The Liars - The other side of M.Heart Attack
Ma quiétude m'inquiète, griffor. +48h pour un score plus rond.
Là.
(désolé si y'a dla pub)
Ma quiétude m'inquiète, griffor. +48h pour un score plus rond.
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Lui aussi a failli passer le premier tour aux élections terriennes. Un monde sans bègues. Un grand monsieur, mais Cancer du poumon ownz Scatman roflmao.
A l'heure de l'explosion de la mondialisation économique et culturelle (la mondialisation commerciale a commencé autour des années 1860) amorcée dans les années 70 avec les NTIC (nouvelles technologies de l'information et de communication), on a le droit à pas mal d'images, de préjugés liés à notre attrait pour les idées politically correct. Exemples en vrac : grand méchants capitalistes, petits chinois exploités, domination américaine sur le monde, exception culturelle française, délocalisations, etc...
Je fais partie des gens qui trouvent que la mondialisation permise par nos progrès techniques est une sacré bonne chose. Et je fais aussi partie des gens, sans doute un peu plus rares, qui trouvent que les altermondialistes -d'une manière générale hein, pas tous- doivent être placés dans un grand four très très chaud. Parce que, au delà de leur connerie notoire, ces gens ne pensent qu'à leur cul, à la situation présente.
Evidemment, sparce que jsuis mes idées universalistes, mon interêt du long terme. En général, les pensées universalistes (presque toujours altermondialistes) sont utopiques ou beaucoup trop idéalistes à mon goût. J'ai récemment parlé dans un article sur le suicide de la création d'un Etat monde totalitaire qui se ferait par un massacre à échelle mondiale (comme quoi je dérive facilement d'un sujet). Ben non,
perso même si jsuis élu aux prochaines élections terriennes j'aurai pas envie de refaire le monde. Juste essayer d'accélérer des tendances si un jour j'ai du pouvoir.
Ceux qui sont au courant de ce que je pense du suicide sauront qu'étant donné le manque total d'importance que je donne à ma vie, et celui au contraire que j'accorde à l'espèce dont je fais partie -à savoir l'espèce humaine- on peut deviner que mon projet universaliste représente des idées à long, très long terme et totalement immorales, ou plus exactement amorales. Je distingue dans ma vision des choses plusieurs phases que jvais décrire ici.
spèce animale qui, comme les autres, essaye de survivre tout en satisfaisant ses petits besoins individuels. J'ai dit vouloir se préoccuper de la situation à long terme, c'est à dire notre survie. Et notre survie, c'est l'environnement, d'où la dimension maladroitement écologiste du mouvement altermondialiste que je respecte quand même. Les gens se réclamant de cette dimension disent vouloir forcer les pays riches à vivre avec des panneaux solaires et à s'habiller bio, en gros. Même si tout volontarisme écologiste est evidemment le bienvenu, je ne crois pas vraiment en l'efficacité des quelques timides mesures prises, et je reserve l'écologie pour la phase 5, même si paradoxalement pour moi c'est donc la première des priorités : quand on est dans une maison qui brûle et qu'on doit se barrer, on ne reste pas plantés comme des cons sans bouger sous pretexte que l'un a un survet lacoste et une wii et pas l'autre. Ainsi, pour moi, l'altermondialisme égalitaire est le plus puant, à reserver pour la phase 6, la dernière.
Phase 1 : Aujourd'hui et avant : "Monde de merde". Pour ceux qui ne seraient pas au courant, pour le moment, le monde est un sacré bordel. Les chinois, islamistes, indiens, nord et sud-américains, et surtout lituaniens veulent tous conquerir le monde, qui lui-même est anti-américain car n'a toujours pas compris que dans 50 ans les Etats-Unis ne seront plus rien.
par la théorie misantrope très simple qui considère que la plupart des gens sont très cons, surtout ceux qui n'ont pas de chaussures. Mais eux, c'est pas dleur faute, ils ont pas choisi de naître dans un pays où y'a pas de rmi.
Voilà, je pars du principe qui fait que ce qui marche, c'est uniquement le droit du plus fort. J'essaye d'être un minimum réaliste, et j'en déduis que je ne vois aucune alternative viable à la mondialisation libérale où les faibles sont écrasés et les "pas assez forts" éliminés, et ce, pour des raisons plutôt vachement très choquantes pour l'opinion commune.
redistribution. Moi même défenseur de l'individualisme dès lors qu'il est compatible avec l'interêt général de l'humanité par l'économie de marché, je n'accepterais pas de renoncer à mon confort d'habitant de pays développé.
assurément au profit des grandes puissances et aux dépens des faibles -, l'économie sera au top, le monde extrêmement productif, et permettera un progrès de l'interêt général humain très important. En plus, au cas où vous ne le saviez pas, si les pays du tiers monde acceptent à bras ouvert la mondialisation économique, c'est pas par joie d'être exploités, mais parce que ça leur permet de rattrapper plus ou moins rapidement (au rythme d'une croissance de 10% par an en Chine, de 7% par an en Afrique...) les pays développés. On aura beau critiquer la mondialisation économique, faut quand même noter qu'elle a permis de sortir de la misère des millions de personnes. Et perso, en tant qu'antinationaliste, je m'en branle d'acheter une lasagne française ou chinoise, tant que la moins chère est aussi la meilleure.
l'intensification des échanges entre européens, la création toujours plus forte d'une identité européenne. Là aussi, je vais me montrer casseur de politically correct ; je considère que les particularismes culturels ne valent pas le coup face à l'efficacité de l'unité. On parle aujourd'hui de l'"exception culturelle française". Mon cul, si on parle de ça, c'est parce que personne n'en veut, de notre exception culturelle de mes fesses. Faut arrêter de passer son temps à se regarder l'anus (tiens tiens, en 3 lignes, cul, fesses et anus, j'aime mes articles), le nombrilisme et la fierté nationale. Au début du XXème siècle, l'école publique était chargée de faire disparaître les patois et dialectes comme le ch'ti, ou le picard pour faire apprendre le français. Aujourd'hui, ça nous paraîtrait ridicule d'avoir en France une bretagne qui parle breton ou un pays basque qui parle basque, le tout sans comprendre un mot de français. Parler un dialecte local ne pose pas de problème tant qu'on sait parler la langue commune. Ben je pense que dans l'avenir, et
déjà aujourd'hui, à l'heure de la mondialisation, c'est pareil. Je ne suis pas pour mettre tous les francophones dans des fours hein, mais je considère que l'anglais, la langue universelle par excellence, n'est pas assez valorisée. Je ne suis pas pour un monolinguisme, mais un bilinguisme, à savoir l'égal apprentissage de la langue internationale et de la langue locale, qui s'effacerait peu à peu chez les gens qui se foutent de leur identité traditionnelle, comme très peu de gens aujourd'hui parlent picard, breton, basque, ou ch'ti. Au "do you speak english ?" de l'ignoble madame du métro parisien, j'aimerais que tout le monde réponde "yes".
déchets doit être total, les besoins alimentaires assurés... bref, l'homme et son environnement planétaire se doivent de ne faire plus qu'un, l'humanité doit pouvoir vivre pour un temps infini sur sa planète (enfin, jusqu'à ce que le soleil s'éteigne quoi). Une telle perfection dans l'écologisme peut être atteinte grâce aux progrès infinis de la science, eux-mêmes permis et applicables grâce aux richesses précedemment crées. Ok, j'ai peut-être été marqué à vie par les polluards et touftoufs. Mais même.
de conneries pour ces mêmes questions de fierté nationales. Et dans ce "monde de merde", je ne pense pas qu'une politique ultraécologique commune soit possible ; même si le monde était écologiquement au bord du gouffre, tous les Etats s'arrangeront de leur côté pour participer le moins possible à l'effort environnemental. Dans tous les cas, la terre en tant qu'île des touftoufs ne pourra s'obtenir que par l'unification politique, ou l'inverse, la nécessité dramatique d'union pour faire face à la crise environnementale révèlera probablement une conscience d'humanité unie.
mon geek) partent du point d'unification de l'humanité pour imaginer l'univers qui en découlerait. L'humanité unie, c'est en effet une fiction politique qui nous semble déjà très utopique. Encore plus pour l'écologisme parfait, là c'est plus que de la science fiction, c'est peut-être de la rêverie fabuleuse... Il n'emp
êche. Une fois que l'humanité est unie et parvienne à l'équilibre environnemental parfait, elle fait quoi ? Ben selon moi, c'est enfin le moment d'appliquer le communisme pour parfaire la chose. L'égalité sociale totale succède à la méritocratie imparfaite ; voilà la nouvelle frontière qui restera alors à atteindre. Puis, libre à l'homme d'explorer et de conquerir l'univers infini qui l'entoure, et peut-être trouver une nouvelle frontière qui nous dépasse actuellement...(oui, revoir 2001 l'odyssée de l'espace, ça m'a fait du bien).
Bordel de merde, jpensais pas que ça serait aussi long. D'ailleurs, jpense pas que beaucoup liront jusqu'au bout. Même moi jle relirai que demain.
Je rappelle qu'il ne faut pas prendre ma vision au pied de la lettre. C'est qu'un idéal, une tentative de trouver une réponse à la question "bordel on fout quoi là ?". Et puis osef, parce qu'on sera pas là pour vérifier ce qui se passera, surtout pas moi qui ne ferait, dans l'espace de ma courte vie, que de tenter du mieux que je peux d'accélérer les processus que je crois deviner et qui, je pense, même si le monde s'était passé de ma plutôt néfaste présence, se produiront. J'oriente mes choix politiques en fonction de mon auto-obligation de vision qui fait un compromis entre mon individualisme puant et le culte de l'humanité à très long terme (c'est très raëlien comme idée à ce propos -oui fallait que jle case évidemment-).
Voilà, jvais me chercher un carré de chocolat.
(vidéo : Internal Primates Forever de Mudvayne)
Aujourd'hui, même si j'ai pas d'inspiration pour son titre, mon article va s'occuper de parler d'un truc dont je suis convaincu depuis longtemps, à savoir que l'homme est un animal comme les autres. Et jvais pas faire que de me justifier, mais aussi dériver sur quelques sujets ayant un rapport avec cette idée. Parce que ce qui m'a donné envie de parler de ça cette fois, c'est d'avoir encore récemment entendu ou lu "musique d'animaux/de barbare" pour qualifier le monde du métal/hardcore ou vu quelqu'un dire à propos du KDS, "c'est pitoyable, on dirait des singes."
Stop quoi. Depuis bien longtemps, beaucoup de gens pensent pouvoir faire une distinction entre homme et animal. Jsais pas si vous vous êtes déjà vus en train de chier ou de baiser (l'article sera édité pour rajouter un strip de Maurice et Patapon), ou remarqué la pilosité de mon torse ou de la zone entre mes deux yeux, mais si ce n'est pas le cas, alors faites le. Déjà vous serez un peu refroidi et serez plus modeste concernant votre condition d'être humain. Le très bon 28 jours plus tard, dans certains passages, illustre bien cque jdéfends, exemple lorsque le Major parle de ce qu'il a vu avant et après la contamination, à savoir "des humains tuant des humains".
Alors, pour se rassurer, certains parleront de "conscience". Guelluck dit "l'homme est le seul mamifère a savoir qu'il en est un". Bon, ok, c'est indéniable, l'homme est plutôt futé, il sait faire deux trois bricoles, comme allumer un feu, cloner des gens, envoyer des hommes dans l'espace, construire des bombes thermonucléaires, écrire de belles chansons, concevoir des disques durs qui plantent, etc. Bof, le chimpanzé fait à peu près pareil, il attrappe des fourmis avec une brindille. Et si nos cousins et nous savons faire autant de trucs rigolos, c'est parce qu'on a en commun des mains avec des pouces opposables. Priscilla, une panoplie de scientifiques et les auteurs d'H2G2 l'ont bien compris, le dauphin, il défonce l'homme en ce qui concerne les capacités du cerveau. Vous saviez que lorsque le dauphin essaye de communiquer avec l'homme à l'aide de son langage extrêmement complexe et qu'il voit qu'il ne comprend pas, il semble exaspéré ?
Et puis, si on fait tout ça, en particulier les bombes thermonucléaires, c'est pour nous aider à survivre en tant qu'espèce, et, une fois qu'on gagne le smic, pour tenter de satisfaire divers plaisirs. Ah, ça y est, je vois arriver les défenseurs de la noble humanité gueuler "et l'art, alors ?". Haha. Mes lecteurs habitués savent pourquoi ça me fait rire tout seul derrière mon pc (ou juste taper un Haha qui suppose un cynisme rebutien). L'art, c'est se créer des nouveaux besoins sensoriels. J'écoute de la musique, je regarde un film, pourquoi, pour calmer mon cerveau, mon "instinct" qui me dit "mais télécharge la saveur de la pastèque bordel", tout comme un chimpanzé, un tamanoir ou une otarie mange une lasagne pour répondre au signal electrique provenant de son estomac qui dit "mais mange une lasagne bordel."
Si les rues ne sont pas remplies de cadavres et de fetus avortés, c'est que justement, en tant qu'animaux un peu plus futés, on se dit qu'en vivant avec des cache sexe et en tuant le moins de monde possible on préserve un peu mieux notre espèce.
On rejoint ce que je présentais dans la troisième échelle de mon sens de la vie, c'est à dire la vision de l'humanité en tant qu'espèce qui se casse le cul à essayer de survivre. Mais ça n'implique pas cependant la vision d'une société totalitaire où les interêts et liberté individuels des gens sont bafoués pour l'interêt général : encore une fois, comme nos 13 millions d'amis, on doit avoir le droit de continuer à se préoccuper de ses petits besoins, l'individualisme doit être preservé. Et, chic alors, l'économie de marché permet la satisfaction de notre ego et la création d'un interêt général ; même pas la peine de voter pour Marie Georges pour pouvoir s'occuper de son cul et de l'humanité en même temps, ce qui est plutôt chouette !
Bon, ok, je vais un peu loin, désolé, mes idées sont souvent très liées. Je reviens à ce qui m'a donné envie de taper l'article : tous ces gens souvent beaux, bien maquillés et bien habillés qui parlent bien, tentent de dissimuler leurs rots même en buvant du coca cola et qui trouvent que la musique métal/hardcore est une "musique de sauvage". En tant qu'être velu à pectoraux fournis, qui pense que le KDS est une chose très naturelle et très saine pour l'homme, fier de son animalité, je ne peux pas
entendre ça sans réagir. Pis c'est vrai, ce que des groupes comme Hatebreed on très bien compris, c'est qu'on a une violence en nous, une haine naturelle qu'il est bon de canalyser (hate breed quoi) dans un pit dans un bon esprit plutôt qu'en brûlant une bagnole.
Tous ces gens se cachent par divers artifices souvent inutiles, cherchent à se démarquer à l'extrême de la bêbête qui sommeille en eux. La politesse (vouvoiement), les règles de savoir vivre (fourchette à gauche, couteau à droite), l'hygiène maniaque (qui s'écarte de la première fonction de l'hygiène, à savoir essayer de crever un peu moins)... Tout ça a été inventé -attention couplet révolutionnaire- par les gens qui sont riches pour se démarquer de ceux qui n'avaient pas le smic, et qui du coup se rapprochaient un peu plus des nanimos. Pourtant, ces artifices -malgré ma rebellitude- je les adopte moi même très bien et très souvent (quand j'étais petit j'avais même un livre pour comment bien se tenir à table !!) lorsque c'est nécessaire pour m'éléver dans notre belle société, parce que l'hypocrisie c'est classe quand on doit s'en servir. Sur ce blog jmen sers pas, par exemple, ce qui explique mes expressions vulgaires ou choquantes.
Alors que je devine chez certaines personnes (bizarrement, beaucoup de jeunes de banlieue ou de true rebels lycéens se comportent comme ça !), plus quotidiennement chez certains de mes profs cet haïssable snobisme qui fait que le gros bouc, les trous dans les vêtements, les cheveux gras et longs, le grindcore et le KDS sont à prohiber au nom de la "dignité humaine", je m'insurge et me motive pour me présenter en tant que modèle alternatif au préparationnaire typiquement parisien. Oui, je suis un animal qui écoute Ultra Vomit et je tente sciences Po, bordel de merde. Et je viendrai à l'oral rasé et en costard.
Tiens tiens, voilà le mois de mars... Dommage que jsois toujours fatigué :/
I'm happy (8)...
J'avertis mes lecteurs : cet article est écrit sur un coup de tête et sera certainement édité, vu ma lamentable capacité à mettre des mots sur mes pensées (car tendant même vers l'élaboration d'un unique vocabulaire rebutien). 
Comme beaucoup de mes articles moisis de true rebel, j'écris sur un coup de gueule, une sentiment fortement négatif. Ca fait depuis pas mal de temps que jressens ce malaise, mais ce soir particulièrement vachement très. Et comme en plus là jsuis pas content, que jpourrai taper des gens au concert de Converge qu'en juin, et que j'ai même pas de petite fiole à disposition, ben faut que jme défoule sur autre chose : ce sera mon clavier.
Bref, la minute EMO passée, j'en viens aux faits : ce fameux sentiment, c'est une lassitude dans mes découvertes musicales. Lassitude telle qu'elle me rend nerveux : plus ma modeste culture musicale s'aggrandit, plus les nouveautés se font banales, et moins les groupes dans lesquels je me réfugie habituellement quand tous les autres m'énervent, me satisfont.
Du coup, je cherche désespéremment des nouvelles perles -perles noires en loccurence- pour assouvrir ma faim de bon son. Phénomène de fuite en avant, plus je cherche et plus je tourne en rond, en témoigne mon sensible manque d'enthousiasme dans la publication de ma compile de janvier : ok, jtrouve quelques bons artistes, c'est sûr. Mais la perle noire est vraiment très loin. Et le plus horripilant, c'est que cet objet tant convoité, je le connais bien, je l'ai médité autant qu'idéalisé tant de fois dans ma caboche velue. Malheureusement pour moi et heureusement pour le monde, je n'ai que très peu d'aptitudes à faire de la musique. Et vu la gueule de mes études, j'ai encore moins le temps pour remédier à cette faille.
Ouais donc, je disais que je savais cque je cherchais. C'est même ça que jvoulais mettre dans cet article en fait, sous la forme d'une description ordonnée par aspects de, n'ayons pas peur de mon vocabulaire mal-aimé, ce que j'appellerai mon groupe parfait. Mais mon côté djeunz l'a emporté alors la description sera bordellique.
Commencons par le commencement -j'écarte evidemment les quelques millions de gens qui croient écouter de la "musique" sur leur radio très fun- : il y a énormément de vrais mélomanes qui ont une culture gigantesque et un talent indéniable et qui écoutent du son sans se demander "mais pourquoi j'aime ça ?". Ben oui, c'est vrai quoi, j'ai vu en cours de culture gé que certains grands penseurs ont écrit des bouquins entiers pour essayer d'expliquer pourquoi ils aimaient la musique. Mais mes lecteurs réguliers savent, eux, ce que je pense à ce sujet ; j'encule ces messieurs dames, je ne les lirai pas, pour la bonne raison que mon nombril me crie qu'il faut que j'étale mon point de vue. Oui je détiens ma vérité, je sais pourquoi moi je aime la musique. En fait, si j'aime/aime pas la musique, c'est parce que j'aime/aime pas ce qu'elle représente.
Exemple rapide : j'aime pas la musique punk. Pourquoi ? Parce que j'aime pas la rebellitude autodestructrice, irrationnelle et contradictoire (ce qui ne m'empêche pas d'apprécier le message "tout le monde peut faire de la musique" de l'idéologie punk entre autres, m'enfin passons). A l'inverse : j'aime le grindcore. Pourquoi ? Ah, ça mérite un article et je le ferai sans doute un jour... Mais pour résumer, parce que je kiffe les gros porcs en marcel tout transpirants, se frappant sans se prendre la tête sur de la musique sauvage et défoulatoire. Tout est une question d'idéologie, de message qui passe, bien au delà des textes, mais dans la musique elle-même. On peut appliquer ce raisonnement de cette manière à pas mal de genres : facile de comprendre pourquoi j'aime pas le reggae et le rnb, mais plutôt le post rock constellation ou le hardcore moderne : faut savoir apprécier un message sans forcément y adhérer. J'adore gy!be. Je ne suis pas anarchiste.
Comment jme suis rendu compte de ça ? Parce que quand j'écoute de la musique, j'observe deux phénomènes. Le premier, c'est que j'imagine le groupe, l'artiste sur scène. Le deuxième, -et celui là il est me semble t-il très partagé des mélomanes- je me laisse aller à une rêverie. Rêverie ok, mais controllée : si j'écoute storm de gy!be, j'imagine un lever de soleil plein d'espoir (oh merde, leur mot fétiche c'était HOPE). Et c'est là que je touche le fait que j'écoute de la musique pour le message qui passe à travers les instruments. Bref voilà, comme souvent cpas très fun cque jdis, et là jgache le peu d'image "artiste" (berk) qu'on pouvait, en cherchant, peut-être deviner en moi. Pas fun du tout.
Mais c'est cool, parce que maintenant que vous m'avez un peu compris vous pourrez peut-être saisir ce que je vais enfin tenter de décrire, à savoir mon "groupe parfait".
J'ai maladroitement décrit l'évolution de mes goûts musicaux plus loin. Ma prise de conscience de "pourquoi j'aime/j'aime pas la musique" étant plus récente que l'article, je me permets d'analyser mes goûts actuels. Aujourd'hui, ce que j'aime le plus, c'est la musique noire (comme mes t-shirts !) et, si possible dans le même temps, pleine de nostalgie. Pourquoi ? Bé, parce que depuis ma crise de l'été 2005, je suis resté quelqu'un de profondément nostalgique, et puis, ben à l'âme noire (brrr j'en ai des frissons), parce que je suis gothique, evidemment. Attention, j'ai précisé "ce que j'aime le plus", et non "ce que j'aime". Parce que jsuis quelqu'un d'à peu près équilibré et que du coup, j'aime d'autres messages, comme celui, pas vraiment trop compatible je crois avec ceux énoncés précédemment, de Mindless Self Indulgence.
Mais ici il n'est pas question d'imaginer un groupe super chouette. Il s'agit d'imaginer mon groupe parfait. Et faut dire que c'est un beau bordel, même si je suis certain que c'est réalisable. C'est vrai que pour concillier grindcore, post rock et post hardcore, musique ethnique et traditionnelle, darkwave et même hardtek, faut être un sacré rebut. Le tout bien touillé, ça pourrait donner, avec des ingrédients noirs/nostalgiques, du "silver mount zion en post hardcore screamo avec des mosh parts et de l'accordéon".
Putain, jme surprends moi-même, surtout pour les mosh parts avec accordéon. Meuh jsuis sûr que jpeux faire encore mieux, par exemple en balançant quelques idées en vrac. Ouais là je le sens bien.
Le groupe compterait une bonne dizaine de musiciens (faut dire qu'il faudrait caser accordéon, cordes, cornemuse, percussions, boucles noise et ambiant, beats, piano, choeurs, grattes et basses et parfois même de la trompette -à l'Altra, surtout pas dynamique). Il s'exprimerait tantôt instrumentalement, tantôt avec des textes (evidemment pas en anglais, plusieurs langues si possible) légers, simples et atypiques, surtout pas lyriques. Le message, apolitique, plongerait violemment dans la noirceur et le désarroi de notre époque (mais aussi des époques passées, jvois bien par exemple des grands discours historiques en arrière plan). La nostalgie, maladie du regret d'un passé meilleur resterait pour autant au premier plan : la légèreté de compos plus légères comme, chais pas moi, celles de Microfilm ou Explosions in the Sky permetteraient de sentir des larmes monter tout en ayant le sourire aux lèvres, histoire d'éviter de sombrer dans les méandres du gothisme exagéré, et de souffler entre deux concassages d'humanité. Concassages musicaux oui, parce que c'est ce qui fait que j'écoute peu d'artistes antérieurs à 1990 : la violence noire issues de groupes de hardcore moderne comme Converge, on la trouve qu'à notre époque, sauf erreur de ma part.
Que dire d'autre ? Ce serait rentrer dans des détails peu interessants. Je n'ai plus qu'à me dire que j'ai fini de me faire saliver avec ce groupe que je cherche sans trouver et que je ne pourrai jamais faire par moi-même. Tout ça pour ça, pour ce ridicule paragraphe censé décrire un projet qui aurait le pouvoir de bannir de mon phallus tout phénomène d'impuissance. Et ce, pour l'éternité. HA ! HA !.
Bon, ok, jretourne me coucher et faire mon gothique.
Je suis hors du temps.
>download<
01 - [Electronique] - Roudoudou - Peace and tranquility to earth
Merci Roro.
02 - [Post Rock jazzy] - Tortoise - I set myself to the Hillside
Retour sur le fondateur de la scène post rock jazzy, au moins pour la culture.
03 - [OST] - Nos Meilleures Années - Oblivion
Ben jmétais toujours pas penché sur la bo du film. Vala.
04 - [Classique] - Beethoven - Symphonie Nr 5 c-moll op.67 - 2
Ben routine hein
05 - [Metalcore] - As we fight - Where eagles turn
Pour rester djeunz, afait longtemps. Non honnêtement ça passe pas trop mal du tout sa mère.
06 - [Hardcore moderne] - Converge - Year of the swine
Vivement juin.
07 - [Post Rock évolutif] - Set fire to Flames - Steal Compass
"J'en ai marre, jtrouve plus dmusique noire" - ah si
08 - [Métal hardcore varié] - Yakuza - Glory Hole
Ce que j'aurais tendance à appeller ça du "son efficace", bien personnalisé aussi.
09 - [Post rock avant-gardiste] - Carla Bozulich - Evangelista I
Ben autant Carla était insupportable en live, autant en mp3 ça passe largement.
10 - [Post rock] - Jessica Bailiff - Cinq
Distrayant.
11 - [Post rock sigurrossien] - Kwoon - I lived on the moon
Pour ceux qui pensent que post rock = crescenda de BG à la guitare
12 - [Post hardcore ouvert] - Rosetta - Itinérant
Très bonne trouvaille.
13 - [Rap] - Piloophaz - Pris au piège
Yaourt
14 - [Rock fun] - Pop will kill itself - Beaver Patrol
Voilà ce que faisait Clint Mansell dans les années 80 avant de faire des OST.
15 - [Brutal Death] - Commit Suicide - Resonance
Bon son.
16 - [OST] - Clint Mansell - The Last Man
Extraite de l'excellente BO de l'excellent the fountain.