représenté par la bande de moebius pouvant prendre plusieurs formes (ci dessus, certaines de ses formes dont la plus connue, celle du "8" couché), exerce en moi une certaine fascination, d'où mon adoration pour le 8. L'infini, c'est pas "très très très très grand" hein. Si on suit cette logique, l'infini justement, ça ressemble plutôt à "rien", vu que les mesures n'ont plus aucune valeur. Face à la constatation que j'ai soulignée juste au dessus, les romains épicuriens de l'antiquité faisaient inscrire sur leur épitaphe (le truc qu'on met sur les tombes) une phrase que jtrouve pas mal : "Je n'étais pas, j'ai été, je ne suis plus ; cela m'est égal." Ou, comme certains djeunz disent entre deux "carpe diem" : "life is but a dream".
Bref, bilan de la première échelle : si je crève, jvais pas vraiment paniquer. Plutôt dire osef.

OMG_GEEK

  • Deuxième échelle, vision immédiate des choses. Il reste que dans le hasard de la formation des atomes, bah il paraît que jsuis un être vivant composé d'atomes, qui habite Paris et Beauvais en France sur la planète terre, formée également d'atomes. Mes cellules organisées m'ont accordé des sens qui me permettent de constater qu'il y a bien un univers autour de moi. J'écris un article sur un blog, ça me gratte dans le dos, là tout de suite j'aurais pas envie que quelqu'un arrive derrière moi et me foute des coups de hache. J'aurais plutôt envie de redescendre prendre un peu de chocolat dans le frigo. D'ailleurs jreviens, 2sec.
    Voilà. Donc jdisais, bizarrement, là, jpense pas vraiment au fait que je suis "un tas d'atomes formé au hasard dans un univers infini". Le fait est que, si la cellule formée il y a des millions d'années sur notre planète s'est divisée jusqu'à donner naissance à un ensemble de cellules velu qu'est le mien, c'est que la composition même de l'être vivant fait qu'automatiquement, il ne cherche pas vraiment à aller se pendre, mais plutôt à survivre et à se reproduire.
    Ce qui fait que les cerveaux de notre espèce soient constitués de sorte à nous faire penser à des trucs terre à terre. Manger, baiser, faire des photos à plat ventre... vouais, très terre à terre. On appelle ça, vu que les hommes sont encore irrationnels, notre "instinct de survie". François Valery appelle ça la "putain d'envie de vivre". Moi j'appelle ça une mécanique comparable à celle d'un ordinateur qui fait que notre système nerveux ne s'appelle pas Windows et donc ne se détruise pas tout seul.
    Tous ensembles, animaux sociables, nous formons l'humanité, peuplant la terre. Ce cadre de vie qu'est le mien et le vôtre se perd néanmoins dans l'infini, jvous rappelle. Dès lors, ce cadre de vie n'a pas plus de sens, et surtout, n'a aucune importance. Mais voilà, dans l'immédiat, perso, jpréfère jouer à ce jeu que ne rien foutre. Et quel jeu ! Bien mieux que n'importe quel MMORPG. Jeu drôle (rions !), difficile (surtout quand on a choisi le lv somalia ou north korea), et offrant, en plus de possibilités infinies, pas mal de belles choses pour emerveiller nos sens (je suis un des rares ados dépressifs qui dit que le monde est beau -voir nos meilleures années-). Ceux qui diront "ouais mais la science, tout a été construit sur nos sens ; et si c'était faux", jleur répondrai "que ce soit faux ou pas, osef, moi je joue".
    Bilan de la deuxième échelle : je joue le jeu immédiat que le hasard m'offre, j'obéis aux règles importantes de ce jeu, tout en sachant que c'est un jeu sans importance.

nos_meilleures_annees

  • Troisième et dernière échelle : que faire dans ce jeu ? Les généralités ne sont pas vraiment possibles en revanche à cette échelle, c'est un peu le bordel. Pas de ma faute s'il offre tant de possibilités, ce jeu ! Trois tendances tout de même.
    o La première, c'est d'appliquer l"instinct de survie" à grande échelle. On est un bon paquet d'humains sur une planète qui n'offre qu'un nombre limité de ressources. -> la pollution et le gachis, cay mal. Je suis donc, d'une certaine manière, un écolo (mais pas un hippie). J'aimerais que l'humanité survive le plus longtemps possible.
    o La deuxième, c'est de suivre le désir cartésien de "se rendre maître et possesseur de la terre". Jparle à l'échelle de l'humanité hein, jsais bien que jveux me présenter aux prochaines éléctions terriennes, mais quand même... Pour que l'homme puisse toujours mieux survivre (à comprendre : dans les meilleures conditions possibles), il faut faire des progrès par la science. Ce progrès ne semble pas avoir de fin, on est aujourd'hui capable de créer de nouvelles espèces d'être vivants, et il y a encore tellement de choses à comprendre et dont l'homme peut se servir pour mieux vivre.
    o Troisième tendance : tirer des leçons de l'histoire, pour ne pas répéter des erreurs qui freinent les progrès de l'humanité en général, d'où mon interêt pour l'étude de celle-ci. Même si l'extrême complexité de l'histoire nous a permis de comprendre qu'il n'y a pas de mécanisme général (Marx s'est donc trompé, non, l'histoire des hommes ne se fait pas uniquement par la lutte des classes... Il y a tellement d'autres facteurs.), vu que les conditions ne sont jamais les mêmes, on peut néanmoins faire des analogies et éviter des processus de guerres fratricides, par exemple. D'où la nécessaire implication dans la vie politique.
    Bilan de cette troisième échelle : pour moi, cqui a d'important dans le jeu de l'humanité, c'est son progrès, lequel permet sa survie.

Voilà, j'ai fini. Je rappelle que cette vision ne concerne que moi. La lire ne vous permet que de comprendre certaines de mes attitudes, ou de découvrir l'aplaventrisme.

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18 novembre 2006

Super Gens et Possessivité.

Parler sentiments, cpas trop mon truc, déjà qujsuis plutôt rationnel, en plus jsuis pas très eMo. Mais voilà, ces dernières semaines, pas mal de trucs un peu confus ont circulé dans ma emotête velue pour se cristalliser ce soir, un peu brutalement faut dire. Et ça donne plus qu'un spleen habituel hein, j'écris à 1h du mat avec du silver mount zion en fond sonore. Fin bref.

Le temps passant et la misantropie me bouffant, l'expérience m'a prouvé à plusieurs reprises que beaucoup trop de gens sont vraiment infréquentables, stupides et méchants, en particulier les jeunes. J'ai beau être gentil et ouvert, rien n'y fait, ces gens sont des sales merdes, des négatifs. A l'inverse il y a toujours ces quelques gens qui sont en tête de mes contacts msn et qui rentrent dans la catégorie "super gens". Ils ne s'y trouvent pas pour des raisons affectives ou sentimentales, mais bien parce que ce sont des super gens. J'ai trouvé ma définition exacte qui me permet d'établir cette classification objective :

  • Les super gens sont, par définition, des gens interessants. Ils ont quelque chose à dire, sortent du rang -sans être des TrUe RebLs-, ont du charisme, pensent et s'interessent au monde qui les entoure.
  • Les super gens n'ont pas de vrai défaut. Mis à part quelques petits détails que l'on ne penserait même pas à reprocher dès lors qu'ils font partie de leur personnalité, les super gens sont gentils, ouverts, et ne font que des bonnes choses en compagnie d'être humains.
  • Les super gens sont enfin, des gens que j'ai cotoyé, parce que, contrairement à ce que pensent 90% des jeunes de Beauvais lorsqu'ils me crachent dessus, on ne peut pas juger quelqu'un sans le connaître. Ils peuvent avoir été cotoyé sur de longues durées ou sur des périodes brèves, du moment que je les connais bien.

Ainsi se trouvent dans cette liste des gens avec qui je n'entretiens pas de relation super_gensprivilégiée. J'en veux la preuve que ce soir, hormis quelques rares exceptions, il n'y a personne avec qui j'ai une relation privilégiée. Ok, j'ai pas d'amis quoi, en quelque sorte. Peut-être, c'est une impression peu agréable, mais jpourrais m'en passer au fond. Je peux vivre seul, je pense.

Ce qui me tue en vérité, c'est le sentiment de nostalgie qui accompagne cette impression. Je me décris souvent comme étant quelqu'un de nostalgique faut dire, parce que j'aime ce sentiment, dès lors que l'on s'en tient à la définition exacte du terme : l'idéalisation du passé. Cpas pour rien qu'il n'y a pas longtemps encore mon pseudo était patabidule. Etant au collège, j'étais nostalgique de la primaire, mais le collège, c'était bien quand même. Etant au lycée, j'étais nostalgique du collège, mais le lycée c'était encore mieux en fait. Et maintenant que je suis en prépa... Je suis nostalgique du lycée, très nostalgique... Mais ce qui fait mal, c'est qu'il n'y a plus rien maintenant, plus de référent pour se réconforter, aucune évolution, il n'y a plus rien, ou du moins plus grand chose. Quelle sensation glaciale.

Demain matin à 9h30 je serai dans mon lycée pour chercher mon diplôme du bac, armé de mon appareil photo pour capturer d'avantage d'images de gens pour satisfaire mon insatiable nostalgie pour cette époque faite de hauts et de bas mais qui, bien avant tout, était vivante et constructive. Demain seront présents quelques super gens, d'autres seront absents. Et ceux-là encore plus que les premiers, me manquent. Et c'est là quelque chose de nouveau pour moi.

nazisLe peu de super gens que j'avais réussi à toucher du doigt le long de ces bientôt 18 années disparaît. La distance y est certainement pour quelque chose, comme je l'ai évoqué dans un de mes autres articles inutiles il y a quelques jours. Mais il y a autre chose. Il se trouve que ma nostalgie est la cause de ce manque, alors qu'eux, souvent (il y a des exceptions il me semble) sont beaucoup moins adeptes de cette valeur. Je me balade dans mes albums photos et je ne les reconnais plus ces super gens, voilà la cause de ce manque. Certains semblent même faire abstraction du passé et vouloir vivre quelque chose de nouveau. Je me trompe peut-être, je ne suis pas medium, mais c'est l'impression que j'ai et qui ne fait que de se concrétiser depuis ces dernières semaines.

Je pourrais alors faire comme beaucoup de gens égoïstes, des possessifs qui refusent de se voir retirer les gens qu'ils aiment/qu'ils se sont appropriés (et il existe des monstres de possessivité, je peux le garantir, j'en ai fait l'experience) : tout faire pour les garder. Vu comme ça, ça peut sembler moche, mais vous autres humains répugnants êtes généralement très accoutumés à ces pratiques : déclarations d'affection ("je t'aime", "tu me manques", "je tiens beaucoup à toi", "tu es unique pour moi"), présence écrasante (lettres, coups de fil, mails, textos, signeaux de fumée, articles de blog, cadeaux...) permettent au possessif de garder la personne pour soi. Les gens gentils (par opposition aux gens méchants) sont particulièrement sensibles à ces preuves d'affection et s'habituent vite à ce régime. D'ailleurs, ça les rend heureux : rien de tel que ce sentiment grisant d'exister, d'être important, ne serait-ce que pour une personne. Ou, plutôt que "rien de tel", on pourrait même mettre "quoi d'autre". Sauf erreur dma part, pas mal de gens prennent un bain avec leur grille-pain parce qu'ils ont le sentiment de ne plus être important pour qui que ce soit.

gn_Je suis un de ces gens gentil victime de ces pratiques, d'où ma force pour y faire face depuis. Les gens doivent rester libres, en particulier les super gens, et c'est pour cette raison qui me semble évidente que je fais une croix sur toutes ces pratiques nauséabondes. Mes manifestations d'affection explicite sont rares, par exemple, paradoxalement, avec cet article. La tentation est grande cependant, lorsque je vois tous ces super gens que ma vilaine nostalgie montre du doigt s'éloigner. D'où les questions qui ont trotté dans ma tête et qui prennent ici une forme écrite.

Cet article se termine de manière bancale. Ben ouais, jpeux pas que parler de vin au XIXème siècle, jpeux aussi parler sentiments, mais la nature même de ceux-cis etant elle-même bancale (voir rationalité), j'achève ces lignes sur du rien, un néant de réponse. Les problèmes et idées sont en revanche clairement posés.

Et mon appareil est chargé pour demain.

31 janvier 2007

Les gens qui sont riches.

les_bobosChacun a sa manière de considérer les gens qui ont de l'argent : par exemple, le très mal vieilli Renaud, un des artistes français les mieux payés (2 millions d'€uros par an environ), entre deux formidables textes ("arrêtez la clope caymal" et "ingrid on pense à toi"), case sa vision des "bobos". Les communistes eux, considèrent que toute personne ayant des sous est forcément "rapace et sans coeur", bonne à dépouiller. Outre Atlantique, la mentalité protestante de nos amis les américains les pousse à considérer que si on a de l'argent, c'est qu'on est intelligent et travailleur. Enfin, il faut noter que la majorité des français sont passionnés d'égalité, et que du coup, ils méprisent (souvent de manière injustifiée et dégueulasse) les gens friqués.

J'en profite pour casser un préjugé historique : au XIXème siècle, les bourgeois deviennent la classe dominante aux dépens de l'aristocratienoces_funebres pour nous donner aujourd'hui l'image du gros patron qui écrase les masses d'ouvriers misèrables en passant son temps dans l'opulence. En vérité, la bourgeoisie de l'époque s'oppose totalement à l'aristocratie par ses valeurs. Les aristocrates vivent la vie de cour, de la représentation, ne travaillent jamais. Les bourgeois prônent le travail à un point qu'on ose pas imaginer aujourd'hui. Austères, le but de leur vie est de gagner toujours plus pour toujours investir plus, et, evidemment, méprisent le luxe. Et puis il faut aussi rappeller que la bourgeoisie d'alors incarne dans sa majorité les valeurs libérales, individualistes. Ce sont eux qui ont fait les révolutions de 1789 et 1830 contre la monarchie absolutiste, au cas où vous l'ignoriez.

mec_a_brulerRien à voir donc avec la bourgeoisie de nos jours, qui est devenue largement aristocrate. Là où j'ai mon mot à dire, c'est que je n'ai ni la vision de Renaud, des communistes, des français, ou des américains à propos des gens qui ont des sous. Depuis un bon bout de temps, je fais la distinction entre riches et bourgeois.

Premier tour d'horizon, pour définir globalement :
Être riche, objectivement, c'est avoir des sous. Dans mon idéal, le riche, c'est le bourgeois du XIXème siècle. Il est riche parce qu'il a bossé, et reste simple, ne cherche pas à se considérer comme appartenant à une classe sociale hermétique de riches en étalant ses sous.
Être bourgeois, c'est avoir des sous aussi. Mais c'est vouloir vivre en tant que tel. Le bourgeois, c'est l'aristocrate du XIXème qui s'enferme dans l'élitisme, dénigre les "pauvres", oriente ses goûts, son comportement, ses attitudes en fonction de son étiquette "j'ai des sous".

messieurs__le_royDans la carricature que je fais du bourgeois, je vois une fortune héréditaire transmise de générations en générations, une reproduction sociale (le fils d'ouvrier deviendra ouvrier, le fils de bourge deviendra bourge) très prononcée. Le jeune bourgeois est coupé du monde réel, enfermé en internat d'un quelconque lycée privé élitiste. Il a les même valeurs que ses parents, conservatrices, et ne comprend pas pourquoi tant de gens seraient prêts à l'insulter simplement parce qu'il a de l'argent. Il se force à accumuler bêtement une culture immense pour se distinguer des autres bourgeois (il a déjà le fric, faut trouver autre chose quoi), et ira donc beaucoup au théâtre, à l'Opéra, dans des galleries d'art... Bref, il vit dans la perspective du regard des autres bourgeois et de son propre regard bourgeois qu'il porte sur lui-même.
Le nouveau riche qui veut devenir bourgeois, logiquement, souhaite lui aussi fréquenter les hautes sphères de la société uniquement, adopte les règles immobilistes de la linguistique, de l'attitude, de la politesse bourgeoises et fait de son argent le moyen de paraître bourgeois, le but non avoué de sa richesse. Il l'utilisera pour se payer les attributs les plus élémentaires de l'apparence bourgeoise : hop une porsche, là une énorme baraque/un château, ici des fringues de grande marque... Inutile de préciser que selon moi, c'est violemment ridicule. Plus précisemment, si j'obéis fidèlement à ma vision du monde (sens de la vie), je vois dans tout ce surluxe un inacceptable gâchis. Je refuse de voir  qu'il existe des gens qui gachent leur fric dans des choses dont ils n'ont rien à foutre simplement pour paraître bourgeois. Ca me fait gerber, quoi.

Don_rosa_rox

Après ma carricature du bourgeois, voici mon idéal du riche : le riche est le produit de la middle class, il s'est montré intelligent et/ou malin et/ou travailleur dans un but tout simple que beaucoup recherchent : ne pas ressentir l'angoisse des fins de mois, vivre sans peur du lendemain. Lui n'est pas devenu riche pour être considéré comme tel. Il a voulu être riche parce que ça lui permet de bouffer autre chose que du leader price, d'avoir des chiottes séparées de la salle de bain, d'avoir un lave-vaisselle, de pouvoir se payer la musique et les films qu'il aime, une bagnole potable... Bref, il ne cherche pas à vivre dans le luxe ostentatoire, mais à vivre confortablement. Et vivre confortablement, ça peut valoir très cher, mais, à la différence de la vie luxueuse, ça ne se voit pas du premier coup d'oeil, ce qui rend bien triste un bourgeois. Le problème après c'est que la majorité des riches sont facilement tentés, lorsqu'ils ont tout ce fric entre les mains, de l'utiliser. Et ça donne ce que j'ai décrit plus haut, la porsche, la grosse baraque, les fringues de bourge, bref, la panoplie du mec-qui-a-du-fric. Mais il y en a qui ne succombent pas à cette tentation, qui savent que c'est ridicule. Et ce fric, ils savent comment l'utiliser : il permet de réaliser ses rêves, ses passions. Le passionné de voitures se paye une porsche, le passionné de ciné se fait creuser un home cinema, le passionné de musique se paye le dernier ipod 300go, le fan de johnny va payer les 249€ nécessaires (véridique) pour aller voir son idole en live. Ca n'a rien de mégalo. Ca l'est lorsque le bourgeois multiplie, selon ma vision des choses, de fausses passions => d'où la différence entre se payer la porsche parce qu'on est passionné de bagnoles et devenir "étrangement passionné" de bagnoles à partir du moment où on se paye la porsche.

facho

Alors, forcément, c'est très idéaliste, inapplicable, mais je peux donc proposer le système qui sera sans doute appliqué lorsque je serai élu aux prochaines élections terriennes : suppression de toute notion d'impôt sur la fortune proportionnel à la richesse, mais en revanche la création d'un "plafond de décence". Parce qu'il y a un moment où on a tellement de fric qu'on ne sait vraiment plus quoi en faire une fois qu'on a raisonnablement réalisé ses passions. Après, ça devient de la mégalomanie, du gâchis douteux. Chais pas, mais moi, quand j'aurai mon accordéon, mon costume de tétris et mon otarie (surtout l'otarie en fait), jvois pas trop ce que je pourrai en faire, dmes sous. Dans mon idéal, il faudrait qu'il y ait un genre d'inspection, d'enquête qui limite la mégalomanie.
OtarieMa passion pour la méritocratie (ceux qui méritent, par le travail ou autres, d'avoir des sous, les auront) fait que j'irais même jusqu'à supprimer tous les facteurs qui peuvent provoquer une reproduction sociale, quitte à séparer les enfants de leurs parents pour leur jeunesse, voire de supprimmer l'héritage. Être, devenir riche, ok! mais que ce soit mérité, voulu. D'ailleurs, c
e qui m'a poussé à écrire cet article, c'est d'avoir réalisé que les ambitions de mon entourage familial dépassaient encore plus ce que je craignais, j'ai vu et je vois (je patauge, même !) un monde bourgeois affreusement laid dont je souhaite ne jamais faire partie. Je connais mes ambitions, j'ai la chance d'être lucide sur ce point là ; je ne me ferai pas avoir.

17 janvier 2007

Le Suicide.

bonne_annee

Le suicide est un sujet très important pour moi que jme devais d'évoquer. Donc c'est pas parce que jdécouvre Synthetics de Commit Suicide ce mois-ci que jdécide d'en parler maintenant. La plupart du temps je ne change pas d'avis sur les thèmes qui me préoccupent depuis très jeune, mais sur le suicide, j'ai quand même pas mal évolué. Mais avant de lire cet article, si on veut bien comprendre comment ça a marché dans ma tête velue, il vaut mieux voir mon article sur le "sens de la vie".

Commit_SuicideA l'origine, j'ai une attirance naturelle pour le morbide, le méchant, la mort, etc. Par exemple, à Starcraft, en 6ème, avant de me mettre définitivement au random, jprenais les Zergs. Certains diront "ouuuh gothique". D'autres diront qu'ils ont gardé en tête l'image du psychopathe que j'étais en primaire. Perso jsais pas d'où ça vient, enfin jpense que la psychologie et la psychanalyse sont toutes deux des vastes conneries donc jme pose pas la question du pourquoi. Je ne suis pas allé jusqu'à faire du suicide un culte, mais jtrouvais ça sympa.

Et puis très vite j'ai adopté ma vision rationalisée de l'uHydralisknivers. En tant qu'ensemble de gros atomes qui s'assemblent et se séparent selon des lois mathématiques qui n'ont pas de sens (cf mon sens de la vie encore une fois), rien n'a de sens, et ainsi non seulement dans mon cas le suicide est un fantasme attirant, mais en plus il ne représente rien. Un tas d'atomes qui prend un bain d'atomes avec son grille pain d'atomes, ça n'a rien de dramatique : osef quoi. Alors en plus quand on a tendance à être plutôt triste de vivre... En 5ème, je pensais donc très clairement : 1)Le suicide jtrouve ça cool, 2)Univers absurde composés de molécules => osef si jcrève, 3)On sfout dma gueule, j'ai pas de potes, on me traite de bourgeois, et jvois pas trop l'interêt de vivre. Le suicide apparaît alors comme une possibilité plutôt très tentante.

Mois et années ont passé et ma vision a évolué pour s'élargir vers les deuxième et surtout troisième échelle que j'expose, encore une fois, dans mon article sur le sens de la vie. Nouvelle vision du suicide : oui, le suicide, je trouve toujours ça bandant (surtout la pendaison, qui provoque une érection Il_ne_marche_pluschez l'homme). Et oui toujours, osef complètement s'il y a suicide parce que atomes too ça. Mais les règles du jeu de l'humanité font que le suicide devient une énorme connerie, un affreux gachis. D'un point de vue économique comme social, le suicide est en effet totalement improductif. D'une, la nourriture, l'éducation, le temps consacrés pour que le suicidé arrive à maturité sont gachés, en même temps qu'il ne peut plus rien produire. Les richesses et efforts utilisés pour faire un homme de 30 ans bien éduqué sont énormes, on ne s'en rend pas compte. Bien plus que le fait que des gens se suicident alors qu'il y a plein de pauvres qui se cassent le cul à essayer de survivre, ce gachis me choque. Donc, à part pour les inutiles punks et hippies, le suicide est à exclure.
Et puis, comme si ce n'était pas suffisant, lorsqu'il se tue, ce connard plonge tous ses proches dans une déprime profonde, parfois même irréparable et souvent contagieuse, à l'image du suicide de Matteo dans l'excellent Nos Meilleures Années.
Et pourquoi on se suicide ? Pour de simples "sentiments" et "émotions", haïssables réactions chimiques et électriques, et surtout surmontables qui se produisent dans notre cerveau.

J'ai d'abord établi ce principe théoriquement, essayant de rouh_gothiquel'appliquer en répétant autour de moi ce qui est écrit juste au dessus : le suicide caymal et c'est tout sauf utile. Ils ont même pas compris que le monde était beau et drôle en plus, ces cons.
J'en venais même à mépriser violemment ceux qui avaient fait semblant de tenter d'en finir : à ce propos, on parle de tentatives passives (la grande majorité des tentatives de suicide): tenter l'acte sans vraiment y croire, sur un coup de tête, voire en savant très bien qu'on se louperait. Le but : s'attirer la pitié de son entourage, ou faire gothique. A quoi on reconnaît les tentatives passives ? Les suicidants s'ouvrent les veines à l'horizontale (pour faire comme dans les films, en fait pour se tuer en s'ouvrant les veines il faut faire ça le long du bras), ou avalent une grande quantité de somnifères. A ces ridicules et méprisables individus s'opposent ceux qui pratiquent à l'inverse la tentative active. Ceux là ont clairement la volonté de se supprimer : ils se pendent, prennent un bain avec leur grille-pain, se balancent du haut d'une falaise ou d'un immeuble, s'immolent -s'ils ont le goût du spectaculaire-, se tirent une balle... Bref, ils aiment l'efficacité. Je ne parlerai pas d'experiences personnelles.

Du théorique je suis passé à l'application rigoureuse de ces principes pendant un certain temps (en fait depuis l'été 2005), le suicide étant donc causé par d'inutiles, banales et surtout surmontables émotions, et étant particulièrement néfaste pour l'humanité. Quand mes sentiments et émotions fontcomment_se_pendre revenir mes fantasmes de suicide, jme fous un bon coup de pied au cul avec du hatebreed en fond musical, pour me rappeller que j'ai mon utilité, que certaines rares personnes tiennent à moi et que le défaitisme caymal, too ça.
Ce sont de bien jolies paroles et des raisonnements solides, mais en attendant, je doute de plus en plus. Mon bénéfique gain en misantropie depuis le début de cette année scolaire me rappelle que jsuis un des rares, ou même le seul à me discipliner pour obéir à ce mépris de l'improductivité. Pourquoi je continue de vivre ? Parce que, encore une fois (la dernière promis) je le dis dans mon sens de la vie, je crois en l'humanité, je me bats contre les handicaps qui la menacent (le communisme et la haine sociale qu'il engendre, ou encore le nationalisme par exemple), je suis pour son progrès, l'effort pour avancer, et, à long terme, sa survie. J'essaye de faire de mon mieux pour participer à cet effort collectif, de participer à l'oeuvre humaine.
Mais parfois, quand je vois à quel point mon action est limitée (en fait je doute que jserai un jour élu aux prochaines élections terriennes), et surtout à quel point les humains n'ont aucune conscience universaliste, sont complètement passifs, ingrats, stupides et méchantsUED, j'en viens à me demander combien de temps je croirai à cette lumière si faible. Pour faire encore mon geek et imager avec l'univers de Starcraft, je ne pense pas que les hommes seront un jour assez éduqués pour vivre en tant qu'humanité, sauf par le biais d'un génocide à échelle planétaire et de l'instauration d'une société totalitaire à la Orwell (1984).

La faiblesse de cet espoir pourrait sans doute un jour me faire, comme dit Kant, démissionner de ma fonction d'homme. Et là, les sentiments, les émotions, mes fantasmes de suicide -freinés par mon fantasme de vouloir être papa- reprendront le dessus. Traduction : si un jour ce blog est arrêté sans prévenir, c'est sans doute que j'aurais un peu trop bu, écouté trop de chansons tristes, été largué, ou les trois à la fois.

:)

suicidemap

6 janvier 2007

Compile décembre 2006

Jaquette

En retard à cause de l'esprit de fête et de ses conséquences.
Click ici.

ich_hasse_musik01 - [Indus] - Knorkator - Ma Baker

Groupe allemand laibachisant qui a fait une reprise très réussie de Ma Baker de Boney M. Merci Love Nietzsche.

02 - [Electroataripunkrock] - Mindless Self Indulgence - Frying Pan

Quelques nouveaux titres toujours plus electro (dommage) sur le nouvel EP de remixes d'MSI. Ils ont d'ailleurs sorti un nouveau clip bon à ignorer, aussi. Ahlala c'était mieux avant :/

03 - [Hardcore moderne experimental et ambiant] - Supermachiner - Treading in the wake of it all

Extraît d'un album avec des morceaux de Converge dedans, mais où on se fait quand même un peu chier.

04 - [Emocore dynamique] - Drop dead, gorgeous - Dressed for friend requests

Bon, ok, cpas trop mal pour un groupe à franges. Faut dire qu'ils se sont inspirés d'Open Water, hum.

normapentalon05 - [Hardcore moderne] - Norma Jean - Disconnecktie

En prévision du concert mardi.

06 - [Hardcore moderne/Screamo] - Celeste - Afin de tromper l'ennui

Première partie du concert underground dans les caves de LLorah, qui eux n'avaient pas d'EP.

07 - [Hardcore moderne/ambiant] - Old Man Gloom - Jaws of the Lion

Poursuite de l'écoute d'OMG.

08 - [Post Hardcore] - Year of no light - Qu'importe qu'ils me haïssent, pourvu qu'ils me craignent

Ecoute de l'EP précédant l'album de Year of no light. RAS.

tool09 - [Hardcore grindisant] - Totalt Jävla Mörker - Den Nya Tidens Korståg

Album éponyme niquel du début à la fin, avec l'identité linguistique affirmée. A ne pas louper, très efficace.

10 - [Post Rock lourd jazzy] - Kayo Dot - The Manifold Curiosity

Ecoute de leur premier album, et vraiment pas déçu quoi. Vraiment unique, magnifique, prenant et plus dur que le premier. A écouter au moins une fois.

11 - [Post Rock] - L'Altra - Coldings Fields

Jconnaissais déjà deux LP d'eux. Découverte ce mois-ci d'un EP éponyme extrêmement rafraîchissant.

12 - [Rock touchant] - A Day in Black and White - All Plots

Merci Pylone pour la livraison. Déçu, comme prévu...

13 - [Grindcore] - Mumakil - Tavernik Growl

Compos travaillées pour ce groupe français très efficace.

14 - [Neo Hardcore] - Black Bomb A - She Drives me Crazy

Impamatt_elliotttient de retrouver Poun mais découragé par les échos de cet album, j'ai écouté ça d'une traite. Après une première impression bien sombre ("c'est quoi cet album de merde ?") on trouve un Black Bomb A moins puissant et un peu plus vicieux. A écouter tout de même pour les morceaux sans refrains emos de Poun mais pour le travail vocal d'Arno, bien supérieur à celui sur Speech of Freedom.

15 - [Classique] - Arvo Pärt - Tabula Rasa/Silentium

Poursuite de l'écoute du travail d'Arvo.

16 - [Classique] - Beethoven - Symphony No. 4 in B flat major, Op. 60: Adagio

Ainsi que de Beethov.

17 - [Folk tourmentée] - Matt Elliott - Gone

Album très agréable qui passe très facilement. Emouvant.

23 septembre 2006

Le Vin au XIXème siècle.

roro_y_croit

J'aime pas la bière, mais j'aime le vin. Enfin, le vin rouge, à part en calimucho, j'ai encore du mal j'avoue. Et puis, inutile de faire référence à la passion pour le Côtes de Bergerac Moelleux qu'entretiennent certains jeunes qui aiment se promener dans beauvais by night. Mais osef.

Non, en fait je voudrais vous parler vite fait du statut du vin au XIXème. Saviez-vous que la consommation moyenne de vin en France au XIXème était de 2 litres et demi par jour ? C'est pas mal, avouez quand même. Et, petite parenthèse, au front pendant la première guerre mondiale, ça montait à 5l/jour. Bon, ok, c'était du 8-9°, pas comme le vin de table d'aujourd'hui qui fait plutôt dans les 11°, mais bon, ça désinfecte déjà le gosier on va dire.

Il faut dire qu'à l'époque on pensait que l'alcool était bon pour la santé. Plus on en boit, plus on est fort. Bah ouais, mais faut savoir que personne mourrait de cirrhose, pour la bonne raison que tout le monde crevait de quelque chose d'autre avant (tuberculose...). Et, surtout, il y avait dans ces temps-là ce qu'on appellait le "péril fécal". Qu'est-ce que le péril fécal ? Ben sans tout à l'égoût, faut comprendre qu'on mettait le caca dans la rivière, la même où on allait se servir pour soulager ses petites soifs. Du coup, on buvait du vin pour ne pas boire d'eau, c'était trop dangereux : choléra.

Aujourd'hui on garde cet héritage oenologique, à la différence qu'on nous répète que l'alcool, c'est mal, 'mvoyez, et qu'il n'y a pas de caca dans la volvic. Il n'empêche que le vin rouge est très bon pour la santé en doses modérées.

alcoolisme_au_debut_du_siecle

9 août 2006

Test Griffor.

Pour ceux qui ne connaitraient toujours pas, le test Griffor est l'outil indispensable pour prouver sa rebellitude. A l'aide de questions très arbitraires, il est en mesure de prouver ou non à votre entourage que vous êtes un ouf malade ou au contraire, un super geek (il y a un test concernant ce cas ici). Questions arbitraires en effet, notamment en ce qui concerne l'alcool qui rebellise très vite les gens peu habitués à boire. Paradoxal, non ? Il n'empêche qu'observer les résultats de votre entourage vous permet de supposer que la zoophilie les attire, qu'ils ont déjà baisé avec un membre de leur famille, etc.  Bref, moi aussi jveux savoir, alors merci de laisser vos résultats en commentaire. En ce qui me concerne...

Votre score est de 307 point(s).

Statistiques :
Pourcentage de réponses positives : 68 %
Réponses positives sur les boissons : 70 %
Réponses positives sur les drogues : 91 %
Réponses positives sur le sexe : 75 %

Ouais... On va essayer la camisole. Tout va bien, les messieurs en blanc s'occupent de tout.
(Fais de ta vie ce que tu veux en faire, le tout c'est de ne jamais rien regretter !)

lenine_true_rebel

9 août 2006

La violence utile et comment y parvenir.

babarAh, voilà un nom d'article bien étrange. Enfin, si on est quelqu'un d'à peu près utile pour ce monde car ayant retenu de Babar que la violence c'était mal, hé bien on trouve ce nom d'article étrange. Etant moi-même de nature dangereusement pacifiste depuis que je me suis fait punir à cause d'une morsure à l'oeil d'un de mes petits camarades en primaire, je considère en effet que tous ces jeunes de banlieue qui passent à la télé, et qui font voter les gens pour un monsieur qui a un cou comme celui des pélicans, ben ils ont tort. Hubert, dans l'excellent film de Kassovitz "La Haine", le dit bien, la violence n'entraîne que la violence.

Vous l'avez compris, jsuis d'accord avec Babar et Hubert, mais j'aimerais nuancer un peu tout ça, merde, jmappelle pas Jesus ou Gandhi. Il y a quelques années de cela, j'étais incapable de taper dans un oreiller. C'est comme ça. Et bizarrement, me faire caresser le bide par des couteaux de jeunes de banlieue un beau jour ne m'a pas donné non plus envie de m'y mettre. Bon, ok, j'ai eu envie d'acheter un Taser, mais c'est tout. Un peu de décence, non mais.

cassel_dans_la_haineJ'ai été plusieurs fois confronté à des gens au sang chaud, qui sont incapable de dialoguer ou qui décident de ne pas prendre de risque en s'assurant de pouvoir porter le premier coup. D'autres n'ont carrément rien à foutre de leur vie et ne cherchent à se battre que par plaisir, s'en prenant bien evidemment au plus faible, car comme dit le proverbe "on a toujours besoin d'un plus petit que soi pour lui péter la gueule". Après avoir tenté moulte fois de dialoguer avec ces gens et avoir couru très vite, pour finir par ressentir une véritable paranoïa du jeune de banlieue (j'ai encore fait un cauchemar hier tiens), j'en suis venu à cette conclusion : ces jeunes sont stupides.

beau_gosseAlors, -et jveux pas faire de parallèle avec Rocky-, tout en restant paradoxalement non violent, je me suis lancé de manière régulière dans la musculation. Toujours incapable de taper dans un malheureux coussin, ça fait maintenant plus de trois ans que je faisais mumuse avec des haltères. Le but : parvenir à être physiquement, à défaut de mentalement, capable d'exercer une violence utile. Quel étrange concept donc, surtout de la part d'un pacifiste né, non ? Mais voilà, après réfexion, ces jeunes stupides, il faut s'y résigner, ne comprennent en effet que la violence. Une bonne raclée, et ils réfléchiront deux fois avant de rouvrir leur gueule en face de n'importe qui. C'est facho, mais merde, c'est quand même inacceptable de se faire marcher sur les pieds par des rebuts dénués de tout esprit civique soit disant qu'ils sont habitués à vivre avec le sang chaud et le poing prêt à partir. Evidemment, je ne fais pas allusion aux vrais gens dangereux armés de batons de feux, où là, même avec un taser, il vaut mieux rester soumi ou courir, à défaut de s'appeller robocop. Je vous propose un nouveau concept : et si c'était les gens gentils qui faisaient la loi, et les pacifistes qui en foutaient plein la gueule ? Le feu par le feu.

sick_of_it_allReste à trouver le moyen de se rendre capable psychologiquement d'agir, maintenant qu'on a pris quinze kilos de muscle. Et là je réponds : musique ! A l'origine, c'est le hardcore qui m'a rendu capable d'être violent. Comprenez dans le "hardcore" le rock hardcore issu du punk (et non le rap ou techno hardcores), souvent mis dans le moule du "metal" (qui lui est issu du rock). M'enfin, les genres se mélangeant depuis le début des années 90, ça marche dans les deux sens. Mais le KDS (Karate Dance Style) et toutes les pratiques de Mosh Pit viennent du Hardcore issu du punk. Ne pouvant pas saquer le mouvement punk, je vais vous expliquer en quoi ma logique n'a rien d'incohérent.

HatebreedSi l'idéologie hardcore ("noyau dur" en anglais au cas où vous n'auriez jamais remarqué) conserve certains éléments du punk dont elle est musicalement issue (même riffs simplistes et même rythmique, mais hurlements remplacant les chants, guitares plus saturées et absence de mélodies) telles que la critique de l'autorité, le mépris de la religion, mais surtout la volonté de non-conformisme, la pensée hardcore affirme de manière optimiste l'amitié, la franchise, l'épanouissement personnel et la responsabilisation, ce qui dévie radicalement des idées d'auto-destruction typiquements punk.
En concert, pourtant, on se frappe, et on fait pas semblant en plus, me direz vous. En effet, voici quelques liens de guerilla warfare pour vous en rendre compte par vous même : ici, ici et (aidez moi, je suis à la recherche de la musique du début de la 3ème). Mais le bon esprit règne, sauf pour les incrustes qui n'ont rien compris au principe : si quelqu'un tombe, on l'aide à se relever, et si on pète un bras, c'est rarement voulu. La violence physique n'est alors qu'une réaction face à la musique ; c'est d'ailleurs pour ça qu'on tappe souvent dans le vide.

do_or_die

Mais pourquoi est-ce que je vous parle donc de ça ? Hé bien vous pouvez faire le lien; vous avez un exemple de violence utile. Mieux : un entraînement psychologique à la violence utile. Au bout de quelques concerts, si on se bouge dépendemment de la musique, on apprend à se libérer de manière totalement naturelle. D'ailleurs, malgré les quelques douleurs, la pratique du moshpit et du KDS pendant une ou deux heures procurent une véritable sensation de bien être pendant plusieurs jours qui nous rappelle alors que la violence est vraiment humaine. Y'a pas de quoi être surpris si on aime. Alors la prochaine fois que vous aurez l'occasion d'exercer de la violence utile (de manière défensive) face à quelqu'un de stupide et lui même violent, pensez aux dizaines de geeks victimes qui attendent votre action pour se sentir vengés et vivre l'âme en paix. Et pour mettre tous les atouts en votre faveur, consultez les conseils de base de Bas Rutten.

super_trique

21 août 2006

Les Détournements.

pins_sur_la_cravatteLe concept de détournement ? mais si vous connaissez. C'est le principe tout con de prendre des images de films, dessin animés, séries, et traficoter le son de manière à changer dialogues, bruitages, etc. Me concernant, je suis de plus en plus fan du principe, j'ai même envie de me lancer dans l'aventure. Après tout, avec un windows movie maker, un micro et quelques idées jsuis sûr qu'on peut faire des trucs géniaux.

Sauf erreur de ma part, la mode des détournements a explosé autour du cultissime "La Classe Américaine" réalisé par les Nuls et diffusé sur Canal + en 93. Ce flim (et non film) a été conçu à partir de morceaux de longs métrages de la Warner sortis entre les années 50 et 80. Au final, en tout juste un peu plus d'une heure, l'hilarant montage forme une histoire dont la trame est volontairement pompée de Citizen Kane. Si vous ne l'avez toujours pas vu, vous trouverez ici quelques extraits.

scoubidous_pour_la_croix_rougeDepuis, les détournements se multiplient, de qualité variable. On a le sympatique site de Mozinor dont les montages et surtout doublages sont vraiment bien foutus, en témoigne la démission de baboulinet. D'autres sont faits par des petits geeks très portés sur l'humour caca comme le seigneur des poivrots, à découvrir de préférence avec de l'alcool dans le sang.

jmamuse_parce_que_jsuis_pauvreMais c'est l'excellente déocuverte d'avant hier soir (merci Jon) qui me pousse à écrire cet article. Il s'agit des détournements de Gotohwan, en particulier les deux épisodes détournés d'Olive et Tom que jvous ordonne de télécharger en priorité ici et .

Voilà, à noter pour ceux qui me fréquentent que je suis motivé et à peu près dispo pour en faire un petit avant début septembre.

7 octobre 2006

Après le Bac.

ciel

Certains de mes rares lecteurs n'ont pas encore passé le Bac. D'autres n'ont pas compris pourquoi j'ai disparu d'un jour à l'autre de la vie publique sans donner de véritables nouvelles quant à mon année qui s'annonce. Cet article, encore plus nombriliste que les autres, cherche à faire peur aux premiers, tout en informant les seconds.

wtfRefusé par toutes les prépas HEC éco sur Paris que j'avais demandé, j'ai passé le concours Sciences Po Paris. En attendant les résultats, je profitais de mes vacances prolongées (en témoigne les photos dans la rubrique "soirées" -qu'il faut que je mette à jour-) jusqu'au beau jour où mes très chers parents m'annoncent que je fais ma rentrée provisoire dans une prépa le surlendemain, comme ça. J'ai eu mes résultats, je n'ai bien évidemment pas été pris (8% de sélection sur les premiers de classe de la France entière, t'y crois ?), m'enfin j'ai eu 17 en Histoire. Argument supplémentaire -bien evidemment non valable- pour mes parents concernant une hypothétique orientation dans l'Histoire. Mais bon, je suis docile.

wc_bouchezBref, me voilà parti pour une prépa censée me préparer au concours Sciences Po bac+1. J'y fais de l'Allemand, de l'Anglais, de l'Histoire du XIXème et du XXème (mais surtout du XIXème quoi <3), de la Culture Gé (philo quoi) et de la vie étudiante. Ah, la vie étudiante. Un fantasme. Enfin, faut dire que quand jpasse à Amiens voir les gens, ça donne envie, la vie étudiante.

marco_le_belgeLa vie étudiante, c'est plein de choses. C'est ne pas être attiré par les carricatures de BCBGs parisiens très sympas avec un pull noué autour du cou (cf Fuzati), et donc paraître pour un étrange associable aux cheveux longs et gras. C'est, du coup, ne pas manger avec tout le monde, mais plutôt avec mon nouveau pote clodo alias "Marco Le Belge" (à gauche). C'est faire des études de tous les chinois du coin (les restaurants hein), d'ailleurs il s'avère en effet que Tang, même si sa dentition est plus potable que celle de Ji Li, est moins rapide et plus cher que celle-ci. C'est, après avole_mechant_dans_waterworldir bien mangé (chez Ji Li donc) boucher les chiottes de sa prépa au bout du quatrième jour (Je kiffe les innondations de caca). C'est se rendre compte du prix de la nourriture que l'on paye de sa poche, et donc perdre 1kg par semaine. C'est croiser presque tous les jours un étrange monsieur qui ressemble vachement beaucoup au méchant dans Waterworld. C'est, enfin, se poser un midi sur deux sur le terrain de sports pour manger en regardant les graffeurs bosser (photos à aggrandir).

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En plus, je déteste Paris. Y'a trop de gens moches qui puent, surtout dans le RER. En fait y'a trop de gens tout court. Même sur des allers retours quotidiens à heure fixe, on croise jamais deux fois la même personne (bon, sauf le méchant dans Waterworld). C'est destabilisant. Jpréfère Beauvais, où là au moins jpeux mdire, quand jcroise un jeune qu'il me deteste sûrement. On dit que Paris c'est joli, ben non, c'est laid, y'a pas de jolie rue Gambetta comme à Beauvais. On dit qu'à Paris on peut tout trouver pour le shopping, bah ça fait 4 semaines que jsuis à Paris et je n'ai toujours pas trouvé de remplacantes à mes éS achetées en seconde (oui, j'ai des croûtes aux pieds). Le seul truc bien à Paris, c'est les concerts. On peut quasiment en trouver un interessant tous les soirs (enfin, quand on a internet). Bon, la prépa, ça correspond pas trop avec, mais l'appart va faciliter bon nombre d'achats de places. En plus, jcommence tous les jours à 10h. Donc cay cool. Sinon, autre chose : je n'avais jamais vu d'aveugle avant de venir à Paris, et maintenant j'en croise en moyenne deux par jours. Pourquoi ils choisissent de vivre à Paris, alors que c'est là où on risque le plus de sprendre une bagnole ou de se paumer ? Jcomprends pas ça.

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Reste à évoquer ici -et c'est sans doute le seul paragraphe utile- cette terrible sensation de fugacité du temps. Jmadresse vraiment à ceux qui n'ont pas encore leur Bac, franchement, profitez de chaque moment de libre que vous avez pour faire quelque chose d'utile. Il y a trop à faire pour rien foutre. La prépa ça bouffe tout, surtout quand on est interessé par l'Histoire qu'on y étudie. Où trouver le temps pour continuer à entretenir sa culture musicale ? Sa culture cinématographique ? Son corps de jeune sportif ? C'est vraiment ignoble. Et puis surtout, comment trouver le temps de voir tous ces super gens qui s'éloignent d'une manière angoissante ? Y'a des roux qui migrent vers Lille, des gothiques qui se barrent à Metz, et tout un régiment de rares bons beauvaisiens qui vont à Amiens. Je perds le peu de repères qui me restent, et pourquoi, pour faire une prépa que je vais rater et qui ne correspond pas à ma volonté. Bienvenue dans l'élite.

   no stars

no stars

no stars

no stars

Donc oui, jvais continuer à m'habiller en noir.

luneuh

31 août 2006

La Rationalité.

roflmao

Je dis souvent que je me considère comme étant quelqu'un de très rationnel. Déclaration à prendre avec des pincettes et surtout à nuancer, parce que, vue comme ça, elle semblerait faire contradiction avec mon quotidien. En effet, j'aime beaucoup la musique, suis émotif, prends beaucoup de photos, ou encore base la plupart de mes idées sur la notion abstraite d'espoir. Irrationel donc.
Je ne détiens pas la Vérité, mais le culte du rationel ne me semble pas être le plus moche des guides. Pourtant, ses applications historiques ont été "tragiques" : capitalisme barbare, nazisme, mais surtout communisme (faut que jfasse un article là-dessus d'ailleurs) qui ont été la cause de la supression physique d'un certain nombre de gens, car mélangeant un cocktail hétérogène de rationalité et d'idéaux totalement irationnels (sauf pour le capitalisme). Mais croire en la rationalité aujourd'hui, c'est sortir du rang de la norme car c'est abandonner plusieurs concepts qui sont rentrés dans les moeurs "universelles", notamment :

  • L'importance des sentiments et de l'instinct. Ca énerve fréquemment beaucoup de cinéphiles, ça, d'ailleurs. Dans pratiquement tous les longs-métrages où il y a des amourettes on y a le droit, surtout dans les films catastrophe. Dans Titanic, Rose, après avoir délivré Jack à coup de hache, se précipite sur la langue de son chéri pouilleux au lieu de fuir avec lui, sachant qu'ils n'ont aucune seconde à perdre. Les gens sont un peu comme ça aussi, ils préfèrent laisser parler leurs sentiments au lieu de se sauver mutuellement la peau. Pourquoi ? Ils sont embrigadés par le cinéma, surtout s'il est américain. En situation périlleuse, une caméra imaginaire apparaît subitement, et ils se sentent obligés de faire un truc abstraitement "classe". A ce propos, je vous donne rendez-vous au ciné le 11 septembre.
  • L'acceptation plus ou moins prononcée d'une religion (ou une attirance "naturelle" pour le mysticisme). Je ne parle pas de pratiquer, mais en général, y'a un consensus pour l'idée comme quoi y'a un Dieu, un Paradis et un Enfer. Parfois on y croit pas vraiment, on ne fait qu'y penser de temps en temps. Pourquoi ? Bon, je suis violemment athée hein, je suis pour pendre benoît et ses copains par les couilles parce que je crois en la rationalité. Mais voilà c'est ainsi je crois en la science, je ne crois pas en la tradition archaïque. Si la science permet de voir que sous nos pieds personne ne brûle éternellement, qu'au dessus de nos têtes il n'y a pas de petits anges, et que les asticots règnent sur le royaume des morts, alors j'aurais tendance à la croire. A ce propos, vous avez sans doute au moins une fois lu ou regardé un témoignage d'expérience de coma, comme quoi les patients traversent un tunnel avec de la lumière au bout, se sentent légers, etc etc. Surprise, -et ça on ne l'entend pas assez souvent à mon goût- la science l'explique aussi (effet de syncope et autres, désolé j'y connais rien, moi j'ai fait ES).

Rael_coupain

Voilà, être rationnel, ça veut dire, entre autres, savoir rester froid et lucide, et être athé. C'est pas pour rien que j'aime beaucoup Raël, dommage qu'à l'origine de son idéologie il y ait une fable bidon qui parle de ptits hommes verts. M'enfin, là aussi, jme suis promis de lui consacrer un article.
L'Ultrarationalisme provoque donc un déchenchantement du Monde, en particulier si on se base sur la science. Concrètement, la science considère que l'organisme vivant n'est qu'une machine, machine moléculaire certes mais machine. La nanotechnologie, toute récente, ne se réalise pas à base de métaux comme dans notre opinion commune , mais de plus en plus souvent à partir de machins biologiques, comme des cellules. On parle après de biotechnologie dès lors que l'on touche à la "vie". Vous savez, les OGMs dont tout le monde a excessivement peur (ah, propagande des vieux culs terreux dégénérés et des tellement inutiles hippies, quand tu nous tiens). Pourtant, dès lors où l'organisme devient une machine, pourquoi empêcher la création de poulets à 4 cuisses et sans plumes ? Rationellement, il faut constater que les gens préfèrent les cuisses. Et enlever les plumes du poulet constitue en une perte de temps. Le poulet devenant machine, empêcher ça, c'est comme empêcher l'invention d'un grille pain plus performant. Voilà, comme Raël (RAH <3 désolé jpeux pas m'en empêcher) jsuis pour les OGMs. 

les_hippies_servent_a_rien_et_puent

Si on suit ce principe, alors on peut l'appliquer à l'homme. Abolie, la notion de sentiments. Le corps, et surtout le cerveau sont une machine. Pas encore très bien maîtrisée, mais ça commence (on est aujourd'hui capable de créer un "rat téléguidé"). Les "sentiments" ne sont que des réactions chimiques et électriques, c'est de cette manière que l'on contrôle le rat. Exit la notion d'esprit : le corps ne fait qu'un avec, l'esprit est chimique et électrique. Forcément, ça plait pas à tout le monde, et surtout, ça blesse vraiment notre égo d'homo sapiens sapiens. Mais j'y crois, ou plutôt je ne crois pas en ce que l'on a décidé arbitrairement de croire à travers les âges.

fantomes

Alors, pour contrer cet assaut de rationalisme franchement déprimant, difficile à appréhender, on se rassure, on se ment, on se raconte des fables. On aime Dieu, on aime les miracles, on aime les histoires de fantômes, on aime les monstres sortis de nulle part, on aime l'exorciste, on aime Harry Potter et les autres magiciens tous plus incroyables les uns que les autres (je cherche la musique, merci), on aime Superman qui éteint un incendie en soufflant dessus (?). Bref, on aime le paranormal, l'étrange, l'inexplicable, le plus irrationnel possible.

wolverine

Parfois, on mélange les deux ; et si ce qu'on considère comme paranormal s'expliquait scientifiquement, comme le reste ? Les fictions de ce genre sont innombrables (on parle souvent de SF). Le principal filon à "fantastique rationnel" c'est évidemment les manipulations génétiques, les radiations, tout ça. Godzilla (ou comment un lézard cancéreux grandit subitement), les X-mens, les histoires de mutants de manière générale... Après tout, c'est passé à la télé, y'a un mec exposé à des radiations qui a deux bites (un mexicain je crois). Tout semble possible !
D'ailleurs, plus jeune (fin primaire ou début collège je crois), j'ai fait une expérience qui a pas mal ébranlé mon rationalisme. J'avais des ampoules qui apparaissaient sur les doigts, comme ça, sans raison. J'avais fait le tour de tous les médecins et dermatos, rien à faire, je souffrais d'un mal inconnu. Et un jour, sans me prévenir, on m'a envoyé chez un -désolé pour les puristes si je n'utilise pashe_patron le bon terme- médium. Oui, ce genre de type qui fait des trucs bizarres pour guérir les gens. Imaginez-le comme vous voulez, comme le professeur Zoltan ou John Cofee, enfin, le mien avait la cinquantaine. L'étrange monsieur, tout en disant en soupirant que "le bon Dieu ne lui avait vraiment pas confié une tâche facile", fermait ses yeux et passait ses doigts sur sa table pour "detecter le mal", ou un truc du genre. La séance terminée, j'avais des fourmis partout et me sentais bizarre. Devinez quoi, je n'ai plus jamais eu d'ampoules aux doigts. Il a aussi soigné le dos de ma maman. Je ne sais pas si ce monsieur a été exposé à des radiations comme Godzilla, m'enfin ça a marché. J'attends toujours une explication rationnelle, surtout que le monsieur a pris sa retraite et que je ne le retrouve pas.

rigolo

15 août 2006

J'aime pas l'art.

picassoAttention aux quelques jeunes se disant "artistes" (ceux qui font des super poèmes, des petits dessins, des clichés passées sous photoshop...), derrière ce titre volontairement provocateur se cache une ignorance criante, un manque de culture évident. Mon peintre préféré ? Ta gueule, ça te va ? Idem pour la littérature, la dernière fois que j'ai ouvert un bouquin de littérature, c'était Le Rouge et le Noir de Stendhal, j'étais en seconde, et en fait j'ai fait que lire les premières pages. C'est ainsi, je suis un irréductible bourrin, l'"art" ne m'interesse pas. Alors, oui, à chaque fois que jdis "j'aime pas l'art", on me demande souvent cque j'entends par "art". Ah, cte question. Si on regarde dans le dico, l'art, c'est l'ensemble de la production de l'homme. MON CACA C'EST DE L'ART. C'est évident, ça explique d'ailleurs que je suis un grand artiste sur ratemypoo.com. Plus sérieusement, je colle arbitrairement l'étiquette "art" sur la peinture, la sculpture, le dessin, bref les "arts visuels" qui se veulent être "profonds", "recherchés".

l_art__c_est_coolPartant de ce principe, je peux alors sortir mon "j'aime pas l'art" sans complexe. Merci alors à Picasso pour me conforter dans mon opinion. Il me semble qu'il en fait, de l'"art", lui. On dit même que c'est un grand artiste, peut-être même le plus grand de notre siècle. Ok. J'ai été marqué par une des ses "oeuvres", "Selle et guidon de vélo", qui consistait à fixer un guidon sur une selle de manière à représenter une tête d'animal cornu. Ben voilà, bizarrement, c'est le genre de trucs qui mdonne sérieusement envie de revenir sur ratemypoo. Et encore, je parle ni de la valeur qu'on accorde à ce genre de trucs. Et puis, je pense être loin de prendre l'exemple le plus extrême.

graff

Donc voilà, j'ai du mal avec la dimension "profondeur" dans l'art. Comment expliquer alors qu'il y a certains trucs qu'on me met sous le nez et que "j'aime" ? Ben, je distingue deux critères : la symbolique et l'esthétique. Exemples d'esthétique : le tableau de Picasso, sauf erreur de ma part, n'a pas de réelle symbolique, il a un but esthétique (c'est raté en cqui mconcerne, je trouve cette croûte très moche). Donc, il n'y a aucune raison que je l'aime. En revanche, la culture graff, n'ayant pas de réelle symbolique -à part la rebellitude-, me plait souvent dans son esthétique. Ce sont mes goûts, et non mes idées. Et on peut pas y faire grand chose, aux goûts.

J'aborde maintenant le domaine de la symbolique. C'est de cette manière que j'arrive à distinguer une quelconque "profondeur" dans une oeuvre. Et bizarrement, je ne sais pas vraiment si on peut parler de "génie artistique" dans ce cas-ci. Pour moi, la symbolique, ce n'est pas de l'art, c'est de l'habileté, de l'ingéniosité. Pas du "sens artistique". Et là, on se rend compte alors que, d'après mon raisonnement, le "génie artistique" n'existe pas : ce n'est qu'une combinaison de goûts esthétiques que certains observateurs partagent alors, et d'ingéniosité dans le domaine de la symbolique. Et, bien entendu, de la capacité à reproduire ce que l'on a en tête, mais ça, c'est de l'entraînement, de la technique, comme on apprend à jouer d'un instrument de musique. Et voilà, ça y est, mon "j'aime pas l'art" est élucidé : dans "l'art", je n'aime que ce qui me plait esthétiquement (Spa pour rien que j'aimerais avoir un appareil photo du début du siècle ; esthétiquement j'adore.), et les oeuvres dont la symbolique est vachement bien pensée.

C'est sur ce dernier point que j'aimerais rajouter quelques lignes. En fait, jvoudrais donner un exemple de ce que j'appelle une symbolique bien foutue que j'ai vu en culture gé.

les_ambassadeurs

Ce tableau de Holbein, Les Ambassadeurs (1533), ne me plaît pas énormément d'un point de vue esthétique. Mais symboliquement, il déchire sa mère. Ceux qui ont fait de la philo connaissent le principe des trois libidos, les désirs humains considérés comme mauvais et à l'origine du péché originel dans la religion chrétienne (je rappelle que je suis violemment athé). La libido sentiendi, le désir d'avoir du plaisir, la libido dominandi, le désir d'être supérieur, et la libido sciendi, le désir de savoir. Ici, on retrouve les trois libidos : les deux ambassadeurs ont le désir d'avoir du plaisir, bien habillés, et celui de gauche un peu gras. Ils ont également le désir de dominer, ils sont parés d'attributs du pouvoir. Et enfin, ils ont le désir de savoir, la table sur laquelle ils sont avachis étant recouverte d'instruments divers. La religion chrétienne considère que ces libidos ne sont que vanités (étymologiquement, vanité = vide), que la mort finit par réduire tout ça en poussière. La preuve, la tâche qu'on voit au pied des ambassadeurs, c'est un crâne peint en anamorphose, c'est à dire que lorsqu'on regarde de biais les libidos, on voit la mort apparaître.
Et c'est là que la symbolique troue le cul. L'observateur devant ce tableau (qui fait à peu près sa taille) éprouve d'avoir du plaisir (libido sentiendi). Ensuite, il a envie de savoir, de comprendre le tableau, en particulier la tâche aux pieds des ambassadeurs (libido sciendi). Et enfin, lorsqu'il a compris, il éprouve la sensation d'avoir compris tandisque d'autres ne comprennent pas : libido dominandi. Et après, il se retourne et s'éloigne du tableau dont il devient acteur : il se trouve dans la même situation que ses ambassadeurs; le regard fuyant, il ne voit pas le crâne à ses pieds, et ne voit pas non plus le crucifix en haut à gauche du tableau qu'il avait l'occasion de voir lorsqu'il était en face des vanités. Tournant le dos au salut que le christiannisme offre, il reste dans sa vanité sans voir la mort qui le guette.
Nan, mais franchement, sbien foutu quoi, merde, non?

M_P

 

28 février 2007

A la recherche du groupe parfait.

J'avertis mes lecteurs : cet article est écrit sur un coup de tête et sera certainement édité, vu ma lamentable capacité à mettre des mots sur mes pensées (car tendant même vers l'élaboration d'un unique vocabulaire rebutien). Jacob_Bannon
Comme beaucoup de mes articles moisis de true rebel, j'écris sur un coup de gueule, une sentiment fortement négatif. Ca fait depuis pas mal de temps que jressens ce malaise, mais ce soir particulièrement vachement très. Et comme en plus là jsuis pas content, que jpourrai taper des gens au concert de Converge qu'en juin, et que j'ai même pas de petite fiole à disposition, ben faut que jme défoule sur autre chose : ce sera mon clavier.

Bref, la minute EMO passée, j'en viens aux faits : ce fameux sentiment, c'est une lassitude dans mes découvertes musicales. Lassitude telle qu'elle me rend nerveux : plus ma modeste culture musicale s'aggrandit, plus les nouveautés se font banales, et moins les groupes dans lesquels je me réfugie habituellement quand tous les autres m'énervent, me satisfont.
Du coup, je cherche désespéremment des nouvelles perles -perles noires en loccurence- pour assouvrir ma faim de bon son. Phénomène de fuite en avant, plus je cherche et plus je tourne en rond, en témoigne mon sensible manque d'enthousiasme dans la publication de ma compile de janvier : ok, jtrouve quelques bons artistes, c'est sûr. Mais la perle noire est vraiment très loin. Et le plus horripilant, c'est que cet objet tant convoité, je le connais bien, je l'ai médité autant qu'idéalisé tant de fois dans ma caboche velue. Malheureusement pour moi et heureusement pour le monde, je n'ai que très peu d'aptitudes à faire de la musique. Et vu la gueule de mes études, j'ai encore moins le temps pour remédier à cette faille.

efrim

Ouais donc, je disais que je savais cque je cherchais. C'est même ça que jvoulais mettre dans cet article en fait, sous la forme d'une description ordonnée par aspects de, n'ayons pas peur de mon vocabulaire mal-aimé, ce que j'appellerai mon groupe parfait. Mais mon côté djeunz l'a emporté alors la description sera bordellique.

Commencons par le commencement -j'écarte evidemment les quelques millions de gens qui croient écouter de la "musique" sur leur radio très fun- : il y a énormément de vrais mélomanes qui ont une culture gigantesque et un talent indéniable et qui écoutent du son sans se demander "mais pourquoi j'aime ça ?". Ben oui, c'est vrai quoi, j'ai vu en cours de culture gé que certains grands penseurs ont écrit des bouquins entiers pour essayer d'expliquer pourquoi ils aimaient la musique. Mais mes lecteurs réguliers savent, eux, ce que je pense à ce sujet ; j'encule ces messieurs dames, je ne les lirai pas, pour la bonne raison que mon nombril me crie qu'il faut que j'étale mon point de vue. Oui je détiens ma vérité, je sais pourquoi moi je aime la musique. En fait, si j'aime/aime pas la musique, c'est parce que j'aime/aime pas ce qu'elle représente.

prissouExemple rapide : j'aime pas la musique punk. Pourquoi ? Parce que j'aime pas la rebellitude autodestructrice, irrationnelle et contradictoire (ce qui ne m'empêche pas d'apprécier le message "tout le monde peut faire de la musique" de l'idéologie punk entre autres, m'enfin passons). A l'inverse : j'aime le grindcore. Pourquoi ? Ah, ça mérite un article et je le ferai sans doute un jour... Mais pour résumer, parce que je kiffe les gros porcs en marcel tout transpirants, se frappant sans se prendre la tête sur de la musique sauvage et défoulatoire. Tout est une question d'idéologie, de message qui passe, bien au delà des textes, mais dans la musique elle-même. On peut appliquer ce raisonnement de cette manière à pas mal de genres : facile de comprendre pourquoi j'aime pas le reggae et le rnb, mais plutôt le post rock constellation ou le hardcore moderne : faut savoir apprécier un message sans forcément y adhérer. J'adore gy!be. Je ne suis pas anarchiste.
Comment jme suis rendu compte de ça ? Parce que quand j'écoute de la musique, j'observe deux phénomènes. Le premier, c'est que j'imagine le groupe, l'artiste sur scène. Le deuxième, -et celui là il est me semble t-il très partagé des mélomanes- je me laisse aller à une rêverie. Rêverie ok, mais controllée : si j'écoute storm de gy!be
, j'imagine un lever de soleil plein d'espoir (oh merde, leur mot fétiche c'était HOPE). Et c'est là que je touche le fait que j'écoute de la musique pour le message qui passe à travers les instruments. Bref voilà, comme souvent cpas très fun cque jdis, et là jgache le peu d'image "artiste" (berk) qu'on pouvait, en cherchant, peut-être deviner en moi. Pas fun du tout.

Mais c'est cool, parce que maintenant que vous m'avez un peu compris vous pourrez peut-être saisir ce que je vais enfin tenter de décrire, à savoir mon "groupe parfait".
J'ai maladroitement décrit
l'évolution de mes goûts musicaux plus loin. Ma prise de conscience de "pourquoi j'aime/j'aime pas la musique" étant plus récente que l'article, je me permets d'analyser mes goûts actuels. Aujourd'hui, ce que j'aime le plus, c'est la musique noire (comme mes t-shirts !) et, si possible dans le même temps, pleine de nostalgie. Pourquoi ? Bé, parce que depuis ma crise de l'été 2005, je suis resté quelqu'un de profondément nostalgique, et puis, ben à l'âme noire (brrr j'en ai des frissons), parce que je suis gothique, evidemment. Attention, j'ai précisé "ce que j'aime le plus", et non "ce que j'aime". Parce que jsuis quelqu'un d'à peu près équilibré et que du coup, j'aime d'autres messages, comme celui, pas vraiment trop compatible je crois avec ceux énoncés précédemment, de Mindless Self Indulgence.

Mais ici il n'est pas question d'imaginer un groupe super chouette. Il s'agit d'imaginer mon groupe parfait. Et faut dire que c'est un beau bordel, même si je suis certain que c'est réalisable. C'est vrai que pour concillier grindcore, post rock et post hardcore, musique ethnique et traditionnelle, darkwave et même hardtek, faut être un sacré rebut. Le tout bien touillé, ça pourrait donner, avec des ingrédients noirs/nostalgiques, du "silver mount zion en post hardcore screamo avec des mosh parts et de l'accordéon".
Putain, jme surprends moi-même, surtout pour les mosh parts avec accordéon. Meuh jsuis sûr que jpeux faire encore mieux, par exemple en balançant quelques idées en vrac. Ouais là je le sens bien.

Quand_je_serai_un_gros_bourge_respect__j_en_joueraiLe groupe compterait une bonne dizaine de musiciens (faut dire qu'il faudrait caser accordéon, cordes, cornemuse, percussions, boucles noise et ambiant, beats, piano, choeurs, grattes et basses et parfois même de la trompette -à l'Altra, surtout pas dynamique). Il s'exprimerait tantôt instrumentalement, tantôt avec des textes (evidemment pas en anglais, plusieurs langues si possible) légers, simples et atypiques, surtout pas lyriques. Le message, apolitique, plongerait violemment dans la noirceur et le désarroi de notre époque (mais aussi des époques passées, jvois bien par exemple des grands discours historiques en arrière plan). La nostalgie, maladie du regret d'un passé meilleur resterait pour autant au premier plan : la légèreté de compos plus légères comme, chais pas moi, celles de Microfilm ou Explosions in the Sky permetteraient de sentir des larmes monter tout en ayant le sourire aux lèvres, histoire d'éviter de sombrer dans les méandres du gothisme exagéré, et de souffler entre deux concassages d'humanité. Concassages musicaux oui, parce que c'est ce qui fait que j'écoute peu d'artistes antérieurs à 1990 : la violence noire issues de groupes de hardcore moderne comme Converge, on la trouve qu'à notre époque, sauf erreur de ma part.

nestorQue dire d'autre ? Ce serait rentrer dans des détails peu interessants. Je n'ai plus qu'à me dire que j'ai fini de me faire saliver avec ce groupe que je cherche sans trouver et que je ne pourrai jamais faire par moi-même. Tout ça pour ça, pour ce ridicule paragraphe censé décrire un projet qui aurait le pouvoir de bannir de mon phallus tout phénomène d'impuissance. Et ce, pour l'éternité. HA ! HA !.

Bon, ok, jretourne me coucher et faire mon gothique.

24 juin 2007

Bon. (kikoolol)

Jacob_Bannon

Voilà, je sors du concert de Converge. C'était très chouette, un grand concert pour un grand groupe. J'ai même rencontré Clément le no life, et puis acheté un t-shirt à douze euros, mais jme suis rendu compte après qu'il était vraiment moche (le T shirt, pas Clément. Lui, les gens, ils le trouvent beau). Et puis pour les curieux, j'ai uppé un ptit mp3 d'eux "doux" ici. Profitez-en parce que bientôt je n'en upperai plus, parce que les gens curieux vont se prendre une claque dans la gueule et retourner écouter johnny et regarder la Star'ac (du coup jcherche un moyen de se procurer divx/mp3 sans être surveillé, merci dme contacter). Mais tfaçons dès qu'y aura des vidéos du concert sur youtube ou dailymotion j'en foutrai une ici.
Par contre (parce qu'il paraît que c'est une faute de français donc c'est fait exprès) cqui me fait écrire ctarticle c'est que c'est la première fois qu'un bon concert avec KDS ne me procure pas cette sensation de bien-être tant recherchée. Y'a des raisons, et vais en profiter pour pousser mes coups dgueule habituels, tiens.

Jane_doe_lolJviens de terminer une année totalement à chier -qui m'a d'ailleurs permis de faire mon gothique-, mais y'a eu quand même quelques trucs enrichissants et sympas. Le principal -parce que sur le long terme- c'est que j'ai prouvé (ou je me suis prouvé ?) que jsavais faire quelque chose de mes mimines, et ce même en étant un true rebel avec des pentalons Tati déchirés et un gros bouc -que je n'ai plus à cause de cette connerie d'oral- : j'ai été admissible à Sciences Po Paris. Comment ça roxe. Pendant une soirée en pseudo MSN j'avais même HAHA TU VAS VOIR TA GUEULE LE MONDE. Mais que les gens qui me haïssent se rassurent, j'ai évidemment été refusé à l'oral.

Jmen foutais un peu avant d'être admissible. Parce que jconsidérais/considère qu'être pris à Sciences po ou faire hypokhagne/khagne -cque jvais sans doute faire \o/-, c'était la même chose : je suis un anti-littéraire qui n'a pas lu un bouquin autre que manuel scolaire depuis des années, et jfais des études littéraires grandioses parce que si on suit les lois de la reproduction sociale alors je dois être l'élite. Seulement voilà ; syndrome rebut oblige, l'élite, pendant mon Convergeoral, elle m'a pas kiffé du tout, sans doute parce que j'ai dit quj'étais pas un habitué du costard. Moyennement surpris et un peu déçu, j'ai ensuite compris en regardant la liste des admis pourquoi jmétais fait dégager. Parce que oui, voir qu'à Sciences po on préfère une pouffiasse quelconque avec une tête à claque qui parle pentalons à longueur de journée sans être capable d'aligner deux phrases sensées et qui vote Besancenot "parce que droite et gauche c'est la même chose" (jsais de quoi jparle, elle était toute l'année dans le rang derrière moi), bah ça, ça m'a rassuré. En tant qu'une des plus inutiles de ma classe, c'était sans doute la dernière qujimaginais passer l'oral, et elle l'a eu. Normal, ça n'a fait que confirmer mes soupçons : si ce sont des gens comme ça qu'on accepte dans l'école française de l'élite bobo et de nos futurs dirigeants, alors jveux pas être accepté dedans. Je veux pas paraître mauvais perdant ou jaloux ou chaispasquoi, mais sciences po tooça, ça me foutait déjà la gerbe, mais là non merci, j'ai vraiment vraiment vraiment plus rien à foutre avec des gens pareils, aveuglés par leur pseudo intelligence qui n'est que de la culture extra grasse ingurgitée avec prétention et snobisme. Jpréfère encore faire prof d'histoire devant des 6èmes à Sarcelles.

Mon chat a la dale et j'ai plus grand chose d'ininterressant à baver. A part peut-être que les disques dur transportables Ioméga ne sont pas à acheter si on souhaite transporter son disque dur transportable -sauf si on ne tient pas à ses photos-. Ou qu'un de mes pagous (Staline) est en train de muer et va ptet crever.
Et que jme demande bien cque jvais foutre l'année prochaine (maintenant que jpeux plus figurer sur les présidentiables aux élections terriennes), sur cette superbe planète qu'on appelle la terre, et où tout le monde s'amuse super bien.

EDITOSEF : vais faire du droit, pis la fille admise dma classe ne l'est pas, parce que son nom, bah quelqu'un d'autre lui a piqué. LOL.

EDITOSEF 2 : bon ils font chier jsuis admis à Sciences po Lille.

5 mars 2007

Homme = Homard.


(vidéo : Internal Primates Forever de Mudvayne)

Aujourd'hui, même si j'ai pas d'inspiration pour son titre, mon article va s'occuper de parler d'un truc dont je suis convaincu depuis longtemps, à savoir que l'homme est un animal comme les autres. Et jvais pas faire que de me justifier, mais aussi dériver sur quelques sujets ayant un rapport avec cette idée. Parce que ce qui m'a donné envie de parler de ça cette fois, c'est d'avoir encore récemment entendu ou lu "musique d'animaux/de barbare" pour qualifier le monde du métal/hardcore ou vu quelqu'un dire à propos du KDS, "c'est pitoyable, on dirait des singes."

Emmanuel_ChainStop quoi. Depuis bien longtemps, beaucoup de gens pensent pouvoir faire une distinction entre homme et animal. Jsais pas si vous vous êtes déjà vus en train de chier ou de baiser (l'article sera édité pour rajouter un strip de Maurice et Patapon), ou remarqué la pilosité de mon torse ou de la zone entre mes deux yeux, mais si ce n'est pas le cas, alors faites le. Déjà vous serez un peu refroidi et serez plus modeste concernant votre condition d'être humain. Le très bon 28 jours plus tard, dans certains passages, illustre bien cque jdéfends, exemple lorsque le Major parle de ce qu'il a vu avant et après la contamination, à savoir "des humains tuant des humains".
Alors, pour se rassurer, certains parleront de "conscience". Guelluck dit "l'homme est le seul mamifère a savoir qu'il en est un". Bon, ok, c'est indéniable, l'homme est plutôt futé, il sait faire deux trois bricoles, comme allumer un feu, cloner des gens, envoyer des hommes dans l'espace, construire des bombes thermonucléaires, écrire de belles chansons
, concevoir des disques durs qui plantent, etc. Bof, le chimpanzé fait à peu près pareil, il attrappe des fourmis avec une brindille. Et si nos cousins et nous savons faire autant de trucs rigolos, c'est parce qu'on a en commun des mains avec des pouces opposables. Priscilla, une panoplie de scientifiques et les auteurs d'H2G2 l'ont bien compris, le dauphin, il défonce l'homme en ce qui concerne les capacités du cerveau. Vous saviez que lorsque le dauphin essaye de communiquer avec l'homme à l'aide de son langage extrêmement complexe et qu'il voit qu'il ne comprend pas, il semble exaspéré ?

prissou

Et puis, si on fait tout ça, en particulier les bombes thermonucléaires, c'est pour nous aider à survivre en tant qu'espèce, et, une fois qu'on gagne le smic, pour tenter de satisfaire divers plaisirs. Ah, ça y est, je vois arriver les défenseurs de la noble humanité gueuler "et l'art, alors ?". Haha. Mes lecteurs habitués savent pourquoi ça me fait rire tout seul derrière mon pc (ou juste taper un Haha qui suppose un cynisme rebutien). L'art, c'est se créer des nouveaux besoins sensoriels. J'écoute de la musique, je regarde un film, pourquoi, pour calmer mon cerveau, mon "instinct" qui me dit "mais télécharge la saveur de la pastèque bordel", tout comme un chimpanzé, un tamanoir ou une otarie mange une lasagne pour répondre au signal electrique provenant de son estomac qui dit "mais mange une lasagne bordel."
Si les rues ne sont pas remplies de cadavres et de fetus avortés, c'est que justement, en tant qu'animaux un peu plus futés, on se dit qu'en vivant avec des cache sexe et en tuant le moins de monde possible on préserve un peu mieux notre espèce.
On rejoint ce que je présentais dans la troisième échelle de mon
sens de la vie, c'est à dire la vision de l'humanité en tant qu'espèce qui se casse le cul à essayer de survivre. Mais ça n'implique pas cependant la vision d'une société totalitaire où les interêts et liberté individuels des gens sont bafoués pour l'interêt général : encore une fois, comme nos 13 millions d'amis, on doit avoir le droit de continuer à se préoccuper de ses petits besoins, l'individualisme doit être preservé. Et, chic alors, l'économie de marché permet la satisfaction de notre ego et la création d'un interêt général ; même pas la peine de voter pour Marie Georges pour pouvoir s'occuper de son cul et de l'humanité en même temps, ce qui est plutôt chouette !

Bon, ok, je vais un peu loin, désolé, mes idées sont souvent très liées. Je reviens à ce qui m'a donné envie de taper l'article : tous ces gens souvent beaux, bien maquillés et bien habillés qui parlent bien, tentent de dissimuler leurs rots même en buvant du coca cola et qui trouvent que la musique métal/hardcore est une "musique de sauvage". En tant qu'être velu à pectoraux fournis, qui pense que le KDS est une chose très naturelle et très saine pour l'homme, fier de son animalité, je ne peux pas abortedentendre ça sans réagir. Pis c'est vrai, ce que des groupes comme Hatebreed on très bien compris, c'est qu'on a une violence en nous, une haine naturelle qu'il est bon de canalyser (hate breed quoi) dans un pit dans un bon esprit plutôt qu'en brûlant une bagnole.
Tous ces g
ens se cachent par divers artifices souvent inutiles, cherchent à se démarquer à l'extrême de la bêbête qui sommeille en eux. La politesse (vouvoiement), les règles de savoir vivre (fourchette à gauche, couteau à droite), l'hygiène maniaque (qui s'écarte de la première fonction de l'hygiène, à savoir essayer de crever un peu moins)... Tout ça a été inventé -attention couplet révolutionnaire- par les gens qui sont riches pour se démarquer de ceux qui n'avaient pas le smic, et qui du coup se rapprochaient un peu plus des nanimos. Pourtant, ces artifices -malgré ma rebellitude- je les adopte moi même très bien et très souvent (quand j'étais petit j'avais même un livre pour comment bien se tenir à table !!) lorsque c'est nécessaire pour m'éléver dans notre belle société, parce que l'hypocrisie c'est classe quand on doit s'en servir. Sur ce blog jmen sers pas, par exemple, ce qui explique mes expressions vulgaires ou choquantes.

Alors que je devine chez certaines personnes (bizarrement, beaucoup de jeunes de banlieue ou de true rebels lycéens se comportent comme ça !), plus quotidiennement chez certains de mes profs cet haïssable snobisme qui fait que le gros bouc, les trous dans les vêtements, les cheveux gras et longs, le grindcore et le KDS sont à prohiber au nom de la "dignité humaine", je m'insurge et me motive pour me présenter en tant que modèle alternatif au préparationnaire typiquement parisien. Oui, je suis un animal qui écoute Ultra Vomit et je tente sciences Po, bordel de merde. Et je viendrai à l'oral rasé et en costard.

10 avril 2007

Cat Power - Names.

Clemenceau

Révisions gothiques j'ai dit. Donc pour le moment c'est l'union sacrée pour la victoire : pause dans les débats ; bourrage de crâne ; censure, y compris dans les "arts" ; Tant pis pour ceux qui souffrent dans les tranchées, on les anesthésie comme on peut.
M'enfin demain à 11h30 jsortirai un peu de la boue pour prendre un peu le soleil avec Mister Boyle. Par contre c'est pas lui qui va faire la suite de 28 jours plus tard, qui d'ailleurs s'annonce tristement à chier.

En attendant :

His name was Perry
He had a learning difficulty
His father was a very mean man
His father burned his skin
His father sent him to his death
He was ten years old
He was ten years old
He was ten years old

Her name was Naomi
Beautiful round face, so ashamed
Told me how to please a man
After school in the back of a bus
She was doing it every day
She was eleven years old
She was eleven years old
She was eleven years old

Her name was Sheryl
Black hair, like an electric space
She would pretty paint my face
She was a very good friend
Her father would come to her in the night
She was twelve years old
She was twelve years old
She was twelve years old

His name was Donovan
He was a very good friend
The cards were stacked against him
He was selling cocaine
The last time I saw him
He was thirteen years old
He was thirteen years old
He was thirteen years old

His name was Charles
He said he was in love with me
We were both fourteen
Then I had to move away
Then he began to smoke crack
Then he had to sell ass
I don't know where he is
I don't know where they are.

3 janvier 2007

Les gens que je n'aime pas (car c'est réciproque).

Mon ancienne habitude à me sous-estimer face à des gens absolument inutiles ou même négatifs s'est peu à peu effacée ces dernières années. De plus en plus souvent, jme suis dit qu'il fallait absolument qu'un jour je pousse un coup de gueule (et même bien plus) à propos de ces gens qui m'ont fait souffrir sans avoir le moindre remord. Je ne veux pas parler ici des vilains jeunes de banlieue, qui eux sont simplement stupides et mal éduqués, mais de jeunes bien plus responsables qui sont, la plupart du temps, issus de familles favorisées. Ces gens sont des true rebels, des communistes hargneux, des "poètes" épris de philosophie : je ne les hais pas, parce que seulement deux personnes méritent ma haine ; je les méprise violemment, c'est tout, na.

douche_de_fric_heros_des_enfantsCes gens sont souvent les premiers à dire "le racisme caymal" sans savoir exactement pourquoi. Ils prônent la "tolérance" sans savoir non plus le sens de ce mot (pour info tolérer, ça veut dire supporter provisoirement). Pourtant, ils pratiquent eux-même un autre "racisme", bien plus vicieux, à savoir la haine sociale. Parce qu'ils sont des rebels, parce qu'ils ferment les yeux sur le prix de leur dernière gratte ou de leur dernier portable avec plein de couleurs que papa maman leur ont offert, ils se donnent le droit de cracher publiquement sur les gens plus riches qu'eux. L'idéologie rebelle s'y mêle souvent en fait, avec des semblants de raisonnements gauchistes pro-écologistes (mais on jette ses mégots par terre quand même hein).

Mais pourquoi font-ils cela ? Pourquoi cette haine ostentatoire ? Pourquoi adopter la panoplie du djeunz ? Il n'y a pas de secret, ça va de soi, les jeunes sont stupides : parce que ça fait bien. Quelle lycéenne ne succombe pas au djeunz grungeux qui parle de rêves d'égalité, la clope au bec et la guitare entre les doigts ? C'est plutôt magique faut dire. Sauf que dans leur hypocrisie et leurs contradictions puantes, ils ne se soucient guère d'être crédible au delà de l'apparence. Et surtout, dans mon cas, ni des blessures qu'ils peuvent occasionner en préchant la parole marxiste. Parce qu'elle se répand, cette parole, et très vite l'entourage du gens que j'aime pas se rebellifie et adopte le mépris du bourgeois. De plus, ce n'est pas qu'aujourd'hui, cette jeunesse aveugle qui gueule n'importe quoi dans un mégaphone, elle est pas apparue avec ma naissance hein ; bien des parents aujourd'hui conditionnent leurs enfants ou cautionnent leurs dires. Les enculés.

picsouLe fait est que jmen suis toujours pris plein la gueule. Les préjugés hein y'en a beaucoup dans tous les domaines, mais ceux autour du "monde bourgeois" ils ont la peau dure, à l'inverse des insultes racistes par exemple, alors que ça se vaut : un black ne choisit pas d'être black, comme j'ai pas choisi ma famille. Quand on ramasse un tract du PCF qui parle des -je n'invente rien- "patrons, rapaces et sans coeur", pas grand monde est choqué.
Je me souviens parfaitement d'un jour alors que je discutais sur un trampoline avec un gentil garçon que je fréquente toujours aujourd'hui, jdevais être en CM1... "C'est vrai quta mère s'est mariée avec ton père pour son argent ?". Dur de voir que ça sort de la bouche d'un gamin de 7 ans, vraiment. Les années passent, les insultes aussi, avant même d'avoir dit lmoindre mot, je suis fiché, jugé. On connaît ton nom, on a vu ta baraque, ça suffit : t'es un sale bourge, va-t-en, tu peux pas venir boire du panaché avec nous. Ouais, dur.

Patron

Revenons aux jeunes rebels que tout le monde aime. Passons sur leurs contradictions évidentes évoquées plus haut. Il faut savoir que la majorité, voire la quasi totalité des gens que je fréquente aujourd'hui ont été ou sont des rebels dans l'âme. Ils ont des vêtements troués (!) des cheveux longs et sales (!) des pentalons et chaussures larges (!) écoutent de la musique de jeune rebel (métal & co, reggae...), méprisent le conformisme.. Moi-même je corresponds à cette description, en témoigne la bourgeoise recouverte de maquillage, abritée dans son manteau de fourrure dans le métro qui m'a dit que j'étais "un de ces nombreux jeunes sans avenir". Là est le but de l'article : dénoncer une forme d'étroitesse d'esprit très rarement mise en avant, le "racisme social", tout en faisant à l'inverse l'éloge de l'ouverte d'esprit : parce que les rebels que je fréquente respectent les idées du rebel que je suis tout comme je respecte les leur.
Et tant que j'y pense, jrepense à un barbu à berêt qui arborait le che guevara sur ses affaires avec des "peace" un peu partout... En réaction à un "article" que j'avais tapé maladroitement il y a un bon bout de temps sur un vieux blog à propos du "non" à la constitution européenne, il m'avait insulté comme je suis habitué à l'être, mais en rajoutant un truc bizarre : "va faire de la philosophie et reparle après". J'en fais de la philosophie maintenant. Et à part déconnecter encore plus de la réalité, jvois vraiment pas en quoi elle est censée me faire devenir marxiste. Fin bref, désolé hein, j'ai dit que cet article était un coup de gueule.

On va pas s'arrêter en si bon chemin. Après avoir longtemps culpabilisé sur ma condition, j'ai fini par comprendre que tout ceci n'était qu'un tissu de préjugés moisis venant de gens négatifs. Des gens à brûler quoi. Ou à tabasser correctement. Je n'ai strictement rien à me reprocher, au contraire : ils m'ont détruit (et même détruit quelque chose qui m'était très cher) pour pouvoir se taper des jeunettes en quête de romance et paraître comme des vrais rebels anarchistes aux yeux de leurs âinés.a_bruler_et_vite
A mon tour de les détruire ? Non, cette solution est tout aussi moche. Ce qui marche dans un sens marche dans l'autre. J'ai quitté le lycée public pour la prépa privée. J'y ai retrouvé cette "haine sociale" : il y a dans ce nouvel univers tout un ramassis de bourgeois élitistes qui ont décidé d'être intolérants envers ces rebels eux-même fermés d'esprit. Et même envers d'autres encore. J'ai observé un des leurs il y a déjà plus de deux ans : ces gens ne s'interessent plus qu'aux enfants de riches qui ont eu le droit à une "grande éducation". Le reste, ceux qui ne se détachent pas de la réalité comme eux et vivent au quotidien sont systématiquement méprisés, tout comme les rebels marxisant.

Pas la peine d'en écrire plus, j'espère avoir bien fait passer le message. La haine sociale, caymal, et on l'entend pas assez souvent à mon goût.

30 novembre 2008

Compile novembre 2008.

jaquette

>> Click = dodownload <<

01 [Neo metal électrique] Sidilarsen - Jusque sur mars (déçu)

planetesauvage02 [OST 70's] Alain Goraguer - Méditation des enfants (wow)

03 [Cold wave] Joy Division - Heart and Soul

04 [Expérimental/rock vaudou] Animal Collective - Forest gospel

05 [Post rock burné à la 65 days of static] Maybeshewill - Not for want of trying (ah c'est bien sympa ça, très éclectique)

06 [Hardcore moderne] Norma Jean - And there will be a swarm of hornets

07 [Post Rock] Grails - Fevers (de la qualité)

grails_hires

08 [Rock saxocouillu/hardcore moderne] The cancer conspiracy - Loft Complication

09 [Death gojiresque] Gojira - All the tears (stoujours aussi bon gojira)

asva10 [Darkwave/Indus martial] Arditi - Sond of god

11 [Ambiant/drone/Sun O)))] Asva - A game in hell hard work in heaven(cbien ça aussi)

12 [Grind] Necrophagia - Cannibal Holocaust

13 [Gronib newage] Gronibard - La chanson des bisoux

14 [Metal bière] FRY - Russia Vodka Tetris (merci Liviu :) )

15 [Rock alternatif blouseux chouettos] 16 Horsepower - Low Estate (viiii)8611351_6174ff2f5c

16 [Post Rock BG] Agora Fidelio - Ta vie, la nôtre

17 [BHP] The Black Heart Procession - Things go on with mistakes

1 février 2016

Son février 2016.

cover

 

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01 [Post Rock] Russian Circles - Malko

02 [Electronique] Lemon Jelly - '76 aka The Slow Train

01 [Hip Hop] Death Grips - Lost Boys

01 [Techno] Matador - Bambam

01 [Indus] Fall of Because - Grind

01 [Metal] Slugdge - Slime Traveller

01 [Contemporain] Philipp Glass - Act 4/2: Bed

01 [Electro] The Flashbulb - Rose Hierarchy

01 [Post Rock] K.C. Accidental - Tired Hands

01 [Soul] Nina Simone - Baltimore

01 [Shoegaze] Whirr - Sway

01 [Reggae] Dennis Brown - Only a Smile

01 [Hardcore] All Out War - From the Bottom

01 [Médiéval] Hildegard von Bingen - Qui sunt hi, qui ut nubes ?

01 [Atmosphérique] Pluramon - Ton Ab

01 [Moderne] Arvo Pärt - Da pacem Domine

01 [Contemporain] Pauline Oliveros - Horse Sings from Cloud

 

 

 

 

 

 

1 mai 2015

Son mai 2015.

 cover

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[Romantique] 01 - Franz Liszt - Waltz of the Flowers accordion

[Easy Listening] 02 - Ray Conniff - I Could Have Dance All Night , I´ve Grown Accustomed to Her Face

[Sludge] 03 - Tephra - City immersed in dust

[Stoner] 04 - Boris - no title

[Hardcore moderne] 05 - Globe and Beast - Coexist

[Post Rock] 06 - Godspeed You Black Emperor ! - Piss Crowns Are Trebled

[Avant Garde] 07 - Moondog - Frog bog

[Electro] 08 - Al'Tarba - The Sleeping Camp

[Electronique] 09 - Tobacco - Tape Eater

[Electronique tamer] 10 - Mr Flash - Dazzle in the dusk

[Rock] 11 - Three Mile Pilot - The Premonition

[Easy Listening] 12 - Frank Mills - Theme From The Silver Broom

[Romantique] 13 - Zdenek Fibich - Symphony 1 - Allegro moderato

[Grind] 14 - Napalm Death - How The Years Condemn

[Grindcore] 15 - Agoraphobic Nosebleed - Merry Chrystmeth

[Techno] 16 - Gesaffelstein - crainte

[Experimental] 17 - Toby Driver - Kandu Vs. Corky (Horrorca)

[Rumba] 18 - Franco & L'O.K. Jazz - Likambo Ya Ngana

[Shoegaze] 19 - My Bloody Valentine - Don't Ask Why

[Post Rock] 20 - Rosetta - Estuary

[Post Rock] 21 - Evan Caminiti - Fading Dawn

[Philippe Katerine] 21 - Philippe Katerine - Partir un Jour

 

 

 

 

 

 

 

5 mai 2016

Son mai 2016.

cover

 

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[Rock/Noise] - 01 - Girl Band - Why They Hide Their Bodies Under My Garage

[Rock] - 02 - The horrors - count in fives

[John Zorn] - 03 - John Zorn - Hellfire 

[Doo Wop] - 04 - The Schoolboys - Pearl

[Techno] - 05 - Ryan davis - Roads

[80's] - 06 - Carpenter Brut - Meet Matt Stryker

[Post Hardcore] - 07 - A  storm of light - Iron heart

[Stoner] - 08 - Agoraphobic nosebleed - Not a daughter

[Black/Hardcore moderne] - 09 - This Gift is a Curse - Rites

[Expérimental/Atmosphérique] - 10 - Natural Snow Buildings - The storm of resurrection

[Dub] - 11 - Panda Dub - Milky Way

[Post Rock] - 12 - I'm Not A Gun - Cold Dreams

[Post Rock] - 13 - Sigur Ros - Fjögur píanó

[Philippe Katerine] - 14 - Philippe Katerine - Parivélib'

[Screamo] - 15 - Kidcrash - Slow Applause

[Pop] - 16 - Christie - Yellow River - 1970

[Moderne] - 17 - Hugo Alfven - Symphony No.2 in D major,Op.11-Fuga-Allegro energico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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