Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

rebut

Publicité
rebut
Derniers commentaires
9 mars 2013

Son février 2013.

jaquette"Le manque de référentiel sur lequel nous baser pour répondre à toutes ces questions nous emmène à construire un certain nombre de questionnement."

DOWNLOAD

 

secret

01 [Hardcore moderne] The Secret - Darkness I became

02 [Screamo] Birds in Row - Cages

03 [Baroquecore] Igorrr - Scarlatti 2.0

04 [Romantique] Franz Lehar - Viens ! Dans ce joli pavillon

05 [Chants polyphoniques teutons] Comedian Harmonists - Creole Love Call

06 [Rock] The Flying Eyes - Bad Blood

07 [Indus slovène] Laibach - Geburt einer Nation (live 2012)

comedian_harmonists

08 [Hip hop moldave] Kazi Ploae si Specii - Investigatii

09 [IDM] Autechre - Tankakern

10 [Trip hop] Brenk Sinatra - Everyday Scenario

11 [Abstract Hip Hop] SNKA - How I

12 [Atmosphérique] Yoshi Wada - Singing

13 [Trip Hop] Shlohmo - Ghosts (Pt2)

 

14 [OST Soviétique] Eduard Artemiev - Révélation

15 [Post Rock] Barn Owl - Devotion II

The Flying Eyes

16 [Atmosphérique] Saåad - Love Is a Rent

17 [Rock] Grizzly Bear - Half Gate

18 [Post Rock Constellation] ASMZ - Horses in the Sky (live 2012)

19 [Chanson] Raoul de Godewarsvelde - De Leffrinckourcke à Coudekerque-Branche

20 [Hardcore] All out War - The Angels of Suicide

21 [Indus] Einstüerzende Neubauten - Sonnenbarke

22 [Piano atmosphérique] Goldmund - Threnody

 

 

 

 

 

 

Publicité
31 janvier 2013

Zanger Bob 2012.

  

Kijk omhoog naar de zon
Hij zal je verwarmen
De liefde zal jou toch weer omarmen
Kijk omhoog naar de zon
Hij zal voor je schijnen
En al je zorgen gaan verdwijnen dag en nacht

Het leven is soms net als het weer
Nooit voorspelbaar en soms gaat het tekeer
Het leven is een lach en een traan
En alle stormen zal je moeten doorstaan
De liefde is mooi, het is zo bijzonder
De liefde is fijn, het is toch een wereldwonder
De liefde geeft kleur aan alle mensen
Ben je arm of rijk wat valt er nu nog meer te wensen

Kijk omhoog naar de zon
Hij zal je verwarmen
De liefde zal jou toch weer omarmen
Kijk omhoog naar de zon
Hij zal voor je schijnen
En al je zorgen gaan verdwijnen dag en nacht

Het leven gaat toch heel snel voorbij
Dus geniet ervan en voel je vrij
Het leven is een hemel op aarde
Maar laat iedereen in zijn waarde
De liefde is mooi, het is zo bijzonder
De liefde is fijn, het is toch een wereldwonder
De liefde geeft kleur aan alle mensen
Ben je arm of rijk wat valt er nu nog meer te wensen

Kijk omhoog naar de zon
Hij zal je verwarmen
De liefde zal jou toch weer omarmen
Kijk omhoog naar de zon
Hij zal voor je schijnen
En al je zorgen gaan verdwijnen dag en nacht

Kijk omhoog naar de zon
Hij zal je verwarmen
De liefde zal jou toch weer omarmen
Kijk omhoog naar de zon
Hij zal voor je schijnen
En al je zorgen gaan verdwijnen dag en nacht

Kijk omhoog naar de zon
Hij zal je verwarmen
De liefde zal jou toch weer omarmen
Kijk omhoog naar de zon
Hij zal voor je schijnen
En al je zorgen gaan verdwijnen dag en nacht

30 janvier 2013

Son janvier 2013.

jaquette

Download

01 [Rock psyché] The Black Angels - River of Blood

 

RickJerryByrd

02 [Electronique] SNKA - Eez

03 [Hawaii] Jerry Byrd - It'll be smiles tonight

04 [Folk Rock] Angels of Light - Untitled love song

05 [Folk] Sandro Perri - Romeo Heart (slight return)

06 [Post rock neigeux] Efterklang - Cutting Ice to Snow

07 [Dreampop] A Sunny Day in Glasgow - 5:15 Train

08 [Cythare] Ravi Shankar - Morning Raga

 

throbbing-gristle

09 [Indus] Throbbing Gristle - Weeping

10 [Indus] Alboth! - Libeskind

11 [Crust] Boredom - Torture

12 [Hardcore] Danforth - Predator

13 [Doo Wop] The Wrens - Come Back my Love

14 [Detout] David Lynch - These Are My Friends

15 [Hardcore moderne] Irepress - June Ipper

16 [Chiptune] Sabrepulse - Alethio

17 [Zanger Bob] Bob Offenberg - Kijk Omhoog Naar De Zon

18 [Folk] Dark Dark Dark - Trouble No More

 

supersilent_mlu

19 [Post Rock/Impro] Supersilent - 6.2

20 [Folk] Wovenhand - Last fist

21 [Moderne] Philip Glass - Prophecies

22 [Atmosphérique] Stars of the Lid - Broken Harbors, Part 2

23 [Romantique] Franz Lehar - Wer hat die Liebe uns ins Herz gesenkt

  

  

 

  

 

3 janvier 2013

Grindcore.

 


« Bumsen, fressen, und besoffen sein ; was kann schöner sein ? »

Les 3 Besoffskis

C’est au cours d’un jour nerveux de pseudo sevrage tabagique que j’ai eu le productif hasard de me rendre une fois de plus compte que le grindcore était un mot-clé à consonance très positive dans mon imaginaire, et corollaire, suffisamment positive pour que je décide sans trop me forcer de procéder à une publicisation explicative passionnée à propos de cette très petite section du genre « rock » de l’index de la bibliothèque musicale universelle. Ca commence à faire un moment que j’aime le grind. Et en grandissant parfois avec une cravate, en évoluant et progressant, et aussi en régulant plus efficacement les sécrétions de testostérone, plus que de vieillir, j’ai souvent eu peur de délaisser ce genre.

naughty-memes-you-tell-em-spider-man_largeEn ce sens, la sphère professionnelle m’a rassuré ; sortir du boulot en écoutant ce genre de musique permet de lui réaccorder tout son sens, au cours de jouissantes redécouvertes, le soir vers 18h. Oui, j’éprouve une affection particulière et assez durable pour le grind, ce style de musique assurément élitiste qui, parmi les différents répertoires auditifs élitistes que j’ai su incorporer au sein de mon univers sonore, est celui qui m’inspire le plus dans une perspective de traduction par les mots. Le côté abrupt du grindcore requiert une certaine pédagogie, contrairement à d’autres enseignes plus câlines comme le post rock, où y’a pas besoin d’expliquer que c’est des jolies notes organiques, ou encore le classique orchestral, où y’a pas non plus besoin de préciser que c’est juste énorme. Alors on va essayer d’expliquer ce truc qu’est le grind, pas pour faire aimer au lecteur, mais pour qu’il sache pourquoi et comment ce vacarme est appréciable. Parce que c’est évident, il faut généralement pénétrer un minimum dans le grind pour y voir autre chose qu’une vague mode pour des cris gutturaux.

 

 

A cet égard, un petit rappel théorique de pourquoi c’est pas parce qu’on comprend pas les paroles que c’est évidemment de la risible merde. Parce que c’est bien ça que va retenir de sa première analyse le mélomane néophyte ; les hurlements qui ponctuent les couches de bruit. Or, si le grindcore, de par sa violence et sa densité, est indéniablement un genre de musique bruyant (et non bruitiste), il n’en demeure pas moins issu de compositions relativement stables et carrées. 

haha

Des éléments de compréhension sont nécessaires pour commencer le long processus d’éducation de l’oreille au tapage organisé. S’ouvrent alors toutes les perspectives d’écouter volontairement ce très hétérodoxe tintamarre ou de choper cette délicieuse sensation musculaire clairement symptomatique d’un bon copinage avec ce genre. Donc hormonalement, si on est de sexe masculin, et si on est plus sambo que samba, c’est peut-être plus facile de franchir le pas. Le grind est donc avant tout un genre élitiste, puisque pour le tolérer, il est nécessaire d’avoir au moins intégré que la musique pouvait être violente sans que cette dernière caractéristique ne la prive du droit de jouir du statut même de musique. Il faut dire que le hurlement apporte une plus-value de sincérité singulière au genre, de la même façon que la théâtralisation sur scène apporte elle aussi une plus-value à certains autres sons, comme pour les comédies musicales, pour des groupes comme Rammstein ou Mindless Self Indulgence, pour Patrick Sébastien, ou encore pour beaucoup des dernières productions de Giuseppe Verdi et de K-pop. Oui vraiment, hurler requiert un minimum de sincérité, de spontanéité amenuisant la technicité mathématicienne de la construction musicale faite de notes et de temps, et dites-vous bien que nombre de gens peuvent être sensibles à cet aspect délibérément vivant.

grindcore

Alors quand on hurle, on comprend moins bien les paroles, c’est moins drôle pour chanter des chansons dans la voiture en voyage, je le concède. Et c’est vrai qu’en général, on comprend toujours moins bien quand on se gueule dessus. De même que quand on s'embillinguise, on comprend toujours trop les textes de chansons qui, de par la nature même du pathétique language humain, donne généralement de la merde. Mais par contre, quand on se gueule dessus vraiment très fort, peuvent alors poindre des viriles intonations qui permettront à l’interlocuteur de bien saisir le message sans en discerner véritablement les mots. L’aptitude à mon goût trop peu usitée de l’être humain à crier, conjuguée à la musicalité des syllabes qui composent les textes de morceaux de grind, accouche d’un instrument de musique à visage humain qui interpelle plus que la performance a capella dominicale de Tonton Disney. Et puis pour les amis chansonniers décidément inaptes à rentrer dans la grammaire du violon ou du piano, qui, vraiment, ont besoin d’un foutu texte audible ; je suis pas particulièrement fan d’opéra, mais j’émettrai des doutes quant à l’intelligibilité du verbe qu’on y glougloute. Et pourtant, il paraît que c’est assez respectable, l’opéra. Allez, par syllogisme, on dira que si l’opéra c’est de la musique véritable alors qu’on comprend rien à ce que les bonhommes ils racontent, alors le grind peut être considéré chez les esprits les plus ouverts comme une famille de sonorités singulières et parfois plaisantes.

  

 

 Le grind, c’est quoi donc ? J’y connais rien, parce que j’écoute d’autres trucs aussi et que j’ai tendance à exclure les sections du genre qui font trop gruigrui type boucherie, qui ne sont pas assez telluriques, ou qui n’ont jamais été enregistrées dans des conditions décentes, par exemple. Donc j’ai des lacunes. On dira que le grindcore, étymologiquement, c’est le noyau dur qui moud (ou concasse). C’est issu du punk dans la seconde moitié des années 1980, et ça récupère au fur et à mesure de nombreux aspects du métal dans une perspective de tout broyer en alliant célérité rythmique et poutre. Ca vocifère bien évidemment des gros mots et brame du monosyllabique antisystème, mais ça gueule aussi des refrains populaires, des récits de chaos humain, de meurtres et de culs, entre bien d’autres choses. On entend beaucoup le batteur qui, en général, fait frénétiquement des ta-ta-ta-ta et des blast boum. Question luth, on met beaucoup de disto, on fait des sonorités graves et lourdes, bref, on met les couilles sur la table. Si ça joue suffisamment vite et que les morceaux sont assez courts, alors c'est peut-être du grind.

twitpic

Historiquement et que j’aime bien, on trouve les précurseurs plus punk/hardcore (Extreme Noise Terror, Righteous Pigs, Disrupt, Discharge, Repulsion, Stormtroopers of Death), et puis après des gros trucs de grindcore gras plus ou moins death (Misery Index, Aborted, Dying Foetus), du grind pillier franc (Napalm Death, Nasum, Rotten Sound, Blockheads, Brutal Truth, Pig Destroyer), du grind s’inscrivant dans une perspective plus technique (Crowpath, Antigama) ou expérimentale (Naked City, Total Fucking Destruction) voire conceptuelle (Agoraphobic Nosebleed), du grind rigolo (Gronibard, Anal Cunt), ou encore, actuellement, du très abouti hardcore moderne grindisant (All pigs must die). A vous de jeter un coup d’oreille à ce qui se cache derrière ces appellations pour vous faire une idée. A noter que les précurseurs, c’est bien sympa, mais comme pour nombre de genre musicaux, le plus intéressant est dans ce qui s’est fait à partir de ce noyau fondateur, et pas forcément les vieux groupes qui ont, c’est vrai, su apporter leur contribution à la boîte à concepts. A vrai dire, le grindcore apporte une dimension nouvelle à l’expression musicale des idées noires de rage et de violence, dans le sens où toute son entreprise vise à l’exprimer le plus directement et le plus naturellement possible, façon rock. En son, il y a plusieurs types d’expression violente ; l’énergie du punk, la transe des gros kick répétitifs (gabber), la martialité et le bruitisme de l’industriel, le désespoir, la crise de nerfs et le chaos de tête du hardcore moderne au sens large… Le grindcore, lui, a pour particularité de récupérer comme terreau tout ce qui peut être utile pour ruiner la gueule du monde.

Gronibard

A l’origine, on prend le simplisme et la tendance nihiliste du punk, qu’on rend enfin utile en explorant son potentiel de furie avec de la bonne technologie électrique distotout. Faire cette démarche semble pourtant évidente, mais il faut apparemment du temps, la chute de l’URSS, des présidences Thatcher et Reagan, de la norme néo-totalitarisante et beaucoup trop de pubs kinders pour que les moins Karl Lagerfeld des punks se lassent enfin de la mollesse de leur genre de prédilection, genre du catalogue à musique agressive qui se révèle physiologiquement impuissant face à la nouvelle ère de prospérité mercantile qu’augurent la fin des années 80. Et là, y’a des braves gens plein de vigueur qui comprennent que le travail jusqu’ici entrepris était inabouti. Et paf, ça fait progressivement du hardcore et, en définitive ce qui nous intéresse ici, du grindcore, enfant des plus accomplis en termes de rage animale face à l’extérieur qui se fait de plus en plus oppressant. Ce qui fait qu’avec d’autres branches de musiques qui laissent souvent pas mal de gens perplexes, le grindcore fait partie des objets qui, de par leur forme, ne sont pas des produits de contre-culture finalement assimilables par la culture dominante. Ou, du moins, pas autrement que sous un jour humoristique, caricatural, ou pour faire peur via l'installation soudaine d'une ambiance étrangère.

 

 

 Si le hardcore, c’est le rassemblement des opprimés à la puissance endormie pour se sentir vivre dignement face aux motherfuckin’ forces du dehors, le grindcore, en comparaison, c’est le rassemblement de rien du tout qui hurle et frappe dans le rien puisque tout n'est que domination, chaos moléculaire, et néant sémantique ; si l’écoute du hardcore rend le boxeur pugnace, le grind lui fait agripper l’autour pour lui enfoncer le plus de surface possible de visage en un minimum de temps et avec le maximum de furie frénétique, type Berseker spasmodique de type annihilatif.

youp

Faites attention à de nombreux jeunes trop jeunes qui ne vous casseront pas la gueule, mais qui vous diront adorer le grind, mot souvent récupéré pour mettre un terme sur du métal qui fait brüüü, probablement du Deathcore genre Job for a Cowboy quoi. Ou aussi, on a tendance à restreindre l’univers du grind au modèle du goregrind qui parle de trucs pleins d’armes blanches et autres outils de tripier, de viscères et de sang, et ça ça me rend triste, parce que ce que je préfère moi, c’est le direct et sincère political grind. Comprenez-moi bien, j’adore les brübrübrü, c’est chouette, mais là où l’essence du grind se fait la plus palpable, c’est davantage dans d’accusateurs « EUHR WHO EUHR ! » que dans le chant type évier, bon gag distrayant et respectablement nihiliste car tendant vers l’humour barbe-bière-poils.

 

 

 Donc soyons sérieux et parlons grind, genre de musique qui, un peu comme les Sinawis chamaniques coréens, libère temporairement l’aspect animal de notre cage sociale et nous permet de jouir peu ou prou de la puissante fierté de respirer une vie simienne. Parce que oui, il y a bel et bien quelque chose à tirer de cette colère sonore. Le grind est le hurlement de vie du bon primate qui se débat dans l’insoutenable essaim, l’intenable ruche que ses congénères singes lui ont méticuleusement concoctée, toujours plus dense, avec toujours plus de cravates. Même si on peut en tirer d’essentiels avantages, on est par nature pas adaptés à l’omnipotente voûte de magma humain que constitue l’éternel tissu de relations socioprofessionnelles. 

agoraphobic-nosebleed-honky-reduction

Une sage et nécessaire hiérarchie a été mutuellement établie entre des hommes résignés à assurer une gestion raisonnable de leurs occasions de se sentir libre et heureux, comme dans un arbre, il y a longtemps, avec des pommes. Le grind ne parle pas forcément de sortir de chez soi pour poser une bombe dans une Applestore©, mais ne fait qu’exprimer l’équivalent sonore de manifestations d’hostilité exutoire de la créature qui veut se sentir exister affranchie de toute grippe aux mollets ou derrière l’épaule. Une position qui découle de la tendance naturelle au rejet de vies pleines d’obligations et de prostrations foncièrement reloues et du monde tel qu’il a toujours été, tous les jours, sans interruption, mettant à rude épreuve notre ductilité. Non, la pression qui s’exerce sur chaque cm² de mon corps n’est pas acceptable, et on va tous s’envoyer le front sur du sol en béton pour se calmer, ou écouter du grind. Après tout, ce temporaire retour à la lucidité animale constitue peut-être une des rares occasions de se rappeller qu'être un homme, ça ressemble sûrement pas à ce qui se fait actuellement. Les amplis opèrent comme des catalyseurs de l’infinie puissance que l’on ressent lorsqu’est lâchée l’adrénaline. Je ne connais pas d’autre genre de musique qui donne autant corps à cette sensation fictive d’ultrapuissance façon Super Sayen de DBZ, ou qui puisse retranscrire aussi bien l’enchevêtrement d’une mêlée de singes décadents (et donc nus) qui s’entretuent dans une ardente boue de rage pure. L’aspect artificiel du chant comme on l’étudie en cours de musique au collège est déblayé par la sincérité originelle du gueulement théoriquement adressé aux trop malveillants congénères.

 

 

 Ce fantasme entrouvre la possibilité que soient emportées dans ce souffle vociférant tout ce qui tient apparemment debout ; fils de pute, institutions, concepts, et pourquoi pas l’homme lui-même, comme ça, VLAM ! L’agora, les livres et les diplômes ne contiennent que du vent, les débats et même la culture toute entière ne sont qu’une vieille soupe réductible à un gros « absurde » inscrit sur la devanture. Dans cette mascarade de carnaval-souk humain, tout est risible et grotesque, surtout nos noms de groupes, alors tant qu’on y est, autant en rire avec des bites, des culs, des putes, ou autres intestins grêles insérés entre les textes de nos morceaux. Et surtout, faisons simple, n’élaborons pas excessivement. Cette soudaine déconstruction dégage le chemin qui mène directement à la vérité du grand vide, qui rentre droit en plein dans le milieu de la gueule, ne laissant que des mâchoires crispées jusqu’à s’en mordre la trachée. On retrouve ainsi dans le grind une démarche grassement relativiste ou nihiliste, où tout ce qui compose la vie n’est qu’amusante imposture à démonter avec pas trop de syntaxe. Même que de savoir en étant en position de corps à corps que tout ça n'est que vaste connerie, au fond, c'est peut-être ça qui est rassurant. Servez-vous, sont disponibles de nombreuses formations à ce sentiment, et elles ne gardent que très rarement un ton systématiquement grave (genre Japanische Kampfhörspiele). Le second degré et le recul allezvousfairefoutiste sous-jacents au grind en font un genre qui, même lorsqu’il s’insère dans le pendant massivement immense ou le grandiose monolithisme de l’art, ne prend pas la peine de s’agenouiller devant ses éruptions créatrices.

 

 

 C’est frappant de voir à quel point techniquement, le grind me semble être une forme tellement évidente de production sonore pour ne pas être démocratisée (TAPER TAPER HAAAA). Elle correspond à un besoin naturel, limite instinctif, de tenter de reproduire le chant du panzer sauvage ou de la chaîne d'abbattage. On peut éventuellement s’étonner qu’il n’y ait pas eu plus tôt cette vague de courageux musiciens à s’être sentis obligés de troquer les commandes du figurant quotidien contre l’hystérie spontanée sur scène, quitte à passer pour d’inoffensifs marginaux. Merde, c’est moi ou les murs de son ici mis au point sont essentiels à une perception musicale un minimum exhaustive d’un environnement où tout agresse sous des traits salement propres, comme les dorures en plastique de la réclame, qui va agresser par derrière le type en promenade, qui, pourtant, n’a jamais cherché une seule fois à brancher sa télé.

obscene

 Nul besoin d’avoir sa carte d'anarchiste libertaire ou de se sentir intimement lié à Philippe Poutou pour comprendre, apprécier, voire vivre le grind le long des tendons. On ne fait que sortir cinq minutes l’orang-outang de sa cage. Même si on garde la laisse, ça fait un bien fou, la vraie vie sans mensonge car sans invention, tellement que ça pourrait sembler faire partie d’un équilibre dissimulé par la civilisation, en filigranes. Cet honorable hominidé n’est que l’homme tel qu’il est avant de se conditionner à un genre bien particulier de lutte pour l’existence façon Charles Darwin, une lutte trop structurée par des concepts et valeurs illusoires, une lutte sensiblement plus sophistiquée que la plutôt cordiale guerre du feu. L’homme civilisé le devient vraiment lorsqu’il reprends conscience qu’il peut, parallèlement à la mise au point de téléphones portables, de fusées, et de paperasses en tout genre, peut aussi jouir de sa véritable identité simiesque pendant une courte récréation. Vivre par les canaux auditifs cette facette sommeillante est un exercice sain que je recommanderai à toute personne qui a le bon sens de ne pas être intégralement amoureux de sa vie professionnelle. Le grind propose une gamme de sensations délicieusement palliatives aux manques et excès qui caractérisent notre mode d’organisation sociale. Vous savez, lorsque ces mélomanes se rencontrent, ça donne des trucs comme le festival de grind Obscene Extreme en république tchèque, où on ne peut d’ailleurs y trouver que de la bouffe végétarienne. Comme quoi, c’est pas parce qu’on parle beaucoup de viande qu’on en mange forcément tous les jours, de même que c’est pas parce qu’on aime laisser échapper des hurlements qu’on est plus animal qu’un homme.

obscene2

Preuve aussi qu’on peut, dans son emploi du temps, alterner déflagration et cravate bonjour monsieur je vais bien merci et vous, le grind étant réputé excellent thymorégulateur. Notamment au cours des pauses sans clope, et surtout à l’occasion de déplacements pédestres pendulaires, encore mieux s’il faut prendre le métro. Le grind est une bande-son parfaite pour marcher à pas forcé dans les couloirs du métropolitain en sortant du boulot, encerclé de toute part par d’abjectes publicités et étouffé par les bancs de semblables végétatifs qui se laissent trop souvent aller à une très constante promenade sur le côté droit de l’escalator (ou, pire, le côté gauche), itinéraire mou auquel ils ont eu l’évidente paresse de refuser l’accoutumance. Pendant que nombre d’encéphalogrammes environnant ne font plus qu’attendre de parvenir à destination, l’amateur de grind, solitaire, exulte silencieusement. Il a sur les tympans une musique pure, un gros paquet de dizaines de secondes contenant l’explosion d’humanité qui s’égosille pour clamer qu’au fond, elle ne comprend plus grand-chose, et que là, maintenant tout de suite, il apparaît aussi primordial qu’urgent de se rattacher à l’origine du sentiment d’être vivant et de réagir au moins intracrâniennement aux déplaisantes vacuités de tous les jours.

 

 

 Ce qui est notable aussi avec le grind, c’est que de par sa forme, il peut très difficilement constituer une musique sociale dont l’intérêt qu’y trouvent ses adhérents réside en premier lieu dans une perspective de convivialité. Concrètement, tu vas pas foutre du Pig Destroyer à une soirée, ou alors juste un morceau, pour montrer, tenter de partager. Le grind s’adresse davantage aux autistes qui s’affairent à rééquilibrer leurs pulsions en remplissant le silence, ou en se livrant à la catharsis à ecchymoses que peut constituer une chaude prestation sur scène. Pourtant, et ça m’agace un peu, la communauté d’adeptes comporte son lot de fanatiques pour qui l’élitisme propre au volume du grind n’est pas une barrière regrettable, qui connaissent comme leur poche la trace presque inaudible que constitue l’album Scum de Napalm Death, même que c'est la preuve ultime implicite qu'ils sont certainement bien supérieurs à la masse uniforme de joyeux aveugles qui n'auront jamais la chance d'arriver à apprécier du grind.

grind

 Parfois véritable religion identitaire, le grind est un genre suffisamment singulier et insolite pour permettre à certains de ses membres d’avoir une attitude exclusive face au gigantesque univers musical disponible dans google et que tout mélomane se devrait pourtant d’embrasser le plus largement possible. Ce serait triste de réduire le grindcore à un style de vie, alors que c’est, avant toute autre chose, un genre musical pertinent, unique de par les sensations qu’il peut procurer (c'est déjà pas mal). Je n’en suis pas un expert puisque je n’en apprécie qu’une sélection restreinte, mais je pense comprendre ce genre et savoir en faire bon usage. Aussi, je ne peux que pousser à s’offrir cette possibilité d’exutoire pratiquement gratuit, ou au moins de la reconnaître en tant que discipline suffisamment noble pour mériter mieux que de simples railleries ignares. Ca serait dommage d’y voir que du bruit. Aux antipodes question densité, d’autres verront, dans la musique atmosphérique, l’inintéressante répétition d’une note en suspension. Alors éduquez-vous, parce que le bon goût s’affine, le genre est voué à un avenir radieusement noir avec son métissage actuel via l’intégration d’éléments toujours renouvelés, importés du hardcore moderne et même du black métal.

 

 

 

20 décembre 2012

Son special édition 1212.

jaquette

Download - Part a
Download - Part b
(start timer)

 
Lehar01 [Romantique] Franz Lehar - Von Apfelbluten einen Kranz

02 [Metal Finlandais] Alamaailan Vasarat - Lautturin Viivat

03 [Hardcore moderne] Breach - Murder Kings and Killer Queens

04 [Hardcore moderne] Young Widows - Settle Down City

05 [Hardcore moderne] Rise and Faill - Deceiver

06 [Grind/Hardcore moderne] Gaza - Not with all the hope in the world

07 [Métal atmosphérique incantatoire] Black Buddha Rising - Ahtakra II

young_widows

08 [70's] Douglas Wood - Making Parts

09 [Bossa Nova] Stan Getz - O Grande Amor

10 [Triphop/Abstract] SNKA - We Are

11 [Funk/Rock] Demon Fuzz - Hymn to Mother Earth

12 [Philip Glass] Philip Glass - Floe

13 [Shoegaze] Anne - Perfect Teeth

 

gaza

14 [Japonais Multicolores] Acid Mothers Temple - Milky Way Star

15 [Atmosphérique] Tony Conrad - The Pyre Of Angus Was In Kathmandu

16 [Hip Hop] Dalek - Desolate Peasants

17 [Atmosphérique] Saaad - Sister

18 [Shoegaze] Monster Movie - Summer is a Coming In

19 [Hardcore moderne] Will Haven - Held to Answer

20 [Rock] Six Organs of Admittance - Solar Ascent

Anton+Bruckner+02

21 [Hardcore moderne/Post Rock] Year of No Light & Mars Red Sky - Green Rune White Totem

 

22 [Hippie] Mamas and Papas - Go Where you wanna go

 

 

01 [Classique] - Anton Bruckner - Helgoland

02 [Hardcore moderne] Love Sex Machine - Killed with a Monster Cock

03 [HEYYEYAAEYAAAEYAEYAA] HEYYEYAAEYAAAEYAEYAA

 

love sex machine

04 [Techno experimentaleante] Cristian Vogel - General Apprepientase

05 [Metal Indus] Ministry - Freefall

06 [Atmosphérique] Saaad - Southberry Tower

07 [Bach] Eduard Artemiev - Solaris

08 [Orgue] Williem Hendrik Zwart - E.Martin Evensong

09 [Metal] Tool - 10000 days (wings pt2)

10 [Hardcore moderne/atmosphérique] Syndrome - Clot

 

artemiev

11 [Post Rock] Noveller - Glacial Wave

12 [Japonais Multicolores] Acid Mothers Temple - Electric Death Mantra

13 [Folk] The Fairport Convention - Autopsy

14 [Jazz] Louis Armstrong - St James Infirmary

15 [Romantique] Carl Maria Van Weber - III. Finale

16 [Folk/Post Rock] Matt Elliott - Dust Flesh and Bones

17 [Folk] Kossoy Sisters - I'll Fly Away

18 [Guitare man] Ben Harper - Whipping Boy

19 [Cathédrale] Thomas Weekles - When David Heard

  

 

 

 

Publicité
19 décembre 2012

Le vrai zeitgeist 2012.

 

zitgeist

 

 

Merci Victor

3 décembre 2012

Son novembre 2012.

jaquette

Download
(start timer)

 

Oldmangloom

01 [Max Raabe] Max Raabe - Just a Gigolo

02 [Post Rock Grails] Lilacs & Champagne - Everywhere, everyone

03 [Post Hardcore] Neurosis - Bleeding the Pigs

04 [Hardcore moderne] Old Man Gloom - To Carry the Flame

05 [Cha-cha-cha] The kingston orchestra - Shakin' the blues

06 [Funk] The Meters - Ease Back

07 [Rock] The Growlers - Strangers Road

08 [Shoegaze] Ringo Deathstarr - Summer Time

tim-hecker

09 [Electronique] Boards of Canada - Music is Math

10 [Electronique] Shlohmo - Post Atmosphere

 11 [Screamo] Radius System - Monochrome

12 [Atmosphérique] Tim Hecker - Paragon Point

13 [Hardcore moderne] Pulling Teeth - Dismissed in Time

14 [60's] Petula Clark - Just say goodbye

15 [Metal gras] Admiral Angry - Illusion of Strength

3387980267-1

16 [Noise] Pneu - Batatanana

 17 [Blues] Skip James - Hard Time Kiling Floor Blues

18 [Post Rock Constellation] Godspeed You Black Emperor - We Drift Like Worried Fire

19 [Classique] Jean Sibelius - Karelia II. Ballade

20 [Lâlâlâ] Paul Robeson - Water Boy

21 [Grind] Napalm Death - Will by Mouth

 

 

27 novembre 2012

Son octobre 2012.

jaquette

Download
(start timer)

 

funka

01 [Musique militaire] Chant de l'Oignon

02 [Funk Rock] Funkadelic - Good Old Music

03 [Post Rock Constellation] Land of Kush - Against the Day

04 [Hardcore moderne] Plebeian Grandstand - Easy to hate, Hard to define

trollfest

05 [Post Metal] Neurosis - Sovereign

06 [Indus] Coil - Remote Viewing 1

07 [Folk Metal] Trollfest - Die Kirche undt der Mache

08 [Max Raabe] Max Raabe - Let's talk about Sex

09 [Bossa Nova] Ike Quebec - Blue Samba

10 [Electronique posé] Shlohmo - Rained the Whole Time

converge

11 [Electronique posé] Funki Porcini - Spaced

 12 [Rap Versailles] Le Klub des Loosers - Jeu de massacre

13 [Post hardcore] Julie Christmas - Scalps

14 [Hardcore moderne] Converge - Sparrow's Fall

15 [Moderne] Meredith Monk - Lullaby

16 [Atmosphérique] Stars of the Lid - A meaningful moment through a meaningless process

17 [Post rock] The Kilimanjaro Darkjazz Ensemble - Symmetry of 6's

18 [Romantique] Wagner - Elegy for piano in A flat major

  

 

15 octobre 2012

Son septembre 2012.

jaquette

DOWNLOAD
(start timer)

01 [Grind] Antigama - Stop the Chaos

antigama

02 [Hardcore moderne] All Pigs Must Die - Sacrosanct

03 [Hardcore moderne] Converge - No Light Escapes

04 [Normandie] Boby Lapointe - Le papa du papa

05 [Post Rock BG] Totorro - Isang Tao

06 [Folk] Wovenhand - Winter Shaker

07 [Folk] Devendra Banhart - This beard is for siobhan

08 [Shoegaze] Ringo Deathstarr - Other Things

09 [Electro] Pale Sketcher - Drag your feet

10 [Electro] Shlohmo - Been thinking

11 [IDM] Aphex Twin - 4

Raelian Happiness Academy

12 [Hardcore moderne] Tempest - Solace I

13 [Raël] Raël - Fier d'être raëlien

14 [Metal Indus] Lard - Forkboy

15 [Metal indus] Knorkator - Pft

16 [Post Rock Expérimental] Kayo Dot - Gamma Knife

17 [Atmosphérique] Final - A slight return

18 [Post Rock] Tarentel - For Carl Sagan

19 [Atmosphérique/post hardcore] Syndrome - Now and Forever

20 [Atmosphérique/Electro] Andrew Pekler - Moon Velvet

tarentel_20040904_studiotimeforgot

21 [Blues] Ella Fitzgerald + Louis Armstrong - Let's Call the Whole Thing Off.

22 [Classique] Tchaikovsky - La valse des fleurs

23 [Electro posé] RAJA - That Girl

24 [Classique] Wieniawski - II.Preghiera (Larghetto)

25 [Brésil] Caetano Velloso - Onde eu nasci passa um rio

 

25 septembre 2012

One chance.

one-chance

 

ICI

"c'est le moment !"

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>
rebut
Publicité
Publicité