Je suis fatigué.
Attention, cet article est emo.
Ouais, emo pasque comme ça peut m'arriver jvais parler de trucs que je ressens, là, ces sentiments inutiles qu'on ne devrait pas écouter. M'enfin j'en parle parce que jsuis nombriliste, et aussi parce que jpense pas être le seul à connaître ça. Mais surtout parce que je suis nombriliste en fait.
Il y a la fatigue physique due au manque de sommeil, que je cotoie pas mal depuis le début de cette année laborieuse. Cette fatigue physique est la porte ouverte à la fatigue mentale. On s'en rend vraiment compte en cours, surtout en philo. "Mais bordel, je suis fatigué, j'ai pas envie d'écouter ça". Fatigué d'entendre, d'ingérer toute cette culture dégoulinante tellement qu'elle est grasse.
Jsuis fatigué de penser, j'ai des envies d'abandonner l'envie de savoir. J'ai envie de me dire
que je n'arriverai jamais à trouver des réponses à des problèmes aussi complexes. J'ai envie de me dire que je suis trop con pour réussir à comprendre. Par exemple, quand jvois les gens qui se présentent aux présidentielles de cette année, j'ai envie de me dire que je suis bien trop con pour savoir qui choisir entre Bayrou, Ségolène et Sarko et que j'irai pas voter. J'ai envie d'arrêter d'essayer de me rendre intelligent pour plaire à des gens que je n'aime pas (Mais je le ferai quand même parce que le concours sciences po Lille m'empêchera d'aller voir le silver mount zion). Enfin, j'ai envie de fermer cette fenêtre internet, parce que jme dis que j'écris de la merde, et que les photos d'emo + de segolène cumulées, c'est pas possible, jpeux pas.
Nan, mais même, comme jle dis souvent, jpense tout seul depuis un bon bout de temps, tout en considèrant que tout ce qui est "pensée", "philosophie" est une plaie, dans le sens où ça rend conscient. Et être conscient c'est déprimant, et donc improductif. Et donc mal. C'est pour ça qu'à mon goût, si on arrive à supporter le fait d'être conscient, il faut -sauf si on est philosophe- penser concret, utile. Ne pas se demander "qu'est-ce que je fous ici bordel ?" mais plutôt "le nationalisme est-il productif ?", donc. Dans ce sens la, au moins, ma "fatigue de penser" me rassure : mon environnement est définitivement le terre à terre, le concret, le bourrin en marcel (cf 23/02).
Face à la fatigue de penser, je me rends compte que pour la première fois, je découvre ce que c'est qu'avoir besoin de vacances. Des vacances pour ne plus avoir à penser, rester dans le terre à terre. Quand je questionne mes envies, quand j'idéalise ces fameuses vacances, il y a beaucoup d'images du passé sorties de ma tête velue ou de mes albums photos. Ouais, cette foutue nostalgie est toujours là, quoi qu'il arrive, quand il ne restera vraiment plus rien, elle sera toujours là pour remuer le couteau. Du coup, dans mes vacances auxquelles je pense de plus en plus, elle est là : je suis avec des super gens autour d'un feu de camp, une nuit d'été. Il y a de la musique : j'ai du temps pour en écouter, en voir, et même en faire. Il y a des geekeries, preuve définitive que je suis à jamais conditionné par mes premières années devant kirby. Et
enfin, il y a de l'alcool, lui-même régulièrement paliatif à mon attente de vacances.
Bon, et en attendant, quoi ? Je suis fatigué. Mais ça va. Peut-être plus que ça ne l'a jamais été, sûrement parce que j'arrive à être heureux tout en étant -partiellement- lucide. Il y a toujours plus d'obstacles à l'espoir (gens à brûler) et surtout toujours plus de déceptions qui apparaissent. Preuve : il y a de moins en moins de gens, comme je l'avais fait remarquer il y a quelques temps. Ils disparaissent. Mais là je ne me sens pas seul.
Faut dire il y a Kirby.
Donc, même si j'ai toujours beaucoup à dire, pas de véritable article ici avant quelques temps, parce que je suis trop fatigué pour réagir face à certaines choses pour le moment.

















