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5 février 2007

Je suis fatigué.

emoAttention, cet article est emo.

Ouais, emo pasque comme ça peut m'arriver jvais parler de trucs que je ressens, là, ces sentiments inutiles qu'on ne devrait pas écouter. M'enfin j'en parle parce que jsuis nombriliste, et aussi parce que jpense pas être le seul à connaître ça. Mais surtout parce que je suis nombriliste en fait.

Il y a la fatigue physique due au manque de sommeil, que je cotoie pas mal depuis le début de cette année laborieuse. Cette fatigue physique est la porte ouverte à la fatigue mentale. On s'en rend vraiment compte en cours, surtout en philo. "Mais bordel, je suis fatigué, j'ai pas envie d'écouter ça". Fatigué d'entendre, d'ingérer toute cette culture dégoulinante tellement qu'elle est grasse.
Jsuis fatigué de penser, j'ai des envies d'abandonner l'envie de savoir. J'ai envie de me direBon__Peut_etre_pas_segolene que je n'arriverai jamais à trouver des réponses à des problèmes aussi complexes. J'ai envie de me dire que je suis trop con pour réussir à comprendre. Par exemple, quand jvois les gens qui se présentent aux présidentielles de cette année, j'ai envie de me dire que je suis bien trop con pour savoir qui choisir entre Bayrou, Ségolène et Sarko et que j'irai pas voter. J'ai envie d'arrêter d'essayer de me rendre intelligent pour plaire à des gens que je n'aime pas (Mais je le ferai quand même parce que le concours sciences po Lille m'empêchera d'aller voir le silver mount zion). Enfin, j'ai envie de fermer cette fenêtre internet, parce que jme dis que j'écris de la merde, et que les photos d'emo + de segolène cumulées, c'est pas possible, jpeux pas.

nemoNan, mais même, comme jle dis souvent, jpense tout seul depuis un bon bout de temps, tout en considèrant que tout ce qui est "pensée", "philosophie" est une plaie, dans le sens où ça rend conscient. Et être conscient c'est déprimant, et donc improductif. Et donc mal. C'est pour ça qu'à mon goût, si on arrive à supporter le fait d'être conscient, il faut -sauf si on est philosophe- penser concret, utile. Ne pas se demander "qu'est-ce que je fous ici bordel ?" mais plutôt "le nationalisme est-il productif ?", donc. Dans ce sens la, au moins, ma "fatigue de penser" me rassure : mon environnement est définitivement le terre à terre, le concret, le bourrin en marcel (cf 23/02).

Face à la fatigue de penser, je me rends compte que pour la première fois, je découvre ce que c'est qu'avoir besoin de vacances. Des vacances pour ne plus avoir à penser, rester dans le terre à terre. Quand je questionne mes envies, quand j'idéalise ces fameuses vacances, il y a beaucoup d'images du passé sorties de ma tête velue ou de mes albums photos. Ouais, cette foutue nostalgie est toujours là, quoi qu'il arrive, quand il ne restera vraiment plus rien, elle sera toujours là pour remuer le couteau. Du coup, dans mes vacances auxquelles je pense de plus en plus, elle est là : je suis avec des super gens autour d'un feu de camp, une nuit d'été. Il y a de la musique : j'ai du temps pour en écouter, en voir, et même en faire. Il y a des geekeries, preuve définitive que je suis à jamais conditionné par mes premières années devant kirby. Et nesenfin, il y a de l'alcool, lui-même régulièrement paliatif à mon attente de vacances.

Bon, et en attendant, quoi ? Je suis fatigué. Mais ça va. Peut-être plus que ça ne l'a jamais été, sûrement parce que j'arrive à être heureux tout en étant -partiellement- lucide. Il y a toujours plus d'obstacles à l'espoir (gens à brûler) et surtout toujours plus de déceptions qui apparaissent. Preuve : il y a de moins en moins de gens, comme je l'avais fait remarquer il y a quelques temps. Ils disparaissent. Mais là je ne me sens pas seul.
Faut dire il y a Kirby.

Donc, même si j'ai toujours beaucoup à dire, pas de véritable article ici avant quelques temps, parce que je suis trop fatigué pour réagir face à certaines choses pour le moment.

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2 février 2007

Salut, j'aime les blagues.

Mais il faut que jrenouvelle mon répertoire parce que les gens en ont marre de l'histoire du mec avec une tête en forme de pamplemousse. Jcompte sur vous, merci.

31 janvier 2007

Les gens qui sont riches.

les_bobosChacun a sa manière de considérer les gens qui ont de l'argent : par exemple, le très mal vieilli Renaud, un des artistes français les mieux payés (2 millions d'€uros par an environ), entre deux formidables textes ("arrêtez la clope caymal" et "ingrid on pense à toi"), case sa vision des "bobos". Les communistes eux, considèrent que toute personne ayant des sous est forcément "rapace et sans coeur", bonne à dépouiller. Outre Atlantique, la mentalité protestante de nos amis les américains les pousse à considérer que si on a de l'argent, c'est qu'on est intelligent et travailleur. Enfin, il faut noter que la majorité des français sont passionnés d'égalité, et que du coup, ils méprisent (souvent de manière injustifiée et dégueulasse) les gens friqués.

J'en profite pour casser un préjugé historique : au XIXème siècle, les bourgeois deviennent la classe dominante aux dépens de l'aristocratienoces_funebres pour nous donner aujourd'hui l'image du gros patron qui écrase les masses d'ouvriers misèrables en passant son temps dans l'opulence. En vérité, la bourgeoisie de l'époque s'oppose totalement à l'aristocratie par ses valeurs. Les aristocrates vivent la vie de cour, de la représentation, ne travaillent jamais. Les bourgeois prônent le travail à un point qu'on ose pas imaginer aujourd'hui. Austères, le but de leur vie est de gagner toujours plus pour toujours investir plus, et, evidemment, méprisent le luxe. Et puis il faut aussi rappeller que la bourgeoisie d'alors incarne dans sa majorité les valeurs libérales, individualistes. Ce sont eux qui ont fait les révolutions de 1789 et 1830 contre la monarchie absolutiste, au cas où vous l'ignoriez.

mec_a_brulerRien à voir donc avec la bourgeoisie de nos jours, qui est devenue largement aristocrate. Là où j'ai mon mot à dire, c'est que je n'ai ni la vision de Renaud, des communistes, des français, ou des américains à propos des gens qui ont des sous. Depuis un bon bout de temps, je fais la distinction entre riches et bourgeois.

Premier tour d'horizon, pour définir globalement :
Être riche, objectivement, c'est avoir des sous. Dans mon idéal, le riche, c'est le bourgeois du XIXème siècle. Il est riche parce qu'il a bossé, et reste simple, ne cherche pas à se considérer comme appartenant à une classe sociale hermétique de riches en étalant ses sous.
Être bourgeois, c'est avoir des sous aussi. Mais c'est vouloir vivre en tant que tel. Le bourgeois, c'est l'aristocrate du XIXème qui s'enferme dans l'élitisme, dénigre les "pauvres", oriente ses goûts, son comportement, ses attitudes en fonction de son étiquette "j'ai des sous".

messieurs__le_royDans la carricature que je fais du bourgeois, je vois une fortune héréditaire transmise de générations en générations, une reproduction sociale (le fils d'ouvrier deviendra ouvrier, le fils de bourge deviendra bourge) très prononcée. Le jeune bourgeois est coupé du monde réel, enfermé en internat d'un quelconque lycée privé élitiste. Il a les même valeurs que ses parents, conservatrices, et ne comprend pas pourquoi tant de gens seraient prêts à l'insulter simplement parce qu'il a de l'argent. Il se force à accumuler bêtement une culture immense pour se distinguer des autres bourgeois (il a déjà le fric, faut trouver autre chose quoi), et ira donc beaucoup au théâtre, à l'Opéra, dans des galleries d'art... Bref, il vit dans la perspective du regard des autres bourgeois et de son propre regard bourgeois qu'il porte sur lui-même.
Le nouveau riche qui veut devenir bourgeois, logiquement, souhaite lui aussi fréquenter les hautes sphères de la société uniquement, adopte les règles immobilistes de la linguistique, de l'attitude, de la politesse bourgeoises et fait de son argent le moyen de paraître bourgeois, le but non avoué de sa richesse. Il l'utilisera pour se payer les attributs les plus élémentaires de l'apparence bourgeoise : hop une porsche, là une énorme baraque/un château, ici des fringues de grande marque... Inutile de préciser que selon moi, c'est violemment ridicule. Plus précisemment, si j'obéis fidèlement à ma vision du monde (sens de la vie), je vois dans tout ce surluxe un inacceptable gâchis. Je refuse de voir  qu'il existe des gens qui gachent leur fric dans des choses dont ils n'ont rien à foutre simplement pour paraître bourgeois. Ca me fait gerber, quoi.

Don_rosa_rox

Après ma carricature du bourgeois, voici mon idéal du riche : le riche est le produit de la middle class, il s'est montré intelligent et/ou malin et/ou travailleur dans un but tout simple que beaucoup recherchent : ne pas ressentir l'angoisse des fins de mois, vivre sans peur du lendemain. Lui n'est pas devenu riche pour être considéré comme tel. Il a voulu être riche parce que ça lui permet de bouffer autre chose que du leader price, d'avoir des chiottes séparées de la salle de bain, d'avoir un lave-vaisselle, de pouvoir se payer la musique et les films qu'il aime, une bagnole potable... Bref, il ne cherche pas à vivre dans le luxe ostentatoire, mais à vivre confortablement. Et vivre confortablement, ça peut valoir très cher, mais, à la différence de la vie luxueuse, ça ne se voit pas du premier coup d'oeil, ce qui rend bien triste un bourgeois. Le problème après c'est que la majorité des riches sont facilement tentés, lorsqu'ils ont tout ce fric entre les mains, de l'utiliser. Et ça donne ce que j'ai décrit plus haut, la porsche, la grosse baraque, les fringues de bourge, bref, la panoplie du mec-qui-a-du-fric. Mais il y en a qui ne succombent pas à cette tentation, qui savent que c'est ridicule. Et ce fric, ils savent comment l'utiliser : il permet de réaliser ses rêves, ses passions. Le passionné de voitures se paye une porsche, le passionné de ciné se fait creuser un home cinema, le passionné de musique se paye le dernier ipod 300go, le fan de johnny va payer les 249€ nécessaires (véridique) pour aller voir son idole en live. Ca n'a rien de mégalo. Ca l'est lorsque le bourgeois multiplie, selon ma vision des choses, de fausses passions => d'où la différence entre se payer la porsche parce qu'on est passionné de bagnoles et devenir "étrangement passionné" de bagnoles à partir du moment où on se paye la porsche.

facho

Alors, forcément, c'est très idéaliste, inapplicable, mais je peux donc proposer le système qui sera sans doute appliqué lorsque je serai élu aux prochaines élections terriennes : suppression de toute notion d'impôt sur la fortune proportionnel à la richesse, mais en revanche la création d'un "plafond de décence". Parce qu'il y a un moment où on a tellement de fric qu'on ne sait vraiment plus quoi en faire une fois qu'on a raisonnablement réalisé ses passions. Après, ça devient de la mégalomanie, du gâchis douteux. Chais pas, mais moi, quand j'aurai mon accordéon, mon costume de tétris et mon otarie (surtout l'otarie en fait), jvois pas trop ce que je pourrai en faire, dmes sous. Dans mon idéal, il faudrait qu'il y ait un genre d'inspection, d'enquête qui limite la mégalomanie.
OtarieMa passion pour la méritocratie (ceux qui méritent, par le travail ou autres, d'avoir des sous, les auront) fait que j'irais même jusqu'à supprimer tous les facteurs qui peuvent provoquer une reproduction sociale, quitte à séparer les enfants de leurs parents pour leur jeunesse, voire de supprimmer l'héritage. Être, devenir riche, ok! mais que ce soit mérité, voulu. D'ailleurs, c
e qui m'a poussé à écrire cet article, c'est d'avoir réalisé que les ambitions de mon entourage familial dépassaient encore plus ce que je craignais, j'ai vu et je vois (je patauge, même !) un monde bourgeois affreusement laid dont je souhaite ne jamais faire partie. Je connais mes ambitions, j'ai la chance d'être lucide sur ce point là ; je ne me ferai pas avoir.

30 janvier 2007

Microfilm - Margaret on the rocks.

Click

Les découvertes musicales passent, et quelques morceaux restent toujours, passent en boucle sans lasser. En voici encore un...
Pour ceux qui veulent les voir, ils sont actuellement en tournée en Chine.

Il_faut_nous_en_aller_maggie

29 janvier 2007

Dialectique.

Constat n°1 : j'ai toujours raison
Constat n°2 : je n'ai rien compris à la saveur de la pastèque
Donc : la vérité n'existe pas, et détournement peut-être il y aura.

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25 janvier 2007

93 Hardcore.

Un tube maintenant classique.

Hé gros, leader price c'est la galère, tellement que jme bourre la gueule à la smirnoff ice. Et tant pis pour ceux qui trouvent que le jambon, bah c'est bon.

Jeu : trouver une femme.

22 janvier 2007

Concerts notés.

Le Klub des 7 au nouveau casino, 31 janvier, 17.60€
Djeuled'vak à Creil, 3 février
The ARRS à la boule noire, 9 février, 19.80€
Pas tout compris mais apparemment Heretik+troubles fete+manu le malin+Svinkels+Punish yourself au Zenith à Paris le 10 février, 16.60€
Kaolin + Scalde à Beauvais, 16 février, 14.70€
Crowpath + 7th nemesis au batofar, 23 février, 13€
Misery Index à Paris, 1er mars
Kobayes à l'espace B, 3 mars
Asmz au cabaret sauvage à Paris, le 17 avril, 19€80, mais la veille de Sciences Po Lille donc bon jcrois quc'est mort pour moi.
Converge au nouveau casino, 23 juin

efrim_mais_pas_3_fois

18 janvier 2007

Mudvayne - Dig.

Souvent l'envie pesante de degueuler me fait envier ceux qui arrivent couramment à payer galette. Retour aux sources en mode coup de pied au cul.

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

I would love to beat the face,
Of any mother fucker that's thinkin' they can change me,
White knuckles grip pushing through for the gold,
If you're wantin' a piece of me I broke the mother fuckin'
mold,

I'm drowning in your lake
Shit rubbed in my face
Teething on concrete
Gums bleeding

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

I struggle in violated space,
Sell out motherfuckers in the biz that try to fuck me,
Hang from their T's rated P.G. insight,
I ain't sellin' my soul when there's nothing to buy
I'm livid in my space
Pissing in my face
Fuck you while you try
To fuck me

dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was you ain't fuckin' changing me

dig!

Let me help you tie the rope around your neck,
Let me help to talk you the wrong way off the ledge,
Let me help you hold the glock against your head
Let me help you tie the rope around your neck,
Let me help to talk you the wrong way off the ledge,
Let me help you hold the glock up to your head,
Let me help to chain the weights onto your legs
Get on the plank fuck

Dig bury me underneath
Everything that I am rearranging
Dig bury me underneath
Everything that I was slowly changing

Wish you were committing
Suicide suckin' on a mother fuckin' tailpipe
Dead man walking on a tight rope
Limbless in the middle of a channel bombs away

17 janvier 2007

Le Suicide.

bonne_annee

Le suicide est un sujet très important pour moi que jme devais d'évoquer. Donc c'est pas parce que jdécouvre Synthetics de Commit Suicide ce mois-ci que jdécide d'en parler maintenant. La plupart du temps je ne change pas d'avis sur les thèmes qui me préoccupent depuis très jeune, mais sur le suicide, j'ai quand même pas mal évolué. Mais avant de lire cet article, si on veut bien comprendre comment ça a marché dans ma tête velue, il vaut mieux voir mon article sur le "sens de la vie".

Commit_SuicideA l'origine, j'ai une attirance naturelle pour le morbide, le méchant, la mort, etc. Par exemple, à Starcraft, en 6ème, avant de me mettre définitivement au random, jprenais les Zergs. Certains diront "ouuuh gothique". D'autres diront qu'ils ont gardé en tête l'image du psychopathe que j'étais en primaire. Perso jsais pas d'où ça vient, enfin jpense que la psychologie et la psychanalyse sont toutes deux des vastes conneries donc jme pose pas la question du pourquoi. Je ne suis pas allé jusqu'à faire du suicide un culte, mais jtrouvais ça sympa.

Et puis très vite j'ai adopté ma vision rationalisée de l'uHydralisknivers. En tant qu'ensemble de gros atomes qui s'assemblent et se séparent selon des lois mathématiques qui n'ont pas de sens (cf mon sens de la vie encore une fois), rien n'a de sens, et ainsi non seulement dans mon cas le suicide est un fantasme attirant, mais en plus il ne représente rien. Un tas d'atomes qui prend un bain d'atomes avec son grille pain d'atomes, ça n'a rien de dramatique : osef quoi. Alors en plus quand on a tendance à être plutôt triste de vivre... En 5ème, je pensais donc très clairement : 1)Le suicide jtrouve ça cool, 2)Univers absurde composés de molécules => osef si jcrève, 3)On sfout dma gueule, j'ai pas de potes, on me traite de bourgeois, et jvois pas trop l'interêt de vivre. Le suicide apparaît alors comme une possibilité plutôt très tentante.

Mois et années ont passé et ma vision a évolué pour s'élargir vers les deuxième et surtout troisième échelle que j'expose, encore une fois, dans mon article sur le sens de la vie. Nouvelle vision du suicide : oui, le suicide, je trouve toujours ça bandant (surtout la pendaison, qui provoque une érection Il_ne_marche_pluschez l'homme). Et oui toujours, osef complètement s'il y a suicide parce que atomes too ça. Mais les règles du jeu de l'humanité font que le suicide devient une énorme connerie, un affreux gachis. D'un point de vue économique comme social, le suicide est en effet totalement improductif. D'une, la nourriture, l'éducation, le temps consacrés pour que le suicidé arrive à maturité sont gachés, en même temps qu'il ne peut plus rien produire. Les richesses et efforts utilisés pour faire un homme de 30 ans bien éduqué sont énormes, on ne s'en rend pas compte. Bien plus que le fait que des gens se suicident alors qu'il y a plein de pauvres qui se cassent le cul à essayer de survivre, ce gachis me choque. Donc, à part pour les inutiles punks et hippies, le suicide est à exclure.
Et puis, comme si ce n'était pas suffisant, lorsqu'il se tue, ce connard plonge tous ses proches dans une déprime profonde, parfois même irréparable et souvent contagieuse, à l'image du suicide de Matteo dans l'excellent Nos Meilleures Années.
Et pourquoi on se suicide ? Pour de simples "sentiments" et "émotions", haïssables réactions chimiques et électriques, et surtout surmontables qui se produisent dans notre cerveau.

J'ai d'abord établi ce principe théoriquement, essayant de rouh_gothiquel'appliquer en répétant autour de moi ce qui est écrit juste au dessus : le suicide caymal et c'est tout sauf utile. Ils ont même pas compris que le monde était beau et drôle en plus, ces cons.
J'en venais même à mépriser violemment ceux qui avaient fait semblant de tenter d'en finir : à ce propos, on parle de tentatives passives (la grande majorité des tentatives de suicide): tenter l'acte sans vraiment y croire, sur un coup de tête, voire en savant très bien qu'on se louperait. Le but : s'attirer la pitié de son entourage, ou faire gothique. A quoi on reconnaît les tentatives passives ? Les suicidants s'ouvrent les veines à l'horizontale (pour faire comme dans les films, en fait pour se tuer en s'ouvrant les veines il faut faire ça le long du bras), ou avalent une grande quantité de somnifères. A ces ridicules et méprisables individus s'opposent ceux qui pratiquent à l'inverse la tentative active. Ceux là ont clairement la volonté de se supprimer : ils se pendent, prennent un bain avec leur grille-pain, se balancent du haut d'une falaise ou d'un immeuble, s'immolent -s'ils ont le goût du spectaculaire-, se tirent une balle... Bref, ils aiment l'efficacité. Je ne parlerai pas d'experiences personnelles.

Du théorique je suis passé à l'application rigoureuse de ces principes pendant un certain temps (en fait depuis l'été 2005), le suicide étant donc causé par d'inutiles, banales et surtout surmontables émotions, et étant particulièrement néfaste pour l'humanité. Quand mes sentiments et émotions fontcomment_se_pendre revenir mes fantasmes de suicide, jme fous un bon coup de pied au cul avec du hatebreed en fond musical, pour me rappeller que j'ai mon utilité, que certaines rares personnes tiennent à moi et que le défaitisme caymal, too ça.
Ce sont de bien jolies paroles et des raisonnements solides, mais en attendant, je doute de plus en plus. Mon bénéfique gain en misantropie depuis le début de cette année scolaire me rappelle que jsuis un des rares, ou même le seul à me discipliner pour obéir à ce mépris de l'improductivité. Pourquoi je continue de vivre ? Parce que, encore une fois (la dernière promis) je le dis dans mon sens de la vie, je crois en l'humanité, je me bats contre les handicaps qui la menacent (le communisme et la haine sociale qu'il engendre, ou encore le nationalisme par exemple), je suis pour son progrès, l'effort pour avancer, et, à long terme, sa survie. J'essaye de faire de mon mieux pour participer à cet effort collectif, de participer à l'oeuvre humaine.
Mais parfois, quand je vois à quel point mon action est limitée (en fait je doute que jserai un jour élu aux prochaines élections terriennes), et surtout à quel point les humains n'ont aucune conscience universaliste, sont complètement passifs, ingrats, stupides et méchantsUED, j'en viens à me demander combien de temps je croirai à cette lumière si faible. Pour faire encore mon geek et imager avec l'univers de Starcraft, je ne pense pas que les hommes seront un jour assez éduqués pour vivre en tant qu'humanité, sauf par le biais d'un génocide à échelle planétaire et de l'instauration d'une société totalitaire à la Orwell (1984).

La faiblesse de cet espoir pourrait sans doute un jour me faire, comme dit Kant, démissionner de ma fonction d'homme. Et là, les sentiments, les émotions, mes fantasmes de suicide -freinés par mon fantasme de vouloir être papa- reprendront le dessus. Traduction : si un jour ce blog est arrêté sans prévenir, c'est sans doute que j'aurais un peu trop bu, écouté trop de chansons tristes, été largué, ou les trois à la fois.

:)

suicidemap

16 janvier 2007

Le Blog de Frantico.

En le recommandant à certaines personnes, je me suis dit que certains aimeraient eux aussi découvrir le blog de Frantico. Il a été arrêté (le blog, pas Frantico) il y a un certain temps déjà, mais perso j'ai fait partie des chanceux à pouvoir lire une nouvelle planche chaque jour. François, un dessinateur gros, chauve, et frustré sexuellement met en BD sa vie quotidienne. Moi, j'aime bien. Peut-être aimerez-vous aussi.

frantico

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rebut
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