J'aime les nazis.
Ah ça oui. En plus en cmoment jme fais une cure de Laibach. En fait non, même si on m'a déjà traité très sérieusement de facho parce que j'ai dit un jour qu j'envisageais de voter Bayrou, il faut dire que j'aime pas les nazis. C'est juste un titre un poil provocateur pour dire qu'il m'arrive de défendre l'extrême droite, allez quoi, rien que 5 minutes, pas plus, promis. C'est pas seulement parce que les gants en cuir c'est fantasmeux, que légion 88 et suprem MRAP (vous connaissez peut-être la parodie de superbongoût "le blues du policeman") c'est marrant, ou que d'une manière générale j'aime bien les films avec des vrais nazis dedans (bon, y'a pas que le führer en folie, y'a aussi des trucs moin
s sérieux comme Va et Regarde ou la Chute).
Ce que j'aime sans doute nettement beaucoup le plus dans l'extrême droite, c'est la fonction de truerebellisme vs le politiquement correct. Même quand y'a des trucs consensuels, y'a toujours ces chers fachos qui débarquent pour rappeller qu'il est toujours possible de penser différemment. Par exemple, quand Jean-Marie a récemment fait remarquer qu'on s'en branle totalement de Bétancourt dans sa jungle ; autant perso jsuis d'accord avec lui là-dessus, autant je le suis moins à propos des raisons qu'il invoque (à savoir qu'elle a la double nationalité, ce qui fait que c'est marqué dans le droit de l'ambassade de France qu'on a en théorie pas à intervenir pour la récupérer, cqfd). Autre exemple plus récent et un peu moins politique, quand il rappelle que ce film bizarrement adoré de tous qu'est bienvenue chez les ch'tis n'a vraiment que dale de grand.
Quelque chose sur lequel j'aimerais bien insister, c'est que, contrairement à ce que la plupart des gens pensent, être d'extrême droite ne veut pas forcément dire qu'on est un beauf ignorant et raciste (même si le racisme, ça aide souvent). Il y a vraiment une multitu
de de courants intellectuels très développés derrière chaque branche de l'extrême droite. Parce que si je mets "j'aime les nazis" en titre, c'est aussi pour insister sur le fait comme quoi, l'extrême droite, si elle est la plupart du temps amalgamée à cette catégorie de gens très sympas que sont les potes à Adolf, est très diversifiée. Pour s'en rendre compte, il suffit de voir qu'aux Pays-Bas, le leader de l'extrême droite est pro-gay et pro-cannabis. Oui c'est rigolo.
Ok, "être d'extrême droite", c'est vaste... Comparer un royaliste (ah merde y'en a plusieurs types en plus) à un nazi, c'est tout sauf évident. Mais on retrouve quand même globalement un grotas de bases communes, comme une sensibilité à la tradition, à l'héritage, et donc à la nation. Ce respect des roots s'a
ccompagne d'un mode de vie fondé sur des valeurs et des principes hérités et ainsi sur une autodiscipline très forte (souvent, on retrouve par exemple l'idée pas si étrange que ça que faire la fête, même si c'est très marrant et tout, ben ça sert pas à grand chose au final). Bref le truc, c'est de penser qu'en suivant ce mode de vie très précis qu'ils cherchent simplement à valoriser, bah on est censé "mieux vivre", ou "ne pas vivre pour rien" en suivant un sens, quoi. Alors oui, c'est pas cool la discipline, c'est sûr, mais c'est justement bien en réaction à cette coolitude que des coupains comme Mussolini se sont foutus vénères pour faire quelque chose de leurs mains. D'ailleurs, d'un point de vue froidement réaliste, c'est rigolo de remarquer que quand on fait croire à ces cons de gens que la nation c'est tip top, on obtient, du moins d'un point de vue économique, quasiment que des effets positifs... Un peu comme la re
ligion quoi, en encore plus productif (les cathos se méfient des sous).
Mais voilà, sauf si on a été dès sa jeunesse embrigadé par des parents has been qui trouvent qu'être français ça roxe particulièrement beaucoup, l'idée est moins facile d'accès, que, par exemple, les idées d'extrême gauche. Alors que d'un côté on a quelque chose de très abstrait (la nation, bof imo), de l'autre on a une critique très convaincante du méchant puissant qui, forcément, exploite puissamment, ce qui est très mal. D'ailleurs, on trouve parfois -je dis bien parfois- chez les gauchistes une excuse à la paresse ("toute façon si jtravaille jserai exploité et complice du evil system, et moi jveux pas être exploité, spas sympa") qu'on retrouve clairement pas du tout chez les extrêmistes de droite. Ce qui fait que s'il y a quand meme toujours pas mal de gens qui votent FN, c'est plus pour powner les gens pas blancs (et c'est là qu'on retrouve notre foule de beauf qui votaient PCF il y a 20 ans) que par la plus difficile adhésion au sentiment national. Surfer sur des préjugés très partagés, ça fait monter l'audimat. C'est ça le populisme : donner
raison à la foule, même si elle a pas raison. C'est, d'une certaine manière, suivre à la lettre l'idée de démocratie.
Perso, jcrois vraiment pas du tout en l'idée de nation, et j'ai pas mal de mal avec le conservatisme moral. Donc en théorie, même si j'ai un profil politique plutôt bancal et même moisi, on peut pas trop m'affilier à l'extrême droite -même si pour beaucoup, ça fait partie de ma réputation-. Pourtant y'a bien quelques points où ma position est assez proche du bord droit de l'axe politique.
C'est bien du côté de l'extrême droite qu'on considère par exemple que la grosse discipline dans l'éducation scolaire c'est pas le mal. Moi-même j'ai été un vilain fouteur de trouble au collège -ce qui m'a même laissé de merveilleux souvenirs inoubliables-, mais c'est justement parce que j'étais particulièrement très con, à l'époque -j'aimais le festival robles et choum-. Au moins par une simple logique productive, j'arrive pas à me faire à l'idée qu'on puisse faire le déplacement en amphi pour blablater, et non pour utiliser sa mémoire auditive qui permet de multiplier sa capacité à connaître un cours par environ 120 000. Ou à l'idée que des misérables petits cons puissent mettre en question l'autorité du détenteur du savoir qu'est le prof, en se foutant ouvertement de sa gueule, sans que le pauvre bougre ne puisse absolument rien faire contre ça. C'est clairement aussi du côté de l'extrême droite qu'on considère que ces wechs qui passent leur temps à réclamer une clope en toute circonstance, sans jamais s'arrêter de marcher pour demander, sont tellement cons qu'ils ne peuvent pas
comprendre autre chose que la matraque dans la gueule.
Hormis ces points très particuliers, si je défends un peu l'extrême droite, c'est que le contexte actuel fait qu'ils sont systématiquement diabolisés en tant que nazis, ces pauvres gentils fachos (faut dire que c'est plutôt facile), et que je pense qu'ils méritent d'être au moins reconnu par les non-fachos comme n'étant pas forcément le mal absolu. Faut dire que même les célèbres nazis de 1933-45 et leurs héritiers (la frange -c'est le cas de le dire HA HA- extrémiste des fachos), je les considère pas comme le mal absolu. Ca doit être mon côté relativiste croissant, mais je pense simplement que ce sont des gens qui se sont bien gourrés en postulant l'idée qu'il y avait une différence entre les races humaines. Les nazis font donc simplement partie des très rares catégories politiques où je pense pouvoir avoir la prétention de dire avec une certitude absolue qu'ils se trompent.
En attendant, les wechs -je m'acharne, je sais, mais c'est volontaire- continuent de traiter un peu tout le monde de facho sans être conscients qu'ils ont eux-même un comportement très fasciste (rien que capillairement). Et, d'une manière plus générale, on considère l'extrême droite comme étant des gens "pas tolérants" -c'est sûr, puisque leur combat politique consiste à avoir le courage de se battre pour prôner leur mode de vie précis-. Mais c'est en les assimilant au mal absolu qu'on est intolérant. Si on est plutôt un modèle de tolérance comme moi, on dira simplement qu'on accepte le fait qu'ils aient le droit de parler. Ce qui fait que si un jour jfinirai premier ministre du gouvernement mondial dirigé par le président Besançenot, je boudrai pas mes coupains nazis. Après tout, si jfais cet article c'est sans doute parce que jkiffe donner l'impression que je suis de droite alors que je le suis pas.
Compile avril 2008.
01 [MSI] Mindless Self Indulgence - Never wanted to dance (Nouvel album, pas déçu)
02 [Hardcore moderne] Beecher - Dead for weeks (Pas ultra convaincu, des trucs couleur plastique)
03 [Post Rock] Savage Republic - Peking
04 [Post Rock] Souvenir's young america - 6:39 (harmonica <3)
05 [Hardcore modernisant et belge] Rise and Fall - Live in sin
06 [Bouse marrante] Flesh Intoxication - Detatchable ear (ça faisait longtemps qujavais pas trouvé un truc qui mfasse rire tout seul dans la rue... Depuis les rabbins volants peut-être, mais c'est pas pour la même raison.)
07 [Grind old school] Siege - Cold War
08 [Patton] Tomahawk - God Hates a Coward (
)
09 [Expérimental indusisant] Einstüerzende Neubauten - Die Wellen (il mérite son grand nom ce groupe, vraiment, je commence à comprendre)
10 [Emo dynamique] Kidcrash - A conduit rather than a vault (mon côté mèchu)
11 [Hardcore] Blacklisted - I refuse
12 [Post Rock BG qui prend des couilles parfois] Gifts from Enola - Miles of white (je m'attendais à mieux)
13 [Drone] The Angelic Process - Crippled Healing (j'aime bien ce chose !)
14 [Choeurs messeux] William Byrd - Ave verum corpus
15 [Orgue gosu] Jean-Sébastien Bach - Prelude toccata (pour faire la vaisselle)
16 [Hardcore moderne] Time to burn - Tormenta
17 [Doom] Blutch - Masamune (j'ai pas eu mon code)
18 [Trip-hop lounge] Parov stelar - War inside (terriblement fatal)
19 [Non ils ont pas fait que du kitsch] Talk talk - Wealth (y'a un long morceau sur ce album qui est super bien.)
20 [Songwriter polyvalent] Andrew Bird - Don't be scared (Il a fait plein de trucs ce monsieur en fait)
21 [Blues moderne] Moriarty - Cottonflower
22 [Post rock constellation] TSMZMO&TLLBWC - Metal bird (live du dimanche. Nouveau morceau vachement bien.)
Bee Gees.
Même si c'est pas que ça les Bee Gees.
(re mode révisions, mais pas gothiques cette fois)
Compile mars 2008.
>>Click pour télécharger du son übergoth<<
01 [Metal/Grind] Army of flying robots - How's that for a kick in the cunt ?
02 [Hardcore moderne] Converge - My Great Devastator (extrait d'un split avec Agoraphobic Nosebleed qui m'avait échappé. Toujours de la qualité...)
03 [Gros métal/trash] Strapping Young Lad - Shitstorm (Cque j'aime dans ce groupe c'est clairement l'avalanche de son. Sinon après y'a des sonorités qui mrebutent, dommage. merci tibo.)
04 [Atmosphérique] Machinefabriek - Roes 9 (J'aime vraiment bien)
05 [Piano] Ludovico Einaudi - Rittornare (Des fois un peu très kitsch mais spatrograve)
06 [Post Rock] Putan Club - Automn Leaves (Un ptit groupe de Lille qui apparemment aime pousser l'expérimentation)
07 [Grind] Agoraphobic Nosebleed - Repercussions in the life of an opportunistic pseudo intellectual Jackass (Excellente découverte)
08 [Chants dauphinés] H2G2 OST - Salut et merci encore pour tout le poisson (J'avais percuté, cette partie du film est vraiment la meilleure)
09 [Rock new wave lesbien] The Organ - Sudden death (Merci Roro)
10 [Post Rock Shoegazien] Destroyalldreamers - Swirling Colours sink (Merci Moya)
11 [Folk Rock] I am Kloot - Here for the world (Définitivement un groupe très bon pour pondre des chansons à écouter en se promenant dehors les soirs d'hiver, wiwi)
12 [Post Rock] Sonograph - Last Embrance (sympa)
13 [Connerie geekante] Tripod - Xbox song (merci Luc)
14 [Electro/trip-hop gentil] Kawaii - Décalage
15 [Classique romantique] Albeniz - Suite Española, Granada
16 [Chanson/Folk] Akron/Family - Don't be afraid, you're already dead (Un album dans le genre qui me surprend très agréablement, des pistes diversifiées et toutes sympas)
17 [Electronique varié] Ez3kiel - The wedding (Le dernier Ez3kiel, j'aime bien)
18 [Post Rock émotisant] *Shels - The conference of the birds (Ouais, bon, y'a quelques trucs bien, sinon c'est très vite fait)
19 [Folk] Vic Chesnutt - Fish (J'aime beaucoup Chesnutt)
20 [Darkwave martial prussien] Wappenbund - Blühendes Field
21 [Classique moderne] Alfven - Revalation Cantata/3. 2nd Movement (j'aime bien, surtout des trucs trop longs pour être mis ici)
L'emo.
Bon, ceux qui me connaissent (un peu hein) ou même suivent ce blog savent déjà que je prends un malin plaisir à mfoutre de la gueule du mouvement emo. Mais quelqu'un qui connaît un minimum ce genre de musique et ses dérivés aura tendance à mfaire remarquer ; "tiens tiens, tu dis pas aimer du tout le emo et pourtant y'en a pas mal dans tes playlists. Serais-tu donc très con ?".
Bon, le but de ctarticle c'est pas de nourrir le pseudo-débat pour gens qui sfont chier à propos de l'utilisation et donc la soi-disante galvaudisature -à laquelle je contribue- de ce terme. Pour faire court et large donc, EMO, ça vient de emotionnal, et ça suppose l'introduction d'émotion (dans le sens sentiments souvent personnels) dans la branche du punk & hardcore qui en était, à l'origine, "dépourvue". L'esprit dans cette branche du rock aux riffs et rythmes lourds, simples mais surtout très efficaces était alors plutôt porté sur l'effet de groupe pour agir sur le monde, et donc surtout pas se pleurnicher dessus.
Même si je suis particulièrement ultrarespectueux et partiellement adepte de l'aspect extrêmement puriste du genre hardcore ("noyau dur", tout simplement), et amoureux des gros boeufs faits de graisse, de muscle, de transpiration et de beaucoup de poils, qui se baladent en marcel dans la fosse, je suis très loin de penser que l'introduction affirmée d'émotion dans cet idéal bourré de violence, say le mal. Le purisme est une chose respectable même si parfois ridicule selon les cas, mais ça reste qu'un fantasme, et jreste persuadé qu'en musique, le mélange des genres et la sortie des règles d'une manière générale sont un des principaux moyens d'obtenir des trucs super cool.
Dans les faits, on obtient alors l'emo que j'aime bien, celui qui considère que l'expression de sentiments dans une violence, une rage plus ou moins noire (mais plus c'est mieux) peut donner un résultat particulièrement prenant. Pour ceux que ça interesse, suivez mon avis très subjectif en tapant Converge sur google ou en regardant les noms que je range dans "hardcore moderne" dans mes playlists. Après, si j'ai bien compris, cet emo-la est comparable à l'"emotionnal hardcore" originel du début des années 90, mais pour vérifier ça, il faudrait que je me penche un peu plus là-dessus, puisqu'en attendant, jvois quc'est encore une occasion de constater que j'y connais rien en musique.
Voilà pour la minute culture musique djeunz. Le problème de la musique emo, dans sa définition très large, c'est qu'elle est très efficace, puisqu'elle offre la violence ET la mélodie supertriste, et contente donc le jeune en quête d'identité qui d'une part ne veut pas écouter du poprock de peur qu'on lui reproche un manque d'underground, et qui d'autre part n'aime pas la violence ultravirile, qui est non seulement moins à la mode mais aussi plus difficile d'accès. J'ai prévu de parler de ce phénomène dans un prochain article sur cque j'appelle la "génération metalcore", donc j'irai pas plus loin ici.
Mais en bref, cqu'il faut retenir, c'est que l'emo est un genre de musique très à la mode. Et le problème qui fait que la mode say le mal, c'est quça augmente le risque de formation d'un groupe intransigeant vis-à-vis de pseudo-valeurs (souvent vestimentaires, sinon très superficielles) et qui donc exclut très facilement le non-adepte de la mode qui n'est pas suffisamment méchu ou qui met pas assez de millions de dollars dans son vestimentaire. Bref, c'est très con.
En me foutant de la gueule du phénomène emo, je me fous donc de la gueule des phénomènes de mode ultrasuivis d'une manière générale. Non seulement je kiffe donc me foutre de la gueule des jeunes en plastique élaborés sur le même modèle que Clément le no life, mais j'en fais presque un devoir, à savoir la résistance au quotidien contre la mode, au nom du non-conformisme tindindin. Bon, y'a eu plus épique dans l'histoire, faut le noter, mais faut dire quc'est dur d'être un héros à notre époque.
L'important c'est dpas tomber dans l'anti-emo primaire qui dit que tout ce qui a un trait à l'émotion dans ce genre de musique est forcément à chier. Parce que si, par définition, la mode est à la mode, l'anti-mode l'est aussi (suffit de voir la tecktonik). Non, tout n'est pas à chier dans les trucs auxquels on peut plus ou moins vaguement coller l'étiquette emo. Personnellement, je qualifie d'"emo" ce que je surnomme l'"emoplastique", dont les exemples diarrhéiquement niais -qui me feront toujours autant marrer- sont tellement nombreux qu'énormément de groupes qui font un son construit sur la même base ont honte d'être assimilés à cette flaque de merde, et préfèrent donc au terme "emo" des qualitatifs comme "post hardcore" ou "hardcore moderne". On sent alors une volonté de distinction entre du emo qui apparaît comme la "pop du métal" et celui qui se veut véritablement "hardcore", et souvent donc plus noir et sobre.
N'empêche que jgarderai toujours une réticence de base face à l'émo, simplement parce que je n'aime pas le romantisme (en tant qu'esprit littéraire). Mais ça c'est une autre histoire, et j'en parlerai peut-être un jour si d'ici là, par exemple, je ne finis pas en camisole à me taper contre des murs rembourrés en chantant "IT'S THE FINAL COUNTDOWN".







